Un sage érudit

Partage international no 161février 2002

Cher Monsieur,

En octobre 1980, je me trouvai à Philadelphie pour un projet d’études, lorsqu’à la sortie d’une église je vis un homme assis sur les marches. Agé apparemment d’une trentaine d’années, il était grand, il avait les yeux et les cheveux foncés et il portait une longue robe noire qui lui recouvrait même la tête, le protégeant ainsi du froid et du vent.

J’eus tout d’abord l’impression qu’il s’agissait d’un sage érudit à l’allure distinguée, pas du tout à sa place dans la rue. Mais apparemment ce n’était pas le cas. Il me dit que personne ne lui avait rien donné depuis trois jours et lorsque je lui remis un peu d’argent, il me remercia avec un sourire et une sincérité qui me réchauffèrent le cœur.

Son attitude était très amicale et son visage n’exprimait rien du désespoir, de la détresse ou de la timidité que l’on rencontre habituellement chez les sans-logis. Au contraire, il y avait en lui une confiance et une noblesse indéfinissables qui, ajoutées à son apparence si raffinée et si soignée, rendaient peu crédible l’idée qu’il puisse s’agir simplement d’un sans-logis ordinaire.

Plus tard, m’étant éloignée avec des amis, je ressentis le besoin de faire demi-tour et je le retrouvai toujours assis au même endroit, penché en avant, la tête baissée, regardant attentivement derrière lui.

Ressentant sa forte présence de loin et me sentant étrangement liée à lui, j’étais submergée par le sentiment inexplicable que nous nous connaissions. Je ne pouvais écarter l’idée que cet étranger, qui avait quelque chose de familier, n’était pas un vrai mendiant et j’avais le cœur serré de devoir le quitter.

S. K., Virginie, Etats-Unis

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le sage érudit était Maitreya.]

Lieu : Virginie, Etats-Unis
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)