Nouveau Mexique : un tableau qui rougeoie

Partage international no 178juin 2003

Depuis des décennies, des milliers de personnes visitent chaque année un tableau exposé dans la mission Saint François d’Assise, à Rancho de Taos (Nouveau Mexique), qui semble rougeoyer dans la pénombre sans raison apparente.

Intitulé l’Ombre de la Croix, cette peinture d’Henri Ault, artiste franco-canadien peu connu, date de 1896. Lorsque l’on éteint les lumières, l’image de Jésus, grandeur réelle, se tenant au bord de la Mer de Galilée, s’estompe, tandis que les nuages blancs dans un ciel bleu pâle et l’eau verte commencent à rougeoyer autour de lui, comme si l’ensemble était baigné par le clair de lune. La silhouette de Jésus semble alors en trois dimensions et ressemble davantage à une statue dans l’ombre qu’à une image plane. Sa toge semble ondoyer dans la brise. Par-dessus son épaule, la plupart des visiteurs distinguent l’ombre d’une croix. Certains perçoivent un halo au-dessus de sa tête et l’avant d’un petit bateau de pêche le long de la côte. L’Eglise catholique considère ce tableau de 2 m 50 de haut comme miraculeux, mais déclare qu’il s’agit d’un phénomène « imparfaitement élucidé ». Beaucoup supposent que les effets, qui durent indéfiniment dans la pénombre, résultent de l’habileté technique du peintre. H. Ault, quant à lui, avait nié être responsable des caractéristiques surréalistes du tableau. Ces effets ne se retrouvent pas dans ses autres travaux, des paysages principalement.

« On dit qu’il fut très surpris quand une nuit il entra dans son studio et vit la peinture rougeoyer dans la pénombre », raconte l’archiviste Corina Santistevan.

En 1904, l’Ombre de la Croix fit sensation lors de la Foire mondiale de Saint Louis, Missouri (Etats-Unis). Le tableau fut exposé à la galerie Dore de Londres ainsi que dans d’autres villes européennes. En 1948, une riche texane, Mme Herbert Sidney Griffin, l’acheta et en fit don à l’église de Rancho de Taos, lieu de sa résidence secondaire.

Bien que les archives de la paroisse soient incomplètes, Corina Santistevan raconte que des experts du laboratoire national de Los Alamos (Nouveau Mexique), ont recherché dans la peinture la présence de radioactivité ou de minéraux phosphorescents.

Les résultats du compteur Geiger furent négatifs et les autres tests peu concluants. « Nous pensons que cette peinture est un mystère, mais pas un miracle, précise Corina Santistevan. Pour autant que je sache, ce tableau n’a procuré aucune guérison. Il faut reconnaître qu’il est très émouvant. Les visiteurs ressentent une émotion face à lui, ce que l’Eglise n’approuve ni ne désapprouve. »

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ce miracle est manifesté par le Maître Jésus.]

Lieu : Rancho de Taos, Mexique
Sources : Denver Post, Etats-Unis
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Signes des temps (Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »)