Partage international no 75 – novembre 1994
La Grande Invocation a déjà été traduite dans de nombreuses langues, et elle est utilisée dans ces différentes langues par des groupes et des individus dans le monde entier. Il n’y a aucune obligation à utiliser la version anglaise. Selon mon expérience, dans certaines langues, il existe plusieurs traductions qui, d’après mes informations, diffèrent quelque peu quant à la qualité et au « style » – par exemple, les personnes plus dévotionnelles l’ont traduite de manière plus dévotionnelle – mais cela fonctionne parfaitement en ce qui concerne la Hiérarchie, et après tout, c’est l’essentiel.
Ce qui est plus grave, c’est que de nombreux groupes en changent la formulation et par là même le sens, pour l’adapter à leurs préjugés et à leurs croyances personnelles. Je crois qu’il s’agit là d’une grave erreur, et c’est faire mauvais usage de l’Invocation. Par exemple, beaucoup de personnes « nouvel âge » ne croient pas à l’existence du mal sur la planète et changent le passage : « Et puisse-t-il sceller la porte de la demeure du mal », ou le suppriment complètement, comme si le simple fait d’ignorer le mal, faisait que celui-ci ne se manifeste pas. Le « mal » dont il est question dans ce passage, est ce qui est forgé par les Seigneurs de la matérialité, dont le rôle est de maintenir l’aspect matière de la planète – tel est leur domaine. « Sceller la porte » restreint l’activité de ces Seigneurs de la matière à ce seul domaine. C’est « l’enchaînement de la Bête (de l’Apocalypse) pour un temps et la moitié d’un temps ». A part la première version anglaise, donnée par l’intermédiaire d’Alice Bailey, les Maîtres eux-mêmes n’ont pas fait de traductions de l’Invocation.
