Q : Maitreya a affirmé que, selon la foi islamique, on ne doit pas réclamer d'intérêts sur un emprunt. On sait que les économies occidentales survivent grâce à ce système d'intérêts. Faut-il donc que l'Occident renonce à son système économique ?

Partage international no 34juin 1991

Pour l'essentiel, oui. Il s'agit d'un système complètement irrationnel, qui nous a conduits au bord du précipice. Les forces du marché, qui sont à la base du système économique occidental avec l'avidité qui les caractérise, sont appelées « forces du mal » par Maitreya. Il dit qu'il n'y a rien de plus destructeur qu'une soumission aveugle aux forces du marché, et que les nations qui s'y livrent s'exposent à la destruction. La philosophie des forces du marché présuppose que tout le monde se trouve au même niveau, avec la même quantité d'argent et les mêmes besoins. En réalité, l'écart qui sépare le monde développé du tiers monde s'accroît de jour en jour. On attend des nations du tiers monde qu'elles se conforment aux forces du marché, et lorsqu'elles se tournent vers la Banque mondiale ou le FMI pour recevoir de l'aide, ces institutions ne la leur accordent qu'à la condition qu'elles restructurent leur économie pour prendre davantage en compte les forces du marché. Cela engendre une telle destruction de ces économies qu'en 1989, par exemple, les pays du tiers monde ont versé 40 milliards de dollars de plus en intérêts et en remboursement de leurs anciennes dettes qu'ils n'ont reçu des pays industrialisés sous la forme de nouveaux prêts. On ne peut pas appeler cela de l'aide : c'est plutôt de l'usure !

Réponses données par Benjamin Creme