374

374

année 2019

Extraits de la revue
Partage international

octobre 2019 – No 374

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés. La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d’en mentionner la source (Partage international) et d’en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.


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Sommaire

  • L'article du Maître
  • Article du Maître (ancienne version) Aucun article pour cette rubrique
  • Editorial Aucun article pour cette rubrique
  • Point de vue
    • La lutte des femmes d’Amazonie Par Osprey Orielle Lake
  • Signes des temps
    • Photographies prises à Edimbourg
    • Photo de Mérida
    • Agroglyphes 2019
    • Vaisseau au-dessus du volcan Popocatépetl
    • Groupe d’objets aériens à Clayville (New York)
    • Essaim d’orbes dans le ciel à Utica (New York)
  • Tendances
    • L’amour radical comme arme politique
    • Un G7 alternatif
    • L’appel du Pape sur le changement climatique
  • Les priorités de Maitreya Aucun article pour cette rubrique
  • Les enseignements de Maitreya Aucun article pour cette rubrique
  • Le point de vue de Maitreya Aucun article pour cette rubrique
  • Faire le lien Aucun article pour cette rubrique
  • Faits et prévisions Aucun article pour cette rubrique
  • Brève Aucun article pour cette rubrique
  • Regard sur le monde Aucun article pour cette rubrique
  • Le respect de la loi Aucun article pour cette rubrique
  • Dossier Aucun article pour cette rubrique
  • Citation
    • Extrait du message n° 82 Par Maitreya
  • Message de Maitreya Aucun article pour cette rubrique
  • La voix de la raison Aucun article pour cette rubrique
  • La voix des peuples Aucun article pour cette rubrique
  • Environnement Aucun article pour cette rubrique
  • Les mensonges dévoilés Aucun article pour cette rubrique
  • Courrier des lecteurs
  • Esotérisme Aucun article pour cette rubrique
  • Compte rendu de lecture Aucun article pour cette rubrique
  • Interviews
  • Entretien
  • Rayons Aucun article pour cette rubrique
  • Compilation
    • Le choix de l’humanité
  • S.O.P. — Sauvons notre planète Aucun article pour cette rubrique
  • Forum Partage Aucun article pour cette rubrique
  • L’Unité dans la diversité Aucun article pour cette rubrique
  • Fenêtre sur le monde Aucun article pour cette rubrique
  • L’humanité une Aucun article pour cette rubrique
  • Autre

L'article du Maître

Que la lumière soit [sommaire]

par le Maître –

Par l’entremise de Benjamin Creme  – Décembre 1983

Chaque siècle rapproche l’homme de son but : la manifestation, dans toute sa perfection, de la lumière de Dieu. Ainsi, l’homme devient ce qu’il est potentiellement – un Dieu vivant. Chaque incarnation marque une nouvelle étape dans son ascension vers les sommets. Lors de chacune de ces expériences dans la matière, l’homme ajoute à ses véhicules une petite quantité de lumière, ce qui provoque un changement subtil dans la vibration de ses corps. Ainsi, lorsque tous ses corps vibrent à la fréquence de la lumière, la tâche est achevée, le voyage terminé. Du point de vue de l’homme, le voyage a pris fin ; du point de vue de celui qui a atteint cet accomplissement, il ne fait que commencer.

Ainsi, chaque homme et chaque femme réalise la métamorphose de l’homme en Dieu. De la chrysalide de la matière, avec toutes ses limitations, s’extrait le Maître libéré, qui irradie la lumière de Dieu.

A travers l’immensité de l’univers, cette lumière demeure ; à travers toutes les dimensions et tous les plans elle exprime sa nature, conditionnée seulement par les formes dans lesquelles elle apparaît. Ces formes permettent à ceux dont la conscience demeure dans le monde de la matière d’accéder à la lumière. Pourtant, la lumière est essentiellement dépourvue de forme, car elle n’a pas besoin de structure pour soutenir son Etre.

Au plus profond de chacun de nous demeure pareille lumière, n’attendant que l’occasion de rayonner autour d’elle. En chacun luisent les potentialités du Cosmos tout entier. En chacun réside également la volonté d’exprimer cette lumière et de manifester ainsi la nature de Dieu. Cette lumière et cette volonté sont du domaine de l’âme ; elles entrent en activité une fois l’alignement réalisé. Recherchez donc l’alignement avec l’âme, et contribuez à la manifestation du dessein de Dieu. Cherchez en vous, et découvrez la source de toute connaissance et de tout amour. Révélez au monde la lumière de l’âme, et entrez dans les rangs de ceux qui servent.

