L’industrie nucléaire américaine poursuit son déclin

Partage international no 302octobre 2013

L’un des plus gros producteurs d’énergie nucléaire aux Etats-Unis a annoncé la fermeture définitive de sa centrale située dans le Vermont, d’ici la fin de 2014.

Selon Amy Goodman, du mouvement Democracy now : « Il aura fallu des années de protestations populaires et d’actions législatives pour obtenir cette fermeture. » Le réacteur, de même conception que celui de Fukushima Daiichi au Japon, a été mis en service en 1972. Les militants antinucléaires demandaient sa fermeture car le réacteur avait subi des fuites et des incendies, et qu’une tour de refroidissement s’était effondrée. En outre, l’exploitant, Entergy Corporation, avait menti sous serment au sujet de fuites dans des tuyaux enterrés. En 2010, le Parlement du Vermont, en réponse aux protestations publiques, a voté contre le projet autorisant la centrale à fonctionner au-delà de son permis initial de quarante ans.

La fermeture de Vermont Yankee est le dernier d’une série de revers pour l’énergie nucléaire aux Etats-Unis. Ces derniers mois, quatre autres réacteurs ont été fermés : les deux réacteurs de San Onofre en Californie, celui de Kewaunee dans le Wisconsin et celui de Crystal River en Floride. L’industrie nucléaire a également stoppé au moins cinq grands projets d’extension de centrales concernant un réacteur dans le Minnesota, deux dans l’Illinois, et deux en Pennsylvanie. En outre, un projet de nouvelle centrale en Floride a récemment été abandonné, et un appel d’offre portant sur la création de deux centrales nucléaires en Caroline du Nord a été suspendu

Lieu : Vermont, Etats-Unis
Sources : democracynow.org ; Environment News Service
Thématiques : environnement
Rubrique : S.O.P. — Sauvons notre planète (« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade... Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.)