Partage international no 29 – février 1991
Quiconque, il y a un an, aurait suggéré une telle idée aurait passé pour un fou. C’est ce genre de réponse qui, de plus en plus, tire d’embarras les chroniqueurs et les hommes politiques qui, quotidiennement, sont étonnés par la manière imprévisible avec laquelle l’histoire s’écrit aujourd’hui.
« Si quelqu’un avait prétendu il y a un an que l’unification des deux Allemagnes serait achevée avant 1991… »
« Quelqu’un aurait-il affirmé, il y a un an, que Margaret Thatcher aurait démissionné de son poste de Premier ministre de Grande-Bretagne ?… »
« Quiconque aurait suggéré que l’Albanie, dernier bastion des pays d’Europe de l’Est, aurait enterré le stalinisme en 1990… »
« Quiconque aurait prédit, il y a deux ans, que le gouvernement sud-africain tiendrait maintenant des pourparlers avec un Nelson Mandela libre, représentant d’une ANC légalisée… »
La liste est longue. Pour les commentateurs politiques et les experts en relations internationales, le monde d’aujourd’hui est devenu un labyrinthe obscur n’offrant aucun indice capable de les orienter. Leur trouble est compréhensible, car dans le processus des changements mondiaux actuels, ils ne perçoivent que les effets et non les causes sous-jacentes.
Les lecteurs de Partage International éprouvent moins de difficultés. Le fait d’être averti de la présence de Maitreya dans le monde, et les informations qui nous parviennent régulièrement de l’un de ses proches collaborateurs, nous procurent un avantage indéniable. Ce qui pour d’autres doit nécessairement paraître constituer un enchevêtrement d’épisodes imprévisibles, représente souvent pour nous une séquence d’événements auxquels nous pouvions nous attendre. Il nous suffit en effet de patienter pour voir, tôt ou tard, les prévisions de Maitreya se réaliser. En novembre 1990, ce fut au tour de Margaret Thatcher d’accomplir la prédiction émise par Maitreya quelques deux ans auparavant : elle démissionna de son poste de Premier ministre douze heures seulement après avoir assuré au public qu’elle avait l’intention de continuer à se battre.
Dans l’un de nos communiqués de presse réguliers, nous avons rappelé aux médias que, pour certains d’entre nous au moins, cet événement n’était pas totalement inattendu :
Il y a deux ans, en septembre 1988, alors qu’elle se trouvait au plus fort de son pouvoir, nous avions publié le texte suivant : « Madame Thatcher démissionnera bientôt. La roue de sa fortune s’est mise à tourner contre elle. » Plus récemment, en avril 1990, nous ajoutions :« Madame Thatcher ne survivra pas à la révolte contre la « Poll Tax » (la nouvelle taxe d’habitation). »
La « Poll Tax » ? Le conflit qui a conduit à la chute de Madame Thatcher portait, semblait-il, sur l’unification européenne. C’est tout au moins ce qui a paru de prime abord, car la politique est en fait souvent plus compliquée qu’il n’y paraît. Les critiques de Madame Thatcher à propos de l’Europe n’ont fourni qu’un prétexte opportun de rébellion contre son leadership à la tête du Parti Conservateur. En réalité, le problème qui se posait était celui de la chute rapide de sa popularité au sein de l’électorat, directement provoquée par sa défense acharnée de la « Poll Tax ». La combinaison de Madame Thatcher et de la « Poll Tax » menaçaient les Tories d’un désastre aux prochaines élections. C’est pour ces simples raisons qu’elle devait partir. Ce n’est pas une coïncidence si son successeur, M. John Major, a fait de Michael Heseltine, un opposant déclaré à la « Poll Tax », le ministre de l’Environnement, poste qui comprend cette taxe dans ses attributions. Comme le concluait l’Associated Press : « La crise a trouvé son origine dans la baisse, depuis 16 mois, du Parti Conservateur dans les sondages d’opinion, provoquée principalement par une taxe locale par habitant, appelée la « Poll Tax ».
Notre rubrique « Faits et Prévisions » révèle chaque mois qu’il ne s’agit pas là d’événements isolés (comme nous l’avons d’ailleurs indiqué aux médias en de nombreuses occasions). Que les médias occidentaux, en particulier, n’accordent que peu de publicité aux informations provenant de Maitreya ne signifie nullement qu’ils ne s’y intéressent pas. Nous savons de différentes sources que l’attention accordée à ces informations est plus grande que jamais. Naturellement, notre contribution à la diffusion de ces informations ne constitue qu’un élément d’un ensemble plus vaste. Les contacts que Maitreya lui-même entretient avec des hommes politiques et des journalistes s’intensifient, tandis que des groupes qui l’entourent diffusent avec succès ces informations, en Inde et au Moyen Orient par exemple. Dans le même temps, Maitreya continue à utiliser d’autres moyens afin d’avertir l’humanité de Sa présence. En Nouvelle-Zélande, récemment, de nombreux automobilistes ont raconté avoir transporté un mystérieux auto-stoppeur. Dans chaque cas, l’étranger a affirmé aux conducteurs qu’ils assisteraient bientôt au retour du Christ, puis a disparu des véhicules en mouvement sans laisser de trace. D’après le Maître de Benjamin Creme, ce passager extraordinaire n’était personne d’autre que Maitreya lui-même.
Quant à notre propre travail, il ne reste pas lui non plus sans effet. Au moment où nous composions ce numéro, B. Creme commençait sa première tournée de conférence en Australie. Aux Philippines, on tente d’élargir sa tournée japonaise dans le but de le faire venir à Manille en avril-mai. Share International, un des moyens d’attirer l’attention sur le travail de Maitreya, enregistre des signes d’intérêts croissants. Après dix ans d’existence, ce numéro sera adressé dans 70 pays différents, et atteindra notamment des lecteurs au Bénin, à Cuba, aux Iles Fiji, en Union Soviétique, en Haïti, au Ghana et en Iran.
Comme nous le découvrons en permanence, l’information transmise par B. Creme se répand également à travers le monde, par des canaux que nous ignorons : dans une lettre qui nous est parvenue d’Afrique occidentale, une personne nous raconte avoir ramassé, quelque part dans la rue, un morceau de journal issu d’un quotidien national, sur lequel se trouvait un article concernant Share International.
Les communiqués que nous adressons à la presse, ainsi que nous l’avons mentionné plus haut, remplissent également leur fonction, à en juger par l’U. S. News and World Report du 19 novembre 1990. Ce périodique populaire américain a écrit : « Les Bouddhistes, qui attendent l’apparition de Maitreya Bouddha, une sorte de Messie-instructeur du monde, affirment que les événements du Golfe rendront l’apparition de Maitreya encore plus proche ». Un article de Patricia Pitchon, publié dans ce numéro, indique que les réunions tenues par Maitreya à Londres deviendront désormais davantage publiques. Il apparaît donc qu’une base solide s’est progressivement développée en vue de la dernière phase de l’apparition de Maitreya.
Il y a peu de temps encore, tout au moins en Occident, « Maitreya » était un nom pratiquement inconnu. C’est maintenant devenu un concept familier pour beaucoup. Tant est si bien qu’un grand quotidien européen, l’Algemeen Dagblad, des Pays-Bas faisait récemment mention, dans le même temps, de Maitreya, de Krishnamurti et de Maharishi Mahesh Yogi, sans autre forme d’explication. Personne ne devrait donc être étonné de lire bientôt dans son journal : « Quiconque aurait annoncé il y a un an qu’un nouveau Christ ou Bouddha… »