Le monde se tient prêt à recevoir plus de lumière. Partout, les peuples ont soif d’une nouvelle connaissance d’eux-mêmes et de Dieu. Pour répondre à leur attente, les Maîtres se sont préparés à inaugurer une nouvelle ère de lumière. D’immenses opportunités de progrès s’offriront à l’humanité : l’homme s’émerveillera devant les découvertes qui lui assureront la maîtrise des forces de la nature ; il sera saisi par la prodigieuse beauté ainsi révélée ; la réalité de Dieu et la relation entre l’homme et la divinité ne feront plus pour lui aucun doute ; il commencera, de son plein gré, à coopérer avec le Plan divin.

C’est tout cela qui attend l’humanité, au seuil de l’ère du Verseau. Cette ère verra le Plan divin s’épanouir à nouveau, ce qui conduira enfin l’homme à accepter sa destinée en pleine conscience.

Nombreux sont ceux qui, aujourd’hui, doutent qu’il en soit ainsi, face à un monde déchiré et en proie à toutes les tensions. Les problèmes semblent trop complexes, les divisions trop extrêmes. Mais c’est précisément là, au moment où le besoin s’en fait le plus sentir, que vient l’Instructeur, prêt à apporter au monde une lumière nouvelle. D’ores et déjà il est parmi vous, attendant patiemment en coulisse qu’on l’invite à commencer sa mission de service.

Répandez la lumière qu’il apporte, et imprégnez toute chose de sainteté. Embrassez son enseignement, et portez secours à tous ceux qui en ont besoin. Manifestez sa lumière, et recréez ce monde.

Depuis le lancement de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a fourni de nombreux articles susceptibles d’être publiés chaque fois que la situation mondiale les rend à nouveau pertinents. A vrai dire, certains semblent encore plus actuels que lorsqu’ils ont été publiés initialement.

Article du Maître (ancienne version)

Cette rubrique (non accessible au public) contient les traductions parues originalement dans la revue Partage international, entre septembre 1988 et décembre 2006.

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Editorial

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Point de vue

Signes des temps

Les « Signes des temps » présentés dans cette rubrique ont été confirmés par le passé par Benjamin Creme ou s’imposent d’eux-mêmes sur la base de l’espoir et de la foi qu’ils suscitent. Nous les soumettons à votre réflexion.

Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.

Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.

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Les enseignements de Maitreya

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Le point de vue de Maitreya

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Faire le lien

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Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.

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Brève

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Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessimtent une nouvelle approche et des solutions durables.

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Le respect de la loi

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Dossier

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Citation

Message de Maitreya

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La voix de la raison

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La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.

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Environnement

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Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes soeurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.

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Courrier des lecteurs

La rédaction de Partage international a reçu, au fil des années, un grand nombre de « Courriers des lecteurs » qui ont été traités et confirmés comme de véritables rencontres avec des Maîtres ou un « porte-parole » mais qui n’ont pas encore été publiés. D’autres courriers sont récents. Alors que nous ne pouvons plus confirmer ou indiquer qu’un Maître est impliqué, il se peut que l’expérience soit si forte qu’elle « parle d’elle-même » et apporte espoir, inspiration et réconfort.

Collision avec une voiture fantôme [sommaire]

Lorsque j’étais enceinte de 8 mois, [courrier rédigé en février 2004], je rentrai chez moi en voiture après un rendez-vous chez le médecin. Un véhicule venant en face tourna soudain juste devant moi et se dirigea vers le parking d’un magasin. La collision semblait inévitable. Je bloquai les freins. Ma voiture fit une embardée et les autres voitures crissèrent derrière moi. Je m’attendais à un accident – et juste au moment où l’impact aurait dû se produire, j’ai, selon moi, traversé l’arrière de l’autre voiture, sans une égratignure, comme si c’était une voiture fantôme ! A ce moment-là, j’eus le sentiment profond que quelqu’un veillait vraiment sur moi et sur mon bébé à naître. Que s’est-il passé ? Qui nous a aidés ?

S. V., Island Run, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que vous avez été sauvés grâce à une intervention de Maitreya.

