Partage international no 56 – avril 1993
Hitler était à la fois responsable et agent. Il était obsédé par divers membres de ce qu’on appelle les Seigneurs de la matérialité ou « forces du mal », qui constituent un groupe de douze hommes hautement avancés. De notre point de vue, ils pourraient être des Maîtres, la différence résidant dans leur structure dépourvue d’amour. Ils agissent par l’intermédiaire de ceux qui ont des vibrations similaires, de la même façon que le font les forces de lumière, la hiérarchie des Maîtres.
Hitler était, en fait, un individu assez évolué ; c’était un initié du second degré. C’est-à-dire qu’il se situait aux deux cinquièmes du chemin qui mène à la Maîtrise. Mais, même après avoir reçu la seconde initiation, l’individu n’est que potentiellement divin. La première initiation qui concerne l’âme est la troisième. C’est à partir de ce moment-là que la personne est vraiment divine. Cette étape est symbolisée dans les Évangiles par la Transfiguration de Jésus sur la montagne. Il est donc vrai qu’Hitler n’était qu’un initié du second degré, mais c’était aussi le cas du Mahatma Gandhi, de Reich, Freud, Jung, Einstein, A. Schweitzer, Platon et de beaucoup d’autres personnes très évoluées, qui ont apporté une large contribution à notre civilisation et à notre culture
Mais, de temps en temps, il y a un œuf pourri dans le panier. C’était le cas pour Hitler, personnalité profondément malfaisante. Parce qu’il était initié de second degré, il en avait les pouvoirs et pouvait être puissamment utilisé, possédé par les forces du mal, selon le principe que toute vibration attire des vibrations semblables.
Le problème de l’Allemagne fut qu’Hitler était un médium (l’Allemagne étant un pays hautement médiumnique). Les Maîtres utilisent le processus d’adombrement qui n’a rien à voir avec l’obsession et qui respecte toujours le libre arbitre du disciple, alors que les forces de la matérialité obsèdent l’individu jusqu’à ce qu’elles prennent complètement le contrôle de sa personnalité. Hitler fut dominé de cette façon. Il pouvait caresser la tête des enfants, il était sans doute aimé de ses amis, mais, quand l’obsession prenait place, s’adressant à la foule, il n’était plus qu’une coque vide puissante, vociférante et hantée qui galvanisait l’Allemagne, l’Italie et le Japon, afin que ces trois pays s’unissent à travers le monde pour former les puissances de l’axe. Les forces du mal se manifestèrent par ce triangle.
Hitler fut donc impliqué comme agent des Seigneurs de la matérialité, mais aussi par sa propre nature malfaisante. Car vouloir dominer le monde pendant 1 000 ans (ce qu’il envisageait pour le troisième Reich) était bien la manifestation même du mal, sans parler des chambres à gaz.
