Un vendeur

Partage international no 205septembre 2005

En août 1998, de bonne heure dans l’après midi, je quittai mon travail dans une zone industrielle. Lorsque j’arrivai à un rond-point près de la route principale, je vis un homme barbu d’âge moyen qui, posté au bord de la route, faisait signe aux voitures de s’arrêter. Comme je ne pouvais le faire sur-le-champ, je fis à nouveau le tour du rond-point pour voir s’il avait besoin d’aide. Lorsque j’arrivai près de lui, il continua à faire signe aux voitures qui passaient, mais personne ne semblait lui prêter attention.

Quand je baissai ma vitre, il s’approcha de moi et me raconta que lui et son ami avaient livré des vêtements venant d’Italie à El Corte Inglés, un grand magasin, mais lorsqu’ils avaient déchargé la marchandise, un défaut avait été constaté dans un petit lot de vêtements et ils n’avaient pu les livrer. Il leur était impossible de retourner en Italie avec ces vêtements car leur patron serait en colère, et il essayait donc de les vendre. Il me montra du doigt un petit ballot caché à une dizaine de mètres de lui, en disant que son ami attendait dans le camion non loin de là, et il m’invita à voir les vêtements et éventuellement acheter quelque chose pour ma femme car c’étaient des vêtements de bonne qualité. Je regardai aux alentours, mais je ne pus voir le camion nulle part. Je proposai de leur indiquer d’autres endroits où ils pourraient vendre les vêtements plus facilement, étant donné que cette zone industrielle sans boutiques ni maisons n’était guère appropriée. Il me répondit qu’ils n’avaient pas de permis de vente officiel et que cela pourrait leur causer des ennuis avec les autorités.

Je vérifiai si j’avais suffisamment d’argent pour acheter quelque chose, mais je n’avais qu’une pièce de 500 pesetas (environ 3 euros). Je lui dis que je ne pouvais rien lui acheter, mais qu’il pouvait prendre la pièce.

A ce moment-là, il posa la main sur mon bras droit en disant que cela n’avait pas vraiment d’importance, mais qu’il m’était très reconnaissant de m’être arrêté. Nous nous dîmes au revoir et je m’en allai. Du rond-point menant à la route principale, je pouvais encore le voir faire signe aux voitures qui poursuivaient leur trajet en l’ignorant.

Cette rencontre m’a laissé une impression étrange, car nous nous comprenions parfaitement bien, comme si nous avions parlé la même langue, alors qu’en fait il parlait italien et moi espagnol. J’aimerais savoir si cette rencontre avait quelque chose de particulier ?

H. L., Barcelone, Espagne

[Le Maître de B. Creme a indiqué que le « jeune homme » était le Maître Jésus.]

Lieu : Barcelone, Espagne
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)