Partage international
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octobre 2019 – No 374
Sommaire
- Article du Maître —
- Que la lumière soit par Le Maître –
- Editorial Aucun article pour cette rubrique
- Ce mois-ci dans Partage international Aucun article pour cette rubrique
- Point de vue
- La lutte des femmes d’Amazonie par Osprey Orielle Lake
- Compte rendu de lecture Aucun article pour cette rubrique
- Compilation
- De nos correspondants Aucun article pour cette rubrique
- Dossier Aucun article pour cette rubrique
- Signes des temps
- S.O.P. — Sauvons notre planète Aucun article pour cette rubrique
- Tendances
- Vers un meilleur avenir pour tous Aucun article pour cette rubrique
- Entretien
- Accéder à la Conscience supérieure – Interview de Phyllis Krystal par Dunja Müller
- Le don de la chirurgie orthopédique pour changer des vies – Interview de Dr Lawrence Dorr par Jason Francis
- Environnement Aucun article pour cette rubrique
- Esotérisme Aucun article pour cette rubrique
- Faire le lien Aucun article pour cette rubrique
- Faits et prévisions Aucun article pour cette rubrique
- Fenêtre sur le monde Aucun article pour cette rubrique
- La voix de la raison Aucun article pour cette rubrique
- La voix des peuples Aucun article pour cette rubrique
- Le point de vue de Maitreya Aucun article pour cette rubrique
- Le respect de la loi Aucun article pour cette rubrique
- Les enseignements de Maitreya Aucun article pour cette rubrique
- Les mensonges dévoilés Aucun article pour cette rubrique
- Les priorités de Maitreya Aucun article pour cette rubrique
- L’humanité une Aucun article pour cette rubrique
- L’Unité dans la diversité Aucun article pour cette rubrique
- Regard sur le monde Aucun article pour cette rubrique
- Autres
- Le Disciple (première partie) par Aart Jurriaanse
- La réinsertion plutôt que la punition par Ana Swierstra Bie
- Ce que nécessite la plantation de mille milliards d’arbres par Tim Chritophersen
- Objecteurs de conscience en Israël : « Pas en notre nom ! » par Shereen Abdel-Hadi Tayles
- Citation
- Extrait du message n° 82 par Maitreya
- Message de Maitreya Aucun article pour cette rubrique
- Brève Aucun article pour cette rubrique
- Courrier des lecteurs
- Rayons Aucun article pour cette rubrique
- Dernière de couverture Aucun article pour cette rubrique
- Cahier anniversaire Aucun article pour cette rubrique
- Questions-réponses de Benjamin Creme Aucun article pour cette rubrique
- Questions-réponses
Article du Maître —
Que la lumière soit – [sommaire]
Par l’entremise de Benjamin Creme – Décembre 1983
Chaque siècle rapproche l’homme de son but : la manifestation, dans toute sa perfection, de la lumière de Dieu. Ainsi, l’homme devient ce qu’il est potentiellement – un Dieu vivant. Chaque incarnation marque une nouvelle étape dans son ascension vers les sommets. Lors de chacune de ces expériences dans la matière, l’homme ajoute à ses véhicules une petite quantité de lumière, ce qui provoque un changement subtil dans la vibration de ses corps. Ainsi, lorsque tous ses corps vibrent à la fréquence de la lumière, la tâche est achevée, le voyage terminé. Du point de vue de l’homme, le voyage a pris fin ; du point de vue de celui qui a atteint cet accomplissement, il ne fait que commencer.
Ainsi, chaque homme et chaque femme réalise la métamorphose de l’homme en Dieu. De la chrysalide de la matière, avec toutes ses limitations, s’extrait le Maître libéré, qui irradie la lumière de Dieu.
A travers l’immensité de l’univers, cette lumière demeure ; à travers toutes les dimensions et tous les plans elle exprime sa nature, conditionnée seulement par les formes dans lesquelles elle apparaît. Ces formes permettent à ceux dont la conscience demeure dans le monde de la matière d’accéder à la lumière. Pourtant, la lumière est essentiellement dépourvue de forme, car elle n’a pas besoin de structure pour soutenir son Etre.
Au plus profond de chacun de nous demeure pareille lumière, n’attendant que l’occasion de rayonner autour d’elle. En chacun luisent les potentialités du Cosmos tout entier. En chacun réside également la volonté d’exprimer cette lumière et de manifester ainsi la nature de Dieu. Cette lumière et cette volonté sont du domaine de l’âme ; elles entrent en activité une fois l’alignement réalisé. Recherchez donc l’alignement avec l’âme, et contribuez à la manifestation du dessein de Dieu. Cherchez en vous, et découvrez la source de toute connaissance et de tout amour. Révélez au monde la lumière de l’âme, et entrez dans les rangs de ceux qui servent.
Le monde se tient prêt à recevoir plus de lumière. Partout, les peuples ont soif d’une nouvelle connaissance d’eux-mêmes et de Dieu. Pour répondre à leur attente, les Maîtres se sont préparés à inaugurer une nouvelle ère de lumière. D’immenses opportunités de progrès s’offriront à l’humanité : l’homme s’émerveillera devant les découvertes qui lui assureront la maîtrise des forces de la nature ; il sera saisi par la prodigieuse beauté ainsi révélée ; la réalité de Dieu et la relation entre l’homme et la divinité ne feront plus pour lui aucun doute ; il commencera, de son plein gré, à coopérer avec le Plan divin.
C’est tout cela qui attend l’humanité, au seuil de l’ère du Verseau. Cette ère verra le Plan divin s’épanouir à nouveau, ce qui conduira enfin l’homme à accepter sa destinée en pleine conscience.
Nombreux sont ceux qui, aujourd’hui, doutent qu’il en soit ainsi, face à un monde déchiré et en proie à toutes les tensions. Les problèmes semblent trop complexes, les divisions trop extrêmes. Mais c’est précisément là, au moment où le besoin s’en fait le plus sentir, que vient l’Instructeur, prêt à apporter au monde une lumière nouvelle. D’ores et déjà il est parmi vous, attendant patiemment en coulisse qu’on l’invite à commencer sa mission de service.
Répandez la lumière qu’il apporte, et imprégnez toute chose de sainteté. Embrassez son enseignement, et portez secours à tous ceux qui en ont besoin. Manifestez sa lumière, et recréez ce monde.
Depuis le lancement de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a fourni de nombreux articles susceptibles d’être publiés chaque fois que la situation mondiale les rend à nouveau pertinents. A vrai dire, certains semblent encore plus actuels que lorsqu’ils ont été publiés initialement.
Editorial
Ce mois-ci dans Partage international
Point de vue
La lutte des femmes d’Amazonie – [sommaire]
La vie des générations futures dépend de l’effort collectif pour générer de nouveaux modèles de développement. L’humanité n’a pas de plan B pour la Terre. Notre combat est si urgent que nous devons tous nous rassembler maintenant. La lutte pour la Terre Mère est la mère de tous les combats.
L’Amazonie est en feu
L’Amazonie, le poumon de notre planète est en feu – l’immense brasier est visible depuis l’espace – haletant et suffocant sous le régime du président brésilien Jair Bolsonaro et l’influence des modèles de développement économique qui ont entrepris une attaque en règle contre les peuples autochtones et leurs territoires forestiers ancestraux.
L’Amazonie séquestre de grandes quantités de carbone, ses arbres absorbant environ le quart du dioxyde de carbone rejeté annuellement par les combustibles fossiles. L’Amazonie est également à l’origine de pluies et de conditions météorologiques qui maintiennent des écosystèmes vitaux en Amérique du Sud et au-delà. Cela signifie que toute déforestation supplémentaire a un impact majeur à l’échelle mondiale et contribue de manière désastreuse à la crise climatique.
Au Brésil, plus de 74 000 incendies se sont déclarés cette année, soit une augmentation de 84 % par rapport à la même période de l’année dernière. Les scientifiques ont indiqué que ces incendies étaient d’origine humaine, et les éleveurs de bétail et les agriculteurs brésiliens ont confirmé en être les auteurs. Cette destruction sociale et écologique massive trouve son origine dans la rhétorique anti-environnementale du président Bolsonaro, qui affirme faussement que la protection des forêts et les droits des peuples autochtones sont des obstacles à la croissance économique. Dans ce paysage politique encouragé par J. Bolsonaro, les agriculteurs et les éleveurs allument des feux en toute impunité pour étendre leurs entreprises.
Face aux menaces croissantes pesant sur les peuples autochtones et la protection des forêts, des femmes autochtones de tout le Brésil se sont réunies le 13 août dans la capitale, pour la première marche des femmes autochtones au Brésil. Leur objectif ? S’opposer aux attaques de J. Bolsonaro contre leurs droits et donner de la visibilité à l’immense pouvoir des femmes autochtones et à leur rôle dans la défense de l’Amazonie et de leurs communautés.
Les femmes autochtones s’expriment à voix haute depuis des années, mettant en garde contre les dangers que font courir à l’Amazonie les modèles économiques miniers et la demande en énergies fossiles des entreprises minières et de l’agriculture, qui ont toutes été encouragées très récemment par l’administration Bolsonaro. Les incendies sont perpétrés par le capitalisme, le colonialisme, le racisme et le patriarcat incontrôlés, lesquels sont tous basés sur les mêmes systèmes et idéologies qui favorisent le pouvoir et l’exploitation des femmes, des peuples indigènes, des peuples de couleur et de la Terre. Ces incendies et les nombreuses actions anti-autochtones de J. Bolsonaro ne sont que quelques exemples des efforts systémiques à long terme déployés par les gouvernements et les grandes entreprises du monde entier pour adopter des politiques génocidaires portant préjudice aux peuples autochtones et à leurs territoires.
S’attaquant à l’une des causes profondes de ce problème systémique, l’organisation Amazon Watch a publié en 2019 un rapport établissant un lien entre les consommateurs et les financiers du Nord, et les attaques de J. Bolsonaro sur l’Amazonie brésilienne. Le rapport a révélé que les industries brésiliennes de l’élevage du bétail et du soja, à l’origine de 80 % de la déforestation en Amazonie, sont financées par des banques et des investisseurs européens et nord-américains, tels que les banques JPMorgan Chase et BlackRock. Ces grandes banques et grandes sociétés d’investissement financent depuis longtemps des industries qui détruisent les forêts et commettent des violations des droits de l’homme – du travail forcé au Brésil à la violence policière à Standing Rock. Les banques et les financiers doivent être tenus pour responsables de leurs décisions de privilégier le profit au détriment des peuples, et cette lutte doit se poursuivre même après l’extinction des récents incendies en Amazonie.
Nous sommes dans une situation d’urgence
C’est une période déchirante pour nous tous, pour les communautés autochtones qui peuplent l’Amazonie depuis des générations et qui sont les meilleures gardiennes de leurs forêts, pour les milliers d’espèces uniques et variées qui peuplent la forêt et pour les arbres qui se dressent haut en fournissant à l’ensemble de notre planète l’air dont nous avons besoin pour respirer. Nous sommes dans une situation d’urgence et nous ne pouvons plus tolérer les pratiques économiques actuelles. Dans ce contexte, l’une des choses les plus importantes que nous puissions faire est de faire entendre la voix, le leadership et les revendications des peuples autochtones.
Le Réseau d’action international des femmes pour la terre et le climat (WECAN) a pu accueillir l’éminente dirigeante autochtone Sônia Guajajara, ancienne candidate à la vice-présidence du Brésil et coordonnatrice de l’Articulation des peuples autochtones du Brésil à New York, en avril 2019, lors de la 18e session de l’Instance permanente des Nations unies sur les questions autochtones, où elle avait déjà sonné l’alarme concernant les actes délétères du président J. Bolsonaro.
WECAN International (WI) a renoué contact avec Sônia Guajajara pour une interview téléphonique depuis Imperatriz, Maranhão (Brésil).
WI. Que pouvez-vous nous dire de plus sur les incendies qui se déclarent dans la partie brésilienne de l’Amazonie ?
SG. Les peuples autochtones ont mis en garde le monde contre les violations que le pays entier subit depuis des décennies sous l’action prédatrice des bûcherons, des mineurs et de l’industrie agro-alimentaire, qui dispose d’un lobby très puissant au sein du Congrès national avec plus de 200 députés. Le Congrès est sous leur influence et est également influencé par des projets liés aux grands entrepreneurs, tels que les projets hydro-électriques. Ces influences sont dangereuses et conduisent à un renforcement de la violence contre l’environnement et contre nous-mêmes, les peuples autochtones, et contre nos territoires. L’une des conséquences de cette situation politique est l’augmentation des incendies en Amazonie et dans l’ensemble du pays. Il y a 84 % d’incendies de plus qu’en 2018 à la même époque. C’est le plus grand nombre d’incendies enregistrés depuis sept ans, comme nous l’a dit l’Institut national de recherche spatiale, qui a la charge des observations par satellite. Il s’agit donc vraiment d’un crime contre l’humanité qui peut entraîner une tragédie existentielle.
