Partage international no 355 – mars 2018
Les trois lettres suivantes sont de la même personne :
[1] Début décembre 2017, j’assistais à un cours dans un vieux manoir au cœur d’Amsterdam et, à la pause, je suis descendue pour aider à servir le café. Il y avait des participants d’autres cours, mais presque personne dans le couloir. En descendant l’escalier raide, je trébuchai, lâchai la rampe et plongeai la tête la première. Je pensai alors : « Comment en réchapper ? » J’imaginai même terminer ma vie dans un fauteuil roulant et décidai instantanément que ce ne serait pas le cas !
Après un moment d’inconscience, j’ouvris les yeux : j’étais allongée sur le sol en pierre, à faible distance de la dernière marche, comme si on m’avait déposée là en position latérale de sécurité, les mains sous la tête, mon sac à main près du mur. Je levai les yeux vers l’escalier et j’entendis en mon for intérieur : « De combien de temps as-tu besoin pour terminer ta mission ? » Mon cœur battit à tout rompre et submergée par l’amour je ne pus retenir mes larmes.
Un homme accourut : « Vous êtes tombée dans les pommes, n’est-ce pas ? déclara-t-il puis il ajouta : Vous devez avoir été sauvée sinon vous ne seriez plus là. »
Après avoir repris mes esprits, je décidai de laisser ma bicyclette et de rentrer chez moi à pieds. Arrivée au pont Skinny (lieu bien connu du vieil Amsterdam) sur la rivière Amstel, j’observai la ville, en larmes. Je l’avais échappé belle.
J’ai continué à frémir pendant des jours après cet incident. Bien que couverte de bleus, je m’en étais sortie sans aucune fracture.
[2] Début décembre 2017, après la méditation de transmission au Centre d’Amsterdam, je rentrais chez moi à bicyclette. Un homme aimable probablement originaire du Surinam vint pédaler à mes côtés. Chemin faisant, nous eûmes une conversation chaleureuse. Lorsque d’autres cyclistes nous dépassaient, il roulait derrière moi. Quand nos chemins bifurquèrent, il me déclara avec insistance : « Madame, veuillez faire très attention. » Il continua sa route puis après environ dix mètres il se retourna et me fit un signe de la main.
[3] Le 18 janvier 2018, une tempête frappa les Pays-Bas. Des alertes ont été publiées dans les médias pour demander aux gens de ne pas sortir de chez eux.
Malgré ces mises en garde, je voulus absolument aller acheter un carnet de croquis et pensai : « Je dois prendre ce risque. » Comme je m’engageai dans la rue où se trouve l’hôtel Okura, à Amsterdam, je remarquai de vieux chênes énormes courbés par le vent violent et me dis : « J’espère qu’ils vont tenir bon. » En passant devant l’hôtel je dus littéralement me tenir au mur pour ne pas m’envoler. Au coin de la rue, il y avait un bureau dont la porte d’entrée s’ouvrait automatiquement, alors j’entrai pour me mettre à l’abri. Un homme qui venait d’arriver me suggéra d’aller m’asseoir. Au même moment nous entendîmes un énorme fracas : un des chênes géants venait de tomber – il s’agissait d’un des arbres sous lequel je venais de passer. Il s’était écrasé sur la voiture de l’homme qui venait juste d’entrer et qui s’était garé là quelques instants auparavant.
Lorsque la tempête se fut un peu calmée, j’arrivai enfin dans le magasin, toujours tremblante, pour constater que le carnet de croquis que je voulais était en rupture de stock.
Nom et adresse non communiqués, Amsterdam, Pays-Bas
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
