Partage international no 145 – septembre 2000
Cher Monsieur,
[1] Le 13 mai 2000, le jour de la conférence de Benjamin Creme à Tokyo, j’étais en train de préparer la salle avec d’autres personnes quand soudain quelqu’un m’appela. Lorsque je me retournai, je vis Mme I.(la mère de M. I., la traductrice de Benjamin Creme) accompagnée d’un homme. Elle a raconté par la suite que lorsqu’elle était descendue du taxi vers onze heures trente, en face de Hibiya Public Hall, mais de l’autre côté de la rue, il pleuvait. Alors qu’elle essayait d’ouvrir son parapluie, l’homme s’était approché d’elle et l’avait abritée de son propre parapluie en lui demandant : « Où allez-vous ? » Ne le connaissant pas, elle avait hésité à lui répondre. Il avait alors demandé : « Allez-vous à la conférence de Benjamin Creme ? » Elle avait répondu : « Oui », et il lui avait dit : « Je fais partie du personnel administratif du Hibiya Hall. Je vais vous y conduire. »
Il était trop tôt pour la conférence (prévue à quatorze heures) et les portes de l’entrée principale étaient fermées. Il la fit passer par l’entrée du personnel et lui suggéra de rester dans son bureau. Un peu intimidée, elle déclina sa proposition. Aussi la conduisit-il jusqu’au hall principal où nous étions en train de travailler et c’est là que Mme I. me trouva.
L’homme se présenta, puis il me dit qu’il y avait des personnes âgées qui attendaient dehors sous la pluie, et qu’il serait préférable de les laisser entrer. C’était un homme approchant de la soixantaine, portant une chemise blanche et un pantalon gris. Sa tenue vestimentaire était celle d’un membre du personnel, mais il avait quelque chose de différent. Je sentais chez lui une élégance subtile et une profonde intelligence. Il n’y avait aucune raison de douter qu’il fasse partie des employés puisqu’il avait fait passer Mme I. par la porte de service, mais je sentais en lui quelque chose de pas tout à fait ordinaire. Une des personnes de notre groupe, S. Y., arriva à ce moment-là et sortit avec lui pour voir qui attendait dehors. Mme I. alla s’asseoir et nous regarda travailler.
T.I., Tokyo, Japon
[2] Lorsque Melle O.et moi-même entrâmes dans la salle principale de Hibiya Hall vers onze heures trente, nous vîmes Mme I. en train de parler avec un membre du personnel administratif. Celui-ci disait : « Deux personnes âgées munies de cannes attendent dehors sous la pluie. Ne pensez-vous pas qu’il serait préférable de les inviter à entrer ? » Nous prîmes aussitôt l’escalier de service et nous sortîmes avec lui, mais nous ne pûmes voir aucune personne âgée nulle part. « Elles attendaient là tout à l’heure », dit-il. Levant alors les yeux vers le haut de l’escalier assez raide qui menait à l’entrée principale, je vis un homme et une femme âgés d’environ quatre-vingt ans assis en haut des marches, juste devant les grilles fermées. Je me dirigeai vers eux, en pensant que cela avait dû être difficile de monter toutes ces marches avec une canne.
Je les saluai en disant : « Merci d’être venus si tôt. Ce n’est pas très raisonnable de rester assis en haut de l’escalier, il serait préférable que vous entriez. » Tout en disant cela, je réalisai qu’il serait tout aussi dangereux de descendre cet escalier avec une canne pour faire le tour par la porte de derrière.
L’homme âgé déclara alors joyeusement : « Nous allons déjeuner ici. » Je remarquai que sa femme tenait une barquette de plastique semblant contenir quelques légumes, et qu’une bouteille thermos était posée sur une marche. L’homme était petit, très mince, noueux, et complètement chauve. Sa femme avait des cheveux blancs et un visage arrondi et elle était plutôt potelée. Ils portaient des vêtements de travail fraîchement lavés et des chapeaux et ils avaient des sacs à dos. L’atmosphère qui les entourait ne pouvait que faire naître un sourire spontané sur les lèvres de quiconque.
Je les pressai à nouveau : « Mais il pleut. Ne seriez-vous pas mieux à l’intérieur pour manger ? » – « Cette petite pluie ne nous dérange pas. Nous aimons ce genre d’expérience », répliqua l’homme joyeusement. (Voulait-il dire qu’ils étaient contents de déjeuner sous la pluie, ou de venir à une conférence comme celle-ci ?) Comme pour répondre à ma pensée, l’homme dit alors : « C’est plutôt sympathique de manger sous cette pluie printanière. » – « Je vois, répondis-je, nous allons essayer d’ouvrir les grilles dès que possible. » – « Ne vous faites surtout pas de souci pour nous », répliqua-t-il avec un sourire. Je me dis que tout était apparemment pour le mieux et qu’ils avaient probablement plaisir à prendre leur repas sous la pluie. Et nous les laissâmes là.
Une heure plus tard, nous ouvrîmes les grilles, et naturellement ils furent les premiers à entrer. Ils allèrent tous deux se faire inscrire. A la fin de la première partie de la conférence, pendant l’entracte, ils sortirent en s’appuyant sur leurs cannes. Celles-ci, presque identiques, semblaient faites de branches d’arbres à l’état brut. Il me regardèrent en souriant. Je m’inclinai devant eux en disant : « Je vous remercie d’être venus. » L’homme répondit : « Etant donné que nous venons de loin, nous allons partir maintenant. » Sa femme sourit et me salua également. Soudain, je m’inquiétai de savoir comment ils allaient pouvoir descendre les marches avec leurs cannes : « Mais vous allez être obligés de descendre l’escalier… » L’homme répondit : « Cela ira très bien. » Et ils partirent. Je sentis alors qu’ils n’auraient certainement aucun problème.
S. Y., Tokyo, Japon
[3] Je me rendis au bureau de Hibiyia Hall et je demandai à l’homme qui avait escorté auparavant la mère de M. I. d’ouvrir les grilles à midi et demie au lieu de treize heures comme prévu, en raison de la pluie. Lorsque la porte s’ouvrit, les premiers à entrer furent le couple âgé. Après avoir inscrit leur nom et leur adresse, ils semblèrent avoir quelque problème pour remplir le questionnaire. Aussi leur demandai-je : « Comment avez-vous appris qu’il y avait une conférence ? » L’homme répondit : « Nous avons vu un prospectus à la mairie d’Higashi Kurume. » Lorsque j’indiquai la ligne où était inscrit le mot : prospectus, il cocha l’endroit d’une main ferme. L’adresse qu’ils donnèrent était à Higashi Kurume.
C. O., Tokyo, Japon
Pourriez-vous nous dire qui étaient ces personnes : l’homme qui accompagna Mme I., et le couple âgé ? Pourriez-vous également répondre aux questions suivantes : [1] L’homme dans le bureau à qui Melle O. demanda d’ouvrir les grilles plus tôt que prévu était-il également un Maître ? [2] Les Maîtres ont-ils utilisé l’apparence de personnes existant réellement (L’adresse donnée par le couple est une adresse qui existe) ?
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme qui avait escorté Mme I.était le Maître de Tokyo, l'homme âgé Maitreya et sa femme le Maître Jésus. [1] Non, il s'agissait réellement d'un membre du personnel. [2] Oui.]
Lieu : Tokyo, Japon
Date des faits : 13 mai 2000
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