WI. Quel en est l’effet sur les peuples autochtones ?
SG. Nos peuples ont été menacés par les incendies plus que quiconque parce que nous vivons dans les zones où les incendies sont en train de se produire. Les incendies les plus importants se situent dans les Etats où vit la majorité des peuples autochtones. Dans ces régions, il reste même quelques peuples autochtones isolés. La Coordination des organisations autochtones de l’Amazonie brésilienne (COIAB) a dénoncé publiquement la menace des incendies envers ces peuples isolés qui n’ont jamais eu de contact avec la société moderne.
WI. A quoi ressemble le mouvement de résistance pour les femmes autochtones brésiliennes actuellement ?
SG. Face à toutes ces menaces, les femmes autochtones se sont unies pour participer à la grande marche que nous avons organisée récemment à Brasilia. Nous avons rassemblé 2 500 femmes de 130 peuples autochtones différents, représentant toutes les régions du pays. C’était la première initiative de femmes autochtones du Brésil et le thème était « Territoire : notre corps, notre esprit ». Pendant trois jours, ces femmes ont été les protagonistes de notre combat.
WI. Quelle est la chose la plus importante que la communauté internationale puisse faire pour vous aider, vous et les peuples autochtones du Brésil et de l’Amazonie ?
SG. La communauté internationale aide beaucoup car la vie des peuples autochtones dépend du résultat de la lutte à laquelle nous sommes confrontés en ce moment – il ne s’agit pas seulement de nos vies, mais de celle de toutes les générations futures. Et l’humanité dépend des efforts collectifs déployés pour générer de nouveaux modèles de développement.
L’humanité n’a pas de plan B pour la Terre. Notre combat est si urgent que nous devons tous nous rassembler maintenant. La lutte pour la Terre Mère est la mère de tous les combats. Merci beaucoup, j’apprécie le soutien que j’ai reçu de toute la communauté internationale.
Source : Reproduit avec la permission de Commondreams.org
Compte rendu de lecture
Compilation
Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).Le choix de l’humanité – [sommaire]
De tous côtés, il devient évident que l’ordre ancien s’écroule. Malgré les haines séculaires qui divisent les peuples et le désordre qui règne en maître, des signes apparaissent partout indiquant que s’éveillent en l’homme un nouvel esprit, un sens nouveau des responsabilités et un respect renouvelé de la vie sous toutes ses formes.
Multiples sont les manifestations de cette beauté nouvelle ; nombreuses et merveilleuses les visions du futur qui s’ouvrent devant l’humanité. L’homme n’est pour l’instant qu’à l’orée d’un nouveau commencement, mais les signes de progrès sont déjà là pour ceux qui ont des yeux pour voir.
Nous sommes aujourd’hui témoins d’une polarisation qui oblige l’humanité à faire un choix. Si terribles sont les dangers du mode de vie actuel que l’esprit de l’homme se révolte et aspire à la nouveauté. Ainsi l’homme est-il amené à reconnaître la volonté de Dieu. Derrière toute chose existe un Plan incarnant cette volonté, et, qu’elle en soit consciente ou non, l’humanité est maintenant prête à mettre ce plan en pratique.
De tous côtés, des hommes se regroupent pour manifester le renouveau. Inspirés par l’amour et l’esprit de nécessité, ils envisagent un monde plus simple et plus sain. Ils réalisent que du déséquilibre et des tensions actuelles peuvent naître justice et harmonie. Ils savent qu’ils sont divins et capables d’accomplir des miracles de changement. Ils prennent conscience des nécessités du moment et se consacrent au service. Ils représentent le Bien en tout lieu. [La victoire est assurée (Maître –)]
J’ai autour de moi un groupe de frères et sœurs qui me considèrent comme leur guide vers l’avenir. Je leur parle des problèmes de l’homme, de ses imperfections, de son besoin de changement. Mais je leur dis aussi que l’homme est un dieu, un être divin de lumière, qui, un jour, resplendira comme tel. Le choix est entre les mains de l’homme. S’il choisit le chemin que je lui indiquerai, en vérité, cette divinité rayonnera. Sinon, mes frères et sœurs, l’avenir de l’homme sera funeste. Mais, mes amis, je connais d’avance votre réponse et votre choix. Grâce à votre amour, l’amour que vous portez en vos cœurs pour vos frères, n’ayez aucune crainte, vous qui m’êtes chers, car vous ferez le bon choix. [Message n° 78 (Maitreya)]
Le monde ne peut plus se permettre les écarts énormes entre le niveau de vie des pays riches et celui des pays pauvres. Ce déséquilibre est au cœur de nos problèmes politiques et économiques. Fondamentalement, c’est un problème spirituel : un choix entre le matérialisme et la séparation, et le partage, la justice et la fraternité. Notre choix décidera du sort de l’humanité. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]
Bientôt, le monde assistera au retour des Aînés de la race humaine – les Connaissants, les Fils de Dieu. Les prophéties ont annoncé notre venue et ravivé l’espoir des disciples, dont beaucoup dorment encore profondément, inconscients de l’importance de ce qui se passe. Nombreux sont ceux qui aspirent à notre arrivée mais l’envisagent dans un futur lointain. Ne savent-ils pas que c’est maintenant que notre main frappe à la porte ? Réveillez-vous, amis ! Réveillez-vous, serviteurs du bien ! Nous avons besoin de tous ceux qui veulent travailler à nos côtés à la transformation du monde. Nous avons besoin de votre aspiration, de votre joie. Votre espoir et votre confiance nous sont chers. Tenez-vous prêts pour notre arrivée et accueillez-nous parmi vous. […]
Un plan de sauvegarde est maintenant établi. Il implique la coopération de tous ceux qui aspirent à servir l’humanité. Servir n’est pas difficile, car les moyens de service sont à portée de main et la Terre elle-même appelle au secours. Choisissez votre champ de service et mettez-y toute votre ardeur, sachant qu’en réponse votre âme vous équipera pour la tâche. Sachez également que nous serons à vos côtés pour porter notre part du fardeau. Il est certain que bien des changements sont nécessaires. Leur rythme dépendra de vous. Nous comptons sur votre coopération pour mettre en œuvre les détails du plan. Le service appelle les pionniers de la civilisation nouvelle à poser les fondations du monde meilleur de demain. Répondez à l’appel et aidez-nous à sauver le monde. Ne manquez pas l’occasion, l’heure a sonné ! [Appel au service (Maître –)]
Les changements climatiques qui se sont produits à travers les âges ont obligé une grande partie du genre humain à lutter, tout comme les animaux, pour sa survie. La faim qui sévissait alors était sans commune mesure avec ce que l’on connaît aujourd’hui. L’essor scientifique et technique, le développement des communications rapides ont éliminé, pour la majorité des hommes d’aujourd’hui, les souffrances causées par la famine et la sous-alimentation à grande échelle.
La question se pose de savoir pourquoi, dans un monde si bien équipé pour y faire face, le problème de la faim persiste avec une telle acuité. Pourquoi, dans un monde où il y a plus qu’assez de nourriture pour tous, continue-t-on de voir des millions d’hommes condamnés à la famine, cet outrage à la divinité humaine ? Au nom de quelle loi les hommes peuvent-ils décider de la vie ou de la mort de leurs semblables ? Quels abîmes de suffisance les autorisent à prononcer de tels jugements ? Par quelle initiative nouvelle, quelle grâce inespérée, l’humanité pourra-t-elle venir à bout de cette iniquité ?
Bientôt, les hommes seront contraints par les événements à reconsidérer la finalité de la vie, et à reconnaître leur héritage commun. Bientôt, une plus grande égalité enseignera à la fois aux riches et aux pauvres la fraternité qui est leur nature même. Prochainement, l’Instructeur lui-même démontrera sa solidarité avec les hommes de tous milieux et de toutes appartenances et, suivant son exemple, l’humanité surmontera ses divisions actuelles. Mesurez bien toute l’importance des temps que nous vivons ; ils marquent la fin d’une époque, et l’aube d’un renouveau.
Ceux qui gouvernent les nations sont aux prises avec des événements qu’ils ne peuvent contrôler. Des forces dont ils ignorent tout les amènent à réagir à l’improviste, sur un mode souvent hystérique. Conduits par leurs propres dogmes, ils n’échappent au chaos que pour s’y engouffrer de plus belle.
Nous connaissons l’issue du dilemme actuel de l’homme et lui portons assistance, dans toute la mesure où la loi karmique le permet. Nous savons aussi que l’homme, de son propre libre arbitre, doit choisir le sentier de sa gloire à venir, celui de la fraternité et de l’amour, de la justice et du partage.
Nous nous rallions à la cause de l’homme. Nous nous évertuons à enseigner et à servir. L’homme doit agir lui-même, et mettre à l’épreuve sa divinité dans le creuset de l’expérience.
Les signes sont là aux yeux de tous : signes des temps nouveaux, signes d’un monde où la faim n’existera plus. [La faim n’existera plus (Maître –)]
Ceux d’entre nous qui sont aujourd’hui en incarnation ont une responsabilité extraordinaire. C’est pour cette raison que nous sommes dans le monde en ce moment. Chaque génération fait s’incarner ceux qui ont les connaissances nécessaires pour résoudre les problèmes de leur temps. Nous devons résoudre les problèmes d’aujourd’hui et du futur immédiat, décider pour toujours si la race humaine survivra ou non – choisir la justice, le partage, les relations justes et la paix, ou la destruction de toute vie. Maitreya ne doute pas que nous ferons le bon choix. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]
Permettez-moi de vous aider. Permettez-moi de vous montrer le chemin qui mène à une vie plus simple, où personne ne connaît la privation, où chaque jour est différent, où la joie de la Fraternité se manifeste à travers tous les hommes. Il m’appartient de vous montrer la voie et de vous guider, mais c’est à vous de choisir, en toute liberté, de me suivre. Sinon, je ne puis rien faire. Mes mains sont liées par la Loi. La décision appartient à l’humanité. [Message n° 3 (Maitreya)]
Cette expérience [du jour de Déclaration] donnera aux hommes la vision de ce qu’ils sont essentiellement, elle les ramènera à leur véritable nature en tant qu’âmes et donnera un sens et un but à leur vie, ce qui leur permettra de créer une nouvelle civilisation meilleure et plus juste. Notre réponse à cette expérience déterminera totalement l’avenir de la planète. Maitreya nous proposera un choix : ou continuer sur notre lancée, en gardant nos vieilles habitudes d’égoïsme, de cupidité et de suffisance et courir à notre perte, ou accepter le principe de partage, reconnaître que nous sommes un, et commencer à créer une civilisation telle que le monde n’en a jamais connu auparavant. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]
Beaucoup de gens prennent conscience que dorénavant la vie doit changer, qu’elle sera différente de celle qu’ils ont connue jusqu’alors. Ils pressentent que le monde est confronté à des enjeux cruciaux, qu’une direction nouvelle se fait jour et que, las des sentiers battus, l’homme se tient prêt à innover. De jour en jour, les événements viennent confirmer cette intuition : les actualités se font l’écho des dernières inventions, des plus récentes avancées de la recherche médicale ; elles nous apprennent que des hommes séparés de longue date par un fossé d’incompréhension ont trouvé un terrain d’entente, établissant un compromis inespéré. En dépit de toutes les incertitudes et des tensions qui subsistent, un regain d’espoir se fait sentir. Les hommes le savent : rien ne reste à jamais inchangé, ni la misère la plus abjecte, ni l’opulence la plus généreuse. […]
Se libérant du carcan des dogmes et des idéologies, les hommes parviennent à des accords naguère jugés « impossibles » : ce mot lui-même se vide rapidement de son sens, contredit comme il l’est par les événements.
Rien de tout cela ne se produit par hasard. Des plans préparés avec soin et un travail de longue haleine sous-tendent toute manifestation de ce type. Les hommes se méprennent s’ils voient dans l’humanité l’unique instigatrice des changements en cours. Depuis de longs siècles, les hommes suivent une voie tracée pour eux, et sur laquelle d’autres veillent – nous, qui sommes les Gardiens de cette voie, la présentons aux hommes et cherchons à les guider en toute sécurité à travers ses nombreux périls. […]
Qu’ils ne craignent pas de se retrouver seuls dans la tourmente. Nous, les Frères aînés de la race humaine, avons prévu toutes les éventualités et connaissons bien les mesures à prendre face à semblable crise. Soyez assurés que notre aide sera à votre disposition, et qu’il vous suffira de solliciter nos conseils. Nous connaissons les vrais besoins de l’humanité, mais il faut que les hommes eux-mêmes fassent les choix qui s’imposent, librement et de leur plein gré. S’ils optent pour une répartition équitable de leurs ressources, nous n’en serons que plus libres de les aider davantage. Notre expérience et notre savoir seront à leur disposition, notre sagesse et notre amour mis au service de tous. Avec confiance, nous attendons que les hommes fassent appel à notre aide. Dès lors, en pleine lumière, nous entrerons dans votre vie en tant qu’Amis et Frères en qui vous aurez toute confiance. Le Grand Seigneur Maitreya, notre instructeur et le vôtre, se tient dans les coulisses, prêt à entreprendre sa mission. C’est votre appel qui décidera de notre apparition. [Un nouveau réalisme (Maître –)]
De nos correspondants
Dossier
Signes des temps
Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »Photographies prises à Edimbourg – [sommaire]
« Ceux qui cherchent des signes... »
Photographie prise par E. S., Edimbourg (Ecosse), en février 2019, de son jardin par une journée nuageuse. La seconde photo, prise deux secondes après la première, montre un phénomène lumineux.
