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septembre 2022 – No 409

Sommaire


 

Article du Maître —

La fin du chaos [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Creme, Partage international, mai 2000

Quand on regarde le monde à travers le prisme du discernement et de la connaissance, se révèle une perspective totalement différente de celle de la plupart des observateurs. Pour la grande majorité d’entre eux, nous sommes dans un monde à l’état de chaos caractérisé par la guerre, les désastres naturels et les fléaux de toute nature — un monde dans lequel des populations entières vivent dans la terreur.

A n’en pas douter, la planète fait face aujourd’hui à toutes sortes de catastrophes dont il résulte des souffrances nombreuses et cruelles. Mais, par-delà l’effroi et la désolation, on sent grandir l’espoir que les choses aillent en s’améliorant, que cette période soit seulement transitoire et ne se prolonge pas indéfiniment.

Ainsi en est-il dans de nombreuses régions du monde où les troubles sont les plus graves, et les épreuves qui affectent les populations, des plus pénibles à endurer.

Pourtant, derrière cette destruction aussi insensée qu’interminable, le monde émerge d’un sommeil peuplé de rêves sombres, et son réveil s’avère difficile et traumatique à l’extrême. Plus que jamais, de nouvelles et puissantes énergies poussent l’humanité à l’action et, comme toujours en pareille situation, ses premières réactions sont chaotiques et destructives, avant qu’un nouveau rythme plus élevé ne s’impose graduellement à l’ensemble. Nous qui observons la vie par-delà ses formes extérieures et les événements qui la composent savons avec certitude que cette période difficile touche à sa fin, que la stabilité et le calme auxquels tant d’hommes aspirent sont presque à portée de main, et que l’humanité s’éveille, revigorée et rafraîchie, de sa longue et sombre nuit.

Ainsi le monde est-il prêt, maintenant, pour la réapparition du Christ. Ainsi les hommes sont-ils prêts, maintenant, pour ce qu’il a à offrir. Quand il est venu auparavant par l’entremise de son disciple Jésus, les hommes n’étaient pas encore prêts à répondre à son enseignement. Aujourd’hui, après des siècles de souffrance et d’apprentissage par l’expérience vécue, ils sont prêts à comprendre ses préceptes, et à agir en conséquence. C’est en tant qu’Educateur que vient le Christ ; en tant qu’Instructeur et non comme Sauveur qu’il accomplit sa mission.

Bientôt, celui que le monde attend émergera et se présentera aux yeux de tous. Bientôt, les hommes entreront en dialogue avec leur moi supérieur, et feront le choix de vivre ou de mourir. Telle est la scène qui se joue maintenant dans le théâtre du monde. Si peu que le sachent les hommes, la fin est connue depuis le commencement, et ils peuvent avoir la complète assurance du triomphe final de la raison et de la vérité.

Maitreya prendra pour signal l’effondrement des marchés boursiers, ces salles de jeu au service de la cupidité. Dès lors il entrera ouvertement dans l’arène du monde, et présentera ses arguments en faveur de la justice et de la liberté, du partage et du bon sens. Il appartient maintenant aux hommes de faire le point sur eux-mêmes, sur leurs priorités, leurs aspirations et leurs valeurs ; car de leur décision prochaine dépend l’avenir du monde, le bien-être de l’humanité et le rôle qui les attend dans un futur immédiat pour la réalisation du Plan de Dieu. Nous qui sommes vos Frères aînés, nous qui vous observons, nous attendons dans la confiance et la joie votre juste décision et la gloire qui en découlera.

 

Editorial

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Ce mois-ci dans Partage international

Septembre 2022 [sommaire]

Dans ce numéro, le lecteur trouvera, entre autres, un article d’un Maître de Sagesse ; un message de Maitreya, l’Instructeur mondial ; des articles et des interviews d’Afrique, des Etats-Unis et du Japon ; la pratique du pouvoir des peuples au Brésil et en France, et des exemples de bonne volonté dans la communauté, pour le bien commun. L’ésotériste Aart Jurriaanse, jette une nouvelle lumière sur le monde mystérieux des rêves et sur les façons dont les Maîtres nous enseignent, nous contactent et nous guident. Dans la rubrique Questions-réponses, la sagesse et la clairvoyance de Benjamin Creme continuent de nous éclairer et de nous inspirer.

Notre Courrier des lecteurs relate des expériences inhabituelles, souvent étranges, qui sont porteuses de sens pour la personne concernée et inspirent nombre de nos lecteurs.

Vu les différents facteurs qui entrent en jeu lors d’une « expérience », une « rencontre » ou un « miracle », la manière dont ils sont concoctés est étonnante. L’état d’esprit et la personnalité de nos correspondants doivent être un « livre ouvert » pour un être omniprésent ou omniscient comme Maitreya ou un Maître. Et tout doit être réuni à ce moment précis où coïncident une pensée ou une émotion – aspiration, doute ou remise en question. Il faut qu’il y ait un indice ou un signe suffisamment reconnaissable pour éveiller l’attention, porter un message spécial ou réveiller un vieux souvenir afin que l’événement apparaisse comme un véritable miracle. Si nous pensons à tout ce qu’une seule de ces expériences implique, nous pouvons voir à quel point la vie est belle et subtile. Pour qu’un tel événement se produise, il faut que de multiples actes extraordinaires se déroulent sans que nous le sachions, mais qui en disent long sur l’amour et le soutien des Maîtres.

Prises ensemble, ces rencontres forment une image cohérente, même sur une période de plusieurs mois, voire plus. Elles peuvent fournir une orientation ou une allusion à un développement de l’émergence de Maitreya. Un modèle peut se dégager : un fait particulier peut confirmer un événement décrit dans un courrier précédent. Une expérience relatée aux Etats-Unis peut être renforcée par un événement qui a lieu quelques semaines plus tard en France. Dans l’ensemble, les courriers sont écrits par des personnes liées à la fois extérieurement, dans des activités servant un aspect du Plan que le Maître de B. Creme a assumé lui-même, et intérieurement, en tant que membres d’un groupe d’âmes. Il n’est pas étrange que de nombreuses expériences soient révélatrices pour l’ensemble du groupe (et pour les nouveaux lecteurs) en fournissant des informations et des conseils. Le « message » véhiculé par certaines expériences renvoie souvent à des questions discutées par le groupe – ce n’est apparemment pas une coïncidence.

De plus en plus de personnes écrivent, bloguent, parlent de leur sentiment plus riche et plus profond d’une réalité plus grande qui est une expérience d’amour et d’aide fournie par la vie de manière étonnante, humoristique et subtile.

 

Point de vue

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Compte rendu de lecture

Un livre de Gary White et Matt Damon : The Worth of Water [sommaire]

L’accès à l’eau potable est la priorité absolue

par Patricia Pitchon,

Lorsque l’acteur Matt Damon et Gary White, ingénieur spécialisé en hydraulique, ont été présentés lors d’une réunion annuelle de la Clinton Global Initiative, ils ont réalisé qu’ils partageaient tous deux une passion et une mission : permettre à un plus grand nombre de personnes pauvres d’accéder à l’eau potable. Environ un quart de la population mondiale n’y a pas accès. Ce manque énorme par rapport à un besoin primaire fait de l’approvisionnement en eau potable à travers le monde une priorité absolue, et il nécessite l’attention constante et ciblée des gouvernements, des agences qui peuvent offrir une expertise, des organisations caritatives, des groupes bénévoles et communautaires, et des citoyens du monde entier.

Matt Damon (fondateur de Water.org) et Gary White (fondateur de Water Partners) ont considérablement amélioré et étendu leur travail en joignant leurs forces pour sensibiliser de nombreuses personnes, augmenter la collecte de fonds, mettre au point des procédés efficaces et mieux comprendre comment coopérer avec les communautés locales. Leur livre, The Worth of Water (La valeur de l’eau), relate leurs luttes et leurs succès. Au cours de ses dix premières années de fonctionnement, l’organisation de M. Damon a touché 750 000 personnes. Mais en 2019, avec Gary White et tous les groupes avec lesquels ils se sont associés, y compris les groupes techniques et communautaires locaux ainsi que les agences gouvernementales, les banques et les philanthropes, ils ont touché 40 millions de personnes – dont beaucoup dans des régions très pauvres d’Amérique latine, d’Afrique ainsi que d’Asie – et à un rythme qui continue d’augmenter.

Lorsque Matt Damon s’est joint à une tournée des pays africains, poussé par son ami Bono, le chanteur de U2, qui insistait sur le fait que « voir, c’est croire », il a réalisé que de nombreux villages pauvres n’ont pas de puits. Cela signifie que les filles et les femmes (dont les tâches consistent notamment à aller quotidiennement chercher de l’eau pour la famille) doivent parfois marcher jusqu’à un puits pendant deux ou trois, voire quatre heures, et revenir. En d’autres termes, dans cette situation, les filles ne peuvent pas aller à l’école et les femmes ne peuvent même pas exercer un emploi rémunérateur à domicile, même à temps partiel, car elles n’ont pas le temps de le faire.

L’une des leçons les plus importantes que Matt Damon et Gary White ont apprises est que, bien que la crise de l’eau soit un problème mondial, les solutions doivent être locales. Cela signifie qu’il faut éviter les équipements sophistiqués qui ne peuvent être réparés que par un technicien spécialisé. Avec des technologies plus simples, les populations locales peuvent utiliser des matériaux locaux et participer à la construction et à la réparation lorsque le besoin s’en fait sentir.

Cette approche est un bon exemple de personnes travaillant ensemble pour un objectif vital ; elle montre aussi qu’un engagement actif est une clé du succès. Parlant de ses propres projets de construction de puits, G.  44). »

Un autre aspect de l’engagement consiste à demander aux gens d’élire un conseil local de l’eau pour collecter régulièrement des cotisations auprès de la communauté, afin de garantir qu’un puits puisse fonctionner à long terme. L’expérience de G. White dans le monde en développement, d’abord en Amérique latine, puis aux Philippines et ailleurs, lui a appris que l’engagement communautaire signifie « ne pas se contenter de parler avec les gens, mais les écouter vraiment ». Le partenariat avec des organisations locales qui construisent des systèmes d’approvisionnement en eau est devenu l’essence de sa stratégie, car il s’agit en fait « d’experts locaux qui savent comment exploiter les sources proches, comment concevoir des systèmes d’approvisionnement en eau pouvant être entretenus et comment parler d’hygiène aux membres de la communauté d’une manière qui les touche (pp. 43-44). » Cela soulève un point important : les mesures d’assainissement doivent souvent aller de pair avec les projets d’approvisionnement en eau, car la production de déchets humains à l’extérieur, plutôt que dans des latrines ou des toilettes, peut contaminer l’approvisionnement en eau local.

G. White et M. Damon ont tous deux réalisé qu’ils avaient besoin d’un partenariat avec une banque disposée à accorder de petits prêts aux pauvres, car la fourniture d’eau potable et d’installations sanitaires adéquates crée un cercle vertueux : les filles peuvent aller à l’école et recevoir une éducation, et les femmes peuvent apporter un revenu supplémentaire à la famille. Ces mesures d’assainissement ont également un impact sur l’amélioration de la santé en général et la diminution du risque de maladies véhiculées par l’eau.

 

La difficulté principale a été l’incrédulité initiale des responsables des organismes de prêts. Comment de si petits prêts pouvaient-ils être remboursés, puisqu’ils n’allaient pas directement dans une entreprise commerciale et que les bénéficiaires (principalement des femmes très pauvres) ne pouvaient apporter aucune garantie ?

G. White avait expliqué à M. Damon, lors de leur première rencontre, que les pauvres payaient déjà l’eau, et que celle-ci était incroyablement chère. La situation de l’une des clientes de Gary aux Philippines, Leneriza, illustre ce défi. Comme dans de nombreux quartiers pauvres du monde en développement, l’eau est souvent fournie dans des conteneurs livrés par des camions dans les quartiers. Mais grâce à un petit prêt, Leneriza a pu avoir l’eau courante chez elle et le prêt a été remboursé à raison de 10 dollars par mois (ce qui couvrait également sa facture d’eau). Elle a ainsi pu libérer 50 dollars par mois pour aider sa famille.

Il s’agit, en fait, d’un autre type de microcrédit. Les microcrédits existaient déjà, grâce au travail de pionnier du professeur bangladais Muhammad Yunus, qui a mis au point ces prêts aux petites entreprises et a fini par fonder la Grameen Bank, laquelle a surtout aidé de nombreuses femmes qui ont formé de petits groupes d’entraide mutuelle. Le taux de remboursement de ces prêts était très élevé, et le professeur Yunus a reçu plus tard un prix Nobel pour son travail. Ce type de prêt aux petites entreprises s’est répandu dans le monde entier et doit continuer. Mais un prêt destiné à améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, libérant du temps pour la création future d’une petite entreprise et améliorant au passage la santé et l’accès à l’éducation d’une famille, devait être compris dans toutes ses dimensions. C’était une idée nouvelle pour la plupart des banques.

