Partage international no 16 – décembre 1989
Le numéro de Partage International du mois dernier était sous presse lorsque la prédiction, publiée dans ce même numéro, selon laquelle un tremblement de terre, qui « resterait dans les annales de l'histoire », secouerait bientôt les Etats-Unis, s'avéra n'être que trop vraie. Comme pour le tremblement de terre survenu il y a un an en Arménie, la catastrophe ne s'est produite que quelques semaines après que le collaborateur de Maitreya nous ait informé de cette prédiction.
Il est toujours tentant de produire ces exemples frappants comme preuve incontournable de la véracité de « l'histoire » concernant Maitreya — si l'on peut s'exprimer ainsi.
Cependant, ces prédictions ne constituent qu'une partie des informations qui nous ont été transmises par le collaborateur de Maitreya. Dans cet ensemble d'enseignements, d'analyses et de commentaires, que nous vous avons transmis depuis juin 1988, d'autres éléments, qui de prime abord pourraient paraître moins convaincants, se révèlent en fait tout aussi importants à la condition d'être correctement interprétés. Ces articles mettent en effet en évidence certains mécanismes de fonctionnement de la vie politique, économique et sociale de l'humanité. Maitreya y indique certaines tendances, et prédit les conséquences les plus vraisemblables de certains problèmes fondamentaux échappant au citoyen moyen. Il y souligne également les prémices d'une société en formation.
Il va sans dire que c'est un privilège pour une publication comme Partage International que d'avoir la chance d'être tenus informés des points de vue de Maitreya. C'est à la fois un privilège et un avantage : quiconque se met à croire, ne serait-ce qu'un peu, dans ces prédictions et enseignements, voit immédiatement le monde d'un regard différent, plus optimiste, même si certains des événements et tendances annoncés se mettent en place plus lentement que, dans notre impatience, nous ne le souhaiterions.
Mais tout ceci se déroule-t-il vraiment lentement ? Il y a dix ou quinze ans, l'affirmation selon laquelle l'humanité était sur le point d'entrer dans une période de paix prolongée aurait paru pour le moins absurde. Nul n'aurait alors osé affirmer, au plus fort de la plus terrible course aux armements que le monde ait jamais connu, qu'il n'y aurait pas de troisième guerre mondiale ? Aujourd'hui, dans les milieux militaires et politiques, même les faucons les plus virulents commencent à envisager cette possibilité de manière tout à fait sérieuse. Qui plus est, ils expliquent fréquemment avec assurance les facteurs qui, selon eux, pourraient conduire à un tel scénario de paix. Cette étonnante capacité de l'être humain à prétendre tout expliquer après coup, pourrait bien avoir pour effet de diluer l'impact des prévisions de Maitreya.
L'année dernière, lorsque Maitreya fit savoir que Margaret Thatcher, le Premier ministre britannique, voyait s'amorcer le déclin de sa carrière politique, elle se trouvait alors au plus fort de son pouvoir. Les sondages d'opinion donnaient à son parti une énorme avance sur l'opposition travailliste, et rien ne semblait pouvoir s'opposer à ce qu'elle accomplisse un quatrième mandat. Certains pariaient même qu'elle tiendrait la barre de la politique britannique jusqu'à la fin du siècle. Prétendre, à l'époque, que sa « roue de fortune » s'était mise à tourner contre elle pouvait passer pour pure fantaisie, ou pour le doux rêve d'un opposant politique acharné. A l'heure actuelle, à peine un an plus tard, la popularité des conservateurs auprès du public s'effritant, son parti, le parti conservateur au pouvoir, se traîne loin derrière le parti travailliste dans les sondages d'opinion. Margaret Thatcher doit aujourd'hui faire face à une opposition croissante au sein de son propre parti. Les observateurs politiques, qui n'avaient prévu aucun de ces événements, expliquent évidemment aujourd'hui exactement pourquoi tout cela a pu se produire.
Constater la remarquable précision des prédictions de Maitreya concernant le déroulement des événements mondiaux devient apparemment difficile, pour certains, en raison de cette capacité répandue à prédire le passé. Il est facile aujourd'hui de hausser les épaules en réponse à l'information selon laquelle « les conflits entre les gouvernements et les forces de guérilla à travers le monde vont commencer à décroître ». Cependant, lorsque cette déclaration fut publiée il y a plus d'un an, peu ou pas d'éléments sur la scène politique indiquaient l'existence de cette tendance.
Il en va de même pour beaucoup d'autres prédictions de Maitreya, comme nous l'avons indiqué au long des mois écoulés dans notre rubrique Faits et Prévisions. Mentionnons brièvement quelques exemples : la tendance à la négociation en Afrique du Sud et au Moyen-Orient, la fin de la guerre entre l'Iran et l'Irak, la tendance à la réduction constante des investissements militaires, la prise de conscience politique croissante des problèmes d'environnement, les bouleversements qui menacent la position de Gorbatchev en Union Soviétique, le pouvoir déclinant du Premier ministre indien, la reconnaissance par certains experts financiers de la possibilité d'un effondrement de la bourse au Japon.
Il serait facile, avec le recul du temps, de prétendre, concernant ces différents points : « Oui, bien sûr, mais c'est dans tous les journaux ». Mais il y a un an ou plus, ce n'était pas dans tous les journaux — pas même dans un seul journal. Les personnes qui voudront bien se souvenir du contexte existant lorsque Maitreya a transmis Ses prédictions, ne les expliciteront pas de manière aussi simple. Pour elles, c'est précisément cet accomplissement graduel d'un processus qui peut suggérer que quelque chose de remarquable se produit, plutôt que la réalisation d'événements prédits, apparemment isolés.
Les journalistes, qui évoluent quotidiennement dans le milieu de l'information, se rangent dans cette catégorie d'individus. Ils savent très bien, ou pourraient savoir, quel était exactement l'état des affaires à tout moment donné. Pour autant qu'ils n'essaient pas de se cacher la vérité, de nombreux journalistes doivent suivre avec un intérêt croissant (et sans doute avec quelque étonnement) les communiqués de presse qui leurs sont adressés par Share International.
Il est vrai que dans le rude milieu du journalisme, on affecte souvent une attitude blasée — comme une façade à maintenir devant ses collègues. Mais il est également vrai que les journalistes ont un plus grand sens du réalisme que la moyenne, et qu'ils sont dotés d'un certain flair pour l'insolite. Le contenu de nos communiqués de presse doit certainement leur sembler trop insolite mais également, une fois soumis à un examen attentif, trop exact pour être rejeté purement et simplement. Et bien qu'ils n'en concluent pas nécessairement que le Christ ou l'Instructeur du Monde soit à l'origine de ces informations, les journalistes, placés devant ces faits, ne pourront plus continuer à considérer le monde et les événements actuels avec le même regard qu'autrefois.
Il est pratiquement impossible pour eux de ne pas remarquer que, même si c'est de façon chaotique, le monde est effectivement en train de changer d'orientation, que l'humanité semble disposer d'une opportunité sans précédente d'en finir avec les divisions et les guerres du passé, et que par conséquent, il y a tout lieu d'espérer, au lieu de perdre espoir. Inévitablement, les médias reflèteront de plus en plus cette nouvelle réalité: nous vivons dans un monde qui est porteur d'avenir.
