Partage international no 188 – avril 2004
« Nous empoisonnons notre planète à une telle vitesse qu’à moins d’un rapide changement de direction, il sera trop tard et les générations futures souffriront incroyablement. » [B. Creme, PI, juin 1991]
Selon des chercheurs américains, les microparticules de pollution émises par les voitures, les centrales électriques et les usines ont un impact non seulement sur nos poumons, mais conduisent également au développement de maladies cardiaques. En fait, la pollution de l’air dans les villes américaines a provoqué deux fois plus de décès suite à des maladies cardiaques que de décès résultant du cancer des poumons ou d’autres maladies pulmonaires.
Une enquête portant sur 500 000 adultes répartis dans plus de 150 villes, montre que même si l’on élimine l’influence d’autres facteurs de risque tels que le fait de fumer, un mauvais régime alimentaire, l’obésité et l’activité professionnelle, la pollution de l’air accroît les risque de maladie cardiaque. D’après les chercheurs, « la corrélation est plus importante pour les maladies cardio-vasculaires que pour les maladies respiratoires. Plus des deux tiers des décès dus à la pollution de l’air sont d’origine cardiovasculaire ».
Le danger provient des fines particules de matière émises lors de la combustion, par les voitures, les camions, les centrales électriques au charbon ou les usines. Ces découvertes confirment d’autres recherches suggérant que la pollution de l’air provoque des inflammations des poumons et accroît le rétrécissement des artères.
Sources : Circulation ; Journal of the American Medical Association
Thématiques : Sciences et santé, environnement, Économie
Rubrique : Faits et prévisions