Après avoir cherché pendant un an, G. White a finalement trouvé une banque qui voyait ce type de microcrédit favorablement : la Basix Bank, à Hyderabad, en Inde. Pour couvrir le risque de ces prêts, G. White et M. Damon ont d’abord dû apporter une caution financière. Avec quelques années de recul, il s’est avéré que le taux de remboursement de ces prêts était extrêmement élevé – plus de 90 % – un résultat merveilleux.

D’autres institutions ont alors commencé à proposer leur aide. L’exemple d’un premier prêt accordé à une femme en Inde, appelée Bodamma, est particulièrement inspirant ; Bodamma vivait avec sa famille au sommet d’une colline escarpée. Son mari était charpentier et elle était ouvrière journalière. Chaque jour, Bodamma ou l’une de ses filles descendait la colline escarpée pour aller chercher de l’eau, puis entreprenait la difficile remontée. L’alternance de ces tâches avec ses filles signifiait qu’elles restaient à la maison, loin du travail ou de l’école, selon le jour. Mais, en 2014, Bodamma a pu obtenir un petit prêt de 167 dollars et la compagnie des eaux locale a installé un robinet d’eau devant leur porte. Elle a facilement remboursé la somme mensuelle de 15 dollars car, avec les huit jours de travail supplémentaires qu’elle pouvait désormais effectuer, elle gagnait deux fois le montant du prêt mensuel. Une fois le prêt entièrement remboursé, Bodamma n’a plus payé qu’une petite facture à la compagnie des eaux. Pour aider ses voisins, elle a pu partager l’eau gratuitement avec trois autres familles, soit onze personnes au total. Les auteurs nous invitent à imaginer cela et à le « multiplier par des millions ».

En 2019, grâce au cycle de prêt qui s’est établi – l’argent remboursé étant ensuite prêté à nouveau à une autre personne – plus d’un milliard de dollars ont été mobilisés par les partenaires de Gary et Matt pour lutter contre la crise de l’eau. Aujourd’hui, en 2022, ce chiffre s’élève à trois milliards de dollars. Puisse cet excellent travail se poursuivre.

Gary White et Matt Damon : The Worth of Water, 2022. Portfolio/Penguin, Etats-Unis (non traduit).

 

Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).
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De nos correspondants

L’Après M : un bateau de sauvetage plutôt qu’une banque alimentaire [sommaire]

par Pauline Welch,

Saint-Barthélemy, un quartier particulièrement pauvre et défavorisé de Marseille (France), est devenu un modèle communautaire contre la précarité et la marginalisation chroniques. En 2018, après l’arrêt des subventions publiques, le fast-food McDonald’s local (le deuxième plus gros employeur du quartier) a cessé son activité, licencié ses 77 employés, et mis en vente le site malgré le fait que tant de personnes du quartier en étaient venues à dépendre de lui pour l’emploi et avoir un endroit où sortir pour manger.

Le bâtiment est resté vide jusqu’au premier confinement de la covid. En mars 2020, des squatters l’ont investi. Il s’agissait de bénévoles qui voulaient transformer le bâtiment en banque alimentaire, contre la volonté de McDonald’s, afin d’aider les personnes du quartier qui souffraient de la faim, dont beaucoup étaient des immigrants sans emploi, des réfugiés ou des sans-abri. Ils ont changé l’enseigne en L’Après M.

L’un des principaux organisateurs, Fati Bouarua, qui a lui-même grandi dans les quartiers les plus défavorisés de Marseille et a passé une grande partie de sa vie à faire du travail communautaire, a déclaré à propos des effets de la covid : « Lors du premier confinement, les gens avaient plus peur de mourir de faim que de la covid par ici. […] Tout a été fermé, même les associations caritatives et l’aide sociale. Les gens devaient se débrouiller seuls. Avec ou sans papiers, ils n’avaient rien. »

Une autre volontaire, Ourada, a rapporté la même histoire, soulignant leur isolement par rapport aux quartiers sud de Marseille plus favorisés : « Ici, les gens n’avaient pas peur de mourir de la covid. Ils avaient peur de mourir de faim. Beaucoup d’entre nous ont perdu comme moi leur emploi, et ce quartier est mal relié au centre-ville. Il n’y a qu’une seule ligne de bus qui traverse tout le côté nord. Dans le sud, il y a des lignes de métro, des lignes de tramway, des lignes de bus et même des bacs… »

La communauté s’est mobilisée. Les agriculteurs ont apporté des fruits et légumes plutôt que de les voir se perdre, les magasins ont offert de la nourriture, les pompiers et des associations locales ont apporté de la nourriture aux personnes dans le besoin et les habitants ont fait des dons. Au cours des cinq premières semaines suivant l’ouverture, 100 000 personnes ont reçu des colis alimentaires. Quarante sept associations locales se sont mises à travailler en partenariat avec le personnel initial, identifiant les personnes dans le besoin. Les files d’attente pour la nourriture duraient des heures.

L’ancien directeur général du restaurant, Kamel Guemari, d’autres employés, des artistes et des militants ont commencé à collecter des fonds pour acheter ou louer le bâtiment. En juin 2021, on comptait 50 000 donateurs, donnant 25 euros chacun. Tous ceux qui font un don au fonds possèdent une part dans La Part du peuple, une entreprise à but non lucratif dont personne n’est propriétaire.

F. Bouarua explique : « Ce que nous voulons, c’est créer ici un centre social de restauration rapide, un restaurant dont les prix sont déterminés par ce que vous gagnez. Si vous êtes un sans-papiers, vous pouvez venir manger deux fois par semaine gratuitement. Ceux qui touchent le salaire minimum ne paieront que trois euros par personne, et ainsi de suite – un menu à barème dégressif. Nous allons réembaucher 37 employés, et les autres seront 40 bénévoles offrant une demi-journée par mois de leur temps pour faire fonctionner l’ensemble. C’est un modèle qui permet non seulement d’aider les plus pauvres à survivre, mais aussi de lutter contre la victimisation causée par le capitalisme. »

Les aspirations à vocation sociale vont encore plus loin et sont soutenues par le maire local, qui a tenu parole et fait en sorte que le site soit retiré des mains de McDonald’s dans le cadre d’une expropriation, ce qui permet au projet de se poursuivre et de se développer.

Considéré comme presque « mythique » pour ses nombreuses années de lutte contre McDonald’s en faveur des droits des travailleurs et pour l’embauche de jeunes afin de les sortir de la rue, Kamel Guemari considère cette initiative comme un effort collectif et une occasion pour lui de rendre la pareille à la communauté. Mais il espère également que le projet inspirera l’ensemble de Marseille. « Nous voulons que le clivage nord-sud disparaisse. Tout le monde en a marre. […] Ici, il y a beaucoup de jeunes malheureux à qui on ne donne pas leur chance. Je le sais parce que j’en étais un. Ce qui m’a sauvé, c’est ce McDonald’s. Ils m’ont embauché quand j’avais 16 ans, ils m’ont donné une chance. Maintenant, nous espérons en donner une à chaque enfant qui en a besoin. »

« Ce n’est pas seulement une banque alimentaire, explique l’un des bénéficiaires. C’est plus comme un bateau de sauvetage. »

Source : vice.com ; gal-dem.com ; fr.aspresm.com

Sur la voie du revenu de base universel [sommaire]

par Thiago Staibano Alves,

La thématique du revenu de base universel, un revenu versé inconditionnellement à tous les citoyens d’une région, est de plus en plus présente dans le débat économique contemporain. Des essais de mise en place de cette mesure ont déjà été menés dans plusieurs villes à travers le monde. Thiago Staibano Alvez, bénévole de Partage international, nous propose une perspective brésilienne, sur la façon dont la ville de Maricá a lancé une grande expérimentation sociale sur la voie du revenu de base universel.

Le revenu de base universel : un bref résumé

L’idée du revenu de base universel repose sur cinq piliers principaux :

– universalité : le même montant doit être versé à tout le monde, quel que soit le revenu ou le patrimoine ;

– inconditionnalité : le revenu doit être versé sans aucune condition, que ce soit de revenu, de scolarisation ou de durée de résidence dans une commune ;

– versement monétaire : le revenu est versé sous la forme d’un transfert monétaire, ce qui donne aux bénéficiaires la liberté de le dépenser comme ils l’entendent ;

– périodicité : le revenu est versé à intervalles réguliers aux bénéficiaires ;

– individualité : le revenu est versé aux individus, qu’ils fassent ou non partie d’une structure familiale, et chaque membre d’une famille reçoit le même montant d’allocation.

Dans le contexte d’un recours croissant à la technologie pour automatiser les emplois, le revenu de base universel garantit une qualité de vie raisonnable aux millions de personnes qui se retrouvent au chômage, et réduit par conséquent les inégalités et l’instabilité sociales. Il affirme également le droit de vivre comme un droit universel, indépendamment de la situation par rapport à l’emploi. Il offre la possibilité d’une participation croissante à des tâches socialement productives, comme le soin aux enfants et aux personnes âgées, qui sont aujourd’hui dévalorisées au sein des sociétés capitalistes.

L’exemple de la ville de Maricá

En 2013, le conseil municipal visionnaire de la ville brésilienne de Maricá a pris les premières mesures en direction d’un versement mensuel régulier à ses habitants, dans le cadre d’une initiative plus large visant à mettre en place une économie solidaire locale1.

Cette ville, située sur la côte atlantique à quelques kilomètres à l’est de Rio de Janeiro, se trouve à proximité d’une des plus grandes réserves de pétrole du Brésil, d’où est extraite 60 % de la production nationale de pétrole. Les entreprises qui exploitent ce champ de pétrole paient une redevance à la ville. Le conseil municipal a décidé de déposer 5 % de ces recettes dans un fonds souverain, dont l’objectif est d’aider la ville à mettre en place et à soutenir son modèle d’économie solidaire, incluant le versement d’une allocation à ses citoyens.

Une des caractéristiques uniques de la mise en place de cette allocation à Maricá est l’utilisation d’une monnaie numérique appelée le mumbuca, qui est émise par la Banco Mumbuca, une banque communautaire financée par le budget de la ville de Maricá. Cette monnaie est à parité 1 pour 1 avec le réal, la monnaie nationale brésilienne. Le revenu universel de base est versé sous la forme d’un crédit sur une carte bancaire. La somme est accessible via une application mobile, et ne peut être dépensée que dans la ville de Maricá. Elle ne peut pas être retirée sous forme d’espèces.

Pour dépenser son allocation, le citoyen doit aller dans un magasin ou un établissement qui accepte le mumbuca comme moyen de paiement. Quelques années après la mise en place du plan d’économie solidaire, en 2017, seulement 119 établissements acceptaient les mumbucas ; cependant, fin 2020, plus de 6 000 commerçants acceptaient les mumbucas, ce qui démontre l’importance croissante de ce mode de paiement dans la ville. Aujourd’hui à Maricá, il y a davantage d’établissements qui acceptent les mumbucas que toute autre forme de carte de crédit ou de débit.

L’idée d’un versement sous la forme de mumbucas encourage le petit commerce local, créant ainsi un réseau d’économie solidaire substantiel au sein de la ville. Il convient de noter que durant la pandémie de coronavirus, alors que la plus grande partie du Brésil souffrait d’un accroissement significatif du chômage et de la pauvreté, la ville de Maricá est parvenue à maintenir un haut niveau de qualité de vie et d’emploi, et un faible niveau de misère et de pauvreté.

Un plan mis en place graduellement

Conformément au plan établi en 2013, la mise en place du revenu universel de base à Maricá s’est faite par étapes, chacune d’elles augmentant le montant de l’allocation ainsi que le nombre de personnes éligibles. L’objectif est qu’au cours de l’année 2022, la ville soit en mesure d’effectuer la transition depuis un modèle qui n’est pas encore universel et inconditionnel, vers un modèle véritablement universel, qui, bien qu’il ne soit pas encore versé en monnaie nationale, couvrira toute la population de la ville.

Initialement, en 2013, la ville a mis en place un versement de 70 mumbucas par mois pour les familles de la ville qui avaient un revenu inférieur au salaire minimum national. Ce programme était connu sous le nom de Renda Mínima Mumbuca (revenu minimum mumbuca).  Il ne s’agissait pas encore d’un versement inconditionnel.

En 2015, le programme a été étendu : le montant est passé de 70 à 85 mumbucas par mois, le nombre de personnes éligibles a été augmenté en y incluant les familles percevant jusqu’à trois fois le salaire minimum, et les conditions relatives à la scolarisation ont été supprimées.