E. S. (du groupe d’Edimbourg) a pris cette photo de sa fille, S. G., par une journée nuageuse de février 2019 à Edimbourg. La photo suivante, prise deux secondes plus tard, ne montre pas cette lumière.
[Voir les photographies dans la version imprimée de la revue Partage international n° 374 d’octobre 2019, page 11.]
Photo de Mérida – [sommaire]
Mexique – Le 26 août 2019, un témoin en vacances à Merida, au Yucatan, a pris des photos de la région. En les examinant plus tard, il vit sur l’une des photos deux objets aériens luisants, en forme de disque.
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 374 d’octobre 2019, page 11.]
Source : mufon.com :; ufosightingshotspot.blogspot.com
Agroglyphes 2019 – [sommaire]
Des agroglyphes aux formes complexes continuent d’apparaître chaque été dans les champs du sud de l’Angleterre.
– Pepperbox Hill, Wiltshire, 23 juillet 2019
– Etchilhampton, Wiltshire, 20 août 2019
– Barton Stacey, Hampshire, 28 juillet 2019
[Voir les photographies dans la version imprimée de la revue Partage international n° 374 d’octobre 2019, page 12 et 13.]
Pour plus d’information : www.temporarytemples.co.uk
Vaisseau au-dessus du volcan Popocatépetl – [sommaire]
Mexique – Dans l’après-midi du 18 août 2019, une webcam de surveillance du volcan Popocatépetl a surpris un vaisseau en forme de disque rougeoyant volant au-dessus du cratère du volcan.
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 374 d’octobre 2019, page 12.]
Source : www.etdatabase.com
Groupe d’objets aériens à Clayville (New York) – [sommaire]
Etats-Unis – Dans la nuit du 30 août 2019, un témoin à Clayville (New York) a observé et filmé un groupe d’objets aériens brillants à basse altitude. « Ils ont brusquement disparu, un par un, en s’élevant droit dans le ciel », a-t-il rapporté.
[Voir les photographies dans la version imprimée de la revue Partage international n° 374 d’octobre 2019, page 13.]
Source : mufon.com
Essaim d’orbes à New York – [sommaire]
Etats-Unis – Dans la nuit du 24 août 2019, un témoin à Utica (New York), a observé et filmé un « essaim d’orbes dans le ciel »
[Voir les photographies dans la version imprimée de la revue Partage international n° 374 d’octobre 2019, page 13.]
Source : mufon.com
S.O.P. — Sauvons notre planète
« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.
Tendances
Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.L’amour radical comme arme politique – [sommaire]
Comment gagner une élection en ces temps de haine et de polarisation ? Un livre sur l’amour radical a modifié la manière d’être du plus ancien parti politique de Turquie, le CHP (parti du peuple républicain).
Ekrem Imamoglu débuta sa campagne électorale pour devenir maire d’Istambul, cet été, par cette requête adressée aux membres de son parti : « Quand vous rentrerez chez vous ce soir, je vous demande de trouver un voisin qui ne pense pas comme vous, ou quelqu’un d’un autre parti politique. Prenez-le simplement dans vos bras. »
Ses collègues furent sans doute surpris par ce positionnement, totalement nouveau au sein du grand parti de l’opposition. Ce parti séculaire, établi par le père de la nation, Mustafa Kemal Atatürk, était considéré depuis fort longtemps comme élitiste et paternaliste. Mais le principal candidat de la ville voulait maintenant tendre la main à ceux que ses collègues qualifiaient habituellement d’« idiots rétrogrades ». E. Imamoglu voulait toucher les personnes situées de l’autre côté de l’échiquier politique, les conservateurs et les personnes religieuses qui se sentaient abandonnés et oubliés par les autorités.
La nouvelle arme du parti fut l’amour : l’amour radical. Cela signifie embrasser ceux que vous ne connaissez pas, ceux qui vous provoquent et ceux avec qui vous êtes en total désaccord. L’amour radical n’est pas facile ; c’est peut-être le travail le plus difficile, a témoigné l’équipe de campagne du CHP.
Avec l’Internet universel, nous trouvons des personnes qui partagent les mêmes idées, mais la plupart n’écoutent que ceux avec lesquels ils sont en accord. Les autres deviennent « les autres », par exemple ceux qui ont une religion différente, ou dans le pire des cas « ceux qui nous menacent ». Certains se radicalisent sur Internet, d’autres se sentent exclus et en sont frustrés.
« Le net nous rend plus solitaires, ont écrit les stratèges du parti. Actuellement nous passons tout notre temps sur nos téléphones mobiles, jour et nuit. Les gens ont arrêté de se parler, même quand ils sont ensemble dans un café ou un bus. Nous nous isolons, devenons plus dépressifs et commençons à voir les autres comme des étrangers menaçants. Aussi, devons-nous éteindre nos portables et ouvrir notre cœur aux autres… et commencer à se parler de nouveau. »
Nous vivons une époque où les limites qu’un leader s’impose à lui-même ont changé. Quand D. Trump déclara que la presse était un ennemi du peuple américain, le puissant président turc, R. Erdogan, avait déjà emprisonné des journalistes indépendants. Selon lui et son gouvernement, les journalistes étrangers sont en Turquie pour faire du mal au peuple turc. Au printemps, R. Erdogan accusa les membres du parti de l’opposition, le CHP, d’être des terroristes.
« Mais nous sommes fatigués de nous battre les uns les autres ; nous insistons sur le fait d’embrasser tout le monde », répondit E. Imamoglu.
« Nous savions qu’Erdogan ne pourrait pas changer, c’est pourquoi nous devions nous efforcer de nous changer nous-mêmes », expliqua Ates Bassoy, stratège du CHP. « Ignorez Erdogan, mais aimez ceux qui l’aiment », fut la devise de la campagne. Le parti ne devait pas prêter attention aux attaques verbales d’Erdogan, ni se laisser duper par ses arguments, mais s’engager à parler des problèmes de la ville.
« Non, ne parlons pas d’Erdogan, devaient-ils annoncer lors des rencontres électorales. Parlons plutôt de la façon d’obtenir un nouveau terrain de jeu dans le quartier. »
Radikal Sevgi Kitabu (le Livre de l’amour radical) a largement inspiré la nouvelle philosophie du parti : « Ne parlez pas comme un enseignant. » « Parlez moins et écoutez plus. » « Ne parlez pas avec condescendance des autres politiciens, ne blâmez pas les autres partis politiques, car nous aussi dans le CHP nous faisons des erreurs. » « Parlez en toute simplicité avec les électeurs, ne leur donnez pas de conférences. » « Quand votre adversaire vous attaque, ne lui répondez pas, mais continuez à parler de politique, et de ce terrain de jeux dans le quartier. »
Dans sa campagne électorale, le CHP, parti extrêmement laïque, engloba la religion, « car le respect d’une religion est le respect des personnes qui croient en Dieu ». Ekrem Imamoglu, qui vient d’une famille conservatrice, visita de nombreuses mosquées et participa à l’iftar (repas pris au coucher du soleil lors du ramadan) en compagnie de plusieurs familles de la ville.
Pour la première fois, des électeurs turcs firent l’expérience d’être pris dans les bras par un politicien d’un parti pour lequel ils n’avaient jamais pensé voter.
Le message de la campagne fut l’espoir. La stratégie fut le sourire. « Si nous sourions, les autres le feront aussi. Mais souvenez-vous, le sourire doit être sincère », fut le mantra.
Pour les journalistes, aussi, ceci fut entièrement nouveau, car ils furent également embrassés pendant la campagne.
« Nous avons montré que les murs peuvent être renversés par l’amour, raconta le stratège A. Bassoy après l’élection. L’amour radical, l’amour envers ceux que nous ne connaissions pas, envers ceux avec qui nous étions en désaccord, fit son retour pendant cette élection municipale. L’amour est le plus fort, dans la société comme en politique. »
Un journaliste américain demanda à E. Imamoglu s’il pouvait donner des conseils aux Démocrates des Etats-Unis. « Cela serait un peu arrogant de ma part. Mais je peux dire ceci : vous pourriez vous tourner vers la Turquie. »
Source : NRK, Norvège
Un G7 alternatif – [sommaire]
Le dernier sommet du G7 s’est tenu en France du 24 au 26 juin 2019, à Biarritz, sur la côte Atlantique sud. L’objectif principal annoncé était de « lutter contre les inégalités ».
Parallèlement, un G7 alternatif a été organisé par le G7EZ basque et le G7 alternatif avec 80 associations dont Oxfam, ATTAC, Alternatiba et les Gilets jaunes. Il visait à démontrer qu’on peut bâtir un monde alternatif, différent du modèle du G7 capitaliste qui domine le monde.
Des dizaines de conférences et d’ateliers ont été organisés avec plus de 5 000 participants pour débattre des liens entre le changement climatique et les inégalités sociales, l’injustice fiscale, les inégalités de genre, etc.
Sur le site web du G7 alternatif, sont indiqués les thèmes abordés, qui incluent : la protection de la Terre, la défense du vivant, le respect de la diversité, la liberté des peuples, pour un monde juste fondé sur la solidarité entre les peuples, etc. Le G7 alternatif a débuté avec une manifestation de 350 surfeurs demandant le respect de l’océan, et s’est terminé par une manifestation pacifique de plus de 15 000 participants, marchant de Hendaye à Irun à la frontière espagnole. Parmi les manifestants se trouvaient des anticapitalistes, des écologistes, des féministes, des altermondialistes, la plupart d’entre eux venant du Pays basque. Ils ont dénoncé l’incapacité des pays les plus puissants à résoudre les problèmes du changement climatique et de l’injustice sociale.
Source : Mediabask ; Attac ; alternativesg7.org
L’appel du Pape sur le changement climatique – [sommaire]
Dans son message pour la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création, en août 2019 – alors que l’ouragan Dorian commençait à prendre d’assaut les Bahamas – le pape François a exhorté le monde d’écouter les appels à l’action urgente contre la crise climatique et à assurer « notre avenir commun »
« Nous avons provoqué une urgence climatique qui menace gravement la nature et la vie elle-même, y compris la nôtre, a déclaré le pontife. Dans cette crise écologique qui nous affecte tous, nous devrions aussi nous sentir proches de tous les autres hommes et femmes de bonne volonté, appelés à participer à l’intendance du réseau de la vie dont nous faisons partie. »
Ses appels à l’action s’adressaient aussi bien aux particuliers qu’aux dirigeants politiques.
« C’est aussi l’occasion de réfléchir à nos modes de vie et à la façon dont nos décisions quotidiennes concernant la nourriture, la consommation, le transport, l’utilisation de l’eau, de l’énergie et de nombreux autres biens matériels peuvent souvent être irréfléchies et néfastes. Nous sommes trop nombreux à nous comporter comme des tyrans à l’égard de la création.
Faisons un effort pour changer et adopter des modes de vie plus simples et plus respectueux !
Le moment est venu d’abandonner notre dépendance à l’égard des combustibles fossiles et de passer, rapidement et résolument, à des formes d’énergie propre et à une économie durable et circulaire.
Apprenons aussi à écouter les peuples autochtones, dont la sagesse séculaire peut nous apprendre comment vivre une meilleure relation avec l’environnement […].
Disons « non » à la cupidité consumériste et à l’illusion de la toute-puissance, car ce sont les voies de la mort.
Les dirigeants devraient adopter « des processus à long terme impliquant des sacrifices responsables aujourd’hui au nom de la vie de demain ».
Source : EcoWatch
Vers un meilleur avenir pour tous
Entretien
Accéder à la Conscience supérieure – [sommaire]
Phyllis Krystal est née à Londres en 1914. Elle a obtenu un diplôme universitaire en éducation et a enseigné au niveau secondaire pendant trois ans avant de déménager aux Etats-Unis. En 2004, à l’âge de 91 ans, elle s’installe à Munich (Allemagne), et à 95 ans, à Zurich (Suisse). En décembre 2016, elle meurt à l’âge de 102 ans en Angleterre.
A la fin des années 1950, P. Krystal et une amie proche se sont lancées dans une expérience visant à établir un contact régulier avec une source intérieure de sagesse, qu’elles appelaient la Conscience supérieure. Depuis lors, en la consultant, une méthode de visualisation basée sur l’utilisation de symboles, a vu le jour. Ces techniques peuvent être utilisées pour aider ceux qui souhaitent se libérer de leur attachement à une source de sécurité ou de contrôle extérieure, et ainsi pouvoir demander de l’aide et des conseils à sa Conscience supérieure plutôt qu’à ces sources extérieures. Phyllis Krystal a donné des séminaires dans de nombreux pays pour partager cette méthode.