La voie du milieu [sommaire]

Dans l’après-midi du 28 septembre 2003, je me rendis dans un sanctuaire shintoïste de la ville de Chiba avec mon ami, qui est membre d’un groupe de méditation de transmission. Après avoir prié au sanctuaire et quitté les lieux, nous avons vu un homme blanc vêtu d’une tenue traditionnelle japonaise. Il avait une vingtaine ou une trentaine d’années, les cheveux blonds et courts, et portait des lunettes de soleil sombres, ce qui n’était pas approprié pour une tenue aussi formelle. Il marchait d’une manière fort majestueuse au milieu du trottoir. Je pensais qu’il rentrait chez lui après une réception de mariage, mais c’était très étrange car il portait deux sacs froissés en papier brun. Il dirigea son regarda vers nous, puis continua sa marche. Nous avons pensé qu’il était Maitreya. Etait-ce vraiment lui ?

Nom non communiqué, Japon

Le Maître de Benjamin Crème a confirmé : Oui.

Un mystérieux appel téléphonique [sommaire]

Début octobre 2003, suite à la publicité sur les conférences et ateliers de méditation de transmission, avant le premier atelier, un homme laissa un message sur le répondeur : « Merci pour l’information. J’aimerais plus de détails, veuillez m’appeler au […]. » J’appelai alors ce numéro et eus une dame au téléphone. Elle n’avait jamais entendu parler de l’information et précisa que son mari ne lui en avait pas parlé. Mais elle ajouta qu’il voulait peut-être lui faire une surprise, car il savait qu’elle s’intéressait à ce genre de questions.

Je lui donnai donc toutes les informations et elle se rendit à la conférence et à l’atelier de B. Creme le 19 octobre. Mais aucun de nous n’eut d’explication sur l’homme qui avait téléphoné. Qui était à l’origine de cet appel mystérieux ?

U. R., Munich, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme qui a appelé était Maitreya.

Savourez l’instant présent ! [sommaire]

Je me promenais dans le centre-ville de Camberley, parmi un grand nombre de personnes qui comme moi déambulait (un sujet particulier me perturbait). Je vis alors une vieille dame assise sur un banc, en train de manger un gros sandwich avec beaucoup de plaisir. Je ne sus pourquoi mais mon regard resta accroché sur elle, et comme je m’approchai, elle-même n’arrêtait pas de me regarder, droit dans les yeux, en souriant comme s’il y avait une grande complicité entre nous. Elle avait l’air si heureuse. Comme je passai devant elle, elle leva son sandwich et m’adressa un sourire. Je lui souris à mon tour et déclarai : « Vous me donnez faim », et je la quittai. C’était manifestement une personne merveilleuse, et je me demande si ce n’était pas Maitreya – ou simplement une vieille dame avec un charmant visage souriant et lumineux, qui s’est détachée dans cette foule ?

B. F., Frimley Green, Surrey, Royaume-Uni

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « vieille dame » était le Maître Jésus.

Esotérisme

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Compte rendu de lecture

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Interviews

Le don de la chirurgie orthopédique pour changer des vies [Extraits] [sommaire]

Interview de docteur Lawrence Dorr par Jason Francis

OperationWalk est une ONG médicale composée d’équipes de chirurgiens orthopédiques et autres professionnels de santé qui voyagent dans le monde entier pour réaliser gratuitement des opérations de la hanche et du genou, pour des patients pauvres qui n’auraient jamais pu avoir accès à cette chirurgie. L’ONG a été fondée en Californie en 1996 par Lawrence Dorr, chirurgien orthopédique de renom, pionnier de nombreuses techniques chirurgicales utilisées aujourd’hui couramment. A ce jour, plus de 10 000 personnes ont été opérées par une centaine d’équipes médicales dans quelque 25 pays, dont Cuba, le Salvador, l’Inde, le Kenya, le Népal, le Pérou et le Vietnam. Jason Francis a interviewé le docteur Dorr pour Partage international.

Partage international : De combien d’équipes disposez-vous, offrant « le cadeau de la mobilité », comme il est dit sur votre site web ?
Lawrence Dorr : Nous avons une vingtaine d’équipes aux Etats-Unis, deux au Canada, une en Irlande, et d’autres sont en création à Londres, en Thaïlande, et en Grèce.

PI. Combien de personnes composent chaque équipe ?
LD. Quarante à cinquante. En mission, nous occupons quatre salles d’opération avec tout le personnel, pour opérer vingt patients par jour. Généralement, une mission comprend sept ou huit chirurgiens orthopédistes, un ou deux internes, au moins quatre anesthésistes, des kinésithérapeutes, des infirmières de bloc opératoire, des infirmières auxiliaires, des assistants médicaux, des jeunes médecins en stage et trois étudiants en médecine.