Toujours en 2015, la ville a mis en place un programme additionnel appelé Renda Básica de Cidadania (revenu de base de citoyenneté), qui accordait un montant mensuel de 10 mumbucas à tous ceux qui étaient nés dans la commune et qui y vivaient depuis au moins une année. Ce revenu de base a été ensuite étendu aux autres brésiliens qui vivaient à Maricá depuis au moins deux ans, ainsi qu’aux étrangers qui y vivaient depuis au moins cinq ans. Initialement, il était ciblé en direction des franges les plus pauvres de la population, c’est-à-dire les familles qui gagnaient entre la moitié et trois fois le salaire minimum par personne.

En 2019, les deux programmes municipaux du Renda Mínima Mumbuca et du Renda Básica Cidadania ont été unifiés, en créant une unique allocation mensuelle de 130 mumbucas par personne.

Par ailleurs, pendant trois mois de 2020 au cours de la pandémie de coronavirus, l’allocation a été temporairement augmentée à 300 mumbucas.

Bien que la durée minimale de résidence ait été augmentée à trois années, cette nouvelle phase a substantiellement accru le nombre de bénéficiaires du programme, qui atteint maintenant 42 000 personnes dans une ville de 160 000 habitants, soit un quart de la population totale.

Aujourd’hui, en 2022, Maricá est prête pour la dernière étape, qui consiste à créer un véritable revenu de base universel pour toute sa population.

1 – Il s’agit d’un mouvement économique mondial ayant émergé en Amérique latine et en Europe dans les années 1990, et qui défend la démocratie participative, l’équité, la durabilité et le pluralisme ; voir https://nonprofitquarterly.org/system-change-a-basic-primer-to-the-solidarity-economy/ (en anglais).

Progrès et perspectives de la fusion froide [sommaire]

par Nobuhiko Kobayashi,

Je ne suis ni scientifique ni spécialiste. Je m’intéresse simplement à la fusion froide. En tant que lecteur de Partage international, après l’accident nucléaire de Fukushima en 2011, j’ai voulu promouvoir la fusion froide comme source d’énergie alternative à la fission nucléaire, et j’ai donc lancé un groupe japonais de « fusion froide » sur Facebook. Depuis que j’y ai publié des informations sur le sujet, le Dr Mizuno et d’autres spécialistes ont rejoint le groupe et nous en avons appris davantage sur la fusion froide. J’ai également été contacté par M. Okada, un collaborateur du Dr Mizuno. Je leur ai présenté notre revue. L’expérience de ces discussions m’a décidé à écrire cet article sur la fusion froide. Je suis toujours en contact avec le Dr Mizuno par l’intermédiaire de M. Okada et j’ai pu vérifier certaines informations présentées ici.

Cet article retrace l’évolution des travaux sur la fusion nucléaire réalisés par le Dr Mizuno. J’attire également l’attention sur les derniers progrès réalisés dans la recherche de procédés de fusion nucléaire réalisables et durables, qui permettent d’espérer des sources d’énergie véritablement propres à une époque où la crise énergétique mondiale s’aggrave. Il s’agit certainement d’une évolution dont le temps n’est pas seulement venu, mais qu’on attendait depuis longtemps.

La découverte de la fusion froide par les docteurs Martin Fleischmann et Stanley Pons, à partir de 1989, a été accueillie avec stupéfaction dans le monde entier et a suscité de nombreuses controverses dans la communauté scientifique. A cette époque, le sujet était largement considéré comme de la pseudo-science, car de nombreux résultats n’étaient pas confirmés par des expériences reproductibles.

Néanmoins, des scientifiques et des inventeurs ont poursuivi les recherches et, en 2003, certains scientifiques qui avaient au départ nié l’existence de ce phénomène ont annoncé que la fusion nucléaire pouvait générer des neutrons. La communauté scientifique reconnaît désormais que les processus de réaction nucléaire peuvent se produire à basse température. Le nom de ce domaine de recherche élargi a changé pour refléter sa diversification, passant de « fusion froide » à « réactions nucléaires à basse énergie » (LENR) ou « réactions nucléaires en matière condensée ». Les objectifs de la recherche actuelle sont d’observer la production d’un excès de chaleur persistant et, comme corollaire possible, de découvrir des matériaux de transmutation produits uniquement dans des réactions nucléaires, bien que les thèmes, les méthodes et les équipements de recherche continuent de varier considérablement.

« Dans un futur proche, nous utiliserons la fusion. Nous utiliserons une forme d’énergie nucléaire dérivée d’un seul isotope de l’eau. Cela ne présente aucun danger et cet isotope se trouve en surabondance dans les eaux des océans et des rivières. Cette fusion nucléaire n’utilise pas de chaleur mais un procédé à froid, et elle sera utilisée dans un avenir relativement proche. » […] (B. Creme, La réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse)


Les débuts et la confusion de la recherche sur la fusion froide

Les chercheurs dans ce domaine ont été confrontés à de nombreux défis au fil des ans. Ils ont été ridiculisés par les médias, soumis à des critiques constantes de la part d’autres scientifiques, qualifiés de « pseudo-scientifiques » par le public, et ont toujours été confrontés au manque de financement pour leurs recherches. Tous les chercheurs dans ce domaine, y compris MM. Fleischmann et Pons, ont vécu de telles expériences, et chacun d’entre eux a une histoire à raconter.

Le Dr Tadahiko Mizuno est l’un des plus éminents chercheurs dans ce domaine. Son livre Nuclear Transmutation : The Reality of Cold Fusion décrit l’ombre et la lumière de la recherche sur la fusion froide depuis les années 1980, date du début de la recherche sur la fusion froide, jusqu’en 2004.

Dans les années 1960, lorsque le Japon a fait du développement de l’énergie nucléaire une politique nationale, T. Mizuno a soutenu une thèse de doctorat dans le domaine des matériaux pour réacteurs, au département de génie nucléaire de l’université d’Hokkaido. En tant que professeur adjoint à l’université d’Hokkaido, il a observé des résultats expérimentaux anormaux qui préfiguraient les découvertes de la fusion froide, mais il n’en a compris la signification que des années plus tard. Par exemple, un jour de 1978, alors qu’il surveillait l’expérience d’un étudiant, il a remarqué qu’une solution liquide d’eau chargée en deutérium avait disparu au cours de l’électrolyse du palladium. A l’époque, il s’agissait d’un mystère qu’il n’a pas su résoudre. Lors d’un autre incident, en 1981, un détecteur de rayons X s’est déclenché au milieu d’une expérience visant à charger du titane en deutérium. T. Mizuno a considéré qu’il s’agissait d’une erreur du détecteur, car l’électrolyse n’était pas connue pour produire des rayons X. Il a donc décidé de ne pas en tenir compte. Plus tard, il a envisagé la possibilité qu’il y ait eu une sorte de réaction nucléaire.

En 1989, T. Mizuno fut très surpris par les déclarations de Martin Fleischmann de l’université de Southampton au Royaume-Uni et de Stanley Pons aux Etats-Unis. Mais son expérience approfondie des systèmes électrolytiques le convainquit de la possibilité de la fusion froide et il entreprit ses propres expériences dès le lendemain. L’article officiel de MM. Fleischmann et Pons, n’était pas publié et T. Mizuno ne disposait d’aucune explication détaillée sur les matériaux métalliques et les solutions à utiliser dans l’expérience. Aussi tenta-t-il de recréer son expérience de 1981, consistant à charger du palladium avec du deutérium, en utilisant un compteur Geiger pour mesurer les éventuels rayonnements gamma.

Cette expérience ne fut pas couronnée de succès, mais T. Mizuno et son collègue du département de génie nucléaire, Tadashi Akimoto, expert en détection des neutrons, se lancèrent dans une autre approche. Ils construisirent un appareil permettant de mesurer avec précision les neutrons produits par les réactions nucléaires et menèrent des expériences dans le laboratoire nucléaire souterrain de l’université.

A cette époque, la controverse faisait rage. Un groupe de recherche sur la fusion froide fut créé à l’université d’Hokkaido. T. Mizuno devait y présenter les résultats de ses expériences, mais ses supérieurs ont préalablement tenu une conférence de presse pour nier l’existence d’une base scientifique à la fusion froide. Des documents niant la fusion froide ont été distribués, et la conférence s’est déroulée dans une atmosphère hilare.

Pourquoi les supérieurs de T. Mizuno ont-ils péremptoirement nié la fusion froide sans disposer des données expérimentales ? C’est qu’un centre de recherche sur l’ingénierie des réacteurs à l’université d’Hokkaido dépendait des fonds de recherche du gouvernement qui voulait promouvoir l’énergie nucléaire par fission : la sensibilisation du public à la possibilité de la fusion froide aurait pu remettre en cause cette politique.

Heureusement, T. Mizuno a pu poursuivre ses recherches grâce à un financement fourni par un chef de département compréhensif, et après un mois d’expériences, il a détecté le spectre énergétique des neutrons produits. En l’analysant, il a vu qu’une réaction de fusion nucléaire était en cours. Une séance de débriefing sur l’observation des neutrons a été organisée à l’université, et un article a été envoyé au Journal de la société électrochimique du Japon. M. Nagayama, journaliste au Hokkai-do Shimbun, était présent et a publié l’article Succès d’un essai de fusion froide – Première détection de neutrons au Japon.

Après la publication de cet article, T. Mizuno a bénéficié d’une énorme couverture médiatique, ce qui a entraîné de nombreuses demandes de conférences de la part d’instituts de recherche et de diverses organisations. La fusion froide a été l’un des thèmes de la conférence internationale de la Société internationale d’électrochimie qui s’est tenue à Kyoto en juillet 1989, à laquelle ont assisté un grand nombre de médias et de nombreux chercheurs nationaux et étrangers. Cependant, les résultats du Dr Mizuno sont restés controversés et, aujourd’hui encore, certains scientifiques mettent en cause la signification de l’observation de production de neutrons à basse énergie.

Diffusion de la recherche et réactions

Comme pour le Dr Mizuno après l’annonce de Fleishman-Pons, des essais de réplication ont été menés dans le monde entier, et des expériences couronnées de succès ont été publiées par différents pays. Cependant, dans le même temps, de plus en plus de rapports niaient l’existence du phénomène. Le ministère américain de l’Energie a publié un démenti définitif, suivi d’une série de démentis émanant d’instituts de recherche gouvernementaux et de sociétés savantes. Le nombre de chercheurs menant des expériences de réplication a diminué. L’opinion exprimée par les autorités de la communauté scientifique a clairement eu un impact. Malheureusement, les nouvelles découvertes seront toujours éclipsées par les propos des autorités et de ceux qui ne les remettent pas en question.

Pourtant, T. Mizuno a poursuivi ses expériences avec d’autres chercheurs japonais. En 1991, alors qu’il travaillait avec un dispositif expérimental, il a observé une augmentation anormale de la température dans le dispositif, qui a continué à augmenter même après l’arrêt de l’électrolyse. Devant le risque d’explosion, il a placé le dispositif dans des seaux d’eau pour le refroidir, mais l’eau s’évaporait au point qu’il dut les remplir encore et encore. En se basant sur la quantité d’eau évaporée, il calcula qu’une énorme quantité de chaleur avait été générée même après l’arrêt de l’électrolyse. Il démonta la cellule et examina les électrodes, et trouva des précipités noirs sur celles-ci. L’étude de ces précipités permit de les identifier comme provenant de réactions nucléaires se produisant à la surface de l’électrode. Cette découverte a constitué une étape importante dans la compréhension du processus.

Le projet de nouvelle énergie de l’hydrogène

En 1992, le projet de nouvelle énergie de l’hydrogène (NHE) a été lancé par le ministère japonais du Commerce international et de l’industrie. L’objectif était de comprendre le phénomène de la production de chaleur excédentaire et d’explorer son application aux sources d’énergie. Le projet fut financé par de grandes entreprises automobiles japonaises. Cent millions de yens par an ont été investis dans ce projet pour la recherche fondamentale. Des données positives indiquant une fusion froide ont été accumulées, et des chercheurs tels que le Dr Fleischmann, M.H. Miles du laboratoire de recherche navale américain, et des chercheurs de Russie et d’Italie sont venus au Japon pour participer aux travaux. Cependant, aucun phénomène d’excès de chaleur n’a pu être définitivement confirmé. Il y eut des données positives sur la génération d’hélium et de neutrons, mais ce résultat fut ignoré par les médias.

Bien que le projet NHE fût considéré comme un échec et qu’il prît fin en 1998, les résultats et les relations personnelles qu’il permit d’établir ont conduit à des recherches ultérieures sur la fusion froide par la Société de recherche CF du Japon (JCF). Pour cette raison, ce projet eut tout de même son utilité.

En 1996, le Dr Yasuhiro Iwamura, de le Société Mitsubishi pour l’énergie lourde a découvert qu’une transmutation nucléaire hautement reproductible se produisait en utilisant une méthode qui déplace le gaz deutérium à l’intérieur de l’électrode. Il a poursuivi ses recherches et, en 1998, on a observé des traces de transmutation et un excès de chaleur, et présentés ces résultats lors de la 7e Conférence internationale sur la fusion froide. A cette époque, le processus de transmutation nucléaire à froid fut enfin reconnu.