Son premier livre La vie ouverte – Briser les liens du passé a été publié en français en 1990, suivi de Visualiser : accompagner l’enfant, se libérer des liens du passé, trouver son identité profonde. Un cahier d’exercices pour accompagner ces deux livres a également été publié : Visualiser : fiches pratiques1. Ses autres livres incluent Sai Baba : The Ultimate Experience, un récit de ses expériences avec le Maître indien Sri Sathya Saï Baba, auquel elle était très attachée.
Phyllis Krystal souligne qu’il ne s’agit pas d’une méthode « express ». L’aide n’est possible que si chacun est prêt à se concentrer sur les changements et la croissance nécessaires en lui-même, au lieu d’essayer en vain de changer quelqu’un d’autre.
Dunja Müller a rencontré Phyllis Krystal lors d’un cours intensif en juin 2013 et l’a interviewée pour Partage international.
Partage international : Depuis plus de cinquante ans, vous avez développé une technique qui permet de se libérer des vieilles habitudes et des expériences douloureuses du passé. Pouvez-vous nous expliquer comment fonctionne cette méthode ?
Phyllis Krystal : On nous a donné une méthode qui nous permet de nous libérer du contrôle exercé par n’importe quoi ou n’importe qui. Si nous sommes vraiment honnêtes et regardons notre vie, nous verrons que non seulement d’autres personnes, souvenirs ou habitudes nous contrôlent, mais que nous contrôlons aussi d’autres personnes. La première chose qui nous a été donnée est donc la « Figure Huit » (8) où chacun occupe son propre cercle et où les deux forment ensemble la Figure Huit. Nous pratiquons cette Figure Huit pour arrêter temporairement le contrôle de l’un sur l’autre. Et ça marche bien. Les enfants l’adorent particulièrement. De nos jours, tant d’enfants souffrent de problèmes, même à la maternelle, où les autres enfants sont très agressifs. Ils découvrent que lorsqu’ils font la Figure Huit – avec eux-mêmes dans un cercle et l’autre enfant dans l’autre – l’agressivité disparaît. Voilà, en quelques mots, comment tout a commencé.
PI. Et comment avez-vous découvert cette méthode ?
PK. Un jour, une de mes amies et moi déjeunions et discutions de nos vies, car nous étions femmes au foyer et mères. A cette époque, bien sûr, nous n’étions pas autorisées à travailler – ce n’était pas la mode, même si nous avions toutes les deux obtenu un diplôme universitaire. Nous pensions qu’il devait y avoir autre chose que ces deux rôles. Et nous avons découvert que parfois, lorsque nous avions un problème et que nous faisions de notre mieux avec notre esprit conscient pour le résoudre, nous ne pouvions tout simplement pas trouver une solution. Mais parfois, lorsque nous étions exaspérées et que nous laissions tomber en nous disant que c’était sans espoir, alors, soit nous faisions un rêve cette nuit-là avec la réponse, soit nous nous réveillions le lendemain matin avec une réponse très claire. Nous avons donc décidé qu’il devait y avoir une partie de notre esprit qui avait les réponses et nous voulions entrer en contact avec elle. Nous nous rencontrions assez régulièrement – d’abord pour nous mettre à l’écoute de ce que cette autre partie de notre esprit était. Nous avions une idée approximative du « subconscient », du « conscient » et du « superconscient ». Nous avons essayé d’atteindre le superconscient dont nous n’étions que vaguement conscientes. Et cela a fonctionné – et c’est ainsi que la méthode a commencé et que nous avons appris.
PI. Les exercices de visualisation que vous décrivez dans vos livres semblent assez simples. Dans vos séminaires, les participants partagent leurs expériences sur la façon dont la méthode a changé leur vie, elle a même résolu des traumatismes profonds de leur enfance. Quel est le mécanisme à l’œuvre entre cette simple visualisation et la guérison sous-jacente profonde qui se produit de toute évidence ?
PK. Il doit se faire par étapes très simples, exactement comme on nous l’a donné : pas à pas. Et d’abord, on nous a montré comment faire la Figure Huit. Puis on nous a montré que nos parents sont toujours ceux qui nous contrôlent à certaines étapes. Nous avons été renvoyés aux rituels de la puberté – où les anciens peuples étaient assez intelligents pour les faire vivre aux jeunes lorsqu’ils atteignaient l’âge de la puberté. Ils emmenaient les filles dans ce qu’ils appelaient une « maison longue » et les garçons dans une autre maison longue. Ensuite, les femmes sages ont enseigné aux filles et les hommes sages ont appris aux garçons à devenir indépendants de leurs parents et à vivre libres et prospères au sein du groupe. Dans certaines parties du monde, on pratique encore ces rites.
De nombreux livres ont été écrits sur les droits territoriaux parce que les animaux protègent leurs droits ; ils sont plus matures que nous, les humains. Si vous avez un chien ou un chat, vous le savez, surtout si vous avez plus d’un animal. Chaque animal a sa place dans la maison. Et si l’autre animal ose aller dans cet espace, il y a un combat. Mais nous, les êtres humains, nous n’en sommes pas conscients.
C’est pourquoi nous faisons la Figure Huit pour commencer avec cette méthode. Cela est décrit dans mon premier livre La vie ouverte : Briser les liens du passé, il est également très clairement décrit dans le cahier de travail.
Le rituel de couper les liens qui unissent est assez long. Cela prend environ une heure. C’est très minutieux, nous commençons par couper les liens avec nos parents, puis avec les autres personnes qui nous « contrôlent ». Le deuxième livre Visualiser : accompagner l’enfant, se libérer des liens du passé, trouver son identité profonde nous permet de nous libérer d’autres types de contrôle, comme les habitudes, les dépendances et toutes sortes de facteurs non humains.
PI. Dans vos ateliers, vous recommandez toujours aux participants de se connecter à la « Conscience supérieure » au début de la visualisation. Qu’entendez-vous par « la Conscience supérieure » ?
PK. La Conscience supérieure est l’âme ou l’esprit. Les hommes et les femmes trouvent souvent qu’il est très difficile de penser à une Conscience supérieure. Nous avons un petit livret qui donne 7 ou 8 symboles ; on y explique que nous avons un esprit conscient, que nous utilisons toute la journée, et un subconscient où tous nos souvenirs sont stockés. Et puis nous avons ce superconscient ; le livret parle de l’utilisation des symboles, montrant comment cette approche peut nous aider. Il y a aussi un deuxième livret pour les lecteurs qui n’ont pas d’expérience dans ces domaines. Nous y présentons le reste des symboles, qui montrent comment se connecter avec la Conscience supérieure. Elle est notre Soi réel, cette partie de nous qui ne meurt pas quand le corps meurt.
PI. Une fois, je vous ai entendue dire dans une session de formation que cette méthode pourrait devenir la « Psychologie du nouvel âge », pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?
PK. Vous avez probablement entendu parler de Saï Baba. C’est lui qui a insisté pour que j’écrive des livres sur ce travail. Et je n’allais certainement jamais écrire un livre de ma propre initiative ; ça ne m’est jamais venu à l’esprit. Il a dit : « Vous devez écrire un livre. » Alors, j’ai commencé à écrire en sa présence. Quand nous étions assis là, il m’a dit de lui rapporter le manuscrit pour qu’il puisse le bénir. Quand le manuscrit a été béni, il m’a dit de le faire publier parce que cette méthode devait atteindre autant de personnes que possible dans le monde.
Saï Baba a expliqué dans une autre interview, que ce serait une méthode qui pourrait aider les gens à se changer eux-mêmes pour qu’ensemble nous puissions former un monde beaucoup plus aimant, plus compatissant et coopératif. Il l’appelait toujours « L’âge d’or », et expliquait qu’il y a quatre Yugas, et que nous sommes en train de finir le quatrième, qui est le plus négatif. Nous entrons dans le Yuga le plus positif maintenant. La méthode nous donne l’occasion de couper les liens avec les habitudes ou les situations négatives, ou tout ce qui nous empêche de nous intégrer dans le « Nouveau Monde ».
PI. Si l’on considère le nombre énorme de problèmes dans le monde d’aujourd’hui : la crise écologique, la faim dans le monde, les déchets nucléaires et ainsi de suite, votre méthode contribue-t-elle à rendre le monde plus équilibré ?
PK. Cette méthode aide les gens à se changer eux-mêmes. Et le monde est fait de gens. Ainsi, lorsque des êtres humains changent en assez grand nombre – cela changera automatiquement le monde, parce que les « forces positives » finiront par surpasser en nombre les forces négatives – et de plus en plus de personnes seront libres.
PI. En tant que modèle positif pour tant de personnes, vous travaillez encore beaucoup pour diffuser ce travail à travers le monde. Comment trouver l’énergie à l’âge de 99 ans pour faire face à une activité aussi exigeante ?
PK. Seulement en restant en contact avec la Conscience supérieure ! Et parce que Saï Baba m’a dit de l’apporter au plus grand nombre possible de personnes dans le monde. C’est la seule raison pour laquelle je suis prête à le faire.
PI. Avez-vous un souhait personnel sur la façon dont votre « travail » devrait continuer
PK. Au fur et à mesure que de plus en plus de gens seront prêts à s’ouvrir à cette méthode, qui leur permet de se relier à ce que nous appelons la Conscience supérieure, alors, je pense qu’elle sera de plus en plus adoptée.
Pour plus d’informations sur le site de la Fondation Phyllis Krystal : www.phylliskrystal.com
1 -Les trois ouvrages sont publiés par les éditions Souffle d’or.
Le don de la chirurgie orthopédique pour changer des vies – [sommaire]
OperationWalk est une ONG médicale composée d’équipes de chirurgiens orthopédiques et autres professionnels de santé qui voyagent dans le monde entier pour réaliser gratuitement des opérations de la hanche et du genou, pour des patients pauvres qui n’auraient jamais pu avoir accès à cette chirurgie. L’ONG a été fondée en Californie en 1996 par Lawrence Dorr, chirurgien orthopédique de renom, pionnier de nombreuses techniques chirurgicales utilisées aujourd’hui couramment. A ce jour, plus de 10 000 personnes ont été opérées par une centaine d’équipes médicales dans quelque 25 pays, dont Cuba, le Salvador, l’Inde, le Kenya, le Népal, le Pérou et le Vietnam. Jason Francis a interviewé le docteur Dorr pour Partage international.
Partage international : De combien d’équipes disposez-vous, offrant « le cadeau de la mobilité », comme il est dit sur votre site web ?
Lawrence Dorr : Nous avons une vingtaine d’équipes aux Etats-Unis, deux au Canada, une en Irlande, et d’autres sont en création à Londres, en Thaïlande, et en Grèce.
PI. Combien de personnes composent chaque équipe ?
LD. Quarante à cinquante. En mission, nous occupons quatre salles d’opération avec tout le personnel, pour opérer vingt patients par jour. Généralement, une mission comprend sept ou huit chirurgiens orthopédistes, un ou deux internes, au moins quatre anesthésistes, des kinésithérapeutes, des infirmières de bloc opératoire, des infirmières auxiliaires, des assistants médicaux, des jeunes médecins en stage et trois étudiants en médecine.
PI. Comment sélectionnez-vous les patients ?
LD. Deux membres de notre équipe se rendent dans les pays qui souhaitent nous accueillir et reçoivent les patients. Ils s’assurent que nous disposerons de suffisamment de lits et de blocs opératoires. L’hôpital doit être prêt à nous laisser utiliser les installations. En moyenne, nous opérons trois jours et demi sur place. Entre 60 et 65 patients par voyage.
Améliorer les services médicaux sur place
PI. J’imagine que vous travaillez aussi avec les médecins et le personnel médical des pays où vous allez ?
LD. Où que nous allions, nous nous efforçons d’impliquer les médecins, les infirmières et les kinésithérapeutes de l’hôpital qui nous reçoit. Nous les formons. De nombreux pays visités sont pauvres et n’ont pas les moyens d’acheter des implants. La chirurgie orthopédique est rarement pratiquée dans ces pays. Donc, le niveau des chirurgiens locaux est assez bas.
Nous les faisons participer à notre travail et nous les aidons à progresser dans leur pratique et à gérer efficacement un bloc opératoire. Nous donnons aussi des cours ou des conférences.
Une fois formés, les médecins locaux sélectionnent eux-mêmes les patients et nous envoient les radios par courrier électronique avant que nous nous rendions dans le pays. Cela nous donne une idée des cas que nous aurons à traiter, qu’il s’agisse d’arthroplasties de la hanche, du genou ou d’une chirurgie de suivi [lorsqu’une deuxième intervention chirurgicale est nécessaire après une procédure précédente]. Ça nous permet aussi de déterminer le type d’implants dont nous aurons besoin.
