Partage international no 344 – avril 2017
par Phyllis Creme
Un article écrit par Winston Churchill en 1939, jamais publié, a récemment été découvert au Musée Churchill aux Etats-Unis. Son titre : Sommes-nous seuls dans l’univers ?
A l’aube de la Seconde Guerre mondiale, on peut supposer que ce qui a inspiré W. Churchill à écrire cet article, alors qu’il avait bien d’autres soucis d’ordre politique, a été l’émoi provoqué par la version radio du roman d’H. G. Wells La Guerre des Mondes, adaptée par Orson Welles, qui avait provoqué quelques mouvements de panique parmi la population qui avait cru qu’une invasion d’extraterrestres était effectivement en train de se produire. L’article a donc été écrit bien avant la période où ont été signalées de nombreuses observations d’ovnis qui ont éveillé un grand intérêt du public, en particulier dans les années 1950.
L’astrophysicien Mario Livio, qui fait connaître ce manuscrit, souligne que Churchill avait émis l’hypothèse de l’existence de nombreux autres soleils possédant un système planétaire comme le nôtre, longtemps avant les premières découvertes de planètes extrasolaires dans les années 1990. Ce qui impressionne M. Livio dans l’article de W. Churchill est sa façon d’aborder la question de la vie extraterrestre avec un « esprit scientifique » : « Ce qui est si étonnant, c’est que cet homme, sans doute le plus grand homme d’Etat du XXe siècle, ait pu non seulement s’intéresser aux extraterrestres, domaine normalement réservé aux scientifiques, mais encore qu’il ait pris la peine d’écrire lui-même un article de fond sur le sujet » (Nature, 15 février 2017). En fait, W. Churchill s’intéressait beaucoup à la science et à son importance dans la société. Lorsqu’il était premier ministre, il avait d’ailleurs appointé un conseiller scientifique du gouvernement.
L’article examine les conditions nécessaires à l’existence de la vie – la vie définie comme un environnement favorable à la reproduction des espèces – et définit la « zone habitable », la région orbitale étroite où une planète n’est ni trop chaude ni trop froide pour permettre la vie. La conclusion à laquelle parvient W. Churchill nous semblera banale aujourd’hui, mais à l’époque, elle était extrêmement originale : « Avec des centaines de milliers de nébuleuses, chacune contenant des milliards de soleils, les chances sont énormes de trouver des planètes sur lesquelles la vie serait possible. »
Par ailleurs, si W. Churchill émet également la possibilité de formes de vie sur Mars et Vénus, il ne fait aucune allusion à l’existence de la matière éthérique, qui peut seule expliquer la vie sur les autres planètes de notre système solaire, puisque ces planètes ne présentent aucune « zone habitable » selon les critères de notre science. Pourtant, le concept de matière éthérique est présent dans tous les récits des visiteurs de l’espace, relatés par exemple par Benjamin Creme et George Adamski (sur la base d’innombrables observations et témoignages). On peut néanmoins penser que le simple fait que W. Churchill ait écrit cet article suggère qu’il ait pu avoir l’intuition que la vie peut effectivement, comme il le dit lui-même, exister hors de notre planète.
En tant qu’initié de troisième degré, W. Churchill possédait des connaissances approfondies. Grand homme politique, il était aussi un historien passionné, un orateur charismatique, et il obtint même le prix Nobel de littérature en 1953. Et, plus important encore, en tant que premier ministre de la Grande-Bretagne, il a fortement contribué à la victoire des Alliés lors de la Seconde Guerre mondiale. Avec ses trois rayons 1 (personnalité, mental et physique), c’était un homme téméraire doué d’une volonté à toute épreuve comme en témoigne son travail comme correspondant de guerre au plus près des combats lors de la guerre des Boers au début de sa carrière. C’était aussi un non-conformiste. Mauvais élève à l’école, il s’est formé seul. En 1902, il devient franc-maçon, premier signe de son intérêt pour les choses de l’esprit.
L’article qui vient d’être découvert illustre son penchant pour des domaines qui transcendent la pensée conventionnelle de l’époque. L’article nous révèle également que lorsqu’il était premier ministre, pendant la guerre, W. Churchill semble avoir ordonné que les témoignages sur les apparitions d’ovnis soient gardés secrets pour éviter une panique générale.
A la fin des années 1950, W. Churchill a retravaillé son article, changeant le titre original Sommes-nous seuls dans l’espace ? pour un titre plus précis : Sommes-nous seuls dans l’univers ? A cette époque, de très nombreux témoignages de rencontres avec des ovnis et leurs occupants avaient été rendus publics et George Adamski avait publié ses livres au retentissement mondial, Les soucoupes volantes ont atterri en 1953, et A l’intérieur des vaisseaux de l’espace en 1955. W. Churchill conclut son article par une déclaration prophétique : « Quels que soient les progrès de notre civilisation, ils ne m’amèneront pas à penser que nous sommes le seul endroit dans cet univers immense où vivent des êtres doués d’intelligence, ni que nous sommes des êtres exceptionnels ayant atteint le plus haut degré de développement mental et physique que l’on puisse atteindre dans ce vaste espace-temps. » On fera le rapprochement avec ce que Benjamin Creme a affirmé dans une conférence en 2014 : « Les extraterrestres sont bien réels. Les occupants des véhicules spatiaux sont nos frères et sœurs […]. Ce que nous appelons l’homme existe partout dans l’espace. »
Ame : 2 ; personnalité : 1 (sous-rayon 4) ; mental : 1 (6) ; astral : 4 (6) ; physique : 1 (3). Il était un initié de degré 3,0. (Source : La Mission de Maitreya, tome III)
