Zen sur la cinquième avenue

Partage international no 155juillet 2001

J’ai récemment pris dans mon taxi une femme orientale entre la 9e avenue et la 54e rue, à Manhattan. Elle devait avoir entre 30 et 40 ans. Elle était très aimable, avec un beau sourire et un air modeste. Elle me dit qu’elle était artiste et je lui répondis que j’étais moi-même une sorte d’artiste. Nous avons alors eu une conversation intéressante sur l’art et la spiritualité.

Elle me dit que je ressemblais à un saxophoniste de jazz. Cela me fit plaisir mais je lui répondis que je jouais de la guitare, un tout petit peu mieux qu’un guitariste moyen. Ce qui la fit sourire. Puis elle ajouta qu’elle peignait d’immenses tableaux abstraits et qu’elle trouvait cela très gratifiant. Elle dit alors quelque chose comme : « Qui a dit qu’un vase devait ressembler à un vase ? Je me sens si bien quand je peux peindre les choses comme je les vois. » Je l’approuvai avec conviction et répondis quelque chose signifiant que la liberté d’expression devait être un droit pour chacun, et que c’était une honte qu’à notre époque autant d’énergie artistique soit soumise au tout puissant dollar, l’art véritable venant de l’âme. Elle sembla apprécier ce que je disais.

Puis la conversation dévia sur le zen et sur Dieu. Je pensais que c’était rare, car ceux qui se tournent vers le zen ne prononcent pas le mot Dieu dans la même phrase. Elle déclara : « Certaines personnes pratiquent le zen au sommet d’une montagne. Il est facile de trouver Dieu au sommet d’une montagne où tout est calme et paisible. Mais si vous pouvez pratiquer le zen et trouver Dieu tandis que vous conduisez un taxi dans la cinquième avenue pendant les heures de pointe, alors vous avez vraiment réussi quelque chose. » – «  Je sais, répliquai-je, mais c’est vraiment difficile à réaliser. » – « Oui, répondit-elle, mais c’est extrêmement gratifiant. »

Je me sentis bien intérieurement après qu’elle ait quitté mon taxi. Comme si j’avais conduit un être remarquable, qui me comprenait et savait ce que je faisais ici sur Terre.

Se pourrait-il que cette femme merveilleuse ait été le Seigneur Maitreya ?

R. D., New York, Etats-Unis

[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que cette femme était Maitreya.]

Lieu : Manhattan, Etats-Unis
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)