PI. Puisque vos équipes repartent rapidement, les médecins locaux doivent être indispensables au suivi des patients.
LD. C’est exact. Cela fait partie du processus. Les médecins sont formés pour assurer tout le suivi. Et dans ces pays, les familles sont aussi très impliquées. Parfois, quatre ou cinq membres d’une famille restent en permanence autour du lit du patient. Comme ils n’ont pas d’argent et ne peuvent payer un physiothérapeute, nous leur enseignons les bons gestes.
Le suivi est excellent. Si un médecin a une question, il nous envoie un mail avec les radios du patient et un résumé du problème. Si on ne peut le résoudre à distance, s’il y a une complication nécessitant une intervention chirurgicale, un membre de l’équipe prend l’avion et réalise l’opération.
Dans certains pays, comme ceux de l’Amérique centrale, nous envoyons parfois jusqu’à quatre équipes par an dans le même hôpital. Il est alors facile de réopérer certains patients. Ces hôpitaux ont des listes d’attente de 1 200 à 2 000 patients pour une arthroplastie de la hanche ou du genou.
De généreux donateurs
PI. Combien coûte une intervention chirurgicale en moyenne et comment financez-vous vos missions ?
LD. D’abord, tous nos personnels sont bénévoles. Beaucoup de fournitures nous sont données. Les implants sont offerts par les sociétés qui les fabriquent. Ils coûtent environ 3 500 dollars chacun. Nous sommes allés dans des pays où les stérilisateurs ne fonctionnaient pas. Nous avons un fabriquant américain qui va sur place les remplacer gratuitement. Nous estimons le coût global à environ 5 000 dollars par patient.
Chaque mission dans un pays d’Amérique centrale coûte environ 150 000 dollars. Pour l’Afrique ou l’Asie, ça peut monter à 250 000 dollars, car les billets d’avion et le transport du fret sont beaucoup plus chers. Avec vingt équipes, dont certaines font deux voyages par an, peut-être 30 voyages au total, on dépense beaucoup d’argent.
Nous restons près d’une semaine sur place, car pour opérer sur 3 jours et demi, il faut d’abord décharger la cargaison de matériel et préparer les blocs opératoires. Après la chirurgie, nous ne partons pas tant que tous les patients n’ont pas quitté l’hôpital et sont rentrés chez eux. Deux personnes peuvent rester huit à dix jours, mais le plus gros de l’équipe ne reste qu’une semaine.
PI. Où trouvez-vous tout cet argent ?
LD. Nous arrivons à financer nos opérations grâce à des donateurs qui croient en ce que nous faisons. Notre dîner de gala annuel nous rapporte à lui seul 300 000 dollars. Un donateur peut donner entre 25 et 100 000 dollars.
Nous avons également un groupe de soutien que l’on appelle nos « anges » ; ce sont uniquement des femmes, une soixantaine, qui donnent chacune 1 000 dollars par an. A chacune de nos missions, elles sont connectées à nos patients par les réseaux sociaux et deviennent leurs « anges ». En résumé, l’argent nous est donné par des personnes généreuses qui veulent faire du bien.
Changer des vies
PI. Comment la vie d’une personne est-elle transformée après la chirurgie ?
LD. Pour les patients, il s’agit d’un miracle qui tombe du ciel. Si vous vivez au Guatemala, au Nicaragua, en Chine, au Népal ou en Tanzanie et n’avez pas d’argent, avec une arthrose de la hanche ou du genou, vous êtes mutilé à vie. Et dans beaucoup de ces pays, une fois que vous êtes infirme, vous êtes exclu de la société. Si vous êtes une jeune femme, vous ne pouvez pas vous marier. Si vous êtes un homme, vous ne trouvez pas de travail. En rendant à ces malheureux leur mobilité, vous les aidez à vivre normalement, avec un effet multiplicateur remarquable. Vous rendez sa dignité au patient, mais aussi à sa famille. Tout l’entourage est heureux car le malade n’est plus un fardeau pour la famille. En fait, le village tout entier est heureux parce qu’un de leurs membres est redevenu normal.
Je vais vous raconter une histoire qui s’est passée au Nicaragua. Une femme dans la quarantaine était dans sa maison lorsque celle-ci s’est effondrée. Son genou a été broyé et les médecins lui ont dit qu’il n’y avait rien à faire. Pendant deux ans, elle a marché avec un chariot sur lequel elle plaçait le pied de sa jambe blessée tout en poussant le chariot avec sa bonne jambe. Je l’ai opérée, j’ai remplacé entièrement son genou. Elle a pleuré lorsqu’elle a pu à nouveau marcher. Aujourd’hui, elle est mariée et son loisir préféré est la danse !
Il y a une autre histoire mémorable qui nous vient de Hanoi, au Vietnam. Nous opérions dans un hôpital militaire. Le médecin a déclaré : « Vous connaissez la femme que vous avez opérée hier ? Elle est descendue de son village pour subir cette opération. Et elle était morte de peur parce que vous êtes américains. Tout ce dont ce village se souvient, c’est qu’ils ont été bombardés par les Américains pendant la guerre. Ils n’aiment pas l’Amérique. Maintenant, elle va rentrer chez elle et marchera normalement. Grâce à des Américains ! C’est tout le village qui en sera transformé. En tant qu’ambassadeur de votre pays, vous faites plus que n’importe quel membre du Congrès ou homme politique que les Américains peuvent envoyer ici. »
Un héritage précieux
PI. Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?
LD. OperationWalk fait du bon travail. L’autre jour, j’ai lu une statistique selon laquelle 41 % des médecins ont l’impression d’être épuisés. Quand un médecin part en mission avec nous pour faire ce qu’il a appris à la faculté de médecine et soigne des patients qui n’ont plus aucun espoir dans la vie, je vous assure qu’il retrouve son énergie. Et il va conserver cette énergie pendant six mois ou un an jusqu’à ce qu’il reparte en mission.
En marge des problèmes qui rendent parfois difficile l’exercice de la médecine dans nos pays développés, OperationWalk est un excellent moyen de redonner aux médecins le sens de leur idéal ; l’idéal qui les a poussés à entreprendre des études de médecine.
Et pour toutes les personnes qui allaient être handicapées à vie, il va sans dire que l’expérience est fabuleuse. Il ne fait aucun doute qu’avec toutes les recherches que j’ai effectuées et les améliorations que j’ai pu apporter à la pratique de la chirurgie orthopédique, OperationWalk sera ce que je laisserai de plus précieux derrière moi. La première organisation humanitaire pour la chirurgie orthopédique.
Pour plus d’information : www.operationwalk.org
Environnement
Esotérisme
Faire le lien
Faits et prévisions
Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
Fenêtre sur le monde
La voix de la raison
« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
La voix des peuples
Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
Le point de vue de Maitreya
Le respect de la loi
« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue. « Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
Les enseignements de Maitreya
Les mensonges dévoilés
Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
Les priorités de Maitreya
« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
L’humanité une
Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
L’Unité dans la diversité
« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
Regard sur le monde
Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
Autres
Le Disciple (première partie) – [sommaire]
Aart Jurriaanse (1907-2002) était un auteur dont les sujets de prédilections portaient sur l’ésotérisme, la spiritualité, l’occultisme et la religion. Il a autorisé Partage international à publier ses articles, initialement parus dans l’ouvrage Bridges1 (Ponts, non traduit). Source d’inspiration autant que d’information, ils présentent une perspective qui s’étire des anciennes archives des Maîtres à notre temps. Se référer au numéro de septembre 2019 de Partage international pour son article Le développement spirituel.
Après avoir goûté aux joies et aux afflictions dans le monde de la matière et de l’illusion, l’homme commence à réaliser leur vacuité, et qu’elles ne satisfont pas une certaine soif intérieure qui l’a poussé à chercher une expression physique. Inconsciemment, il s’est mis à chercher quelque chose d’indéfinissable pendant plusieurs incarnations, la recherchant dans chaque expérience physique, sensuelle, émotionnelle et mentale : chaque expérience contribuant à parfaire les besoins de l’âme – âme à la présence cachée dont il est si longtemps resté ignorant. Mais finalement, il commence à voir « double » et devient conscient d’une dualité, d’une existence intérieure et d’une extérieure ; il s’éveille à la réalisation que, au-delà de la vie sensorielle de la personnalité, il existe un besoin plus profond et plus fort, une force dirigeante encore plus essentielle – celle de l’homme intérieur, l’âme, qui ne désire plus la satisfaction matérielle mais qui déploie en lui de nouveaux champs de conscience et de perception inattendus. Ces révélations, à leur tour, jettent une nouvelle lumière sur son chemin, et de nouvelles visions s’offrent à sa vue – des visions d’amélioration de soi et de service envers l’humanité : un disciple est en train de naître.
Le mot « disciple » est utilisé pour désigner tous les degrés de ceux qui travaillent au service de l’humanité et de la Hiérarchie des Maîtres, du disciple en probation – ou aspirant – qui plein d’hésitations commence à ressentir son chemin, jusqu’à inclure le Christ lui-même – « le Maître de tous les Maîtres, et instructeur aussi bien des Anges que des hommes », et par conséquent le premier disciple.
Le disciple est un individu dont les perspectives sur la vie ont été réorientées, et qui a radicalement changé son sens des valeurs. Il constate, cependant, que ces nouvelles valeurs ne sont pas statiques, mais entrent dans un processus d’ajustement constant afin de rester en phase avec une conscience toujours croissante. Cette expansion variera en rapidité, et peut connaître des périodes de stagnation mais, malgré des entractes temporaires, ce développement cyclique continuera à inclure des plans de conscience toujours plus élevés et plus vastes.
Bien que le disciple se soit concentré sur son effort individuel, il aura une conscience croissante qu’il constitue une part naturelle et intime d’un tout plus grand, et que dans le passé une attention indue a été portée à l’aspect séparé de son existence. Il devient conscient qu’il appartient à un groupe de travailleurs avec qui il devrait cocréer, en tant qu’équipe, et que la focalisation de son attention devrait changer pour le travail de groupe, au moyen duquel les efforts individuels combinés seront considérablement améliorés.
A mesure que l’homme se développe, alors qu’une plus grande connaissance du Soi est acquise, et qu’une conscience bien plus vaste est évoquée que celle que ce Soi voit, entend, connaît et contacte, l’homme de plus en plus entrera en contact avec ce groupe auquel il appartient subjectivement, et avec lequel il est censé collaborer. Il deviendra également conscient de recevoir la supervision et le soutien du Maître.
Un rythme nouveau
Le disciple s’adapte donc progressivement à un nouveau rythme de vie, et découvre et pénètre de nouveaux domaines d’expérience. Il devient conscient de la présence d’un groupe avancé d’êtres fonctionnant sur les niveaux subtils, connus en tant que hiérarchie des Maîtres, qui ont déjà ouvert et parcouru un chemin de l’obscurité vers la lumière, de l’irréel au réel, et il fournit tous les efforts pour se préparer et avoir lui-même le droit de suivre ce chemin. Il se retrouve dans un état transitoire, entre l’ancien et le nouveau concept d’être, et cela l’afflige fréquemment de doutes et d’incertitude. Cependant, grâce à une perception spirituelle croissante, et tandis que l’âme amène graduellement une illumination plus grande au cerveau par le biais du mental, plus d’assurance sera obtenue, menant à un service plus efficace pour son prochain.
Un des premiers aspects des enseignements de la Sagesse éternelle sur lesquels l’étudiant gagne en compréhension est la constitution de l’Homme. Cela mène à une compréhension plus grande de sa propre nature, et lui offre un aperçu du degré par lequel il a été par le passé prisonnier des mondes du mirage et de l’illusion. Quand, après davantage de persévérance, il devient conscient de l’âme et des royaumes spirituels, toutes ses perspectives et son approche de la vie en sont révolutionnées, et un nouveau monde d’entreprises s’ouvre à lui.
Cependant, il faut toujours se souvenir qu’il n’y a pas de raccourci sur cette route vers la lumière, et que chaque pas en avant aura été acquis au prix d’efforts rigoureux et de la plus grande ténacité de la part du disciple.
On découvrira que tout développement suit un schéma rythmique, et le disciple doit donc apprendre à s’adapter à cette respiration de la vie de l’âme. Des temps de visions et de développement, quand l’aspirant sera hissé sur la crête d’une vague d’extase, doivent inévitablement être suivis par des périodes subséquentes du cycle durant lesquelles il sombrera dans le creux de la vague, et sera entouré par la plus parfaite obscurité spirituelle. A cela il doit être préparé, car cela peut l’empêcher de sombrer dans une profonde dépression. Cette réalisation apportera simultanément l’assurance que ce reflux des forces est parfaitement normal, et devrait plutôt être regardé comme de courts moments de récupération pendant lesquels le disciple pourra respirer, et dans lesquels des forces renouvelées pourront être rassemblées, lui permettant d’utiliser au mieux ses opportunités quand au cours du prochain cycle, il sera à nouveau hissé au sommet de la vague.