En 2003, ces recherches ont été reproduites à l’Institut de recherche physique et chimique au Japon et au Laboratoire de recherche de la marine de Washington.

En 2004, la fusion froide a enfin bénéficié d’une présentation officielle, avec la création de la Société internationale pour l’étude de la matière condensée (ISCMNS). Ses principaux animateurs étaient les Dr Francesco Celani (Italie) et William Collis (Etats-Unis). A l’issue de la rencontre inaugurale, W. Collis a déclaré : « Jusqu’à présent, la fusion froide a été très mal considérée. Les chercheurs n’avaient pas d’argent, pas de poste, pas d’endroit pour étudier. Lorsqu’ils envoyaient des articles aux grandes revues scientifiques, ils étaient rarement publiés. Cependant, après quinze ans de travail acharné, la fusion froide est clairement confirmée et justifie la création de l’ISCMNS en tant qu’instance reconnue au Royaume-Uni. Même les scientifiques opposés à l’idée sont acceptés dans cette instance. Allons de l’avant démocratiquement, ouvertement, librement, pour le développement de la science. »

Ce discours fut une source d’inspiration laissant présager de grands progrès dans l’étude de la fusion froide. C’est lors de cette réunion qu’eut lieu une première cérémonie de remise de prix, qui a récompensé les docteurs Iwamura, Mizuno et Antonella De Ninno. Tous trois furent honorés pour leur étude sur la transmutation nucléaire. Le prix, la médaille Giuliano Preparata, porte le nom du physicien italien et chercheur en fusion froide (décédé en 2000) qui n’a donc pas vécu pour voir la réalisation de son rêve.

En 2004, le Dr Yoshiaki Arata de l’université d’Osaka, expert en ingénierie des hautes températures, a observé une grande quantité d’hélium lors d’une expérience utilisant l’irradiation au laser de palladium avec du deutérium. Et lors de la Conférence internationale sur la fusion froide de 2007, des universitaires français, italiens et russes qui suivaient la méthode d’Arata ont également observé un excès de chaleur.

En 2007, une équipe d’Energetics Technology en Israël, du SRI International créée par l’université de Stanford aux Etats-Unis et de l’Agence nationale italienne pour les nouvelles technologies, l’énergie et le développement économique durable a annoncé qu’une tension particulière combinée à une irradiation par ultrasons dans l’électrolyse du deutérium sur des électrodes de palladium produisait un excès de chaleur dix fois supérieur à l’apport avec une reproductibilité de 60 %.

En 2008, une expérience publique a été réalisée par Yoshiaki Arata à l’université d’Osaka et rapportée dans le Nikkei Business Daily. La même année, T. Mizuno a annoncé qu’en surchauffant de l’hydrogène et du carbone, il avait constaté un excès de chaleur et une génération de carbone-13 en grande quantité. L’excès de chaleur était hautement reproductible, et confirmé dans les 30 expériences.

Depuis 2010, un certain nombre de projets de réactions nucléaires à basse température ont été lancés dans le monde entier, soutenus par des instituts de recherche, des entreprises et des agences gouvernementales. Parmi elles, citons l’E-Cat (Energy Catalyzer), développé par l’inventeur italien Andrea Rossi, Brillouin Energy, lancé par le SRI aux Etats-Unis, et Clean Planet, fruit d’une collaboration entre l’industrie et le monde universitaire à l’université de Tohoku au Japon. Des projets de recherche ont également été lancés en Chine.

« L’exploration par tâtonnement, qui s’apparente parfois à la traversée d’un tunnel, débouche progressivement sur des résultats qui façonnent des théories, lesquelles corroborent à leur tour les expériences. De ce cycle de labeur routinier et modeste – expériences, théorie, et encore des expériences – la science révèle enfin de splendides vérités. » – Tadahiko Mizuno

 

Le Dr Mizuno répond aux questions

Q. Pourriez-vous nous parler, en termes simples, des derniers résultats de vos recherches et des caractéristiques de votre appareil ?
R. La principale caractéristique de l’appareil est qu’il produit des transmutations nucléaires dans des conditions physiques normales et qu’il s’agit d’un dispositif de réaction qui peut être utilisé en toute sécurité dans des environnements de vie quotidienne ; il ne nécessite pas de conditions extrêmes pour produire les réactions. Il s’agit d’un dispositif propre et sûr qui ne produit ni bruit ni rayonnement nocif, qui aurait la taille d’un petit générateur, et qui assumerait les besoins en énergie d’un ménage ordinaire.

Q. Dans combien de temps la fusion froide pourra-t-elle être utilisée comme source d’énergie ?
R. Le seul problème est le financement de la recherche. Si nous en disposions, nous pourrions avoir un appareil fonctionnel dans les cinq ans.

Q. Quel message souhaitez-vous transmettre aux chercheurs intéressés par ce domaine ?
R. Reproduire la « transmutation nucléaire » appelée réaction de fusion froide peut nécessiter un certain savoir-faire. Il ne s’agit pas d’un secret spécial, mais d’une succession de précautions et de contrôles ordinaires nécessaires à la science expérimentale.
Je crois que la passion pour la reproduction de ce qui a été démontré ouvrira la porte à l’ère suivante. J’ai poursuivi mes recherches avec ma propre passion, mais je ne doute pas que la passion des jeunes dépassera la mienne.

Q. Dès les années 1980, la recherche sur la fusion froide était un sujet sensible. Cette situation s’améliore-t-elle aujourd’hui ?
R. Après de nombreux résultats expérimentaux concluants, le phénomène de la « fusion froide » lui-même a été reconnu, et la situation de ce qui était considéré comme une « pseudo-science » s’est grandement améliorée. Cependant, les chercheurs ont encore des difficultés à poursuivre leurs recherches en raison de contraintes financières et autres.

Q. Comment envisagez-vous l’avenir de la technologie de la fusion froide ? Les avions et les voitures seront-ils alimentés ainsi ?
R. Ce qui se rapproche le plus d’une forme pratique de fusion froide, c’est la génération d’un excès de chaleur, que l’on peut considérer comme de l’extraction d’énergie sous forme de chaleur. Il faudra davantage de temps pour appliquer cette énergie à la production d’électricité ou à la force motrice, car il y a des questions de recherche et de développement de l’équipement auxiliaire pour assurer la sécurité et la stabilité. Il est raisonnable de supposer que les applications les plus immédiates seront le chauffage, la fonte de la neige et pour les industries utilisant l’énergie thermique.

Q. Combien de fois plus d’énergie le dispositif génère-t-il par rapport à son entrée ?
R. Nous avons constaté expérimentalement une énergie jusqu’à 23 fois supérieure, mais il est possible d’en extraire davantage. Il ne faudra pas longtemps avant qu’il soit possible de générer de l’énergie de manière autonome avec un apport énergétique nul, car dans la pratique, l’énergie générée par le dispositif lui-même constitue la source de la chaleur.

Q. Dans Extériorisation de la Hiérarchie d’Alice Bailey (du Maître Djwhal Khul), il est dit que les Maîtres travailleront ouvertement sur le plan physique, d’une manière reconnue et respectée, avant la réapparition de Maitreya le Christ. Vos informations impliquent-elles que le Plan a été modifié ou cette interprétation du livre est-elle trop littérale ?
R. Les deux. C’est-à-dire que cette interprétation est peut-être trop littérale ; cependant, le Plan a été « télescopé ». Il a pu être accéléré.

 

Dossier

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Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »

Une bénédiction lumineuse sur un camélia [sommaire]

Le 20 février 2004, S. D. a photographié le camélia devant sa maison, à Akita (Japon).  Ce n’est que plus tard qu’elle a vu ce qui semble être, sur la photo, une bénédiction lumineuse.

Des miracles dans le monde entier [sommaire]

Alors que notre fille de neuf ans, Isis, entamait son petit-déjeuner composé d’un biscuit garni de fraises fraîches, elle s’aperçut avec ravissement que toutes les fraises avaient un cœur. Photo envoyée anonymement, Pays-Bas (2022)

 

 

Cette photo a été prise le 25 avril 2017, à Konosu-shi, Saitama-ken (Japon), où je vivais à l’époque. Ces cercles de lumière sont apparus sur le mur de la maison de nos voisins.
J’ai mis du temps à croire que Maitreya ou des Maîtres me donnaient à voir un signe aussi beau, car je ne m’en sentais pas digne. Mais après avoir vu des signes similaires dans votre revue, j’ai pensé à vous envoyer cette photo. S. N., Osaka, Japon

SOHO, le 27 juin 2022 [sommaire]

Photo : « SOHO (ESA & NASA) »
Nasa – Le 27 juin 2022, l’Observatoire solaire et héliosphèrique de la Nasa a photographié un énorme objet cylindrique près du soleil.

Source : https://soho.nascom.nasa.gov/data/Theater/

SOHO, le 28 juin 2022 [sommaire]

 

Photos : « SOHO (ESA & NASA) »
Nasa – Le 28 juin 2022, l’Observatoire solaire et héliosphérique (Soho) de la Nasa a photographié un grand objet libérant un faisceau d’énergie près du soleil. Des objets similaires photographiés par Soho et publiés dans nos précédents numéros ont été confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme étant des vaisseaux spatiaux.

Source : https://soho.nascom.nasa.gov/data/Theater/

Des objets mystérieux partout dans le monde [sommaire]

Credit : mufon
Ecosse – Dans la nuit du 12 avril 2021, un résident de Kilwinning, dans le North Ayrshire, a photographié une lumière mystérieuse au-dessus de la maison d’un voisin. En agrandissant la photo, l’objet semblait être un engin comportant plusieurs lumières. (source : mufon.com)

 

 

Credit : mufon
Etats-Unis – Dans les nuits des 18, 19 et 23 juin 2022, de nombreux témoins ont photographié un objet aérien brillant qui semblait tracter un anneau fumigène, survolant l’Ontario (Canada) et les Etats-Unis d’Est en Ouest. Certains témoins ont rapporté que l’objet semblable à une étoile s’est arrêté, a fait du surplace et a libéré l’anneau avant de s’envoler. (Source : mufon.com)

 

 

Credit : mufon
Etats-Unis – Dans la soirée du 16 juillet 2022, à Brickell Miami (Floride), un témoin a photographié un groupe d’objets aériens lumineux à basse altitude qui ont plané pendant plusieurs minutes (Source : mufon.com.)

 

 

Credit : mufon
Etats-Unis – Dans la nuit du 20 juillet 2022, à Greer, dans l’Ohio, un témoin filmait un orage lorsqu’un objet rougeoyant en forme de cigare est apparu à grande vitesse puis a disparu dans les nuages. (Source : mufon.com)

 

 

Credit : mufon
Etats-Unis – Le 19 juin 2022, au crépuscule, alors qu’ils traversaient en voiture le Whitestone Bridge, des résidents du Queens, à New York, ont photographié un groupe d’objets aériens brillants à basse altitude, « Les objets changeaient de formation en un clin d’œil », ont-ils rapporté. (Source : mufon.com)

 

 

Credit : mufon
Etats-Unis – La nuit du 29 mars 2020, à Howelll (Michigan), un témoin a filmé un objet ressemblant à une étoile, changeant de couleur, clignotant et changeant de forme. Il explique : « Je suis un professionnel de l’aviation. […] Je connais tout du ciel. […] Je ne peux pas expliquer cela. C’est extraordinaire. » (Source : mufon.com)

 

S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.
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Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.

Le président du Mexique propose une trêve mondiale [sommaire]

Le président du Mexique, Andrés Manuel López Obrador, connu sous son acronyme Amlo, a préconisé une trêve de cinq ans dans les affaires internationales : l’arrêt des conflits de toutes sortes, y compris les guerres commerciales, afin de permettre au monde de « respirer » et de faire face aux nombreuses crises de tous ordres, qui nécessitent toutes une attention urgente.

Le 4 août 2022, Amlo, lors d’une conférence de presse, a proposé cette idée et confirmé la position du Mexique : « La position de notre pays est qu’il n’y ait pas de guerres – que les confrontations militaires soient évitées ». Il a souligné que « le monde est prêt à accepter, entre toutes les nations, une trêve d’au moins cinq ans pour pouvoir faire face à la crise qui affecte les populations – pour mettre fin à la guerre, aux confrontations et aux provocations. »

Le président a mentionné le conflit entre la Russie et l’Ukraine, et a proposé que les Nations unies examinent chaque conflit dans un délai de cinq ans. Il a évoqué le danger des blocs de pouvoir, affirmant que le monde ne peut se permettre d’avoir des hégémonies. « Aucun gouvernement dans le monde ne peut et ne doit agir de manière irresponsable. Il ne s’agit pas du bien et du mal, mais de la nécessité pour les peuples de résoudre les crises. »

Le 8 août, Amlo a annoncé qu’il soumettrait sa proposition à l’Onu par écrit pour créer une commission composée de trois personnalités afin de promouvoir une trêve mondiale de cinq ans et mettre fin à la guerre et aux conflits commerciaux.