PI. Comment sélectionnez-vous les patients ?
LD. Deux membres de notre équipe se rendent dans les pays qui souhaitent nous accueillir et reçoivent les patients. Ils s’assurent que nous disposerons de suffisamment de lits et de blocs opératoires. L’hôpital doit être prêt à nous laisser utiliser les installations. En moyenne, nous opérons trois jours et demi sur place. Entre 60 et 65 patients par voyage.

Améliorer les services médicaux sur place

PI. J’imagine que vous travaillez aussi avec les médecins et le personnel médical des pays où vous allez ?
LD. Où que nous allions, nous nous efforçons d’impliquer les médecins, les infirmières et les kinésithérapeutes de l’hôpital qui nous reçoit. Nous les formons. De nombreux pays visités sont pauvres et n’ont pas les moyens d’acheter des implants. La chirurgie orthopédique est rarement pratiquée dans ces pays. Donc, le niveau des chirurgiens locaux est assez bas.
Nous les faisons participer à notre travail et nous les aidons à progresser dans leur pratique et à gérer efficacement un bloc opératoire. Nous donnons aussi des cours ou des conférences.
Une fois formés, les médecins locaux sélectionnent eux-mêmes les patients et nous envoient les radios par courrier électronique avant que nous nous rendions dans le pays. Cela nous donne une idée des cas que nous aurons à traiter, qu’il s’agisse d’arthroplasties de la hanche, du genou ou d’une chirurgie de suivi [lorsqu’une deuxième intervention chirurgicale est nécessaire après une procédure précédente]. Ça nous permet aussi de déterminer le type d’implants dont nous aurons besoin.

Changer des vies

PI. Comment la vie d’une personne est-elle transformée après la chirurgie ?
LD. Pour les patients, il s’agit d’un miracle qui tombe du ciel. Si vous vivez au Guatemala, au Nicaragua, en Chine, au Népal ou en Tanzanie et n’avez pas d’argent, avec une arthrose de la hanche ou du genou, vous êtes mutilé à vie. Et dans beaucoup de ces pays, une fois que vous êtes infirme, vous êtes exclu de la société. Si vous êtes une jeune femme, vous ne pouvez pas vous marier. Si vous êtes un homme, vous ne trouvez pas de travail. En rendant à ces malheureux leur mobilité, vous les aidez à vivre normalement, avec un effet multiplicateur remarquable. Vous rendez sa dignité au patient, mais aussi à sa famille. Tout l’entourage est heureux car le malade n’est plus un fardeau pour la famille. En fait, le village tout entier est heureux parce qu’un de leurs membres est redevenu normal.
Je vais vous raconter une histoire qui s’est passée au Nicaragua. Une femme dans la quarantaine était dans sa maison lorsque celle-ci s’est effondrée. Son genou a été broyé et les médecins lui ont dit qu’il n’y avait rien à faire. Pendant deux ans, elle a marché avec un chariot sur lequel elle plaçait le pied de sa jambe blessée tout en poussant le chariot avec sa bonne jambe. Je l’ai opérée, j’ai remplacé entièrement son genou. Elle a pleuré lorsqu’elle a pu à nouveau marcher. Aujourd’hui, elle est mariée et son loisir préféré est la danse !
Il y a une autre histoire mémorable qui nous vient de Hanoi, au Vietnam. Nous opérions dans un hôpital militaire. Le médecin a déclaré : « Vous connaissez la femme que vous avez opérée hier ? Elle est descendue de son village pour subir cette opération. Et elle était morte de peur parce que vous êtes américains. Tout ce dont ce village se souvient, c’est qu’ils ont été bombardés par les Américains pendant la guerre. Ils n’aiment pas l’Amérique. Maintenant, elle va rentrer chez elle et marchera normalement. Grâce à des Américains ! C’est tout le village qui en sera transformé. En tant qu’ambassadeur de votre pays, vous faites plus que n’importe quel membre du Congrès ou homme politique que les Américains peuvent envoyer ici. »

Entretien

Accéder à la Conscience supérieure [Extraits] [sommaire]

