Santé maternelle

Partage international no 283mars 2012

Selon le FNUAP (Fonds des Nations unies pour la population), 1 000 femmes meurent chaque jour à la suite d’une grossesse ou d’un accouchement et 99 % des décès surviennent dans les pays en développement.

Pour 80 %, cette mortalité maternelle est due à un nombre relativement restreint de complications ‑ hémorragies, infections, tension élevée, dystocies, avortements artisanaux ‑ et une forte proportion de ces décès serait évitable. Le rapport du FNUAP : Femmes et jeunes filles dans un monde de sept milliards d’habitants, observe que la pauvreté et les inégalités entre les sexes basées sur la culture sont des facteurs clés de la mortalité maternelle. Ce rapport mentionne que les femmes possèdent moins de 15 % des biens mondiaux. Leur salaire est en moyenne inférieur de 17 % à celui des hommes. Et les deux tiers des 776 millions d’adultes illettrés dans le monde sont des femmes.

Cela signifie que les femmes, tout particulièrement dans les pays en développement, doivent souvent compter sur les hommes pour leur subsistance, et qu’elles sont soumises, au sujet de la contraception, à la volonté de leur partenaire. Elles sont prises au piège de relations abusives tant physiques qu’émotionnelles. Elles se marient et ont des enfants jeunes, au lieu de recevoir de l’instruction et de mener des activités à l’extérieur de la maison. Dans les pays en développement, une fille sur sept se marie avant quinze ans, et les complications dues aux grossesses et aux accouchements sont la cause de la majorité des décès de filles entre15 et 19 ans.

Les femmes ne sont en général pas en mesure de décider elles-mêmes si elles auront ou non des enfants, combien elles en auront, et combien de temps attendre entre chaque enfant.

Selon les estimations de l’institut Guttmacher, au moins 40 % des grossesses ne sont pas programmées, de même que 21 % des naissances qui s’ensuivent. Si elles avaient la possibilité d’accéder au planning familial et l’autorisation de leur famille de le faire, moins de femmes et d’enfants mourraient d’avortements artisanaux et de grossesses à haut risque.

Une étude du FNUAP estime qu’il faudrait 24 milliards de dollars pour répondre aux besoins de santé gynécologique et obstétricale dans les pays en développement. Cet investissement fournirait le niveau recommandé de soins aux jeunes mères et aux nouveau-nés, tout en diminuant de plus de 66 % les grossesses non désirées, en évitant 70 % des décès en couches, en prévenant 44 % des morts infantiles et en réduisant de 73 % les avortements artisanaux.


Sources : Communiqué de presse du Worldwatch Institute
Thématiques : Sciences et santé, femmes
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)