« J’espère que les médias nous aideront à la diffuser1. » L’objectif de la commission serait que « les trois membres présentent rapidement une proposition visant à mettre fin à la guerre où que ce soit et parviennent à un accord pour rechercher une trêve d’au moins cinq ans, afin que les gouvernements du monde entier se consacrent à venir en aide à leurs populations, en particulier celles qui souffrent le plus de la guerre et de ses effets ; de cette façon, nous aurons cinq ans sans tension, sans violence et en paix. »

Amlo a invité les trois puissances mondiales, la Chine, la Russie et les Etats-Unis, à rechercher la paix. « Par leurs affrontements, en moins d’un an, ils ont créé une crise économique mondiale, augmenté l’inflation, provoqué des pénuries alimentaires, plus de pauvreté et tant d’êtres humains ont perdu la vie », a-t-il déclaré.

Il a ajouté qu’une telle trêve favoriserait le processus visant à « parvenir à des accords dans le cas de Taïwan, d’Israël et de la Palestine, et non à provoquer davantage de confrontation. Il est possible de parvenir à un accord si ces trois gouvernements en ont la volonté. » Il a exhorté les gouvernements à soutenir l’Onu, mais pas les mécanismes bureaucratiques qui garantissent le débat mais qui se terminent toujours par un veto bloquant ainsi tout progrès. Il est clair que l’Onu a besoin d’une réforme urgente.

1 – Note de la rédaction : les grands médias n’ont pas répondu à cet appel essentiel ; presque aucun n’a parlé de cette initiative très positive.

Source : telesurtv.net/ ; msn.com

Restauration des forêts de varechs : des signes encourageants [sommaire]

Depuis les années 1950, lorsque la culture commerciale du varech a débuté au Japon, elle s’est transformée en une industrie mondiale de plusieurs milliards de dollars, produisant des produits destinés à l’alimentation et aux cosmétiques. Sans avoir besoin d’engrais ou de désherbage, le varech peut pousser jusqu’à 60 cm par jour, offrant un riche habitat à la vie marine. Certaines espèces peuvent atteindre 40 m de haut, ce qui est en fait parfois un danger pour la navigation. Agissant comme un puits de carbone, il a le potentiel d’atténuer le changement climatique et, lorsqu’il meurt, le carbone reste dans les profondeurs des océans. Selon Emily Pidgeon, directrice principale des initiatives stratégiques marines à Conservation International, les systèmes marins côtiers peuvent absorber du carbone à des taux jusqu’à 50 fois supérieurs à ceux des forêts terrestres.

Mais le changement climatique décime les forêts de laminaires (un type d’algue) dans le monde entier. En raison de l’augmentation des niveaux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, les océans deviennent plus acides et se réchauffent, tandis que les niveaux de nutriments diminuent. En Tasmanie, cette situation a entraîné la disparition de 95 % des laminaires au cours des quatre-vingts dernières années. La forêt de laminaires de Californie a diminué de 90 % en raison de la surpopulation d’oursins, qui prolifèrent en raison de la surpêche, ou lorsque les vagues de chaleur ont un impact négatif sur leurs prédateurs.

Selon une étude publiée dans Biological Reviews, les projets de restauration visant à faire repousser les forêts de varech sont en augmentation et les résultats sont porteurs d’espoir. Visant à documenter les approches réussies, l’étude a examiné 259 projets de restauration dans 16 pays sur une période de 63 ans, de 1957 à 2020. Si la plupart des projets ont eu lieu sur moins d’un hectare, six projets enregistrés, qui avaient chacun réussi à restaurer plus de 100 hectares de forêt sous-marine, ont montré que la restauration à grande échelle est possible. « Il y a eu plus de succès dans l’ensemble que ce que nous pensions obtenir », déclare la professeure Adriana Vergés, écologiste marine à l’université de Nouvelle-Galles du Sud (Australie).

Les projets les plus réussis de ces dernières années ont été menés sur des périodes suffisamment longues (dix à vingt ans), et la transplantation de varech à partir d’un site donneur s’est avérée être la méthode la plus efficace. Le succès d’un projet pouvait être prédit par sa proximité avec une forêt de varech voisine. « Ce que cela nous montre, c’est que la priorité absolue devrait être de protéger ce que nous avons encore », déclare A. Vergés.

Aaron Eger, premier auteur de l’étude et doctorant à l’université de Nouvelle-Galles du Sud, note que c’est la croissance rapide des laminaires – jusqu’à huit mètres par an – qui rend la restauration encourageante : « On peut voir des forêts de varechs revenir en une seule année. »

Source : guardian.com ; bbc.com

 

Vers un meilleur avenir pour tous

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Entretien

Des rats pour détecter les mines et la tuberculose [sommaire]

Interview de Christophe Cox par Jason Francis,

Apopo est une organisation non gouvernementale belge qui dresse des rats cricétomes africains (rat de Gambie) à la détection des mines ou de la tuberculose (TB). Apopo a son siège à Morogoro, en Tanzanie. Plus de 60 pays sont encore infestés de mines provenant de conflits passés. La tuberculose touche dix millions de personnes et en tue entre un et deux millions chaque année. Depuis la création d’Apopo en 1997, les rats, surnommés rats-héros, ont détecté plus de 140 000 mines et identifié plus de 22 000 cas de tuberculose que les examens cliniques n’avaient pas détectés. Ils ont ainsi permis d’éviter 170 000 infections potentielles. Christophe Cox est le président et cofondateur d’Apopo. Il a été interviewé pour Partage international par Jason Francis.

Partage international : Le cofondateur d’Apopo, Bart Weetjens, possédait des rats dans sa jeunesse et il les entraînait à détecter les friandises qu’il cachait. Comment cette idée a-t-elle évolué pour arriver à dresser les rats, en particulier les rats cricétomes, pour détecter les mines et la tuberculose ?
Christophe Cox : Nous étions tous deux étudiants à l’école de design industriel (Université d’Anvers). Cela a toujours fait partie de mon éducation de trouver des idées créatives. Et Bart était très intéressé par le problème des mines. Il a donc analysé le problème et nous avons constaté que la détection était l’un des véritables goulots d’étranglement, car elle est lente, coûteuse et dangereuse. Il a alors cherché d’autres possibilités de détection. Nous savions que les rats ont un odorat très développé et qu’ils peuvent être dressés. Bart a consulté un professeur, Ron Verhagen, spécialisé dans l’écologie des rongeurs à l’université d’Anvers, qui lui a conseillé d’utiliser le rat cricétome de Gambie, et ce, pour plusieurs raisons : ces rats stockent des objets sous terre et cherchent souvent leur nourriture sous terre. Ils vivent jusqu’à huit ans, alors que les espèces de rats plus petits ne vivent que deux ou trois ans. C’est aussi un animal calme, que l’on peut caresser, alors que la plupart des autres rats sont nerveux. Enfin, il a déjà été prouvé qu’on peut les élever et les garder en captivité. En raison de leur taille, ils sont aussi élevés pour fournir une viande appréciée.

PI. Combien de rats avez-vous élevés et formés à la détection des mines ou de la tuberculose ?
CC. Nous avons autour de 300 rats, et nous en avons formé 78 au cours des cinq dernières années – 26 pour la détection de la TB et 52 pour les mines.

La détection des mines

PI. En quoi consiste l’entraînement des rats ? Et en quoi diffère-t-il pour la TB et pour les mines ?
CC. Après leur naissance, nous laissons les rats avec leur mère pendant environ dix semaines. Nous avions l’habitude de les prendre un peu plus tôt, mais nous leur donnons plus de temps maintenant, pour qu’ils soient plus forts. Ensuite, nous commençons l’apprentissage de la socialisation. Nous les emmenons à moto et en camion. On allume la radio et on les met dessus. Ils doivent s’habituer aux êtres humains, aux sons et à diverses stimulations environnementales. Après environ trois semaines, nous commençons l’entraînement au clic. Nous avons un petit gadget portatif qui émet un clic et on les habitue à recevoir un morceau de banane ou une cacahuète chaque fois qu’ils entendent le clic. Jusqu’ici, il n’y a pas de différence d’entraînement pour les rats entraînés à la détection des mines et de la TB. Ensuite, pour la détection des mines, nous utilisons des boules à thé dont certaines contiennent du TNT (Trinitrotoluène – une matière explosive relativement stable et facile à manipuler). On ne fait entendre le clic que lorsque le rat découvre la boule qui a l’odeur du TNT. Il reçoit alors sa récompense en nourriture. Peu à peu, selon le principe de Pavlov, les rats associent l’odeur du TNT à la récompense. Pour la détection de la tuberculose, les rats sont mis en présence d’échantillons de crachats humains, soit neutres soit positifs.
Ensuite, ça devient plus difficile pour les rats détecteurs de mines. Nous les emmenons sur un petit champ de mines désactivées avec des mines sur le sol. Progressivement, nous agrandissons la zone d’entraînement, et on enfouit les mines de plus en plus profondément dans le sol. Au bout de neuf mois à un an, ils travaillent sur une zone beaucoup plus grande sur laquelle se trouvent cinq à dix mines. S’ils parviennent à les détecter toutes, ils seront exportés vers d’autres pays et formés aux types de mines locales qui peuvent être différentes de celles que nous utilisons pour l’entraînement. Après quelques semaines, ils seront contrôlés par les responsables locaux du déminage. Si les bons résultats sont confirmés, ce qui est généralement le cas, ils obtiennent leur diplôme de détecteurs de mines.

PI. Dans quels pays sont-ils utilisés ?
CC. Actuellement, nous travaillons en Angola, au Zimbabwe, au Mozambique, au Cambodge, au Sud-Soudan et nous venons de commencer en Turquie.

PI. Les rats sont-ils utilisés en parallèle à des méthodes plus conventionnelles pour détecter les mines ?
CC. Oui, toujours. Lorsque le rat indique la présence d’une mine, son maître pose une marque. Ensuite, une personne apporte un détecteur de métaux pour trouver et confirmer l’emplacement exact. Ils vont ensuite déterrer la mine pour l’emporter et la faire exploser.

PI. Quel est l’avantage des rats par rapport aux détecteurs de métaux ?
CC. Un rat peut explorer une zone de la taille d’un court de tennis en 40 minutes, alors qu’il faudrait jusqu’à quatre jours avec un détecteur car il y a souvent des milliers et des milliers de morceaux de métal dans un champ de mines, provenant d’explosions précédentes. Chaque fois que le détecteur de métaux émet un bip, l’opérateur doit suivre une procédure. Il doit prendre sa brosse et sa petite pelle pour découvrir le métal, ramasser les morceaux, les mettre dans une boîte, puis reprendre le détecteur et vérifier à nouveau. Si le signal a disparu, ils peuvent poursuivre. Avec un détecteur de métaux, on peut avoir énormément de fausses alertes, alors qu’un rat est entraîné à détecter uniquement le matériau explosif et non les métaux.

PI. Comment un rat fait-il savoir à son maître qu’il a détecté une mine ?
CC. Il gratte légèrement au-dessus de la mine et reste immobile pendant quelques secondes.

La détection de la tuberculose

PI. Qu’apportent les rats dans la détection de la tuberculose, par rapport aux seuls tests médicaux ?
CC. Actuellement, l’OMS dénombre dix millions de nouveaux cas de tuberculose par an dans le monde. En Afrique subsaharienne, seuls environ 50 % de ces cas sont diagnostiqués. De nombreuses personnes sont atteintes de tuberculose sans le savoir. La microscopie permet de détecter entre 20 et 60 % des cas. Chez les personnes séropositives, le taux de détection est d’environ 25 %. Dans ce cas, lorsqu’une personne se rend à l’hôpital, elle a trois chances sur quatre de se voir dire qu’elle est négative alors qu’elle est en réalité positive.
Ensuite, il y a les tests PCR [réaction en chaîne par polymérase, qui détecte le matériel génétique d’un virus]. Ils sont plus coûteux et les appareils requièrent une grosse maintenance. En Afrique, environ 40 % des machines PCR ne fonctionnent pas. Les rats ont une grande vitesse de détection. Par exemple, dans un des 55 hôpitaux où nous travaillons, dans la ville de Dar es Salaam, en Tanzanie, notre centre de dépistage recueille tous les échantillons de crachats. Les rats examinent un grand nombre d’échantillons de patients auxquels on a dit de rentrer chez eux, et nous découvrons que certains sont positifs.
Les rats augmentent le taux de détection d’environ 40 %. Sur 100 échantillons, les hôpitaux obtiennent 10 à 15 positifs. Et, sur les 85 à 90 négatifs, nous identifions encore cinq ou six autres positifs que les hôpitaux n’ont pas su détecter. Le plus important, c’est que nous contribuons à stopper la transmission, car chaque personne infectée peut en infecter 10 ou 15 autres.

