Ovnis : une brèche s’ouvre aux États-Unis

Partage international no 353février 2018

par William Allen

En décembre 2017, aux États-Unis, The New York Times, The Washington Post et Politico.com révélaient que le Département de la Défense avait récemment piloté un programme secret de cinq ans sur le phénomène ovni.

Cette révélation a constitué un cinglant démenti des multiples déclarations de militaires au fil des années, dans lesquelles ils affirmaient que le gouvernement ne menait plus aucun programme de recherches sur les ovnis depuis la fin du projet Blue Book en 1969. Blue Book, sous l’égide de l’US Air Force, a collecté des milliers d’observations de phénomènes ovnis dans les années 1950 et 1960, émanant en majorité de civils. Sa conclusion a été que la majorité de ces témoignages étaient des erreurs d’interprétation des faits, des phénomènes naturels ou de simples avions. Mais pour de nombreux critiques, à l’époque déjà, ce programme n’était qu’une tentative de manipulation de l’opinion publique, une campagne de dénigrement destinée à détourner l’attention du public de ce phénomène.

Les révélations retentissantes des 16-19 décembre 2017 furent relayées par les grands médias ainsi que par des publications online grand public comme Space.com, Esquire, Salon.com, Vanity Fair et plusieurs médias étrangers.

L’histoire relatée dans la version online du New York Times contient des vidéos déclassées provenant d’un avion de chasse de l’US Navy. En novembre 2004, au large de San Diego (Californie), l’avion rencontra un objet sans ailes de 12 m de long qui volait à des vitesses incroyables et se déplaçait sur des trajectoires imprévisibles et improbables. Dans une interview accordée à ABC News, le pilote, maintenant à la retraite, a déclaré qu’il n’avait jamais rien vu de tel au cours de ses 18 années de carrière, et qu’il pensait « que cet objet n’était pas de ce monde ».

Le programme secret récemment dévoilé (Programme avancé d’identification de menaces aériennes) s’est déroulé de 2007 à 2012. Il fut lancé et financé par l’ancien sénateur américain Harry Reid ainsi que par les sénateurs Ted Stevens et Daniel Inouye, maintenant décédés. H. Reid a déclaré au New York Times que les sujets en rapport avec l’espace l’avaient toujours intéressé et que son intérêt pour le phénomène ovni avait grandi lorsque feu le sénateur John Glenn, ancien pilote de la Marine et astronaute de la Nasa, lui avait dit que le gouvernement devrait sérieusement penser à mettre en place une étude sur les ovnis qui inclurait des interviews de pilotes militaires.

Le programme fut piloté par le Pentagone sous la direction de Luis Elizondo, officier des services de renseignement senior, qui a collaboré avec la CIA, l’armée américaine et le Bureau du secrétaire de la Défense. Pendant les années les plus intenses du programme, il dirigea plus de 40 scientifiques et techniciens. Ils analysèrent une quantité énorme de données provenant des militaires, visionnèrent des films classés secret défense, interviewèrent des témoins, analysèrent des objets mystérieux provenant potentiellement d’ovnis, et rédigèrent plus de 30 volumes de rapports techniques qui sont restés classés secret défense. Le programme fut stoppé en 2012, mais L. Elizondo a déclaré qu’un programme similaire était toujours en cours au sein du Département de la Défense.

Cette histoire est significative à plusieurs égards :

– Le très secret Pentagone a admis l’existence de ce programme.

– Il fut soutenu par d’influents sénateurs américains qui s’intéressaient en privé au phénomène ovni.

– L. Elizondo est l’officier des services de renseignement le plus haut gradé qui ait récemment travaillé sur le sujet des ovnis. Dans une interview accordée au Telegraph dans la semaine qui suivit les révélations, il déclara : « Je pense que nous ne pouvons plus raisonnablement douter du phénomène. Je n’aime pas utiliser le terme ovni, mais c’est bien cela que nous observons. Alors il  faut se poser la question : d’où viennent-ils ? »

– Pour la première fois depuis presque cinquante ans, la majorité des grands médias ont sérieusement couvert le sujet. De 1940 à la fin des années 1960, des milliers d’observations d’ovnis ont été présentées ouvertement dans divers médias à travers le pays. Mais à partir de la fin des années 1960, la couverture du phénomène ovni devint presque inexistante et le sujet fut traité avec condescendance ou bien ignoré.

Les lecteurs de Partage international qui ne résident pas aux États-Unis peuvent se demander pourquoi toute cette agitation ! En effet, il existe un certain nombre de pays qui reconnaissent ouvertement l’existence des ovnis. Dans certains de ces pays, notamment en Amérique latine et en Chine, il existe des programmes qui se déroulent en toute transparence et dans le cadre desquels des citoyens collaborent avec des services officiels pour collecter, documenter et investiguer des observations d’ovnis significatives.

Voici l’explication : depuis 1969, la position officielle du gouvernement des États-Unis est que les ovnis – c’est-à-dire les objets volants non identifiés qui pourraient avoir une origine extra-terrestre – n’existent pas.

Dans leurs divers articles sur les ovnis, Benjamin Creme et son Maître affirment que pour de funestes raisons, les principaux gouvernements nous dissimulent la présence sur notre Terre d’envoyés d’autres planètes.

Ce ne sont pas les seuls à l’affirmer. Aux États-Unis, nombre d’anciens militaires et d’agents des services de renseignement se sont manifestés au cours des dernières décennies et ont confirmé l’existence de cette dissimulation.

Mais ils furent en grande partie ignorés et tournés en dérision par les grands médias. Pourquoi ? Parce qu’à la fin des années 1960, des reporters, des éditeurs et des leaders d’opinion au sein des médias nationaux influents tels que le New York Times et plusieurs chaînes de télévision, coopérèrent secrètement avec des agences militaires et de renseignement afin d’organiser une campagne de dénigrement. Les médias régionaux et locaux suivirent le mouvement national. Tout ceci a été documenté par plusieurs chercheurs en ufologie et de la sécurité nationale, par exemple Richard Dolan dans son livre Les ovnis et l’État sécuritaire (2000), et par feu le journaliste d’investigation Canadien Terry Hansen, dans Les Temps perdus. Les médias complices dans la dissimulation du phénomène ovni (2001).

Désormais, avec ces dernières révélations, une brèche s’ouvre dans le rempart de la dissimulation du phénomène ovni. Il sera intéressant de voir si les grands médias continuent à s’intéresser à l’histoire et à poursuivre leurs investigations, ou bien s’ils abandonnent l’affaire. Un ancien officier des services de renseignement américain qui travaille maintenant avec L. Elizondo dans un groupe de recherche privé sur les ovnis, a signalé qu’il était crucial que l’intérêt du public et sa pression sur les médias ne se relâchent pas.

Remémorons-nous la prédiction du Maître de B. Creme dans le Rassemblement des Forces de Lumière qui affirme que les observations d’ovnis en « nombres sans précédent » ne feront qu’augmenter jusqu’à ce que « ceux qui ont refusé de prendre au sérieux la réalité du phénomène aient du mal à nier l’évidence ».

Auteur : William Allen, collaborateur de Share International de Oakland (Californie).
Thématiques : Ovnis
Rubrique : Divers ()