Partage international no 292 – décembre 2012
Sous le titre Le paradis existe : l’expérience d’un médecin avec l’au-delà, le dernier livre d’Eben Alexander a récemment fait la couverture du magazine Newsweek. Neurochirurgien universitaire ayant notamment enseigné à la faculté de médecine d’Harvard, E. Alexander croyait qu’on trouverait une explication scientifique aux expériences de mort provisoire décrites par de nombreuses personnes. Bien qu’il se considère chrétien, il ne croyait pas vraiment en l’existence de Dieu.
Mais, en 2008, E. Alexander a passé sept jours dans le coma, une grande partie de son cerveau ayant cessé de fonctionner. Et il a vécu une profonde expérience de mort provisoire qui lui a donné une raison scientifique de croire en l’existence de Dieu, ainsi qu’à l’existence de la conscience après la mort.
Un matin de l’automne 2008, il ressentit un intense mal de tête au réveil et se trouva pratiquement paralysé en quelques minutes. Il fut transporté immédiatement aux services d’urgence, et en quelques heures l’ensemble de son cortex – la partie du cerveau qui contrôle la pensée et les émotions – avait cessé de fonctionner. Les médecins de l’hôpital de Lynchburg (Virginie) – hôpital où il travaillait en tant que neurochirurgien – ont diagnostiqué une forme rare de méningite bactérienne.
Ses chances de survie étaient pratiquement nulles. Pendant sept jours, il s’est trouvé dans un coma profond, le corps sans réaction, et les fonctions cérébrales supérieures totalement absentes. Au bout de sept jours, alors que ses médecins allaient décider d’arrêter le traitement, il a soudainement ouvert les yeux.
E. Alexander écrit : « Alors que les neurones de mon cortex étaient réduits à une inactivité complète par l’attaque des bactéries, ma conscience libérée du cerveau voyageait dans une dimension supérieure de l’univers : une dimension dont je n’avais jamais rêvé l’existence et que le vieux moi d’avant le coma se serait réjoui d’expliquer que c’était simplement impossible.
Mais cette dimension – essentiellement la même que celle décrite par les innombrables personnes ayant vécu une expérience de mort provisoire et d’autres états mystiques – existe, et ce que j’ai vu et appris là-bas m’a littéralement projeté dans un nouveau monde, où nous sommes beaucoup plus que nos cerveaux et nos corps, et où la mort n’est pas la fin de la conscience, mais plutôt le chapitre d’un vaste voyage infiniment positif. »
E. Alexander affirme que son expérience se distingue des autres expériences au seuil de la mort : personne, à sa connaissance, n’a jamais vécu une telle expérience en ayant la majeure partie du cerveau complètement arrêtée, et simultanément le corps sous observation médicale la plus rigoureuse.
Les arguments scientifiques qui s’opposent à la réalité des expériences au seuil de la mort suggèrent qu’elles résultent d’un dysfonctionnement du cortex. L’expérience d’E. Alexander, cependant, n’a pas eu lieu alors que son cortex était défectueux, mais alors qu’il était totalement inopérant. Cette absence d’activité cérébrale a été confirmée par la gravité et la durée de la méningite, ainsi que par les scanners du cerveau et des examens neurologiques.
Il explique : « Selon la compréhension du cerveau et de l’esprit par la médecine actuelle, il n’y a absolument aucun moyen que je puisse avoir vécu le moindre état de conscience, même le plus léger et limité au cours de mon coma, et encore moins l’odyssée hyper-vivante et totalement cohérente que j’ai éprouvée. »
E. Alexander décrit son expérience de mort imminente en détail : «… une volée d’êtres transparents et chatoyants en arc de cercle dans le ciel, laissant de longues lignes vaporeuses derrière eux. Oiseaux ? Anges ? Mots enregistrés plus tard, quand j’ai noté mes souvenirs. Mais aucun de ces mots ne rend justice à ces êtres, qui étaient tout simplement différents de tout ce que j’ai connu sur cette planète. Ils étaient plus avancés. De formes supérieures. »
E. Alexander fut accompagné pendant la plus grande partie de son voyage par un être angélique de forme féminine : « Elle me parla, sans utiliser de mots, le message passait à travers moi comme un souffle, et j’ai tout de suite compris que c’était vrai. J’ai su ainsi de la même manière que le monde autour de nous n’était pas une création passagère et inconsistante. Le message comportait trois parties : « Vous êtes aimés et chéris, profondément, pour toujours. Vous n’avez rien à craindre. Il n’y a rien que vous puissiez faire mal. » « […] Nous allons vous montrer beaucoup de choses ici, mais finalement, vous repartirez. »
E. Alexander est effectivement revenu dans son corps physique, et il lui a fallu des mois pour accepter son expérience. Afin de décrire pleinement ce qu’il a vécu, il a écrit un livre : Preuve du paradis : voyage d’un neurochirurgien dans l’au-delà (octobre 2012). Il déclare : « J’ai l’intention de passer le reste de ma vie à enquêter sur la véritable nature de la conscience et de rendre aussi clair que possible, à la fois à mes collègues scientifiques et au public en général, le fait que nous sommes beaucoup plus que nos cerveaux physiques. […] La vérité est que l’image matérialiste du corps et du cerveau en tant que producteurs, plutôt que véhicules, de la conscience humaine est condamnée. A sa place, une nouvelle vision de l’esprit et du corps vont émerger, et c’est en fait déjà le cas. Ce point de vue est scientifique autant que spirituel et va mettre en évidence ce que les plus grands scientifiques ont toujours apprécié par-dessus tout : la vérité. »
Sources : thedailybeast.com
Thématiques : Sciences et santé, spiritualité
Rubrique : Divers ()