Interview de Phyllis Krystal par Dunja Müller

Phyllis Krystal est née à Londres en 1914. Elle a obtenu un diplôme universitaire en éducation et a enseigné au niveau secondaire pendant trois ans avant de déménager aux Etats-Unis. En 2004, à l’âge de 91 ans, elle s’installe à Munich (Allemagne), et à 95 ans, à Zurich (Suisse). En décembre 2016, elle meurt à l’âge de 102 ans en Angleterre.
A la fin des années 1950, P. Krystal et une amie proche se sont lancées dans une expérience visant à établir un contact régulier avec une source intérieure de sagesse, qu’elles appelaient la Conscience supérieure. Depuis lors, en la consultant, une méthode de visualisation basée sur l’utilisation de symboles, a vu le jour. Ces techniques peuvent être utilisées pour aider ceux qui souhaitent se libérer de leur attachement à une source de sécurité ou de contrôle extérieure, et ainsi pouvoir demander de l’aide et des conseils à sa Conscience supérieure plutôt qu’à ces sources extérieures. Phyllis Krystal a donné des séminaires dans de nombreux pays pour partager cette méthode.
Son premier livre La vie ouverte – Briser les liens du passé a été publié en français en 1990, suivi de Visualiser : accompagner l’enfant, se libérer des liens du passé, trouver son identité profonde. Un cahier d’exercices pour accompagner ces deux livres a également été publié : Visualiser : fiches pratiques1. Ses autres livres incluent Sai Baba : The Ultimate Experience, un récit de ses expériences avec le Maître indien Sri Sathya Saï Baba, auquel elle était très attachée.
Phyllis Krystal souligne qu’il ne s’agit pas d’une méthode « express ». L’aide n’est possible que si chacun est prêt à se concentrer sur les changements et la croissance nécessaires en lui-même, au lieu d’essayer en vain de changer quelqu’un d’autre.

Dunja Müller a rencontré Phyllis Krystal lors d’un cours intensif en juin 2013 et l’a interviewée pour Partage international.

Partage international : Depuis plus de cinquante ans, vous avez développé une technique qui permet de se libérer des vieilles habitudes et des expériences douloureuses du passé. Pouvez-vous nous expliquer comment fonctionne cette méthode ?
Phyllis Krystal : On nous a donné une méthode qui nous permet de nous libérer du contrôle exercé par n’importe quoi ou n’importe qui. Si nous sommes vraiment honnêtes et regardons notre vie, nous verrons que non seulement d’autres personnes, souvenirs ou habitudes nous contrôlent, mais que nous contrôlons aussi d’autres personnes. La première chose qui nous a été donnée est donc la « Figure Huit » (8) où chacun occupe son propre cercle et où les deux forment ensemble la Figure Huit. Nous pratiquons cette Figure Huit pour arrêter temporairement le contrôle de l’un sur l’autre. Et ça marche bien. Les enfants l’adorent particulièrement. De nos jours, tant d’enfants souffrent de problèmes, même à la maternelle, où les autres enfants sont très agressifs. Ils découvrent que lorsqu’ils font la Figure Huit – avec eux-mêmes dans un cercle et l’autre enfant dans l’autre – l’agressivité disparaît. Voilà, en quelques mots, comment tout a commencé.

PI. Et comment avez-vous découvert cette méthode ?
PK. Un jour, une de mes amies et moi déjeunions et discutions de nos vies, car nous étions femmes au foyer et mères. A cette époque, bien sûr, nous n’étions pas autorisées à travailler – ce n’était pas la mode, même si nous avions toutes les deux obtenu un diplôme universitaire. Nous pensions qu’il devait y avoir autre chose que ces deux rôles. Et nous avons découvert que parfois, lorsque nous avions un problème et que nous faisions de notre mieux avec notre esprit conscient pour le résoudre, nous ne pouvions tout simplement pas trouver une solution. Mais parfois, lorsque nous étions exaspérées et que nous laissions tomber en nous disant que c’était sans espoir, alors, soit nous faisions un rêve cette nuit-là avec la réponse, soit nous nous réveillions le lendemain matin avec une réponse très claire. Nous avons donc décidé qu’il devait y avoir une partie de notre esprit qui avait les réponses et nous voulions entrer en contact avec elle. Nous nous rencontrions assez régulièrement – d’abord pour nous mettre à l’écoute de ce que cette autre partie de notre esprit était. Nous avions une idée approximative du « subconscient », du « conscient » et du « superconscient ». Nous avons essayé d’atteindre le superconscient dont nous n’étions que vaguement conscientes. Et cela a fonctionné – et c’est ainsi que la méthode a commencé et que nous avons appris.

