Partage international no 105 – mai 1997
« La dette sera annulée. Il n’y a pas d’autre possibilité. » (PI, mai 1989)
Après avoir longtemps insisté auprès des pays en voie de développement pour qu’ils apurent leurs dettes afin de pouvoir bénéficier d’aides supplémentaires, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international sont convenus de supprimer certains prêts qui accablent les pays les plus pauvres.
Le premier pays qui bénéficiera de cette remise de dette sera l’Ouganda, pour un montant de 300 millions de dollars. Ce programme concernera essentiellement l’Afrique, même si plusieurs pays d’Amérique latine et d’Asie en profiteront également. Ce programme vise à encourager une croissance économique à long terme et à briser le cycle qui contraint ces pays à allouer les fonds de l’aide internationale au remboursement de prêts anciens, perpétuant ainsi une pauvreté endémique.
Ce changement de cap des grandes institutions bancaires, qui jouent un rôle déterminant dans les affaires économiques des pays en voie de développement, reflète la reconnaissance du fait que la stabilisation économique à long terme amènera une amélioration des conditions sociales. Cette reconnaissance conduit ces institutions à accroître les dépenses en faveur de l’éducation, de la santé, ainsi que d’autres domaines sociaux.
Sources : New York Times, E.U.
Thématiques : Économie
Rubrique : Faits et prévisions


