Partage international no 422 – octobre 2023
Nous connaissons bien la crise climatique, mais la fréquence et la gravité croissantes des incendies, des inondations, des ouragans, des tornades, des glissements de terrain et des tempêtes de grêle ont un effet secondaire méconnu : la menace grandissante qui pèse sur le secteur américain de l’assurance des biens et des risques divers. Les pertes du secteur sont passées de 5 milliards de dollars en 2021 à 26,5 milliards en 2022, et les pertes de 2023 devraient être encore plus importantes.

Manifestation climatique à Bruxelles. Sur la bannière on lit : « S.O.P. Sauvons notre Planète ! »
Un nouveau rapport du groupe de défense de la réforme financière Better Markets examine la réaction du secteur à ces pertes, décrivant des entreprises qui se retirent de certains États, limitent leur couverture, augmentent considérablement leurs primes ou finissent par faire faillite. Cependant, le rapport avertit que l’aggravation de la crise de l’assurance va au-delà des compagnies et de leurs clients et qu’elle pourrait potentiellement conduire à une crise bancaire et financière de grande ampleur.
Denis Kelleher, directeur général de Better Markets, met en garde : « Cette crise bancaire croissante, invisible et non reconnue, deviendra bientôt visible à mesure que les catastrophes et les pertes liées au climat s’accumuleront et que les compagnies d’assurance continueront à faire faillite et à cesser d’assurer les habitations, les entreprises, les voitures et d’autres actifs bancaires, État après État. »
Etats-Unis
Sources : commondreams.org
Thématiques : Économie
Rubrique : S.O.P. — Sauvons notre planète


