Une attitude ambiguë

Partage international no 176avril 2003

Le lundi 20 décembre 1993, je me trouvais à New Delhi, en Inde, et j’avais prévu de prendre un train à 21 h 20 en direction de Pathankot. Comme il n’était que 18 h 30, je décidai de dîner.

En entrant au Madaan Café, mon attention fut attirée par un homme assis à une table. J’éprouvai une aversion forte et inexplicable à l’idée de me joindre à lui et je m’assis à une table située à l’opposé. Cependant, au bout de peu de temps, il s’arrangea pour attirer mon attention et m’invita à m’asseoir auprès de lui. Ne voulant pas l’offenser, j’acceptai.

Il semblait  heureux de me voir. Son attitude était comparable à celle de quelqu’un qui vient de rencontrer, de manière tout à fait inattendue, non pas un inconnu, mais un ami de longue date, particulièrement cher, qu’il n’a pas vu depuis longtemps.

Les traits de son visage et sa peau foncée indiquaient une origine antillaise, bien qu’il m’ait dit par la suite être né dans la région de Goa en Inde. Ses vêtements étaient légèrement usagés et n’avaient pas de style particulier. Je lui donnai entre cinquante-cinq et soixante-cinq ans.

Nous parlâmes de nos parcours respectifs et, au fur et à mesure que la conversation progressait, sa joie de m’avoir rencontré était de plus en plus manifeste. Il hasarda quelques questions et mes réponses suscitèrent son enthousiasme car, d’après lui, elles étaient en accord avec les affirmations de son propre « Maître ». Pendant tout ce temps mon état de perplexité grandissait en proportion de son extrême exubérance.

Soudain, il demanda à regarder mes mains ; de plus en plus perplexe, je les tendis, les paumes tournées vers le haut. Après les avoir soigneusement examinées, il déclara d’un air joyeux que j’avais des « mains de guérisseur ». Je ne fus pas particulièrement impressionné par cette remarque et je lui répondis que ce n’étaient que des mains. Il déclara à nouveau que je m’exprimais comme son « Maître » et il tourna alors son attention vers mes pieds, en s’exprimant d’un air entendu tout en les examinant !

Un peu plus tard, il me présenta un compagnon avec lequel il avait sillonné l’Inde en moto. Son ami était un Blanc d’une trentaine d’années, appelé Ashley et originaire de Newcastle, en Angleterre. Pris individuellement, ces deux hommes avaient quelque chose de nettement « bizarre », sans parler de leur association. Mais il était bientôt 21 h et, les priant de m’excuser, je les quittai pour me rendre à la gare.

Cet étrange duo avait-il quelque chose d’exceptionnel ou s’agissait-il de deux excentriques ordinaires ?

D.  J., Londres, G.-B.

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « l'Indien » était Maitreya et « l'Anglais » le Maître Jésus.]

Inde
Date des faits : 20 décembre 1993
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)