Scandales au Japon

Partage international no 10juin 1989

Déclaration publiée dans le numéro de décembre 1988 de Partage International : « La suite d’événements qui a conduit au krach boursier de l’année dernière se reproduit actuellement au Japon, ce qui entraînera un nouveau krach boursier. »

Durant plusieurs mois, le Premier ministre japonais, M. Takeshita, a nié toute implication dans le scandale du Recruitgate, jusqu’à ce que la preuve de sa culpabilité ne devienne par trop évidente. A la fin du mois d’avril, il a remis sa démission. M. Takeshita est la quarante-troisième victime du scandale du Recruitgate parmi le monde politique, la haute administration et les milieux d’affaires. La société Recruit, une compagnie de télécommunications, accordait des avantages financiers à des personnalités influentes afin de favoriser ses propres intérêts.

Le scandale Recruit pose également problème aux partis japonais d’opposition. Deux parlementaires du parti Bouddhiste Komeito ont dû démissionner après qu’il eût été mis en évidence qu’ils avaient, eux également, reçu des avantages financiers de la société Recruit. La conséquence de ces deux démissions fut que le président de ce parti, Junya Yano, décida de se démettre à son tour de ses fonctions. Auparavant, le président du parti social démocrate avait dû, lui aussi, démissionner.


Thématiques : politique, Économie
Rubrique : Faits et prévisions