PI. Dans vos ateliers, vous recommandez toujours aux participants de se connecter à la « Conscience supérieure » au début de la visualisation. Qu’entendez-vous par « la Conscience supérieure » ?
PK. La Conscience supérieure est l’âme ou l’esprit. Les hommes et les femmes trouvent souvent qu’il est très difficile de penser à une Conscience supérieure. Nous avons un petit livret qui donne 7 ou 8 symboles ; on y explique que nous avons un esprit conscient, que nous utilisons toute la journée, et un subconscient où tous nos souvenirs sont stockés. Et puis nous avons ce superconscient ; le livret parle de l’utilisation des symboles, montrant comment cette approche peut nous aider. Il y a aussi un deuxième livret pour les lecteurs qui n’ont pas d’expérience dans ces domaines. Nous y présentons le reste des symboles, qui montrent comment se connecter avec la Conscience supérieure. Elle est notre Soi réel, cette partie de nous qui ne meurt pas quand le corps meurt.

PI. Une fois, je vous ai entendue dire dans une session de formation que cette méthode pourrait devenir la « Psychologie du nouvel âge », pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?
PK. Vous avez probablement entendu parler de Saï Baba. C’est lui qui a insisté pour que j’écrive des livres sur ce travail. Et je n’allais certainement jamais écrire un livre de ma propre initiative ; ça ne m’est jamais venu à l’esprit. Il a dit : « Vous devez écrire un livre. » Alors, j’ai commencé à écrire en sa présence. Quand nous étions assis là, il m’a dit de lui rapporter le manuscrit pour qu’il puisse le bénir. Quand le manuscrit a été béni, il m’a dit de le faire publier parce que cette méthode devait atteindre autant de personnes que possible dans le monde.
Saï Baba a expliqué dans une autre interview, que ce serait une méthode qui pourrait aider les gens à se changer eux-mêmes pour qu’ensemble nous puissions former un monde beaucoup plus aimant, plus compatissant et coopératif. Il l’appelait toujours « L’âge d’or », et expliquait qu’il y a quatre Yugas, et que nous sommes en train de finir le quatrième, qui est le plus négatif. Nous entrons dans le Yuga le plus positif maintenant. La méthode nous donne l’occasion de couper les liens avec les habitudes ou les situations négatives, ou tout ce qui nous empêche de nous intégrer dans le « Nouveau Monde ».

PI. Si l’on considère le nombre énorme de problèmes dans le monde d’aujourd’hui : la crise écologique, la faim dans le monde, les déchets nucléaires et ainsi de suite, votre méthode contribue-t-elle à rendre le monde plus équilibré ?
PK. Cette méthode aide les gens à se changer eux-mêmes. Et le monde est fait de gens. Ainsi, lorsque des êtres humains changent en assez grand nombre – cela changera automatiquement le monde, parce que les « forces positives » finiront par surpasser en nombre les forces négatives – et de plus en plus de personnes seront libres.

Pour plus d’informations sur le site de la Fondation Phyllis Krystal : www.phylliskrystal.com

1 -Les trois ouvrages sont publiés par les éditions Souffle d’or.

Rayons

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Compilation

Nous publions dans cette rubrique des citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

S.O.P. — Sauvons notre planète

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Forum Partage

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L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.

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Fenêtre sur le monde

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L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).

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Autre

La réinsertion plutôt que la punition [Extraits] [sommaire]

par Ana Swierstra Bie

La Norvège a l’un des plus faibles taux d’incarcération et de récidive au monde, ainsi qu’un des plus faibles taux de criminalité, et ceci sans avoir misé sur le « tout répressif ». Vu de l’extérieur, le système carcéral norvégien peut sembler incroyablement complaisant et laxiste ; pourtant, loin de témoigner d’une forme de naïveté, les résultats obtenus prouvent au contraire qu’il est inspiré par le pragmatisme.

Les Etats-Unis sont le pays dont la plus forte proportion de la population est incarcérée, avec 655 prisonniers pour 100 000 habitants. En Europe, le Royaume-Uni a l’un des taux les plus élevés, avec 140 pour 100 000, tandis qu’en Norvège ce taux est seulement de 63 pour 100 000. Aux Etats-Unis, plus de 76 % des anciens prisonniers sont arrêtés une nouvelle fois dans les cinq ans qui suivent leur libération, et au Royaume-Uni 45 % retournent en prison ; tandis qu’en Norvège, le taux de récidive est l’un des plus bas au monde, à 20 % seulement au bout de deux ans et 25 % au bout de cinq ans.

Non seulement y a-t-il un coût élevé à maintenir une importante population carcérale, mais, de plus, les anciens détenus qui retombent dans la délinquance constituent une menace pour la sécurité publique.

Au début des années 1980, le taux de récidive en Norvège était bien plus élevé, entre 60 et 70 %, et la politique pénale était basée sur une approche punitive traditionnelle.

