Nelson Mandela (1918-2013)

Partage international no 305février 2014

par Benjamin Creme

Je voudrais rappeler au lecteur le rôle extraordinaire joué par Maitreya, l’Instructeur mondial, dans les événements qui ont conduit à la libération de Nelson Mandela en 1990 après 27 ans d’incarcération (relatés dans Partage international de janvier/février 2008).

En septembre 1988, Partage international annonçait, dans ses colonnes et dans un communiqué adressé aux médias du monde entier, que nous avions été informés par Maitreya que Nelson Mandela « serait libéré prochainement ». Lorsque F. de Klerk devint président d’Afrique du Sud, Maitreya pénétra dans la prison de Mandela et lui demanda d’écrire au président afin de lui demander un rendez-vous. Mandela répondit en riant : « Je ne peux même pas obtenir un entretien avec le directeur de la prison, comment pourrais-je en obtenir un avec le président de la République ? » Mais Maitreya poursuivit : « Oui, je sais. Mais écrivez-lui quand même, je m’occuperai du reste. » Comme il y était invité, Mandela écrivit à de Klerk le jour de son entrée en fonction en août 1989. Maitreya approcha le président pendant que ce dernier priait et lui « insuffla » l’idée que le moment était venu d’en finir avec l’apartheid en Afrique du Sud. Le président, qui était un homme religieux, un chrétien convaincu, prit cette intervention très à cœur. Il « s’adressa à Dieu », lui demandant ce qu’il devait faire et reçut cette réponse : « Le moment est venu de mettre un terme à l’apartheid. » En décembre 1989, Mandela et de Klerk se rencontrèrent, et le 2 février 1990, de Klerk annonça solennellement devant le Parlement la fin de l’apartheid et la libération inconditionnelle de Mandela. Des contacts avaient été noués avec le précédent président, P. W. Botha, avant et après son attaque cérébrale en 1989, mais le facteur déclenchant décisif qui est à l’origine de la libération de Mandela a été l’intervention de Maitreya.

Des gens m’ont demandé au fil des années pourquoi Mandela n’avait pas fait mention de cet événement. Personnellement, je n’en suis pas du tout étonné. S’il l’avait fait, aucun journaliste au monde ne l’aurait cru (pas plus qu’ils ne me croient quand je parle du retour de Maitreya). Je ne doute pas un instant que Mandela ait été persuadé d’avoir reçu la visite de Jésus Christ dans sa prison. S’il en avait fait état, on se serait moqué de lui et il aurait probablement été discrédité. Le Christ passe généralement pour être une entité désincarnée siégeant au « ciel », tandis que Maitreya est une personne physique, connaissable et accessible. Quoiqu’il en soit, d’après ce que je sais, Mandela a écrit un compte rendu de cet entretien et il en a confié des exemplaires à des personnes de confiance.

Mandela a été présenté comme un être extraordinaire qui, après avoir été incarcéré pendant vingt-sept ans, est sorti de prison sans éprouver de soif de vengeance mais en parlant de pardon, de réconciliation et d’amour. Cela lui a valu le respect du monde entier. Je ne doute pas un instant que cette politique de rapprochement et de réconciliation lui ait été inspirée par Maitreya. Espérons que l’exemple de Mandela sera suivi par d’autres dirigeants mondiaux et les incitera à adopter une approche identique de pardon et de retenue.

L’hommage à Mandela rendu par Roelof Frederik « Pik » Botha, ancien ministre des Affaires étrangères du gouvernement de P. W. Botha, se termine par un vibrant appel à l’adresse du monde, l’incitant à honorer l’héritage de Mandela.

« Sa mort est irréversible ; son héritage, immortel. Nous tous, le gouvernement, les électeurs, la société civile, les Eglises, sommes confrontés à un défi incontournable. Allons-nous honorer son héritage et nous en inspirer ou allons-nous lui tourner le dos ? Les dirigeants du monde entier devraient réfléchir sérieusement à cet héritage – particulièrement tant qu’ils peuvent encore faire des choix. Le choix de résoudre les conflits par des négociations de paix et non par la violence ; celui d’abolir toutes les armes nucléaires ou de les conserver pour détruire notre planète ; celui de faire le saut décisif nécessaire pour échapper aux conséquences mortelles du changement climatique et de l’amenuisement des ressources naturelles de la planète ou de continuer sur la voie de l’avidité au point que cela nous interdise de préserver notre planète pour que nos enfants puissent survivre. »

Nelson Mandela (1918-2013), ancien président de la république d’Afrique du Sud :
Ame : 2 ; personnalité : 4 (6) ; corps mental : 3 (7) ; corps astral : 4 (6) ; corps physique : 7 (7). Niveau d’évolution : 2.

Q. Nelson Mandela a-t-il rencontré Maitreya plus d’une fois ?
R. Non.

Q. L’esprit de pardon de Mandela et son désir de réconciliation, qui faisait partie de sa philosophie politique, ont-ils été inspirés par Maitreya ?
R. Oui. Lors de leur rencontre, Maitreya lui a dit qu’il devait pardonner et oublier les maux du passé ; que réconciliation et tolérance étaient indispensables, et qu’il fallait mettre un terme à toute action perturbatrice de l’ANC.
Outre la qualité personnelle de l’homme, c’est l’inspiration directe de Maitreya qui a fait de la réconciliation le point cardinal de la manière dont Mandela a abordé le gouvernement de minorité blanche. Maitreya l’a convaincu que c’était la seule façon d’assurer un avenir pacifique à l’Afrique du Sud.

Afrique du Sud Auteur : Benjamin Creme, (1922-2016) : artiste et ésotériste britannique, ancien rédacteur en chef de Share International. Son contact télépathique avec un Maître de Sagesse lui permettait de recevoir les informations les plus récentes concernant l’émergence du Christ et de s’exprimer sur les enseignements de la Sagesse éternelle.
Thématiques : politique
Rubrique : Divers ()