Partage international no 86 – octobre 1995
Selon moi, il n'est pas exact de soutenir que la Bible affirme, clairement ou non, que « le salut spirituel et la vie éternelle ne sont accordés que si l'on reconnaît Jésus-Christ comme notre Sauveur ». S'il en était ainsi, cela exclurait du salut la majorité de l'humanité. Cette revendication, exagérée et trop exclusive, nous la devons, non au Maître Jésus mais à Saint Paul, ce persécuteur trop zélé des chrétiens, devenu le promoteur trop zélé du christianisme, qui n'a jamais lui-même rencontré Jésus.
Je propose l'idée que le chemin du salut ne consiste pas à reconnaître un quelconque instructeur ou gourou, du passé ou du présent, mais qu'il réside dans la reconnaissance que chacun de nous est une expression du divin et dans notre capacité à finalement manifester cette divinité dans toute sa plénitude.
