Une corde qui disparaît

Partage international no 206octobre 2005

Cher Monsieur,

Ce qui suit est arrivé entre 1981 et 1983, alors que j'avais entre neuf et onze ans, un soir d'hiver lorsque je me dépêchais de rentrer à la maison. Il était assez tard, il faisait nuit et il n'y avait pratiquement pas de circulation sur la route, ni de passants sur le trottoir. Mais des paroles, prononcées apparemment au-dessus de moi, m'obligèrent à m'arrêter : « Hé ! toi. » Je levai les yeux et je vis la tête et les épaules d'une femme appuyée à la fenêtre d'un appartement du deuxième étage. Elle tenait l'extrémité d'une longue corde à laquelle était attaché un seau de métal qui atteignait presque le sol. Je ne puis me rappeler ses paroles exactes, mais cela ressemblait à ceci : « J'ai besoin d'eau, pourrais-tu remplir ce seau ? »

Je fus tentée de refuser car j'étais vraiment pressée, mais je me dis aussitôt que je ne pouvais refuser de l'eau à quelqu'un. Mais il n'y avait pas de pompe aux alentours ni de boutiques ouvertes, et je proposai d'apporter de l'eau dans des bouteilles de plastique. « Peu importe », répondit-elle, avare de paroles. « Attendez, je vais chercher de l'eau chez moi », dis-je.

Tout en me hâtant, je ne cessais de me demander pourquoi cette femme n'allait pas tout simplement chercher de l'eau au robinet de sa cuisine ou de sa salle de bains, ou pourquoi elle n'appelait pas un organisme de secours si elle était handicapée et que les canalisations étaient rompues. Tout cela semblait trop théâtral et illogique, et, bien sûr, lorsque j'arrivai à la maison et pris les bouteilles, ma mère voulut venir avec moi. Mais, lorsque nous arrivâmes sur place, il n'y avait aucune trace du seau, de la corde ni de la femme. La fenêtre était fermée.

Cet incident est resté vivant dans ma mémoire pendant quelques années, puis je l'ai complètement oublié. Ce n'est qu'il y a quelques semaines qu'il m'est revenu en mémoire lorsque je me suis souvenu d'un autre incident similaire.

Qui était cette femme ?

C. F., Barcelone, Espagne

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « femme » qui tenait un seau au bout d'une corde était Maitreya.]

Espagne
Date des faits : 30 novembre 1980
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)