Partage international no 158 – octobre 2001
Cher Monsieur,
Fin juin 2001, j’ai pris un bus en provenance de Kew. Un homme d’apparence extraordinaire est monté à Richmond, la station suivante : il était très grand et avait l’air autoritaire. Il portait un bandeau sur l’œil. J’avais pris place vers le milieu, et nous nous regardâmes avec intensité tandis qu’il passait près de moi pour gagner l’arrière du bus. Soutenant son regard, je pensai, je ne sais pourquoi : « Si vous êtes Maitreya, donnez-moi un signe. » Mais ce qui suivit me fit bien vite oublier cette requête.
Il continua à se diriger vers l’arrière, en répétant à voix haute : « Vous êtes belle. » Or, ce jour-là, je me sentais particulièrement lasse. J’avais mal dormi et je savais que cela se voyait. Il s’assit sur la dernière banquette et continua ses compliments à voix haute, de sorte que tous les passagers pouvaient les entendre. J’étais soulagée que la plupart d’entre eux fussent des gens âgés : je me disais qu’ainsi ils auraient moins envie de me regarder ostensiblement pour vérifier. En se levant pour descendre, la dame qui se trouvait en face de moi me dit : « Il ne s’arrêtera pas de si tôt ! », car il venait encore de répéter son compliment. Je répondis calmement : « Si seulement je pouvais le croire ! » Alors il me demanda à deux reprises ce que je venais de dire. Avec réticence, je finis par lui répondre. Il répliqua : « Je dis la vérité. Je n’ai peut-être qu’un œil, mais ma vue est excellente. Vous êtes belle. J’étais militaire, et j’ai l’habitude de donner des ordres. »
Il se tut quelque temps, puis me demanda si le bus allait à Kingston. Comme je lui lançais un regard surpris, il précisa : « Je ne suis pas d’ici. Je suis Ecossais. Je viens de Dundee. » Il me dit que sa femme était morte récemment d’un cancer, et ajouta : « Vous, les femmes, méfiez-vous particulièrement du cancer. » Il me demanda si j’avais des enfants. Je répondis par la négative, et il répliqua : « Cela vaut mieux. » Puis il ajouta : « Celui auquel vous appartenez a beaucoup de chance », et il répéta cette phrase, comme s’il attendait une réponse. Je faillis répliquer : « Je n’appartiens qu’à Dieu », mais je me dis qu’il y avait bien assez d’un original dans le bus. Il me demanda ensuite ce que je faisais dans la vie. « Pas grand chose en ce moment », répondis-je. « Vous devriez faire de la télévision », dit-il avant de me demander de me retourner, sans doute pour vérifier si j’étais aussi belle qu’il le croyait. Gênée, je m’exécutai le plus vite possible, et il répéta ses compliments antérieurs. Puis il ajouta : « Ecoutez bien. Je vais vous faire rire. » Il se tut un instant, pour s’assurer que j’étais bien attentive, avant de poursuivre : « Je m’appelle Denis, je suis de Dundee, et je vous aime aussi ! » Il avait raison, j’aime ce genre d’humour absurde, et je me mis à rire. « Je savais que cela vous ferait rire », dit-il.
Lorsque je descendis à Kingston, il resta dans le bus. Ce ne fut que plusieurs jours plus tard que je me dis qu’il n’était peut-être pas qu’un simple original.
S. McD., Richemond, Surrey, Grande-Bretagne
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet homme était Maitreya.]
Royaume Uni
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
