Une personne indécise

Partage international no 170octobre 2002

Cher Monsieur,

Depuis quelques années, lorsque Benjamin Creme vient faire une conférence à Tokyo, je suis chargée de répondre aux demandes de renseignements par téléphone. Cette année, le jour même de la conférence, vers 10 h 15, alors que je me rendais en toute hâte à la salle où cette conférence devait avoir lieu, le téléphone sonna une fois de plus.

Une voix masculine, très agréable, me dit en japonais : « Je suis étranger et je voudrais savoir quelle est la meilleure façon de me rendre à la conférence. » Je lui indiquai la direction à prendre, mais il ajouta : « Je vois. Mais je ne puis me décider et je ne sais pas encore si je vais me rendre ou non à cette conférence. » Je lui demandai alors d’où il venait et il me répondit qu’il était londonien, comme Benjamin Creme. Puis, il ajouta qu’il vivait au Japon depuis quinze ans, mais qu’il avait assisté à une conférence de Benjamin Creme à Londres une vingtaine d’années auparavant et également participé à une méditation de transmission. Je lui dis alors : « Puisque cela fait si longtemps, pourquoi ne venez-vous pas l’écouter aujourd’hui. » Il répondit : « Je ne sais pas ce que je vais faire. Comment va Benjamin Creme ? » – « Il va bien », lui répondis-je. Il me demanda alors quel âge il avait. Je déclarai qu’il devait avoir dans les soixante-quinze ans. Il me dit à nouveau qu’il n’était pas certain de pouvoir venir.

Puis il me demanda si j’avais eu une cinquantaine d’appels par jour et je lui répondis que j’en avais eu seulement une vingtaine. En fait, en y réfléchissant par la suite, je réalisai que certains jours j’en avais effectivement reçu une cinquantaine. Nous avons bavardé encore un moment. Sa façon de répéter sans cesse « Je ne parviens pas à me décider » commençait à m’agacer, mais je sentais qu’il viendrait. D’une certaine façon j’avais plaisir à l’écouter et je dis en plaisantant : « Continuez à être indécis », car j’avais envie de faire durer la conversation. Enfin, il déclara : « Je suis abonné à votre revue, mais je ne sais pas encore si je vais pouvoir venir. »

Plus tard, avant la conférence, je vis passer devant moi un homme grand et mince, âgé d’une cinquantaine d’années, à l’allure européenne. Je me dis : « Ce doit être l’homme du téléphone. » Il avait un air sérieux et un aspect soigné. Il s’installa devant l’estrade, au milieu du troisième rang. Après le début de la conférence, je levai les yeux et remarquai qu’il était penché en avant comme pour écouter avec la plus grande attention ce que disait Benjamin Creme. Mais lorsque je le regardai à nouveau, il était enfoncé dans son siège, les pieds sur le dossier du siège qui se trouvait devant lui. Je me dis alors : « Quelle attitude désinvolte ! » Plus tard, lorsque je voulus voir ce qu’il faisait, il avait disparu. Etait-ce l’homme qui m’avait téléphoné ? Etait-ce Maitreya ?

H. N., Tokyo, Japon

[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme du téléphone était le même que celui qui avait assisté à la conférence et qu'il s'agissait effectivement de Maitreya.]

Lieu : Tokyo, Japon
Date des faits : 11 mai 2002
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)