Partage international no 347 – juillet 2017
La scène grotesque où l’on voit 38 millions de morceaux de plastique qui envahissent les plages de l’île déserte de Henderson, une île inhabitée située dans le récif corallien du Pacifique, nous a tristement rappelé le fléau des plastiques qui envahissent les océans. En juin 2017, la Marine Conservation Society (MCS) a lancé son « défi du plastique » afin d’alerter l’opinion sur l’urgence de réduire notre consommation et notre dépendance au plastique.
Au Royaume-Uni, il existe de grandes différences entre les comtés quant aux obligations de recyclage des plastiques. Les recycleurs consciencieux s’alarment des quantités de plastique qu’ils n’arrivent pas à recycler. Par exemple, en Ecosse, les résidents disposent de cinq poubelles pour le recyclage et peuvent recycler les brosses à dent et les couvercles de pots de yaourt, alors que dans le Nord du Yorkshire les gens ne peuvent même pas recycler du plastique noir.
Selon la MCS, pour relever le défi du plastique, il faudrait arriver à contrôler les quantités de plastique qui sont jetées chaque semaine, en séparant ce qui peut être recyclé du reste. Siobhan McCready, habitante du Nord du Yorkshire, a été horrifiée de constater que tant de plastique s’accumulait en l’espace d’une semaine. « Ma pile de matières plastiques non recyclables était beaucoup plus haute que ma pile de recyclables et je réalisais que tout ceci allait se retrouver quelque part dans un dépotoir. C’est complètement absurde et triste en même temps. »
Ne plus acheter de denrées alimentaires emballées dans du plastique lui a permis de réduire sa consommation de plastique d’environ 25 %. Toutefois, Siobhan dut admettre qu’en contrepartie, ses émissions de CO2 augmentaient. « J’ai été obligée d’aller en voiture dans différents endroits pour ne pas acheter d’articles emballés dans du plastique. Et cela m’a fait perdre pas mal de temps. »
La MCS reconnaît que le défi est ardu et que pour l’instant, son objectif n’est pas de vivre dans un monde totalement débarrassé du plastique. « A l’heure actuelle, ce serait presque impossible », a-t-elle déclaré. Sa mission est de faire prendre conscience aux consommateurs qu’ils peuvent faire la différence en renonçant à des produits en plastique comme les bouteilles, les sacs ou les aliments emballés sous plastique. Elle conseille également d’utiliser des pains de savon au lieu de savon liquide en bouteille plastique, des articles de toilette sans plastique et des articles ménagers écologiques réutilisables ; d’acheter en vrac des denrées alimentaires comme le riz, les noix, ou le couscous ; de se faire livrer le lait à domicile dans des bouteilles de verre ; de mettre les fruits et légumes dans des sacs réutilisables ; de consommer du thé qui n’est pas en sachets car ils contiennent un peu de plastique.
Sources : mcsuk.org ; guardian.com
Thématiques : environnement
Rubrique : S.O.P. — Sauvons notre planète (« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade... Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.)
