Partage international no 95 – juillet 1996
Cher Monsieur,
Le mardi 17 octobre 1995, en fin d’après-midi, ma mère, ma fille India, alors âgée de trois semaines, et moi-même faisions des courses chez Marks and Spencers de Camden Town, à Londres. L’heure de donner le biberon à India approchait et elle commençait à pleurer. Aussi nous prîmes la direction de la caisse. Ma mère poussait le landau et India était de plus en plus contrariée.
Alors que je faisais la queue, je remarquai un homme qui s’approchait de ma mère et d’India. Il était très grand, d’allure distinguée, avait des cheveux blancs ondulés et portait une veste de tweed et un pantalon de sport. Il se pencha sur le landau et se mit à parler à India avec une vive attention. Puis il leva les yeux vers ma mère et lui demanda s’il s’agissait de son bébé. Elle lui répondit que non et me désigna du doigt. Ils nous dit alors qu’il était bon, pour les bébés, de pleurer, et de nouveau il se mit à parler à India. Je me souviens avoir pensé qu’il était agréable que quelqu’un prenne la peine et le temps d’essayer de la calmer alors que toutes les autres personnes passaient rapidement à côté d’elles.
Après avoir payé, je rejoignis ma mère et l’homme, lequel semblait maintenant montrer à ma mère comment émettre un son. Je lui dis bonjour et lui souris. Il déclara qu’il était très important que j’émette ce son pour India, car cela lui rappellerait sa vie passée et la calmerait lorsqu’elle pleurerait car elle le reconnaîtrait. Il déclara ensuite qu’il avait essayé cela avec d’autres bébés. A cet instant, ma mère sortit India du magasin. Alors que nous nous trouvions devant Marks et Spencers, l’homme émit une nouvelle fois le son et me dit qu’il devait provenir du cœur, et non de la tête ou de la gorge. Ce son était semblable à l’universel son « Om » qui m’est familier. Je lui dit que je comprenais ce qu’il disait. J’avais énormément envie de poursuivre la conversation avec lui, mais à ce moment-là ma mère était déjà assez loin dans la rue. Je le remerciai donc infiniment et lui dis au revoir.
Je rattrapai ma mère et nous commentâmes l’amabilité de ce monsieur. Il avait des yeux extrêmement beaux, la peau foncée et il dégageait un très grand charisme. Son accent paraissait légèrement étranger. Il s’exprimait très lentement et intentionnellement dans une sorte de mauvais anglais et possédait une incroyable aptitude à faire résonner le « Om ». Je sentais que ce qu’il avait dit était très important et j’étais profondément émue par sa présence.
Comme nous poursuivions notre chemin vers la maison, je dis à ma mère qu’il me fallait passer à la banque et que je les rattraperais. Après avoir quitté la banque, je commençai à me demander qui était cet homme, cette rencontre ayant un sens si profond. Juste à ce moment-là, je levai les yeux et le vis s’avancer vers moi ; il semblait se diriger vers l’arrêt du bus. Cela me sembla un peu étrange, mais je pensais que ce devait être une coïncidence car à ce moment-là nous étions plutôt loin de Marks et Spencers.
Je rattrapai ma mère et elle me dit qu’elle aussi avait croisé l’homme et qu’il l’avait saluée. Nous rentrâmes à la maison, et comme India pleurait toujours, je décidai d’essayer d’émettre le son. Tout en la tenant, je la regardais dans les yeux et émis le son comme l’homme me l’avait montré. Immédiatement, elle s’arrêta de pleurer, imprima à ses lèvres la même forme que les miennes et me renvoya le même son « Om » quoique très brièvement. J’appelai ma mère pour qu’elle vienne écouter, mais India était maintenant plus intéressée par son biberon.
Ce soir-là, je mis l’expérience par écrit dans un journal que je tiens pour India, afin qu’elle puisse en prendre connaissance quand elle sera plus âgée. En fait, j’écrivis que je pensais qu’un ange nous avait visitées. Mais qui sait ? Cet homme ressemblait à Benjamin Creme, mais en beaucoup plus grand, et sa voix était très semblable à celle des bandes magnétiques, lorsqu’il est adombré par Maitreya. Cet homme était-il Maitreya ?
S. W., Londres, G.-B.
[Le Maître de Benjamin Creme confirme que l'homme était bien Maitreya.]
Lieu : Londres, Royaume Uni
Date des faits : 17 octobre 1995
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