PI. Dans quels pays travaillez-vous pour dépister la tuberculose ?
CC. Au Mozambique, en Tanzanie et en Ethiopie. Nous avons deux laboratoires en Tanzanie.

PI. Combien de tests avez-vous réalisés ?
CC. On a testé quelque 790 000 échantillons.

PI. Apopo va-t-il étendre la formation des rats à d’autres domaines de détection ?
CC. Actuellement, nous travaillons sur la détection de la brucellose, une maladie qui se transmet par la consommation de lait non pasteurisé. Nous envisageons aussi de détecter les contaminants du sol et les produits issus de la faune sauvage, qui font l’objet d’un énorme commerce illégal, principalement en Asie du Sud-Est. Nous avons également des projets qui consistent à entraîner les rats à trouver des survivants après des tremblements de terre. Pour cela, nous avons développé pour les rats un petit sac à dos high-tech avec une caméra. Les rats peuvent sentir les gens et ils sont si petits qu’ils peuvent se faufiler dans les ruines et sous les gravats où les adultes ne peuvent pas accéder.

Les chiens-héros

PI. Apopo forme également des chiens à la détection des mines…
CC. Oui, les chiens, des Berger belge malinois, sont entraînés à reculer rapidement dès qu’ils sentent quelque chose. Nous utilisons les chiens car ils pénètrent aisément dans la brousse. S’ils trouvent une ceinture de mines, on continue avec les rats pour affiner la recherche dans une zone réduite. Les chiens peuvent porter un sac à dos avec une caméra, un GPS et du matériel de communication. On arrive ainsi à établir une carte qui indique la trajectoire du chien et les endroits où il pourrait y avoir des mines.

Amis des animaux

PI. Apopo met l’accent sur la santé et le bien-être des animaux qui lui sont confiés. Pouvez-vous nous parler de la vie des rats dont vous avez la charge ?
CC. Il est très important que les animaux soient bien traités et ne soient pas stressés, tant pour optimiser leurs performances que pour leur bien-être en général. Nous sommes tous des amis des animaux. Nos rats sont contrôlés chaque jour par leurs dresseurs et chaque semaine par un vétérinaire. Ils peuvent jouer en dehors de leur cage. Lorsqu’ils prennent leur retraite, ils sont placés dans un environnement agréable, avec des jouets. Nos rats vivent plus longtemps que leurs collègues dans la nature.

PI. Les rats sont trop légers pour faire exploser une mine, ce qui est une autre raison de leur efficacité. Les chiens eux, sont entraînés à reculer lorsqu’ils détectent une mine, au lieu de gratter la terre comme les rats. Cependant, existe-t-il un risque d’explosion accidentelle avec un chien ou leur sécurité est-elle primordiale sur le terrain ?
CC. Il y a bien sûr toujours un danger, mais il n’est pas supérieur à celui auquel s’exposent les maîtres-chiens et les démineurs. Il est très peu probable qu’un chien puisse déclencher une mine terrestre en marchant dessus. Nous suivons des procédures strictes et nous n’avons jamais eu de cas d’accident avec nos animaux.

PI. Quelles sont vos sources de financement ?
CC. Notre financement provient de diverses sources. Principalement des fondations et organisations caritatives. Chacun peut aussi individuellement adopter un rat et recevoir régulièrement des nouvelles de l’animal adopté. Ces petits dons représentent environ 10 % de nos revenus. Une autre source importante vient des gouvernements. Le gouvernement américain soutient notre opération de déminage au Zimbabwe, où nous déminons des champs de mines de 37 km avec une densité d’environ 2 000 mines au kilomètre. Cette zone se trouve dans le parc national de Gonarezhou, adjacent au parc national Kruger d’Afrique du Sud et au parc Limpopo du Mozambique, qui constituent ensemble l’un des plus grands parcs transfrontaliers du monde (19 600 km2). C’est une grande zone de vie sauvage. Nous dégageons un couloir de migration des éléphants et, ce faisant, nous contribuerons non seulement à la sécurité des hommes, mais aussi à celle des animaux, et nous permettons le développement de l’écotourisme.

Pour plus d’information : www.apopo.org

 

Environnement

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Esotérisme

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Faire le lien

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Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
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Fenêtre sur le monde

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La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
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La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
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Le point de vue de Maitreya

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Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue. « Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
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Les enseignements de Maitreya

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Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
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Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
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L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
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L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
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Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
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Autres

Lutte pour l’environnement : des étudiants préparent l’occupation des universités [sommaire]

par Julia Conley,

Le 26 juillet 2022, des étudiants du monde entier ont annoncé leur intention de « perturber le « cours des choses » dans leurs universités et écoles cet automne, en faisant pression sur les autorités et les responsables politiques afin qu’ils intensifient leurs efforts contre la crise climatique, en organisant des occupations et en refusant de suivre les cours.

Nombre d’étudiants ont cosigné une tribune publiée par The Guardian, proclamant que leur nouvelle campagne, End Fossil : Occupy ! rassemblera des jeunes du monde entier pour exiger « la fin de l’économie fossile ».

« Prenant exemple sur les manifestations des années 1960, les jeunes du mouvement pour la justice climatique vont interrompre leurs activités, ont déclaré les organisateurs. Non parce que nous n’aimons pas apprendre, mais parce que ce que nous avons déjà appris montre clairement que, sans une rupture radicale avec ce système, nous ne pouvons pas garantir une planète viable pour l’avenir. » Les occupations de centaines d’établissements d’enseignement auront lieu entre septembre et décembre 2022.

Nous ne pouvons pas continuer ainsi

Cette tribune a été signée par des étudiants du Portugal, d’Espagne, d’Argentine, des Etats-Unis, de Côte d’Ivoire et du Royaume-Uni.

Les occupations seront centrées sur trois principes :

– Les occupations seront organisées par les jeunes.

– Le cadre politique sera celui de la justice climatique et de la fin des combustibles fossiles par le biais d’un processus mondial socialement juste.

– Le but sera d’occuper des écoles et des universités dans plusieurs endroits, en perturbant le fonctionnement de la société jusqu’à ce que la demande locale soit satisfaite.

« Nous ne pouvons pas continuer à faire semblant que tout va bien, écrit le groupe. Comme d’autres étudiants l’ont fait avant nous – des étudiants de Mai 68 en France à ceux du Printemps arabe, de la Révolution des manchots au Chili et de la Primavera Secundarista au Brésil à Occupy Wall Street  – nous allons arrêter nos activités pour montrer à nos gouvernements et à la société que nous devons tout changer, dès maintenant. De Lisbonne à la Californie, du Pérou à l’Allemagne et de Madrid à la Côte d’Ivoire, nous appelons les jeunes à se rassembler et à organiser une génération révolutionnaire internationale pour changer le système. »

Le mouvement pour la justice climatique mené par les jeunes a connu sa plus grande mobilisation en septembre 2019, lorsqu’environ quatre millions de personnes ont participé à des grèves mondiales pour le climat inspirées par la militante suédoise Greta Thunberg. On considère que ces manifestations ont été la plus grande protestation de masse pour l’action climatique de l’histoire. Mais la Covid a eu raison de cet élan, selon End Fossil : Occupy !

Depuis que la pandémie a frappé, l’inaction des dirigeants mondiaux a suscité la colère des défenseurs des droits humains lors des sommets internationaux, notamment lors de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP26) de 2021, au cours de laquelle les décideurs politiques n’ont pris aucun engagement sérieux pour financer des actions en faveur du climat des pays du Sud.

Les plus grandes compagnies pétrolières du monde sont désormais « en passe de dépenser chaque jour 103 millions de dollars dans des projets de destruction planétaire pour le reste de la décennie, ont déclaré les organisateurs. Puisque céder au défaitisme ne sera jamais une option pour nous, nous devons maintenant nous organiser massivement. Nous devons créer un nouveau pic de mobilisation, encore plus grand que celui de 2019. Si nous attendions un signal, c’est celui-là. Avec des températures qui grimpent de plus en plus vite, nous n’avons jamais été aussi certains qu’une mobilisation plus importante que jamais est non seulement possible, mais existentiellement nécessaire. »

End Fossil : Occupy ! a déclaré : « Nous allons relancer le mouvement des jeunes, créer de nouvelles alliances, nous radicaliser, engager l’ensemble de la société à soutenir et à occuper, et envisager le monde que nous voulons – où la vie et non le profit est au centre. Nous nous lèverons dans la justice et la libération pour écraser l’industrie des combustibles fossiles. Nous n’aurons aucun doute : la jeunesse est révolutionnaire. Nous allons inverser le cours des événements, changer l’histoire et anéantir l’économie fossile. »

Source : Commondreams.org

Les dix principales sources des rêves [sommaire]

La science du contact et de la communication

par Aart Jurriaanse,

L’homme s’intéresse à ses rêves depuis les tout premiers temps de son existence consciente. Les rêves concernent largement la vie astrale, et durant les temps atlantéens, quand l’homme avait une conscience astrale, les rêves faisaient l’objet d’une science à part entière. Les âges passant, et avec le déclin puis la destruction finale de la civilisation atlante, cette science fut perdue. Ce n’est que maintenant qu’elle est reprise dans une certaine mesure par certains psychologues, qui essayent d’établir un lien entre la vie des rêves et l’état de leurs patients.

Pendant ces âges intermédiaires, l’intérêt pour les rêves ne s’est jamais démenti, et chaque période de civilisation a produit son lot de magiciens, prophètes, devins et médiums, qui ont servi à expliquer les rêves à la royauté, à l’intelligentsia et au quidam.

Jusqu’à récemment, l’analyse des rêves a généralement été conduite par l’aspect astral, et très peu nombreux sont ceux qui ont réalisé l’extrême complexité du sujet. Ceux qui sont intéressés par les rêves, et plus particulièrement les psychologues qui étudient intensément ce thème, pourraient trouver intéressantes les indications du Tibétain issues du Traité sur les 7 rayons, volume II – Psychologie ésotérique (pp. anglaises 493 à 510).

Résumé sommairement, il existe dix sources principales aux rêves :

1 – Les rêves basés sur l’activité du cerveau. Dans ce cas, le sujet dort d’une façon trop légère, et le fil de sa conscience ne se retire pas autant que dans le sommeil profond. Il reste donc dans un état d’engourdissement ou demi-sommeil, mais sans avoir une claire reconnaissance ou interprétation de sa vie mentale normale. Il n’est pas besoin d’attacher une importance quelconque à ce genre de rêves, qui ne sont en fait pas des rêves. Ils indiquent un état de nervosité physique dont il conviendrait de s’occuper. La nature veut que toutes les formes de vies doivent « dormir » par moment, pour récupérer.

2 – Les rêves de souvenir [astral]. Ces rêves sont un recouvrement de choses vues et entendues sur le plan astral durant les heures de sommeil. C’est sur ce plan que se trouve généralement l’homme lorsque le fil de conscience est séparé du corps. Ces rêves, ayant trait aux satisfactions astrales sont tous de la nature du mirage et de l’illusion. Ils peuvent relater une participation personnelle à des activités astrales, ou bien ils peuvent faire référence à l’enregistrement des impressions du dormeur pendant qu’il était un spectateur astral de véritables scènes et actions des personnes de l’environnement astral.

3 – Les rêves qui constituent des souvenirs de véritables activités. C’est la capacité de continuer son activité normale de veille sur le plan astral, pendant les heures de sommeil. Les rêves seront simplement l’enregistrement dans le cerveau physique d’expériences astrales reconnues, et pourront donc se révéler une aide précieuse. La valeur de ces rêves devra être soupesée attentivement, car ils pourraient être affectés par le mirage et l’illusion, tout autant que par les impressions d’autres êtres qui auront été contactés pendant de telles excursions astrales.

4 – Les rêves qui sont de nature mentale. Par contraste avec la majorité des rêves qui sont purement de nature astrale, ces rêves mentaux trouvent leur origine sur le plan mental et indiquent une certaine mesure de maîtrise mentale. Ces rêves sont fondamentalement de trois sortes :

a) Les rêves basés sur un contact avec le monde des formes-pensées. Ils peuvent avoir trait tant aux domaines des formes-pensées antiques comme modernes, mais en tous cas elles ont une origine purement humaine et contiennent tous les thèmes imaginables.

b) Les rêves de nature géométrique et dans lesquels le sujet devient conscient des modèles, des formes symboliques, parfois d’une nature étrange et totalement inexplicable. Ces rêves ont rapport au processus évolutionnaire de l’homme, et aux symboles de sa conscience qui se développe.

c) Les rêves qui sont des présentations symboliques d’enseignement reçu durant les heures de sommeil. Ces enseignements de nature mentale donnés sur le plan astral sont enregistrés inconsciemment, et peuvent parfois être reflétés dans les rêves sous une forme symbolique.

