Partage international no 52 – décembre 1992
Le panorama de ce mois-ci couvre la période allant de début octobre à début novembre.
« Les Nations Unies deviendront la force politique la plus puissante au monde. Elles constitueront l’intermédiaire grâce auquel les principaux problèmes internationaux seront résolus. » (Le collaborateur de Maitreya, Partage International, septembre 1989)
Selon de nombreux observateurs, les forces armées issues de la guerre froide ne sont pas parvenues à intervenir avec succès dans les crises secouant notre monde de l’après guerre froide. Cela a incité la communauté internationale à en appeler à la création d’une armée des Nations Unies.
Devant les échecs rencontrés en Yougoslavie et en Somalie, le sénateur américain David Boren a déclaré : « Nous devons partager ce fardeau tous ensemble. Il est urgent d’instaurer un véritable mécanisme multilatéral capable de résoudre de telles crises, et celles qui ne manqueront pas d’éclater. » George Bush et Bill Clinton ont tous deux réclamé la création d’une telle force d’intervention. M. Boutros-Ghali, secrétaire général des Nations Unies, a demandé au conseil de sécurité de constituer des forces armées plus efficaces et dotées de davantage de moyens.
Cette armée pourrait imposer la « volonté » des Nations Unies plutôt que de se limiter à un rôle de « forces de maintien de la paix » consistant à faire respecter les cessez-le-feu et à assurer la sécurité des convois humanitaires. Les éléments suivants ont été pris en compte :
- Instauration d’une petite force d’intervention composée de plusieurs bataillons placés sous commandement de l’ONU. Cette force d’élite serait prête à intervenir en quelques heures.
- Création de forces de déploiement rapide, que les pays membres pourraient placer à disposition de l’ONU à la demande du conseil de sécurité.
- Création de quartiers généraux de l’ONU abritant des états-majors multinationaux afin d’observer les conflits, analyser les renseignements et déployer les forces d’intervention en cas de nécessité.
Selon James Woolsey, auteur d’un rapport que publiera prochainement l’Association des Nations Unies, la présence d’une force d’intervention puissante, même si on ne devait jamais y recourir, constituerait un atout important, apportant une crédibilité supplémentaire à la diplomatie et à la négociation, qui demeurent les moyens privilégiées de l’ONU dans sa lutte pour empêcher toute tentative d’agression, assurer des élections libres et éviter les conflits armés.
Sources : Newhouse News Service, E.-U.
Thématiques : politique
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)
