Partage international no 49 – septembre 1992
« Comme nous l’avons déjà annoncé (en décembre 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon, pour s’étendre ensuite au monde entier. Le marché boursier est tel une bulle de savon sur le point d’éclater. » (le collaborateur de Maitreya, Partage international, mai 1989)
« Les Japonais sont assis sur une bombe à retardement. La destruction y sera bien plus importante que dans tous les autres pays occidentaux, a indiqué le collaborateur. » (juillet/août 1992)
Alors que la bourse de Tokyo enregistre des records de baisse, plusieurs hauts fonctionnaires japonais ont tenu une réunion d’urgence afin de discuter de la crise. Ils ont ensuite annoncé la mise en place d’un plan pour enrayer la chute. Le Premier ministre japonais, Kiichi Miyazawa, a déclaré qu’un budget supplémentaire de 50 milliards de dollars serait débloqué afin de redynamiser l’économie japonaise. Bien que plusieurs pronostiqueurs aient affiché leur optimisme quant à une amélioration du panorama économique, d’autres ont déclaré que l’approche choisie par le gouvernement n’offrait que des vieilles recettes obsolètes, et que la récente baisse des taux d’intérêt conjuguée à la victoire du parti dirigeant aux élections législatives ne seraient pas suffisantes pour stopper la tendance à la baisse. L’économiste japonais Tetsuo Tsukimura, qui avait prédit le déclin économique dès février 1990, a déclaré : « Je sais que la baisse du marché se poursuivra, mais je ne veux pas dire jusqu’où car ma déclaration créerait un facteur d’influence important. » L’effondrement de la réussite économique japonaise engendre également un problème intérieur particulier qui va s’accroissant, celui des sans-abris. On estime que 100 000 sans-abris — essentiellement des hommes, dont beaucoup sont alcooliques — vivent maintenant dans les rues du Japon. Les sans-abris sont virtuellement ignorés par le gouvernement et demeurent « invisibles » aux yeux de la plupart des citoyens japonais. La responsabilité en est attribuée au ralentissement de l’économie, de même qu’à la société japonaise, ultra compétitive et très stressante.