Une approche politique basée sur les valeurs, accordant la priorité aux droits de l’homme, a conduit à de profondes réformes pénales, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle façon de traiter les délinquants. Les prisons norvégiennes sont réputées être parmi les meilleures et les plus humaines du monde.

Partant du constat que les approches répressives traditionnelles ne faisaient pas baisser le taux de récidive et ne s’attaquaient pas aux racines profondes de la délinquance, le principal changement a consisté à abandonner le rôle central auparavant accordé à la punition, afin de rediriger les efforts et les ressources vers la réinsertion. Aujourd’hui, la priorité des services pénitentiaires est d’aider les prisonniers à sortir du cercle vicieux de la délinquance et de les préparer à redevenir des membres fonctionnels de la société, sortant de prison meilleurs qu’ils y étaient entrés. La privation de liberté est considérée comme constituant la punition, et le temps passé en prison est censé être mis à profit par les détenus.

Cette conception de la justice repose sur l’idée que la sécurité et l’intérêt de la société sont mieux défendus si les ex-prisonniers sont en mesure de se réintégrer dans la communauté, et s’ils sont moins susceptibles de récidiver ou de causer du tort à autrui. En Norvège, il n’existe ni peine de mort, ni condamnation à perpétuité. La peine de prison maximale est de vingt-et-une années ; cependant, la loi permet une détention dite préventive, qui consiste à prolonger la peine par incréments de cinq années, potentiellement indéfiniment, tant que le détenu est considéré par la justice comme représentant toujours une menace pour la société. Près de 90 % des peines de prison sont inférieures à une année.

Les détenus peuvent bénéficier d’une permission de sortie le week-end dès lors qu’ils ont purgé un tiers de leur peine, sauf s’ils ont commis des crimes graves, auquel cas il n’y a pas de permission de sortie durant les dix premières années. Après avoir purgé les deux tiers de leur peine, beaucoup peuvent bénéficier d’une libération anticipée. L’objectif est d’avoir une population carcérale la plus basse possible. Puisque les peines restent courtes, quasiment tous les prisonniers finissent par retourner au sein de la société. L’objectif des prisons est donc d’en faire de « meilleurs voisins ».

Objecteurs de conscience en Israël : « Pas en notre nom ! » [Extraits] [sommaire]

par Shereen Abdel-Hadi Tayles

Maya Brand-Feigenbaum, 18 ans, a été condamnée à 20 jours de prison militaire en juillet 2019 pour avoir refusé de servir dans les Forces de défense israéliennes (FDI). Les citoyens comme Maya sont des « objecteurs de conscience » qui refusent de servir dans l’armée dans des pays où le service militaire est obligatoire, et ceci au nom de la liberté de pensée, de conscience et de religion. Le refus de servir pour cette raison est protégé par le droit international relatif aux droits humains, notamment par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques signé par 167 pays dont Israël.

Selon Maya : « Militer contre la guerre est du meilleur intérêt de l’Etat et du monde. Cela entraînera de la sécurité à long terme.

Agir pour résoudre le conflit israélo-palestinien et mettre fin à l’occupation est de l’intérêt de tous les habitants de ce pays (juifs, musulmans et chrétiens) et mon refus de la conscription se fonde sur mon désir d’un changement social inoffensif, mon espoir de créer une société dont les valeurs sont basées sur le respect, la communication, la non-violence, l’écoute, l’amour et l’égalité ». Maya a reçu nombre de réactions négatives face à la position qu’elle a prise, mais elle ne le regrette pas car elle est restée fidèle à elle-même et à ses croyances. Elle a entendu des commentaires comme : « Tous les Arabes devraient mourir, et si vous êtes de leur côté, vous devriez mourir aussi ».

« J’aimerais que les filles qui se sont adressées à moi de cette façon comprennent qu’en fait, nous sommes toutes du même côté », a-t-elle déclaré. Maya a été condamnée à deux peines d’emprisonnement et a été libérée au bout de 25 jours au total.

