Partage international no 343 – mars 2017
par Elisa Graf
Si vous cherchez « ovni » sur Internet, vous trouverez une masse infinie d’informations le plus souvent effrayantes et fantastiques. Comment faire le tri, discerner le vrai du faux et se faire une idée de la raison de la présence extraterrestre sur notre planète ?
Le dernier livre de Gerard Aartsen, Before Disclosure1 (Avant la révélation, en finir avec les spéculations – guide pour les chercheurs en ufologie et en exopolitique), vous aidera à percer le brouillard de la désinformation qui sévit encore, et à discerner les réalités dévoilées par la présence extraterrestre qui, comme l’illustre l’auteur, sont corroborées par les traditions de sagesse partagées par l’humanité, et par les dernières connaissances scientifiques.
L’ouvrage affirme que pour comprendre pleinement nos visiteurs extraterrestres, il est impératif de remonter à une série de contacts du début des années 1950, qui ont inauguré fondamentalement l’âge moderne de l’ufologie. Les premiers contactés, comme George Adamski et Wilbert Smith, n’avaient que des expériences positives de contact à partager. Selon G. Aertsen, le message sans équivoque que les habitants de l’espace leur ont demandé de propager, quelques années seulement après les dévastations de la Seconde Guerre mondiale et alors que l’humanité faisait face à la nouvelle menace de la guerre nucléaire, portait « sur la nécessité de responsabiliser le genre humain. » Ils ont conseillé à l’humanité de bâtir un avenir pacifique grâce à la coopération internationale, en veillant à ce que les besoins fondamentaux de tous soient satisfaits, ceci exprimant l’unité essentielle de l’humanité.
G. Aartsen explique que ces témoignages « fournissent un point de départ fiable, d’autant plus qu’ils montrent de nombreuses correspondances frappantes entre eux, et qu’ils trouvent confirmation non seulement chez des contactés dans d’autres parties du monde à cette époque, mais aussi chez les nombreuses personnes ayant rapporté des expériences similaires au cours des décennies suivantes ».
Pour déterminer la confiance à accorder à une quelconque affirmation de contact, G. Aartsen explique que la revendication doit « refléter un certain degré de vérité ou de réalité au-delà des expériences strictement subjectives. Il faut voir si la revendication trouve confirmation sous plusieurs angles (au moins deux), à travers le temps, les disciplines et/ou les couches sociales ». Il affirme que cela est indispensable, en particulier dans le domaine de l’ufologie, où la preuve n’est tangible qu’en cas de contact direct.
G. Aartsen prévient que la campagne de désinformation, qui dure depuis des décennies, jette le doute sur les programmes de soi-disant révélation menés par des gouvernements ou des agences, qui elles-mêmes dépendent du soutien public pour mener à bien leurs agendas géopolitiques. Par extension, écrit-il : « Il faut se montrer très prudent dans l’évaluation de toute information […] provenant d’« initiés du gouvernement » ou de « lanceurs d’alerte » qui ont pu (ou non) travailler pour des officines secrètes. Sommes-nous certains que leurs informations ne sont pas délibérément propagées pour nourrir la crainte du public et la confusion ? »
Comme dans les ouvrages précédents de G. Aartsen, Avant la révélation nous aide à relier les points, tout en rappelant que « […] la « vérité » est une question de perception » et que la perception dépend de notre niveau d’évolution de conscience. Il écrit : « Si une expérience a une valeur universelle, elle sera reconnue et confirmée sous des angles différents, quel que soit le domaine particulier de l’activité humaine dans lequel la personne qui l’exprime se situe. » Il appelle cela la « corroboration interdisciplinaire – la science et la religion, dans ce cas, exprimant la même vérité à partir de leur expérience respective de la réalité ». A titre d’exemple, G. Aartsen s’appuie sur une célèbre citation de l’astronome Carl Sagan : « Nous sommes faits de poussières d’étoiles. Nous sommes un moyen pour le cosmos de se connaître », établissant un parallèle judicieux avec la déclaration de Jésus : « Mon Père et moi sommes Un », exprimant son identification avec la Source de toute vie. Il ajoute que George Adamski a exprimé cette même vérité quand il a écrit en 1958 : « [L’homme doit] comprendre qu’il est un avec toute la création. Il doit comprendre que les atomes qui vibrent actuellement dans son corps ont été utilisés et réutilisés dans toute la création ; par conséquent, ils ont participé à chaque étape, depuis la plus petite forme concevable jusqu’aux immenses corps planétaires qui, il y a des lustres, ont été réabsorbés dans l’espace. »
Comme le souligne G. Aartsen, le progrès spirituel de l’humanité et l’évolution de la conscience sont des thèmes abordés de manière récurrente par les premiers contactés, qui ont souvent exprimé les inquiétudes de nos visiteurs pour qui la connaissance scientifique de l’humanité allait plus vite que le progrès social et humain. Il explique : «… les visiteurs de l’espace sont désireux de nous informer que l’évolution de la conscience – et, par extension, notre développement moral – devraient suivre le rythme de notre progrès technologique. Le premier pas dans cette direction est que l’humanité élargisse sa conscience pour inclure notre semblable, afin d’éradiquer la cause des crises actuelles, que nos structures sociales, basées sur la concurrence et l’avidité comme expression ultime de notre individualisme, sont en train d’exacerber. »
Bien qu’il soit évident qu’un des objectifs majeurs de nos contacts avec les visiteurs extraterrestres ait été d’élargir la conscience de l’humanité, démontrant que l’homme existe dans tout l’univers, certains contactés ont fait allusion à une autre raison, plus importante, de la présence extraterrestre en ce moment particulier de l’histoire humaine. G. Aartsen cite le contacté chilien Enrique Barrios, à qui on a dit en 1985 : « Vous approchez d’un point crucial dans l’évolution de la Terre, un moment où soit vous vous unissez et manifestez ce que certains appellent « l’ère du Verseau », soit vous vous détruisez. » Ce message fait écho aux déclarations du contacté italien Giorgio Dibitonto, de George Adamski et à celles de Benjamin Creme pour qui « ce que nous appelons les ovnis (les véhicules utilisés par des êtres de l’espace venant de planètes supérieures) ont une part très importante à jouer dans la création d’une plate-forme spirituelle pour l’Instructeur mondial, préparant l’humanité pour les temps à venir. »
Promettant un jour où peut-être les visiteurs eux-mêmes nous diront pourquoi ils sont ici, G. Aartsen partage une citation du contacté Wilbert Smith : « Avec le temps, quand certains événements se seront produits, et que nous en serons arrivés au point de pouvoir accepter ces gens venus d’ailleurs, ils nous rencontreront librement sur le terrain commun de la compréhension et de la confiance mutuelles, et nous pourrons apprendre d’eux et manifester l’Age d’Or auquel tous les hommes partout aspirent profondément dans leur cœur. »
1. Before Disclosure : Dispelling the Fog of Speculation – A Primer for Students of Ufology and Exopolitics. ISBN 978-90-815495-6-17. Téléchargement gratuit sur le site : http://www.bgapublications.nl.
Auteur : Elisa Graf, collaboratrice de Share International. Elle vit à Steyerberg (Allemagne).
Thématiques : Ovnis
Rubrique : Compte rendu de lecture ()