Ce flux et reflux peut être observé dans toutes les sphères de l’existence, et est même démontré dans la séquence des incarnations de l’homme – des vies seront relativement statiques et sans événement, alors que les suivantes seront pleines d’expériences, amenant à un progrès rapide. Ce facteur devrait être considéré avec attention quand les travailleurs cherchent à aider leurs prochains : trop d’énergie ne devrait pas être dirigée vers ces vies qui ne sont pas encore prêtes à l’absorber, car il ne s’agirait pas seulement d’un gâchis d’énergie mais cela pourrait se révéler néfaste. Mieux vaut concentrer les forces disponibles là où les meilleurs résultats pourront être produits, ce qui conduira à un service fécond.
La Hiérarchie est responsable de l’expression du Plan. Toutefois, les Maîtres dépendent de disciples en incarnation physique qui puissent servir de canal et d’instrument pour apporter ce dessein subjectif dans la manifestation objective. Si ces travailleurs physiques devaient rester sans réagir, ou faisaient des erreurs, cela aboutirait à des retards temporaires. Pendant ce temps, les énergies qui auraient dû être utilisées dans ce cadre continuent d’affluer à cause des pulsations sans fin de l’Unique Vie, ce qui pourrait à son tour évoquer des résultats catastrophiques en étant mal exploitées. Une grande responsabilité repose donc sur les épaules des ces disciples dont les yeux se sont ouverts, et qui, à cause de leur savoir et de leur sensibilité, sont automatiquement devenus des serviteurs hiérarchiques sur les plans extérieurs. (Première publication dans Partage international en novembre 1992)
1 – Aart Jurriaanse, Bridges, ISBN 3-929345-11-0, Bridges Publishing, Freiburg, Allemagne, 1re édition 2001, 2007.
Pour plus d’information : www.bridges-publishing.de
La réinsertion plutôt que la punition – [sommaire]
La Norvège a l’un des plus faibles taux d’incarcération et de récidive au monde, ainsi qu’un des plus faibles taux de criminalité, et ceci sans avoir misé sur le « tout répressif ». Vu de l’extérieur, le système carcéral norvégien peut sembler incroyablement complaisant et laxiste ; pourtant, loin de témoigner d’une forme de naïveté, les résultats obtenus prouvent au contraire qu’il est inspiré par le pragmatisme.
Les Etats-Unis sont le pays dont la plus forte proportion de la population est incarcérée, avec 655 prisonniers pour 100 000 habitants. En Europe, le Royaume-Uni a l’un des taux les plus élevés, avec 140 pour 100 000, tandis qu’en Norvège ce taux est seulement de 63 pour 100 000. Aux Etats-Unis, plus de 76 % des anciens prisonniers sont arrêtés une nouvelle fois dans les cinq ans qui suivent leur libération, et au Royaume-Uni 45 % retournent en prison ; tandis qu’en Norvège, le taux de récidive est l’un des plus bas au monde, à 20 % seulement au bout de deux ans et 25 % au bout de cinq ans.
Non seulement y a-t-il un coût élevé à maintenir une importante population carcérale, mais, de plus, les anciens détenus qui retombent dans la délinquance constituent une menace pour la sécurité publique.
Au début des années 1980, le taux de récidive en Norvège était bien plus élevé, entre 60 et 70 %, et la politique pénale était basée sur une approche punitive traditionnelle.
Une approche politique basée sur les valeurs, accordant la priorité aux droits de l’homme, a conduit à de profondes réformes pénales, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle façon de traiter les délinquants. Les prisons norvégiennes sont réputées être parmi les meilleures et les plus humaines du monde.
Partant du constat que les approches répressives traditionnelles ne faisaient pas baisser le taux de récidive et ne s’attaquaient pas aux racines profondes de la délinquance, le principal changement a consisté à abandonner le rôle central auparavant accordé à la punition, afin de rediriger les efforts et les ressources vers la réinsertion. Aujourd’hui, la priorité des services pénitentiaires est d’aider les prisonniers à sortir du cercle vicieux de la délinquance et de les préparer à redevenir des membres fonctionnels de la société, sortant de prison meilleurs qu’ils y étaient entrés. La privation de liberté est considérée comme constituant la punition, et le temps passé en prison est censé être mis à profit par les détenus.
Cette conception de la justice repose sur l’idée que la sécurité et l’intérêt de la société sont mieux défendus si les ex-prisonniers sont en mesure de se réintégrer dans la communauté, et s’ils sont moins susceptibles de récidiver ou de causer du tort à autrui. En Norvège, il n’existe ni peine de mort, ni condamnation à perpétuité. La peine de prison maximale est de vingt-et-une années ; cependant, la loi permet une détention dite préventive, qui consiste à prolonger la peine par incréments de cinq années, potentiellement indéfiniment, tant que le détenu est considéré par la justice comme représentant toujours une menace pour la société. Près de 90 % des peines de prison sont inférieures à une année.
Les détenus peuvent bénéficier d’une permission de sortie le week-end dès lors qu’ils ont purgé un tiers de leur peine, sauf s’ils ont commis des crimes graves, auquel cas il n’y a pas de permission de sortie durant les dix premières années. Après avoir purgé les deux tiers de leur peine, beaucoup peuvent bénéficier d’une libération anticipée. L’objectif est d’avoir une population carcérale la plus basse possible. Puisque les peines restent courtes, quasiment tous les prisonniers finissent par retourner au sein de la société. L’objectif des prisons est donc d’en faire de « meilleurs voisins ».
Le système carcéral est fondé sur deux principes. Le premier est appelé le « principe de normalité ». Il signifie que la vie quotidienne en prison doit ressembler autant que possible à la vie ordinaire dans le monde extérieur. Si la vie en prison était très encadrée et radicalement différente de la vie ordinaire, les prisonniers auraient beaucoup de mal à s’adapter après leur libération et risqueraient de retomber rapidement dans la délinquance.
Le second principe consiste à traiter les détenus avec humanité et respect. Les lois norvégiennes interdisent l’usage de la torture, et plus généralement les traitements cruels, inhumains ou dégradants à des fins de punition. Personne ne devrait purger sa peine dans des conditions plus dures que ce qui est strictement nécessaire à la sécurité de la communauté.
Les prisonniers perdent certes leur liberté ; mais, hormis cela, ils conservent les mêmes droits que les citoyens ordinaires, comme l’accès aux soins de santé, à l’éducation, le droit de vote… Il faut justifier d’une bonne raison pour refuser l’exercice de ses droits à un condamné.
Un traitement humain et respectueux des prisonniers est considéré comme augmentant les chances d’une réintégration réussie dans la société. L’objectif est de guérir plutôt que de blesser, et la dignité humaine est protégée. Aucun condamné n’est privé d’espoir et, dès son premier jour en prison, la préparation en vue de sa libération commence.
Le système repose également sur la conviction que tout le monde peut changer, pour peu que les circonstances soient favorables et qu’un soutien soit apporté. Les prisonniers reçoivent ainsi une aide pour développer leur estime de soi et pour donner du sens à leur vie ; ils peuvent bénéficier d’une psychothérapie, de cours, de formations professionnelles, et acquièrent ainsi les outils leur permettant de devenir des membres de la société productifs et respectueux des lois.
Tout au long de la peine, une progression par étapes permet un retour graduel au sein de la communauté : tout d’abord une prison hautement sécurisée, puis une autre moins sécurisée, puis plus tard la possibilité d’être transféré dans une « maison de transition », qui ressemble beaucoup à la vie ordinaire. Les prisonniers sont également aidés par des organismes extérieurs dans leur recherche d’emploi et de logement, et ils disposent d’un réseau qu’ils pourront solliciter après leur libération.
La réussite de la réadaptation et de la réintégration est considérée comme bénéficiant à tout le monde, car elle améliore la sécurité publique, réduit la criminalité et diminue les coûts.
Bien entendu, remplir ces objectifs requiert un haut niveau de compétence et de savoir-faire de la part des agents de prison (en Norvège, on ne les appelle pas des surveillants). Les candidats sont sélectionnés à l’issue d’un processus rigoureux, et la formation dure trois ans (contre trois mois au Royaume-Uni), afin de s’assurer qu’ils satisfont aux exigences et qu’ils ont acquis une bonne compréhension du travail à effectuer. De ce fait, le risque que la corruption se développe au sein du système carcéral est fortement réduit.
En tant qu’agents de prison, leur travail est basé sur l’égalité, le dialogue et le respect. Les détenus sont traités comme des adultes responsables, en qui on peut avoir confiance, et ils apprennent ainsi le respect de l’autre.
La qualité de l’interaction entre le personnel et les prisonniers est considérée comme essentielle. Les agents sont formés à communiquer correctement avec les détenus et à établir de bonnes relations interpersonnelles. Ils apprennent à désamorcer les situations tendues sans faire usage de la force, les apaisant avant qu’elles ne deviennent violentes. De cette manière, la sécurité est garantie et les détenus peuvent constater que des modes de communication non-violents sont possibles.
L’atmosphère dans les prisons norvégiennes est généralement calme et détendue, et les agressions contre le personnel sont très rares. Près de 40 % des agents de prisons sont des femmes, et le personnel n’est pas armé. Il n’y a presque pas d’évasions en Norvège, et plus de 99 % des prisonniers rentrent à l’heure au terme de leurs permissions de sortie.
Deux prisons norvégiennes, celles de Halden et Bastøy, ont particulièrement suscité l’intérêt des médias internationaux. La prison de Halden est une prison de haute sécurité, construite en 2010 et située au milieu de la forêt, une partie de cette dernière ayant été incorporée dans l’enceinte de la prison. Les détenus ont leur propre chambre avec douche et toilette privées, ainsi que télévision et ordinateur. Ils ont accès à la nature. Il n’y a pas de barreaux aux fenêtres, et la lumière naturelle pénètre dans les bâtiments.
Les prisonniers portent leurs vêtements personnels et vivent en petites communautés au sein de la prison, où ils cuisinent et prennent leurs repas ensemble. Les cuisines sont entièrement équipées, disposant de couverts et d’ustensiles de cuisine ordinaires, y compris des couteaux tranchants.
En traitant les prisonniers comme des personnes normales, responsables et civilisées, on favorise aussi l’apparition en eux de ces mêmes qualités.
Les agents prennent leurs repas avec les détenus, jouent et font du sport avec eux. Il est possible de s’adonner au yoga ou à des retraites silencieuses, tandis qu’un studio tout équipé permet aux détenus de jouer et d’enregistrer de la musique.
Dans un entretien pour le magazine Time, le directeur de la prison, Are Høidal, a déclaré : « Dans le système carcéral norvégien, l’accent est mis sur les droits de l’homme et sur le respect. Nous trouvons cela parfaitement normal. »
Un article de Business Insider rapporte également ces propos d’Are Høidal : « Chaque détenu dans les prisons norvégiennes va retourner dans la société. Voulez-vous des personnes en colère, ou des personnes réinsérées ? »
Bastøy, petite île située au sud d’Oslo, est utilisée comme prison à la sécurité minimale. On y trouve des terres cultivées, des plages, des forêts, mais aucune zone clôturée. Les habitations forment un petit village, avec une bibliothèque, une église, une école et un terrain de football. Les prisonniers vivent en petits groupes dans des bungalows en bois. Ils passent leurs journées à travailler à la ferme de la prison, où l’on trouve des moutons, des vaches, des poules et des chevaux, et ils cultivent des fruits et des légumes. D’autres travaillent à la menuiserie, à l’entretien, à la cuisine ou à la bibliothèque. Ils sont encouragés à passer leur temps libre à l’extérieur, et peuvent faire du sport, de la pêche ou de la natation. Les prisonniers pilotent même le ferry qui relie l’île au continent ; et, pour 70 agents qui y travaillent, seuls cinq restent sur l’île la nuit. Les visites sont permises le mercredi, le samedi et le dimanche.
Parmi les prisonniers, on trouve des hommes condamnés pour meurtre, pour viol, ou pour des faits de délinquance relative aux stupéfiants. Les prisonniers peuvent demander leur transfert à la prison de Bastøy lorsqu’ils approchent de la fin de leur peine, et le principal critère pour y être admis est d’être résolu à renoncer à la délinquance une fois libéré.
