Une froide indifférence

Partage international no 183novembre 2003

C’était à New York, un jour de grand vent, et il faisait un froid glacial. Je supporte difficilement le froid. Je pense que j’avais quatre couches de vêtements superposés sous ma veste la plus chaude, mais cela ne suffisait pas le moins du monde à me réchauffer. Le vent était si fort et si pénétrant qu’il me glaçait jusqu’à la moelle des os. Je me rendais à pied de ma banque vers un restaurant, une rue plus loin, et c’était une torture pour moi. Tout ce à quoi je pouvais penser, c’était arriver au restaurant le plus vite possible et me retrouver à l’abri du froid.

A mi-chemin, un Indien, surgi de nulle part, vint vers moi et me demanda de la monnaie. Il ne portait ni chapeau, ni gants, seulement une veste peu épaisse dont la fermeture éclair n’était même pas fermée. Cependant, prise par mon idée fixe, je me contentai de lui répondre : « Je regrette », et je continuai à marcher (par ailleurs, je garde mon argent dans un porte-monnaie à l’intérieur de mon manteau, et je ne voulais absolument pas ouvrir celui-ci). Mais je vis sa réaction. Il leva les yeux et mis la main sur son front en faisant une grimace comme pour me dire : « Oh ! Non, Camille. Ce n’est pas la bonne réponse ! » Il poursuivit sa route et je le suivis des yeux jusqu’à ce que, une fois arrivée au restaurant, il me fut impossible de le voir plus longtemps. Chose étrange, il me semblait moins affecté par le froid, dans sa veste légère, que moi avec toutes mes couches de vêtements superposés. Je me suis sentie vraiment mal à l’aise de ne pas avoir été capable de faire abstraction de mes propres soucis pour aider cet homme qui n’avait même pas un manteau.

Qui était-il ?

C. L, New York, Etats-Unis

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « l'Indien » était le Maître Jésus.]

Etats-Unis
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)