Partage international no 200 – avril 2005
Cher Monsieur,
Le samedi 12 février 2005, à 20 h 30, je me dirigeais vers un arrêt de bus après mon travail. Je venais de reprendre mon travail d’infirmière après une longue interruption et j’étais fatiguée, mais soulagée que cette première journée se soit bien passée. Une grande femme noire se dirigea vers moi et me demanda où se trouvait l’Hôtel de la Maison blanche. Je lui expliquai qu’il se trouvait tout près de mon arrêt de bus et que nous pourrions nous y rendre en bavardant. Elle avait un beau visage énergique et paraissait âgée d’environ trente-cinq ans. Sa voix était chaleureuse, pleine d’exubérance et de joie de vivre. Elle portait un manteau qui lui arrivait aux genoux, avec une large fleur au revers, et des chaussures à talons hauts. Elle avait un accent prononcé. Je lui demandai d’où elle venait. « Du Nigeria », dit-elle. Je lui dis que j’aimerais aller en Afrique. Elle répondit que certains gouvernements étaient corrompus. Je répliquai que les gouvernements étaient corrompus presque partout, notamment aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, et nous éclatâmes de rire.
Lorsque nous arrivâmes à l’arrêt de bus, j’avais l’impression que nous étions de vieilles amies en train de parler de l’état du monde. Je déclarai que les gens ayant un travail et de l’argent étaient stressés et qu’il leur manquait la chose la plus importante – le temps – alors que ceux qui n’avaient ni travail ni argent avait tout leur temps. Si nous pouvions partager, nous pourrions tous parvenir à un équilibre entre les choses qui nous sont nécessaires.
Elle commença à me décrire la vie au Nigeria. Elle me parla d’un parent et de sa famille : ils avaient une voiture bonne pour la casse qui venait de Grande-Bretagne et qui était toujours en panne. Le mari travaillait dur pour que les enfants puissent aller à l’école et il rentrait si tard le soir qu’il ne les voyait jamais. La mère devait chaque jour parcourir à pied des kilomètres avec ses enfants pour les conduire à l’école. Lorsque la Nigériane m’en parlait, cela semblait si réel que j’avais l’impression de me trouver là-bas et de vivre cette situation.
Elle dit que sans argent on ne peut faire de projets et que chacun devrait pouvoir en faire. Cela fit résonner une corde en moi car j’avais été récemment à cours d’argent et je ne pouvais faire aucun projet.
Elle m’expliqua que de nombreuses personnes de sa famille comptaient sur l’argent qu’elle leur envoyait pour survivre. Elle ajouta en riant que parfois elle savait qu’ils exagéraient leurs besoins, et se montraient dépourvus de scrupules. Elle expliqua que la même chose se produit avec les gouvernements africains : ils exagèrent leurs besoins et cela corrompt leurs relations avec les gouvernements occidentaux. « Sans équité et sans justice, dit-elle, il y aura toujours de la corruption des deux côtés : la corruption existe partout et nous devons la faire disparaître. » Elle me fit part ensuite d’un vieil adage africain : « Le riche ne peut dormir à cause des gargouillements de l’estomac du pauvre. » Nous nous serrâmes la main en nous disant au revoir et en échangeant nos noms : elle s’appelait Kebi. Je m’assis en haut du bus, le cœur léger et heureuse, et je réfléchis à toute l’importance que cela présente pour chacun d’être capable de faire des projets d’avenir.
La femme que j’ai rencontrée était-elle Maitreya ?
G. F. , Londres, Grande-Bretagne
[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que la Nigériane était Maitreya.]
Royaume Uni
Date des faits : 12 février 2005
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