5 – Rêves qui sont des enregistrements de travail [astral] effectué. Pendant les heures de sommeil, bien des aspirants sont constructivement employés à des activités variées, en accord avec leurs qualifications et leurs caractéristiques. Ce travail peut être de nature égoïste ou altruiste, en fonction du stade de développement et des attributs du rêveur. La clarté avec laquelle ces activités seront reflétées dans les rêves dépendra de la continuité de conscience atteinte.

6 – Les rêves télépathiques. Pendant les moments de crises, des événements réels sont parfois télépathiquement transmis d’une personne à une autre. Le mental récepteur les enregistre souvent inconsciemment, les reflétant sous forme de rêve pendant le sommeil. Des expériences vécues par d’autres personnes, et enregistrées télépathiquement, peuvent alors être interprétées par le rêveur comme siennes.
Il existe quatre types de rêves qui sont le fait d’un lien plus étroit et conscient avec l’âme. L’expérience sur le plan de l’âme est alors enregistrée dans le mental, d’où elle est transférée vers le cerveau, et cette impression peut se refléter dans les rêves.

7 – Les rêves qui sont dramatisés par l’âme. C’est un accomplissement symbolique de l’âme dans le but de donner des instructions, des avertissements ou des ordres à son instrument, l’homme sur le plan physique.

8 – Les rêves qui concernent le travail de groupe. Dans ce type de rêve, l’âme entraîne son instrument en vue d’une activité de groupe. De nombreuses expériences rapportées dans les ouvrages mystiques au cours des siècles passés, destinées à l’instruction de membres du groupe, appartiennent à cette catégorie.

9 – Les rêves qui sont des instructions enregistrées. Ces rêves contiennent les enseignements communiqués par le Maître à son disciple, par son âme. L’âme les imprime ensuite sur le mental, où ils sont formulés en formes-pensées qui sont envoyées au cerveau. La réponse du disciple et l’utilisation correcte qu’il fera de l’enseignement dépendra de son développement mental.

10 – Les rêves reliés au plan mondial. Dans certains cas, un Maître peut communiquer un enseignement à un disciple avancé dans un rêve, et au réveil le serviteur le reconnaîtra en tant que message spirituel ou inspiration, d’une grande signification. C’est une autre illustration de la ligne de communication directe entre l’âme et le cerveau.
Ce résumé a esquissé les différents types de rêves, avec pour seul objectif de donner une idée de la complexité du sujet, et d’indiquer quelques-unes des nombreuses facettes qui peuvent être considérées lors des tentatives d’analyse et d’interprétation des rêves.

Source : Bridges, www,bridges-publishing.de

 

Citation

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Message de Maitreya

Message n° 129 du 8 septembre 1981 [sommaire]

par Maitreya,

Mes chers amis, une fois de plus, je suis heureux d’être avec vous de cette façon.
Mes amis, je suis vraiment heureux de la réponse de l’humanité. Beaucoup voient, autour d’eux, un monde chaotique et dangereux, non sans raison. Néanmoins, au cœur du tourbillon de cette apparente confusion, demeure un lieu calme et silencieux, générateur d’espoir et de changement.
Mes amis, si comme moi vous pouviez voir les transformations qui, maintenant, surviennent, votre cœur tressaillirait de joie comme le mien car, à travers le monde aujourd’hui, l’homme s’éveille au changement, proclamant des pensées nouvelles et des idéaux qui, à présent, saisissent le cœur des hommes.

Nombre d’entre vous sont conscients du fait que beaucoup de bonnes choses se déroulent dans le monde, alors que les effets profonds de mon travail vous demeurent encore cachés.
Soyez donc vraiment heureux et pleins de joie.
Propagez largement le rythme et la lumière de la joie, et éveillez-en tous ceux que vous rencontrez la réponse à ces joyeuses nouvelles.
Mes amis, beaucoup reste à faire.
Beaucoup de responsabilités retiennent mon attention.
Nombreux sont les problèmes qui attendent une solution.
Néanmoins, grands sont les progrès déjà accomplis.
Sachez que cela est vrai et agissez en conséquence.

Lorsque vous me verrez, vous entendrez à nouveau les anciennes vérités.
De moi viendra l’énonciation de la véritable relation de l’homme à Dieu. Dotés de cette connaissance, ceux qui répondront progresseront vers cette divinité.

Faites vôtre la tâche d’instruire les autres.
Dites-leur ce que vous savez de l’Amour et de la Vérité.
Dites-leur que la manifestation de l’Amour est le chemin sûr qui mène à Dieu.
Cette vérité simple sous-tend tout ce que j’enseigne.

Attendez-moi encore un peu.
Voyez-moi comme votre frère et votre ami.
Reconnaissez-moi comme votre guide, et ayez foi en l’avenir.
Ayez confiance en moi, et aimez-moi comme un frère.
Connaissez-moi comme la manifestation de l’Amour de Dieu.
Préparez-vous à me voir bientôt.
Préparez-vous à travailler avec moi.
Préparez-vous à dire au monde que vous croyez que moi, Maitreya en personne, je suis maintenant parmi vous.
Faites cela pour moi, mes amis, et entrez dans la Vie.

Que la Divine Lumière, l’Amour et la Puissance du Dieu unique et très saint se manifestent maintenant dans votre cœur et dans votre esprit.
Que cette manifestation vous amène à apporter votre aide à ceux qui en ont besoin dans le monde.

 

Brève

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Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.

Un cadeau exceptionnel [sommaire]

 

 

 

Au cours de l’été 2005, nous passâmes deux nuits dans une maison de vacances, dans la préfecture de Minakami Gumma. A cette époque, je me sentais déprimé. Je n’étais donc pas d’humeur à profiter pleinement du séjour.

Le deuxième jour (le 31 juillet), je me promenais dans un pré avec mes filles. Il y avait des centaines de jeunes sauterelles qui sautaient partout. J’en remarquai une totalement rose. J’ai vu des milliers de sauterelles depuis que je suis enfant, car j’aimais déjà observer et attraper ces insectes. Mais je n’avais jamais vu une sauterelle aussi rose de toute ma vie. En regardant cette sauterelle rose, j’ai réalisé qu’une sauterelle est une sauterelle, qu’il n’y a pas de différence, quelle que soit sa couleur, et ce qui est important, c’est que chacune est unique et doit être telle qu’elle est. J’eus l’impression d’être encouragé par ces mots « sois toi-même tel que tu es » et cela me rassura.

Environ un mois plus tard, je partageai mon expérience et montrai des photos de la sauterelle rose. Mes amis n’avaient jamais vu de sauterelle rose non plus et pensèrent qu’elle avait dû être manifestée par un Maître. J’imaginai qu’il existait peut-être une légende de la sauterelle rose quelque part dans le monde, comme celle du bison blanc en Amérique du Nord.

Le lendemain, en sortant de chez moi, je trouvai une sauterelle sur le sol. Etonnamment, le dos de la sauterelle était également rose. Je fus étonné d’en voir une deuxième. Cet événement me convainquit que c’était une sorte de « miracle ».

Un jour de mars 2006, je me rendais à la méditation de transmission, et repensais à la sauterelle rose de l’année précédente. Et soudain, je vis une sauterelle adulte verte ordinaire très affaiblie, presque morte. Comme cet hiver fut très froid et que le printemps arriva tard, il était extrêmement improbable qu’il y ait une sauterelle en mars. Une fois encore, cette découverte fut étonnante.

Je sentis que je devais écrire ce courrier décrivant cette expérience intéressante. Ces sauterelles étaient-elles un cadeau spécial pour moi, peut-être manifesté par un Maître ?

T. Y., Kawagoe, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « miracle des sauterelles » a été manifesté par Maitreya.

La spiritualité rencontre le militantisme [sommaire]

Je suis très heureux que vous ayez publié dans le numéro de juillet/août 2022 de votre revue une correspondance datant des années 1970 entre Benjamin Creme et un membre d’un groupe parlementaire. Elle soulignait l’importance de la coopération avec d’autres groupes.

Au cours de l’hiver 2021, j’ai commencé à mettre en pratique une forme de travail sur l’Emergence basée sur la coopération avec d’autres groupes. Le nom de ce projet est Save our Planet Talks – Spirituality meets Activism (Sauvons notre planète – la spiritualité rencontre le militantisme). Je souhaite partager avec vous son fonctionnement ainsi qu’une rencontre particulière à l’issue d’un de ces entretiens. Dans cette forme de travail sur l’Emergence, il y a un animateur qui interviewe un militant présentant son message, et moi-même. Je présente nos informations – le message de B. Creme. Dans cet atelier, qui est une sorte de table ronde, notre objectif est de trouver des liens et des similitudes entre nos informations, notre vision de la spiritualité et celle des militants en général.

C’est une excellente façon de travailler :

– Elle met en pratique la coopération avec d’autres groupes. Ainsi, les informations de B. Creme atteignent également les militants et leurs réseaux qui n’assisteraient pas normalement à une conférence basée uniquement sur la spiritualité.

– C’est en accord avec les énergies de synthèse du Verseau, car ce projet de partage mêle le point de vue d’un activiste et un message spirituel.

– Elle réunit la manière intérieure (spirituelle) et extérieure (militante) d’œuvrer pour un monde meilleur.

– Nous apprenons à connaître des militants, des personnes constructives, et à travailler avec elles. De cette façon, on crée un réseau de personnes travaillant pour les forces positives.

Je souhaite partager avec vous une rencontre particulière que j’ai faite à la fin d’un de ces ateliers, ainsi que les expériences partagées par le groupe.

 

A propos des enfants

En mai 2022, nous organisâmes un autre atelier lors d’un salon de solidarité avec Magdalena Gschnitzer, la militante écologiste la plus connue du Tyrol du Sud. Il y avait environ 50 à 60 personnes dans le public. Les animateurs étaient deux membres du groupe de méditation de transmission d’Oberbozen et ils interviewèrent Magdalena sur son travail et son message ; puis ils m’interrogèrent sur les informations concernant Benjamin Creme.

Il y avait aussi des enfants dans le public. Lorsque j’ai lu le message n° 33 de Maitreya à la fin de la conférence, les enfants se sont tenu la main jusqu’à la fin du message. Ils firent des remarques très positives pendant les questions et les réponses.

 

Tout va bien

[2] Après la table ronde, je vis un vieil homme aux cheveux blancs assis dans un coin du barnum dans lequel l’événement avait eu lieu. J’avais l’impression de le connaître ; il avait l’air sympathique. Je m’assis à côté de lui et lui demandai : « Est-ce que nous nous connaissons ? Faites-vous partie de la Maison des Familles ? », qui organisait le salon. Il me répondit que non, mais que la famille et la solidarité étaient importantes pour lui. Il ajouta qu’il avait aimé cet entretien et que le théologien Richard Rohr a déclaré qu’il y a deux chemins vers Dieu. L’un est la souffrance totale et l’autre l’amour total. Je me sentis alors soulagé et j’eus l’impression qu’il répondait à une question que je me posais inconsciemment. Je sentis qu’en fin de compte, tous les chemins mènent à Dieu. Il affirma qu’il avait apprécié que j’aie parlé de la divinité intérieure en chacun de nous. Il expliqua qu’il avait énormément appris dans les moments les plus difficiles de sa vie. Il a ajouté que si nous n’avions pas de moments difficiles dans notre vie et que si cette divinité intérieure était protégée comme dans une boîte en verre, elle pourrirait. Cette déclaration eut également un effet rassurant sur moi.

D’une certaine manière, je sentais qu’il n’aimait pas que je cite Maitreya : « Tout ira bien. Tout se passera bien. » Il pensait qu’il valait mieux dire « Tout va bien. ». J’ai réalisé alors que c’était vrai, nous avons tout ce dont nous avons besoin en nous. Sur le plan de l’âme, tout est parfait. Je pense que les Maîtres travaillent dans cette optique. Sa déclaration a eu un effet très positif sur moi.

Il a cité Vaclav Havel : « L’espoir n’est pas la foi que les choses vont bien, mais la foi que les choses ont un sens, peu importe comment elles vont. » Je fus très touché par cette phrase.

A la fin de notre conversation, il déclara chaleureusement : « Je vous aime bien. » Il prit ma tête entre ses mains et posa son front contre le mien, comme le font les Tibétains. Normalement, j’ai besoin d’un peu de temps pour connaître les gens avant de les embrasser, mais son geste me sembla parfaitement approprié. Le lendemain de notre rencontre, je compris combien d’amour il y avait dans ce geste. Après cela, il déclara : « Transmettez ceci et embrassez les autres » (les membres du groupe qui avaient été les animateurs et Magdalena). Il ajouta que nous devions continuer dans cette voie (il parlait de notre travail). Avant de partir, il dit en plaisantant que ses cheveux étaient noirs, mais qu’ils sont maintenant blancs et que, grâce à eux, tous ceux qui le cherchent peuvent le voir briller dans la foule.