Bastøy est une « prison humaine écologique », qui tient compte de l’interdépendance entre les humains et leur environnement, ainsi que de la façon dont nous sommes tous influencés par les autres et par la nature. Elle repose sur la conviction que nous pouvons devenir responsables de nous-mêmes en prenant soin de la nature. L’essentiel de la nourriture dans la prison est cultivé sur l’île, et le travail avec les animaux y est vu comme une façon d’enseigner l’empathie aux détenus. Il n’y a eu aucun épisode violent à Bastøy au cours des trente dernières années ; et, prenant appui sur son taux de récidive exceptionnellement bas de seulement 16 %, le directeur de la prison Arne Nilsen a donné la réponse suivante à un reporter de CNN qui trouvait les installations plutôt luxueuses : « Si nous avons créé un camp de vacances pour délinquants, où est le problème ? Nous devons réduire le risque de récidive, parce que si nous n’y parvenons pas, quel est l’intérêt de la punition, hormis faire ressurgir le côté primitif de l’humanité ? »
Objecteurs de conscience en Israël : « Pas en notre nom ! » – [sommaire]
Maya Brand-Feigenbaum, 18 ans, a été condamnée à 20 jours de prison militaire en juillet 2019 pour avoir refusé de servir dans les Forces de défense israéliennes (FDI). Les citoyens comme Maya sont des « objecteurs de conscience » qui refusent de servir dans l’armée dans des pays où le service militaire est obligatoire, et ceci au nom de la liberté de pensée, de conscience et de religion. Le refus de servir pour cette raison est protégé par le droit international relatif aux droits humains, notamment par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques signé par 167 pays dont Israël.
Selon Maya : « Militer contre la guerre est du meilleur intérêt de l’Etat et du monde. Cela entraînera de la sécurité à long terme.
Agir pour résoudre le conflit israélo-palestinien et mettre fin à l’occupation est de l’intérêt de tous les habitants de ce pays (juifs, musulmans et chrétiens) et mon refus de la conscription se fonde sur mon désir d’un changement social inoffensif, mon espoir de créer une société dont les valeurs sont basées sur le respect, la communication, la non-violence, l’écoute, l’amour et l’égalité ». Maya a reçu nombre de réactions négatives face à la position qu’elle a prise, mais elle ne le regrette pas car elle est restée fidèle à elle-même et à ses croyances. Elle a entendu des commentaires comme : « Tous les Arabes devraient mourir, et si vous êtes de leur côté, vous devriez mourir aussi ».
« J’aimerais que les filles qui se sont adressées à moi de cette façon comprennent qu’en fait, nous sommes toutes du même côté », a-t-elle déclaré. Maya a été condamnée à deux peines d’emprisonnement et a été libérée au bout de 25 jours au total.
Le statut d’objecteur de conscience de Maya n’est pas courant, mais il n’est pas non plus unique. En août 2019, dix jours après la libération de Maya, Yasmin Ricci-Yahav, 18 ans, a également été condamnée à dix jours de prison après avoir déclaré son refus de s’engager dans les FDI. Yasmin a déclaré : « Nous avons tous connu une enfance marquée par la guerre et la haine, et nous avons tous grandi dans un monde où l’on nous a appris à craindre et à nous éloigner de l’autre côté, mais je crois qu’il existe une autre manière d’affronter la réalité complexe dans laquelle nous vivons. Cela exige un débat sur les alternatives, le respect mutuel et le désir de changement. J’espère que mon refus contribuera à la lutte et apportera non seulement un avenir plus sûr pour Israël, mais aussi un avenir qui inspire de la fierté et qui se caractérise par la tolérance et la compassion. »
En février 2019, Roman Levin a été envoyé à la prison militaire pour avoir refusé de continuer à servir dans les FDI, en signe de protestation contre l’occupation. Il a servi environ 18 mois comme chauffeur dans l’armée mais a été démobilisé pour « mauvaise conduite ». Il a passé 82 jours en isolement et a été libéré en août 2019. Il a expliqué : « Mon refus est un acte de protestation contre une occupation qui dure depuis plus de cinquante ans et de solidarité avec le peuple palestinien de Cisjordanie et de Gaza. Je suis arrivé à la conclusion qu’on ne peut pas tenir deux postures opposées – résister à l’occupation, au racisme et à l’ordre capitaliste, tout en servant dans une armée qui protège ces choses. »
Selon les ONG, seule une poignée d’objecteurs de conscience refusent de servir dans les FDI chaque année. Leur position au nom de la paix attire l’attention des médias du monde entier, ce qui entraîne à la fois critiques et soutien. En 2013, Natan Blanc a fait la une des journaux pour avoir été détenu dix fois en six mois et passé au total 150 jours dans une prison militaire. A chacune de ses libérations, il a persisté dans son refus de servir et retournait en prison.
Pour motiver son refus, Natan déclarait : « J’ai commencé à penser à refuser l’enrôlement dans l’armée israélienne lors de l’opération Plomb durci, en 2008. La vague de militarisme agressif qui a balayé le pays, les expressions de haine mutuelle et le discours vide sur la lutte contre le terrorisme et la dissuasion ont été les principaux motifs de mon refus. En tant que représentants du peuple, les membres du cabinet n’ont pas le devoir de présenter leur vision de l’avenir du pays, et ils peuvent continuer ce cycle sanglant, sans perspective de fin, mais nous, citoyens et êtres humains, avons le devoir moral de refuser de participer à ce jeu cynique. »
Natan était soutenu par six ONG, dont Amnesty International et Jewish Voices for Peace (JVP), qui ont sensibilisé le public à sa situation par une pétition sur le site Internet mondial change.org. Lorsqu’il a été libéré en juin 2013 et démobilisé, JVP a déclaré qu’il s’agissait de la plus longue punition que les FDI avaient infligée à un objecteur de conscience.
Beaucoup d’objecteurs de conscience refusent de servir pour les mêmes raisons, et la présentation de JVP le résume bien : « Nous faisons partie des nombreux Juifs américains à dire aux gouvernements américain et israélien : Pas en notre nom ! »
Source : jpost.com ; afcfp.org ; 972mag.com
Citation
Extrait du message n° 82 – [sommaire]
« Ma tâche consistera à vous montrer comment vivre ensemble, pacifiquement, comme des frères. C’est plus simple que vous ne l’imaginez, mes amis, car cela ne nécessite que l’acceptation du partage. En vérité, le partage est divin. Il sous-tend tout progrès pour l’homme. Par son application, mes frères et sœurs, vous pourrez parvenir à une juste relation avec Dieu, et ceci, mes amis, est la raison même de votre vie. Lorsque vous partagez, vous reconnaissez Dieu en votre frère. C’est une vérité simple mais, jusqu’à présent, combien difficile à saisir par l’homme. Le moment est venu de démontrer cette vérité. »
Message de Maitreya
Brève
Courrier des lecteurs
Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.Collision avec une voiture fantôme – [sommaire]
Lorsque j’étais enceinte de 8 mois, [courrier rédigé en février 2004], je rentrai chez moi en voiture après un rendez-vous chez le médecin. Un véhicule venant en face tourna soudain juste devant moi et se dirigea vers le parking d’un magasin. La collision semblait inévitable. Je bloquai les freins. Ma voiture fit une embardée et les autres voitures crissèrent derrière moi. Je m’attendais à un accident – et juste au moment où l’impact aurait dû se produire, j’ai, selon moi, traversé l’arrière de l’autre voiture, sans une égratignure, comme si c’était une voiture fantôme ! A ce moment-là, j’eus le sentiment profond que quelqu’un veillait vraiment sur moi et sur mon bébé à naître. Que s’est-il passé ? Qui nous a aidés ?
S. V., Island Run, Etats-Unis
Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que vous avez été sauvés grâce à une intervention de Maitreya.
Une visite répétée – [sommaire]
Après de longues années passées loin de ma sœur, j’avais prévu de passer quelques jours avec elle. En août 2003, nous étions dans un centre commercial très fréquenté à Parramatta (Sydney). Elle s’était rendue pendant un court moment dans un autre magasin et j’attendais son retour en regardant la vitrine du magasin.
Une dame s’approcha de moi par derrière et me demanda si je connaissais une bonne coiffeuse, car elle voulait se faire couper les cheveux. C’était une grande dame mince et élancée avec une présence digne, vêtue d’une veste et d’un pantalon en tweed ; ses cheveux étaient blonds et bien coiffés. Je lui expliquai que je ne pouvais pas l’aider, mais ma sœur le pouvait probablement, car elle habitait là. La dame me demanda si elle pouvait attendre avec moi et je lui suggérai de s’asseoir car je remarquai qu’elle s’aidait d’une canne pour marcher. En attendant, elle me parla de sa récente opération du genou et de la difficulté qu’elle avait à entretenir son jardin.
Elle me dit qu’elle vivait dans la région depuis de nombreuses années. La conversation était plaisante et agréable. Ma sœur revint et lui indiqua le nom d’une coiffeuse dans une autre banlieue avec des indications pour s’y rendre. La dame affirma qu’elle connaissait bien la région et nous remercia pour l’information.
Le lendemain, nous emmenâmes notre mère faire du shopping dans une autre ville pour lui acheter une paire de chaussures pour son anniversaire. Pendant que j’étais dans le magasin, je m’agenouillai devant ma mère pour ajuster les chaussures et lui suggérai de marcher pour vérifier l’ajustement et le confort.
Alors qu’elle se levait pour marcher, je fus surprise de voir la même dame que le jour précédent. Elle se tenait sur le côté et regardait vers les étagères. Elle portait les mêmes vêtements. Elle ne nous reconnut pas, mais alors que ma mère s’approchait d’elle, elle se tourna vers elle et lui dit discrètement : « Elles sont très belles », puis elle sortit du magasin.
Ma sœur et moi nous nous regardâmes, remarquant la coïncidence, mais nous sentîmes que sa présence signifiait plus que ce que nous pouvions comprendre et nous ressentions quelque chose de spécial à son sujet.
Ces quelques jours furent très spéciaux pour nous, car nous fîmes une fois de plus l’expérience d’une connexion et d’un partage affectueux, après de nombreuses années de séparation.
Y avait-il une particularité à propos de cette dame ? Nous avons eu l’impression d’avoir reçu la visite d’un ange.
L. v. d. L., Beauty Point, NSW, Australie
Le Maître de B. Creme a indiqué que la « dame » était Maitreya.
Une prière exaucée – [sommaire]
Tôt le matin du 15 septembre 2003, je me rendis à l’aéroport Haneda de Tokyo pour rendre visite à mon ami qui allait partir pour un séminaire bouddhiste zen dans la préfecture d’Hiroshima. Et puis, en me rendant chez un autre ami à Ebara, district de Shinagawa (Tokyo), que j’avais rencontré au même séminaire bouddhiste zen, j’ai prié Maitreya que je puisse être pleinement conscient de ce moment, comme ce que j’avais pratiqué au séminaire. Immédiatement après avoir prié, je vis un cercle lumineux dans l’ombre sur le trottoir. Ce cercle de lumière a-t-il été manifesté par Maitreya ?
Nom non communiqué, Japon
Le Maître de Benjamin Crème a confirmé : Oui.
La voie du milieu – [sommaire]
Dans l’après-midi du 28 septembre 2003, je me rendis dans un sanctuaire shintoïste de la ville de Chiba avec mon ami, qui est membre d’un groupe de méditation de transmission. Après avoir prié au sanctuaire et quitté les lieux, nous avons vu un homme blanc vêtu d’une tenue traditionnelle japonaise. Il avait une vingtaine ou une trentaine d’années, les cheveux blonds et courts, et portait des lunettes de soleil sombres, ce qui n’était pas approprié pour une tenue aussi formelle. Il marchait d’une manière fort majestueuse au milieu du trottoir. Je pensais qu’il rentrait chez lui après une réception de mariage, mais c’était très étrange car il portait deux sacs froissés en papier brun. Il dirigea son regarda vers nous, puis continua sa marche. Nous avons pensé qu’il était Maitreya. Etait-ce vraiment lui ?
Nom non communiqué, Japon
Le Maître de Benjamin Crème a confirmé : Oui.
Un mystérieux appel téléphonique – [sommaire]
Début octobre 2003, suite à la publicité sur les conférences et ateliers de méditation de transmission, avant le premier atelier, un homme laissa un message sur le répondeur : « Merci pour l’information. J’aimerais plus de détails, veuillez m’appeler au […]. » J’appelai alors ce numéro et eus une dame au téléphone. Elle n’avait jamais entendu parler de l’information et précisa que son mari ne lui en avait pas parlé. Mais elle ajouta qu’il voulait peut-être lui faire une surprise, car il savait qu’elle s’intéressait à ce genre de questions.
Je lui donnai donc toutes les informations et elle se rendit à la conférence et à l’atelier de B. Creme le 19 octobre. Mais aucun de nous n’eut d’explication sur l’homme qui avait téléphoné. Qui était à l’origine de cet appel mystérieux ?
U. R., Munich, Allemagne
Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme qui a appelé était Maitreya.
Savourez l’instant présent ! – [sommaire]
Je me promenais dans le centre-ville de Camberley, parmi un grand nombre de personnes qui comme moi déambulait (un sujet particulier me perturbait). Je vis alors une vieille dame assise sur un banc, en train de manger un gros sandwich avec beaucoup de plaisir. Je ne sus pourquoi mais mon regard resta accroché sur elle, et comme je m’approchai, elle-même n’arrêtait pas de me regarder, droit dans les yeux, en souriant comme s’il y avait une grande complicité entre nous. Elle avait l’air si heureuse. Comme je passai devant elle, elle leva son sandwich et m’adressa un sourire. Je lui souris à mon tour et déclarai : « Vous me donnez faim », et je la quittai. C’était manifestement une personne merveilleuse, et je me demande si ce n’était pas Maitreya – ou simplement une vieille dame avec un charmant visage souriant et lumineux, qui s’est détachée dans cette foule ?
