Partage international no 158 – octobre 2001
Lors de la conférence mondiale contre le racisme, qui s'est tenue en septembre 2001, le ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, a accepté que l'Allemagne soit blâmée pour l'exploitation de populations par la colonisation et l'esclavage. Dans son discours à la conférence de Durban (Afrique du Sud), il a déclaré que les pays en voie de développement avaient un besoin urgent d'aide, comme la réduction de la dette pour les pays les plus pauvres et l'accès aux marchés occidentaux. Les injustices passées, l'esclavage massif et la colonisation ne peuvent pas être simplement passés sous silence. Cependant, « accepter le blâme, prendre ses responsabilités et respecter ses engagements historiques pourrait au moins rendre leur dignité aux victimes et à leurs descendants. C'est pourquoi je souhaite prendre ici ces engagements pour l'Allemagne ».
Lors de cette conférence, Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies, a déclaré : « Nous pouvons nous réjouir de ce que le racisme ait été banni dans le monde entier. Il y a pourtant trop de gens qui sont encore persécutés pour leur appartenance à certains groupes ethniques, religieux, ou du fait de leur origine ou de leur sexe.
La censure des crimes commis dans le passé peut ne pas représenter toujours le meilleur moyen d'affronter les violations actuelles. »
Sources : Süddeutsche Zeitung, Allemagne
Thématiques : Société, politique, Économie, éducation
Rubrique : Tendances (Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.)