 

Sur la bonne voie

[3] Le soir, alors que nous rentrions de la conférence, un véhicule à contresens nous fit face mais juste à ce moment-là, une autre voiture nous doubla, Elle fit office de bouclier, car c’est elle, et non notre voiture, qui percuta celle qui fonçait droit sur nous. Les deux voitures sortirent de la route. Je me précipitai pour voir si tout allait bien. Celle qui nous avait sauvés en faisant office de bouclier était sur le toit, les vitres brisées, mais les occupants n’étaient pas trop blessés et semblaient conscients. Je pensai en moi-même que c’était un miracle. Le conducteur à contresens était choqué, mais pas blessé non plus ! Je déclarai à notre chauffeur (Renate, membre du groupe et animatrice) que tous semblaient avoir un bon ange gardien. C’est ce que nous avons convenu. Si cette voiture ne nous avait pas doublés et n’avait pas fait office de bouclier, le conducteur à contresens nous aurait percutés.

Je ne peux évidemment pas le prouver, mais je crois que l’homme aux cheveux blancs était un Maître ou le porte-parole d’un des Maîtres ou de Maitreya. Je crois qu’une intervention divine nous a préservés d’un accident qui aurait pu être extrêmement grave.

A. B. et ses collègues du Groupe de méditation de transmission d’Oberbozen, Tyrol du Sud, Italie

L’homme en blanc [sommaire]

Les lecteurs réguliers de notre revue se souviendront peut-être que le Maître de Benjamin Creme a indiqué à plusieurs reprises la présence et l’identité d’un « visiteur spécial » que nous, à Amsterdam, avons nommé « Maitreya sous cette apparence ». La rencontre la plus récente avec lui s’est produite pendant la pandémie (bien qu’elle ne fût pas confirmée à l’époque). Vers 2018, nous l’avons vu près du centre d’information d’Amsterdam, écouter attentivement un personnage emblématique que nous avons surnommé « l’homme en blanc ». Peut-être que ce n’était qu’un original du quartier, un porte-parole ou un familier. Il ressemblait à un magicien sorti d’un livre pour enfants, avec de longs cheveux blancs, une longue barbe blanche, des vêtements blancs amples, et même des chaussettes blanches. Nous l’avons vu deux ou trois fois depuis. Nous ne savons rien de lui, ni ne prétendons rien à son sujet, mais il joue un rôle dans un événement qui s’est produit juste après que nous ayons reçu le courrier d’A. B.

Quand A. B. (voir le courrier Tout va bien) a mentionné un homme aux cheveux blancs, cela a rappelé à quelques-uns d’entre nous à Amsterdam l’homme en blanc et nous l’avons évoqué en train de discuter avec Maitreya sous cette apparence. Ainsi, pendant quelques jours, nous avions à l’esprit cet homme en blanc, nous souvenant de la première fois où nous l’avions rencontré, alors que nous avons très peu parlé de lui au cours des deux dernières années.

Un jour ou deux après avoir lu le courrier d’A. B., nous nous rendions en voiture au Centre d’information lorsque nous aperçûmes la silhouette familière de l’homme en blanc. Il apparut soudain sur notre gauche puis très rapidement juste devant nous, à vélo, au milieu de la route que nous empruntions.

Il est clair que nous ne pouvons pas prouver ce qui suit, mais nous avons pris cela comme un indice pour confirmer, avant tout, que les Maîtres nous entendent et sont avec nous. Un autre détail qui attira notre attention dans le courrier ci-dessus est que l’homme âgé qui a parlé à Andreas l’a salué en mettant son front contre celui d’Andreas. C’est exactement ainsi que Maitreya, sous son apparence habituelle, a pris congé d’un collègue de notre Centre d’information, il y a plusieurs années. Tous ces petits détails nous amènent à nous demander si l’interlocuteur d’A. ne serait pas un porte-parole ou Maitreya lui-même. Une coïncidence ? C’est possible. Mais de tels événements semblent souligner la présence et la proximité des Maîtres.

Des collaborateurs du groupe néerlandais

 

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
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Dernière de couverture

Article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, 1948 [sommaire]

Photo : Ninaras, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

1 – Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.

2 – La maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu’ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

 

En 1982, au moment du lancement de cette revue (en anglais), nous avons adopté l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui résume si bien nos principes. Depuis lors, il figure dans le colophon de chacun de nos numéros, car il exprime l’ensemble de nos préceptes et de nos valeurs. Lorsque l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’homme sera enfin appliqué, quel monde nous créerons !

 

Comme l’a écrit le Maître de Benjamin Creme :

« Mais l’urgence absolue est d’instaurer une communauté d’intérêts de plus en plus étroite entre l’individu et la société. Ce n’est que de cette façon que la liberté de celui-ci et la stabilité de celle-là pourront être garanties. Comment y parvenir ?

Les Nations unies ont adopté un code des droits de l’homme, qui, s’il était appliqué, contribuerait dans une large mesure à résoudre les tensions sociales existantes et pourrait servir de base à une société juste et stable. Mais jusqu’à maintenant, cette Déclaration universelle des droits de l’homme est restée à l’état de rêve pour des millions de malheureux démunis et privés de droits civiques dans tous les pays du monde. Le but doit être de faire respecter le plus rapidement possible ces droits fondamentaux dans chaque nation.

Avec l’acceptation du principe de partage, cela devient possible. Les hommes n’auront plus besoin de lutter pour obtenir le droit de travailler, de nourrir leur famille et d’être, dans une certaine mesure, maîtres de leur destin. D’un seul coup, l’acceptation du partage mettra fin aux divisions et aux conflits, et guérira notre société malade en extirpant les hommes du bourbier où ils se sont enlisés. Faites du partage le but de vos efforts. Montrez que le monde a maintenant besoin, plus que jamais au cours de son histoire, de mettre en place ce principe juste et fondamental, dont seule l’acceptation peut permettre à l’homme de trouver et de manifester sa nature divine. »
Les droits de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme, publié dans Un Maître parle, Ed Partage Publication

 

Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
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Questions-réponses de Benjamin Creme

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Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme

Dans Extériorisation de la Hiérarchie d’Alice Bailey (du Maître Djwhal Khul), il est dit que les Maîtres travailleront ouvertement sur le plan physique, d’une manière reconnue et respectée, avant la réapparition de Maitreya le Christ. Vos informations impliquent-elles que le Plan a été modifié ou cette interprétation du livre est-elle trop littérale ? [sommaire]

Les deux. C’est-à-dire que cette interprétation est peut-être trop littérale ; cependant, le Plan a été « télescopé ». Il a pu être accéléré.
(Source : Archives de Benjamin Creme ; non datées).

Dans le cas de personnes proches de l’intégration de la personnalité, quelle est la relation entre le centre sacré et celui de la gorge ? [sommaire]

Lorsque nous approchons de l’intégration, l’énergie du centre sacré remonte et commence à se concentrer dans le centre de la gorge.
(Source : Archives de Benjamin Creme ; non datées).

Quelle est dans « l’humanité moyenne » la proportion de corps mentaux de premier, quatrième et cinquième rayon ? [sommaire]

Le corps mental de quatrième rayon est relativement commun et le mental de cinquième rayon est relativement rare. Dans « l’humanité moyenne », il n’y a presque pas de corps mentaux de premier rayon.
(Source : Archives de Benjamin Creme ; non datées).

Il est facile de parler de « transmutation » plutôt que de répression de certains aspects de sa nature, mais comment cela peut-il se faire ? [sommaire]

Nous réalisons notre propre transmutation par la méditation et le service. Nous nous transformons aussi en faisant entrer la lumière de l’âme par le corps mental.
(Source : Archives de Benjamin Creme ; non datées).

Pourquoi l’intuition fonctionne-t-elle à travers un groupe plutôt qu’un individu ? [sommaire]

A proprement parler, l’intuition provient du niveau bouddhique. C’est Bouddhi qui est un état de conscience de groupe. Il n’y a aucun sens à être un individu séparé.
(Source : Archives de Benjamin Creme ; non datées).

Sanat Kumara, le Seigneur du Monde, s’extériorisera-t-il sous la forme d’un Avatar visible et reconnu dans un avenir prévisible ? [sommaire]

Non.
(Source : Archives de Benjamin Creme ; non datées).

Dans quelle mesure et avec quelle précision la Hiérarchie des Maîtres connaît-elle la volonté de notre Logos planétaire ? [sommaire]

Cela dépend du statut du Maître en question. Maitreya le Christ et le Bouddha connaissent très certainement la volonté du Logos et ils la transmettent à la Hiérarchie des Maîtres dans son ensemble.
(Source : Archives de Benjamin Creme ; non datées).

Jésus communique-t-il avec Maitreya ? (interview radio de B. Creme, lors du Gerry Ryan Show, 11/11/1993) [sommaire]

Oui, constamment. Tous les Maîtres sont en communication télépathique constante. Ils partagent une conscience mentale, une conscience de groupe. Ils n’ont pas le sentiment d’être eux-mêmes en tant que moi séparé, mais seulement en tant que groupe.
Du point de vue de Maitreya, il n’y a pas de séparation entre lui et nous. Il a dit : « Rien ne me sépare de vous et bientôt beaucoup s’en rendront compte. » Je suis submergé de courriers de personnes qui connaissent notre travail et nous font part d’expériences au cours de laquelle ils ont vu Maitreya ou ont eu une vision de Maitreya. Il leur est apparu de diverses manières et parfois dans les cadres les plus improbables, et cela se produit dans le monde entier.

Vous avez décrit Maitreya comme étant immortel et je me demande, alors, s’il possède les qualités que nous associons traditionnellement à Jésus le Christ ? [sommaire]

Il a dit : « Ceux qui me chercheront en termes de mon disciple bien-aimé, le Maître Jésus, trouveront ses qualités en moi. Ceux qui me cherchent en tant qu’enseignant sont plus proches de la vérité, car c’est ce que je suis. Je ne suis pas venu pour fonder une nouvelle religion, je ne suis pas venu pour créer des adeptes. Je suis venu pour enseigner à l’humanité l’art de la réalisation du Soi ou de Dieu. » C’est quelque chose qui concerne tout le monde. C’est le but de notre vie.

De nos jours, comment pouvons-nous expliquer ce que Jésus fait à Rome à ceux qui peuvent être très sensibles à l’énergie particulière et à la direction spirituelle de Jésus ? [sommaire]

Il vit dans la banlieue de Rome et travaille par l’intermédiaire de ses disciples. Deux de ses disciples immédiats, plutôt avancés, sont des cardinaux de la Curie auprès du pape et ils connaissent exactement le Plan et travaillent consciemment avec le Maître Jésus. De plus, Jésus a des disciples dans le monde entier. Il est responsable, si je puis m’exprimer ainsi, des Eglises chrétiennes, où qu’elles se trouvent.

Est-ce qu’il vit dans une maison ? [sommaire]

Oui, il vit dans une maison, dans la banlieue de Rome.

Savez-vous réellement où cela se trouve ? [sommaire]

Je sais simplement qu’il vit dans la banlieue de Rome. Je ne connais pas l’endroit exact. Il n’est pas mon Maître immédiat, vous comprenez.

Donc, Maitreya est votre Maître immédiat ? [sommaire]

Non, non. Mon Maître vit dans l’Himalaya. Maitreya est le Maître de tous les Maîtres.

Pouvez-vous nous parler de votre Maître ? [sommaire]

Eh bien, je peux dire très peu de choses. Il est l’un des membres les plus anciens de la Hiérarchie spirituelle des Maîtres. Je ne suis pas encore autorisé à donner son nom. Peut-être qu’après la Déclaration ouverte de Maitreya, je serai en mesure de le donner. Je suis en communication télépathique permanente avec lui.

Vous avez décrit comment la communication peut être extrêmement intense, surtout lorsque vous êtes en compagnie d’autres personnes, et vous avez raconté comment il peut apparaître et disparaître et qu’une expérience sensorielle extraordinaire se produit dans son voisinage immédiat. [sommaire]

Cela concerne Maitreya lorsqu’il m’adombre dans mes conférences. Sa lumière m’entoure et inonde la salle, et beaucoup de gens, mais pas tous, voient cette lumière, et c’est pour eux la confirmation que ce que je dis sur sa présence est vrai.

Maitreya et les Maîtres font-ils preuve d’un sens de l’humour ? [sommaire]

Oui. Mon Maître me fait souvent rire aux éclats. Il a un grand sens de l’humour et il est un homme formidable. Quand les gens voient les Maîtres, ils voient des hommes sans défaut. Ils sont pleins d’un amour parfait, inconditionnel.