Partage international no 353 – février 2018
Je dirais que nous avons beaucoup de chance d’être en incarnation en ce moment. Il serait difficile, à mon avis, de trouver une époque plus extraordinaire que la nôtre.
J’entends déjà vos pensées : « Mais qu’est-ce qu’il nous raconte ? » Nous sommes au cœur de l’effondrement économique le plus épouvantable des temps modernes, en tout cas depuis la Première Guerre mondiale, et des millions d’individus sont confrontés à des calamités de toutes natures. Le nombre de ceux qui souffrent de maladies que nous croyions éradiquées ne cesse d’augmenter. Les gens sont stressés, maltraités, tendus à l’extrême, obligés de se battre en permanence pour assurer le quotidien dans un monde extraordinairement difficile et en transformation permanente.
Je sais bien que l’époque est épouvantable pour des millions de gens dans le monde. Et si l’époque était sans le moindre espoir de changement, ce serait pire : l’absence de tout espoir d’amélioration, de tout espoir de changement, de toute éclaircie dans la tension de notre monde en guerre. Pour ma part, je crois que nous vivons aujourd’hui une époque tout à la fois d’espoir et de bouleversements historiques, une époque de difficultés extraordinaires et de problèmes à résoudre, mais aussi d’espoir immense en l’avenir. Une époque comme il ne s’en produit que très rarement dans les cycles astronomiques.
Je dirais que, en nous projetant dans l’avenir – si nous pouvions voir ce qui se passera dans vingt ou vingt-cinq ans – nous trouverions un monde entièrement nouveau, un monde qu’il semble impossible de réaliser aujourd’hui : un monde dans lequel la guerre est devenue une calamité pratiquement oubliée – chose qui n’est jamais venue à l’esprit de l’humanité. Où personne n’ait jamais faim dans aucun pays, mais où chacun ait la satisfaction d’avoir l’estomac plein chaque jour de sa vie ; un monde dans lequel pas un seul jour ne s’écoule sans que des découvertes de toutes natures – intérieure, psychique et extérieure, dans le développement et la pratique – ne créent un nouvel environnement pour tous ; avec des villes d’un type nouveau et de nouveaux moyens de transport grâce à une technologie inimaginable aujourd’hui – dans un silence difficilement concevable actuellement, avec un bruit si réduit que les gens auront le calme et le temps nécessaires pour penser, méditer et même regarder simplement les fleurs dans le parc. Un monde comme nous l’avons peut-être imaginé dans notre enfance, où l’on vit un jour après l’autre, dans une fête merveilleuse et épanouissante. Et où toutes ces journées ajoutées les unes aux autres permettent un développement extraordinaire vers la divinité, la divinité des 6,7 milliards de personnes qui vivent sur la planète.