Le statut d’objecteur de conscience de Maya n’est pas courant, mais il n’est pas non plus unique. En août 2019, dix jours après la libération de Maya, Yasmin Ricci-Yahav, 18 ans, a également été condamnée à dix jours de prison après avoir déclaré son refus de s’engager dans les FDI. Yasmin a déclaré : « Nous avons tous connu une enfance marquée par la guerre et la haine, et nous avons tous grandi dans un monde où l’on nous a appris à craindre et à nous éloigner de l’autre côté, mais je crois qu’il existe une autre manière d’affronter la réalité complexe dans laquelle nous vivons. Cela exige un débat sur les alternatives, le respect mutuel et le désir de changement. J’espère que mon refus contribuera à la lutte et apportera non seulement un avenir plus sûr pour Israël, mais aussi un avenir qui inspire de la fierté et qui se caractérise par la tolérance et la compassion. »

Questions-réponses

L’homme est-il bon ou mauvais par nature ? Son environnement le transforme-t-il ? [sommaire]

Il existe bien sûr un nombre relativement peu élevé d’hommes et de femmes profondément mauvais. Mais l’homme en tant que concept (l’être humain) est en essence un Dieu ; il est donc bon par nature. Il y a des forces du mal dans le monde. Le mal, c’est tout simplement l’absence de lumière, et certaines forces ont pour mission de travailler avec les forces involutives de la planète. Comme nous nous trouvons sur le sentier de l’évolution, leur travail représente le mal pour nous. Mais le sentier de l’involution n’est pas mauvais en soi, et ce sont les forces de lumière, avec Maitreya à leur tête, qui gèrent les forces de la matérialité.

Si je comprends bien, le partage est la seule et la meilleure façon d’aider l’humanité. Que dois-je faire pour participer – prier, faire des donations en argent ? [sommaire]

Le partage dont je parle est un concept global, et si vous voulez partager à votre niveau, ce ne sont pas les occasions qui manquent. Il y a au Japon de nombreuses personnes qui n’ont pas de revenu régulier, ne mangent pas à leur faim, et vivent dans des parcs où ils dorment sur les bancs.

Ce phénomène s’observe dans tous les pays du monde, et il ne cesse de prendre de l’ampleur. Plus un pays devient riche, plus la différence s’accroît entre les riches et les pauvres, entre les possédants et les démunis, parce qu’une trop grande abondance de biens engendre de l’autosatisfaction. Peut-être est-il nécessaire de souffrir pour vraiment comprendre les souffrances des autres. Lorsque Maitreya apparaît à quelqu’un en tant que familier, c’est souvent sous l’apparence d’un mendiant. C’est ainsi qu’il se présente le plus souvent – comme un mendiant sans domicile fixe, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe, et aussi au Japon, j’en suis sûr. Mais si vous n’avez pas envie de donner aux SDF ici, vous n’en aurez pas envie non plus à l’étranger.

Je connais des gens qui ne donnent jamais d’argent aux mendiants par principe. Pourquoi ? Parce qu’ils croient que ces derniers vont en faire mauvais usage – qu’ils vont le boire, ou le dépenser stupidement. Ces personnes préfèrent leur acheter de la nourriture plutôt que de les laisser dépenser l’argent comme ils veulent. En d’autres termes, ce n’est pas du tout de l’argent, qu’ils leur donnent. Ou alors, ils leur donnent de l’argent pour manger, à condition qu’ils le dépensent pour acheter de la nourriture. Quand on donne, on donne. Ensuite, les gens font ce qu’ils veulent. Dans ce pays [le Japon], des milliers de personnes sans emploi et sans domicile vivent dans les parcs ou sur des bancs. Leur fierté leur interdit de demander.

Est-il vraiment possible que nous renoncions à notre avidité et partagions avec les autres ? (Conférence à Osaka, Japon) [sommaire]

Non seulement c’est possible, mais il le faut absolument. Nous n’avons pas le choix. Si nous continuons comme aujourd’hui, la compétition deviendra de plus en plus féroce, jusqu’à ce que tout le système explose et provoque une guerre mondiale dévastatrice qui détruira toute forme de vie sur Terre.

Pendant combien de temps pensez-vous que les populations du monde sous-développé vont supporter cet état de choses dans lequel elles mènent une vie indigne ? Croyez-vous qu’elles ne savent pas comment vit le reste du monde ? Comment vous vivez au Japon, en Europe, en Amérique ? Nous nous imaginons qu’elles vont supporter cela éternellement, mais ce n’est pas vrai. Elles exigeront leur part des ressources du monde, elles le font déjà. Ces ressources appartiennent à l’humanité – non au Japon ou à l’Amérique. Nous entrerons dans le nouvel âge en tant qu’humanité une, ou pas du tout. Il nous faut reconfigurer nos cerveaux et éliminer la compétition de la vie. La compétition est contraire au sens même de la vie. L’avenir ne peut être connu et construit que dans la coopération. Si nous ne réussissons pas à coopérer, nous n’aurons aucun avenir. Nous n’avons pas le choix.