Sans souci et chaleureux

Partage international no 185février 2004

Cher Monsieur,

A la fin des années 1980 et au début des années 1990, je travaillais en tant que bénévole avec un groupe de personnes sérieusement handicapées, dont la plupart en fauteuils roulants.

Un jour, j’accompagnai l’une d’entre elles à une rencontre avec des officiels en tant que conseillère. Seules les personnes handicapées de la région accompagnées de leurs conseillers étaient invitées. Peu de temps avant la rencontre, un jeune homme d’une trentaine d’années entra dans la salle et se glissa dans le coin où mon ami Tai et moi-même étions assis. Il était vêtu d’un jean impeccable et d’une veste assortie et il portait des chaussures de travail marron parfaitement cirées. Il avait des yeux d’un bleu particulièrement éclatant, des cheveux blonds nettement coupés et un teint resplendissant de santé. Il rayonnait de chaleur humaine et de bonté.

Au début de la rencontre, on nous demanda de nous présenter. Il s’avéra être la seule personne à ne pas avoir été invitée et la seule venant de la campagne (Mt Gambier), à six heures de voiture d’Adélaïde. Il parla avec tant de sympathie de son souci des personnes handicapées que les officiels le remercièrent d’être venu.

Après la rencontre il nous invita, Tai et moi, à prendre un café et nous acceptâmes de bon cœur. Cet homme charmant voulut pousser le fauteuil roulant à ma place en disant : « C’est trop lourd pour vous. »

Alors que nous nous dirigions vers le salon de thé, il commença soudain à parler de la mort et des mourants. En conclusion il dit ceci : « A la mort nous n’allons nulle part, nous changeons simplement d’état de conscience. » Je le regardai avec étonnement et dis : « Oui, vous avez raison. » En même temps je pensais que c’était un commentaire inhabituel pour quelqu’un venant de la campagne.

Je lui demandai quel genre de travail il faisait. Il me répondit qu’il ne travaillait pas et, voyant mon expression intriguée, il ajouta en guise d’explication : « Si j’ai besoin d’argent je vais dans les champs d’opale, je déterre quelques opales et je les vends à Adélaïde. » Voyant que j’avais toujours l’air intriguée, il ajouta : « Je sais où creuser. » Tout ce que je trouvais à dire fut : « Ah ! Très bien », et les choses en restèrent là.

Dans l’intervalle, nous étions arrivés au salon de thé. Il trouva un endroit agréable et c’était bon de voir combien il se montrait aimant et chaleureux avec Tai et comme il s’assurait qu’il se sente à l’aise. Après nous avoir demandé ce que nous voulions boire et manger, il insista pour régler l’addition. J’objectai fermement mais il insista. Pour me convaincre, il sortit son portefeuille de sa poche arrière et me montra qu’il était bourré de billets de banque. « Voyez, j’ai beaucoup d’argent », dit-il. Je me laissai fléchir et acceptai en riant qu’il paie l’addition.

Il sortit ensuite une photo montrant sa femme et ses deux filles en train de rire, assises toutes trois sur un banc dans un parc. Sa femme était originaire d’Indonésie et ses filles étaient adolescentes. Mon impression fut celle d’une famille heureuse et sans souci.

Lorsque nous quittâmes le salon de thé, il prit le fauteuil roulant et nous accompagna jusqu’au parking. Nous nous dîmes au revoir. Il traversa la route, puis s’éloigna d’un pas léger et plein de vigueur, la tête légèrement levée comme s’il sifflotait un air pour lui-même. J’étais triste de le voir partir. Cet homme était-il un Maître ? Que penser de sa femme et de ses filles ?

T. C., Australie

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le jeune homme était Maitreya. Sa femme et ses filles étaient fictives.]

Australie
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)