B. F., Frimley Green, Surrey, Royaume-Uni
Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « vieille dame » était le Maître Jésus.
Inoubliable – [sommaire]
Dans l’après-midi du 17 octobre 2003, à Spelle, une petite ville de 8 000 habitants (dont je connais de vue la plupart), je me promenai avec mon chien dans une petite pinède d’une trentaine d’arbres qui se trouve au cœur de la commune. Personne en vue ! Soudain, une femme vêtue d’un manteau rouge vif passa devant nous lentement en nous regardant. Puis je traversai la rue avec mon chien. Mais je dus m’arrêter et regarder cette femme qui avait attiré mon attention. Elle sourit et, à pas lents, traversa la rue et nous rejoignit. Elle portait des lunettes et avait des cheveux bruns bouclés, à mi-épaules. Elle se tint alors devant moi, et me regardant pleine d’amour elle prononça quelques mots dont je ne me souvins pas. Je ne pus probablement pas supporter sa puissante énergie d’amour. Je m’entends encore déclarer : « Je dois rentrer ! »
Je partis rapidement avec mon chien et la laissai là. Dans ma tête, je pensais à Maitreya et je me retournai sans cesse. Je voulus l’appeler mais ce ne me fut pas possible. Elle s’enfonça lentement dans le petit bois, son manteau rouge bien visible à travers les arbres clairsemés.
En un instant, le manteau rouge disparut. Je regardai et attendis, mais la dame ne sortit pas du bois, elle n’était plus là. C’était comme dans un rêve.
Je n’oublierai jamais ce jour !
H. F, Spelle, Allemagne
Le Maître de B. Creme a indiqué que cette dame était Maitreya.
De l’aide à portée de main – [sommaire]
Le 24 août 2019, je m’apprêtai à passer une journée productive : aller chercher mon vélo que j’avais laissé chez une amie la veille, me rendre à l’atelier pour le faire réparer, distribuer des dépliants pour un atelier de méditation de transmission et plus encore. Après avoir distribué les derniers prospectus à un petit restaurant, je marchai le long d’un trottoir en réfection. Juste derrière moi, sur la terrasse du restaurant, je crus entendre une voix familière et me retournai. Comme je marchais vite, je trébuchai sur un rebord et, tout à coup, me retrouvai allongée, le visage à plat sur les nouveaux pavés. Je me blessai la bouche, le nez et les joues.
Immédiatement, un couple à côté de moi m’aida à me relever. La dame sortit un grand mouchoir blanc de son sac pour me tamponner la bouche. Je lui demandai si mes dents étaient toujours là. L’homme m’examina ; j’ouvris la bouche et il m’affirma que mes dents étaient intactes, mais que ma lèvre était fendue. Je me demandai si je devais aller à l’hôpital et ils me dirent que ce serait mieux. Ils m’expliquèrent qu’ils n’étaient pas d’Amsterdam et qu’ils habitaient assez loin, mais ils purent m’indiquer quel tram je devais prendre pour me rendre à l’hôpital Notre-Dame. Et ils me déclarèrent qu’ils étaient Témoins de Jéhovah. Je fus surprise ; je n’aurais pas cru que ce fut le cas. Vu les circonstances ce n’était pas le meilleur endroit pour qu’ils me délivrent leur message. Ils m’ont souhaité bonne chance.
A l’hôpital, tout se passa bien et je fus très bien soignée par le personnel infirmier ; en effet, ce fut réconfortant. En repensant à cette rencontre avec ces deux Témoins de Jéhovah, une autre rencontre de la semaine précédente me vint à l’esprit : après la méditation de transmission, je rentrai chez moi à vélo : à un croisement, un homme qui marchait parmi les piétons attira mon attention. Il s’appuyait sur un bâton et me dit : « Faites attention ! » Je lui répondis : « Vous aussi, merci ! » Je pris son avertissement à cœur et roulai prudemment sur la route très fréquentée, pleine de gens, dont beaucoup marchaient au milieu de la rue. L’avertissement était émouvant et réconfortant ; j’ai pensé à ce moment-là que nous obtenons toujours de l’aide, même si nous n’y prêtons pas toujours attention.
H v. B., Amsterdam, Pays-Bas
Attirer le regard – [sommaire]
Pendant que nous nous apprêtions à redécorer la vitrine du Centre d’information d’Amsterdam et à rechercher différents tissus, une femme musulmane très amicale nous aborda. Nous venions tout juste de parler de la façon dont les couleurs de la vitrine et les fleurs à l’avant devraient « s’exprimer », être éclatantes et attirer l’attention. Assez curieusement, c’est exactement ce dont elle nous parla. Elle fit remarquer que contrairement à beaucoup d’autres vitrines elle trouvait la nôtre toujours très colorée, chaleureuse et attrayante. Elle ajouta que c’était nécessaire parce qu’à l’heure actuelle, on voyait beaucoup de gens dans la rue qui regardaient devant eux d’un air maussade, ou fixaient le sol, et ne se saluaient plus. L’un d’entre nous a répondu que les gens sont inquiets et sont pris dans la course à l’argent, au statut, etc. « Précisément ! affirma-t-elle, mais quand je passe par ici, mon regard est toujours attiré par les couleurs de votre vitrine et je m’arrête toujours un moment pour lire. Puis elle continua : Un peu de couleur dans notre vie est important. Chaque semaine, des fleurs fraîches et des aliments sains sont plus importants pour moi que de nouveaux vêtements. » Elle reconnut que les gens devraient prendre davantage soin les uns des autres et parla des jeunes qui traînent dans son quartier, dont les parents sont souvent trop occupés et centrés sur eux-mêmes.
Membres du groupe, Amsterdam, Pays-Bas
Rayons
Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
Dernière de couverture
Cahier anniversaire
Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
Questions-réponses de Benjamin Creme
Questions-réponses
Réponses de Benjamin CremeL’homme est-il bon ou mauvais par nature ? Son environnement le transforme-t-il ? – [sommaire]
Il existe bien sûr un nombre relativement peu élevé d’hommes et de femmes profondément mauvais. Mais l’homme en tant que concept (l’être humain) est en essence un Dieu ; il est donc bon par nature. Il y a des forces du mal dans le monde. Le mal, c’est tout simplement l’absence de lumière, et certaines forces ont pour mission de travailler avec les forces involutives de la planète. Comme nous nous trouvons sur le sentier de l’évolution, leur travail représente le mal pour nous. Mais le sentier de l’involution n’est pas mauvais en soi, et ce sont les forces de lumière, avec Maitreya à leur tête, qui gèrent les forces de la matérialité.
Si je comprends bien, le partage est la seule et la meilleure façon d’aider l’humanité. Que dois-je faire pour participer – prier, faire des donations en argent ? – [sommaire]
Le partage dont je parle est un concept global, et si vous voulez partager à votre niveau, ce ne sont pas les occasions qui manquent. Il y a au Japon de nombreuses personnes qui n’ont pas de revenu régulier, ne mangent pas à leur faim, et vivent dans des parcs où ils dorment sur les bancs.
Ce phénomène s’observe dans tous les pays du monde, et il ne cesse de prendre de l’ampleur. Plus un pays devient riche, plus la différence s’accroît entre les riches et les pauvres, entre les possédants et les démunis, parce qu’une trop grande abondance de biens engendre de l’autosatisfaction. Peut-être est-il nécessaire de souffrir pour vraiment comprendre les souffrances des autres. Lorsque Maitreya apparaît à quelqu’un en tant que familier, c’est souvent sous l’apparence d’un mendiant. C’est ainsi qu’il se présente le plus souvent – comme un mendiant sans domicile fixe, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe, et aussi au Japon, j’en suis sûr. Mais si vous n’avez pas envie de donner aux SDF ici, vous n’en aurez pas envie non plus à l’étranger.
Je connais des gens qui ne donnent jamais d’argent aux mendiants par principe. Pourquoi ? Parce qu’ils croient que ces derniers vont en faire mauvais usage – qu’ils vont le boire, ou le dépenser stupidement. Ces personnes préfèrent leur acheter de la nourriture plutôt que de les laisser dépenser l’argent comme ils veulent. En d’autres termes, ce n’est pas du tout de l’argent, qu’ils leur donnent. Ou alors, ils leur donnent de l’argent pour manger, à condition qu’ils le dépensent pour acheter de la nourriture. Quand on donne, on donne. Ensuite, les gens font ce qu’ils veulent. Dans ce pays [le Japon], des milliers de personnes sans emploi et sans domicile vivent dans les parcs ou sur des bancs. Leur fierté leur interdit de demander.
Est-il vraiment possible que nous renoncions à notre avidité et partagions avec les autres ? (Conférence à Osaka, Japon) – [sommaire]
Non seulement c’est possible, mais il le faut absolument. Nous n’avons pas le choix. Si nous continuons comme aujourd’hui, la compétition deviendra de plus en plus féroce, jusqu’à ce que tout le système explose et provoque une guerre mondiale dévastatrice qui détruira toute forme de vie sur Terre.
Pendant combien de temps pensez-vous que les populations du monde sous-développé vont supporter cet état de choses dans lequel elles mènent une vie indigne ? Croyez-vous qu’elles ne savent pas comment vit le reste du monde ? Comment vous vivez au Japon, en Europe, en Amérique ? Nous nous imaginons qu’elles vont supporter cela éternellement, mais ce n’est pas vrai. Elles exigeront leur part des ressources du monde, elles le font déjà. Ces ressources appartiennent à l’humanité – non au Japon ou à l’Amérique. Nous entrerons dans le nouvel âge en tant qu’humanité une, ou pas du tout. Il nous faut reconfigurer nos cerveaux et éliminer la compétition de la vie. La compétition est contraire au sens même de la vie. L’avenir ne peut être connu et construit que dans la coopération. Si nous ne réussissons pas à coopérer, nous n’aurons aucun avenir. Nous n’avons pas le choix.
Je veux repartir à zéro dans ma vie. Pourquoi la tendance au suicide ne diminue-t-elle pas ? – [sommaire]
Le nombre de suicides augmente partout dans le monde parce que le stress ne cesse de monter. Nous nous trouvons à la fin d’une ère, d’un cycle cosmique. Certaines personnes qui en ont conscience ont l’impression qu’elles ne pourront pas faire face. Elles trouvent cette fin de cycle épouvantable, avec toute cette compétition, cette haine, cette violence, cette discorde. Pour tous ces gens et pour ceux qui veulent repartir à zéro dans la vie, j’ai la solution : qu’ils disent à tous ceux qui voudront bien les entendre que Maitreya est parmi nous, que les Maîtres reviennent dans le monde de tous les jours et que ce monde va être reconstruit. Si j’étais sur le point de faire hara-kiri et que quelqu’un me dise que Maitreya et les Maîtres sont dans le monde… je dirais : « Alléluia ! Inutile de me supprimer ! » Le problème du suicide, c’est que l’on n’est jamais sûr de ce qui nous attend au coin de la rue. On ne peut donc pas se suicider tant que l’on n’a pas passé tous les coins de rue de la planète !
« Une question intéressante… » – [sommaire]
Un jour, mon Maître m’a raconté l’histoire d’un homme qui voulait se suicider. Sa vie était vide ; sa femme était morte, ses enfants, une fois grands, étaient partis :; il était trop vieux pour travailler, et voulait se suicider sans nuire à son âme immortelle. Un jour où il s’était rendu en ville, il y remarqua un vieil homme assis sur un banc de pierre qui lui sembla sage. « Excusez-moi, monsieur, pourriez-vous me dire comment je peux me suicider sans nuire à mon âme immortelle ? » Et le vieux sage de répondre : « Quelle question intéressante ! Je suis sûr qu’il doit y avoir un moyen. Je ne l’ai pas en tête pour l’instant, mais je suis certain que c’est possible. Revenez dans trois mois, j’aurai peut-être la réponse. » Trois mois plus tard, l’homme revint et demanda : « Vous avez la réponse ? » « Non, je suis sûr qu’il y en a une, mais elle m’échappe. Revenez dans six mois, je vous répondrai à coup sûr. » Six mois plus tard, l’homme revint voir le vieillard : « Alors, vénérable, vous souvenez-vous que je vous ai demandé comment je pouvais me suicider sans nuire à mon âme ? » « Oui, je m’en souviens. Intéressante, votre question », et il dit à l’homme de revenir dans un an. Quand l’homme revint un an plus tard, il avait complètement oublié sa question. Il vit le vieillard, et le salua. « Bonjour, comment allez-vous ? » « Moi ? Très bien, et vous ? » « Moi ? Excellemment. » Il s’assit à côté du vieil homme, et une conversation passionnante commença. Evidemment, il apparut rapidement que le vieux sage était son Maître. (Conférence d’Osaka, Japon, mai 2005.)