L’Indonésie adopte des réformes radicales

Partage international no 127mars 1999

« Le manque de flexibilité en matière politique et religieuse disparaîtra. La conscience se développe chez les êtres humains, et ils n’accepteront plus d’être dominés par d’autres alors que leur destin est d’être libres. Partout les gouvernements devront écouter le peuple. » (Un collaborateur de Maitreya, Partage international, sept. 1988)

Au terme de longues négociations, le Parlement indonésien a adopté un programme de réformes politiques radicales, ouvrant ainsi la voie à des élections qui devraient être les plus ouvertes depuis plusieurs décennies :

– Le nombre de sièges parlementaires réservés à l’armée sera réduit de 75 à 38.

– Un vaste éventail de partis politiques sera autorisé à se présenter aux élections, sous réserve qu’ils ne soient pas à l’origine de problèmes raciaux ou religieux, et qu’ils respectent un certain nombre de conditions générales. Jusqu’à présent, seuls trois partis bénéficiaient d’une reconnaissance légale.

– Plus de quatre millions de fonctionnaires, contraints pendant des décennies de voter pour le parti Golkar de l’ex-président Suharto, seront écartés de la vie politique.

Ces réformes ont été votées par un Parlement considéré jusqu’à présent comme un simple tampon face au pouvoir autoritaire de Suharto. Rappelons que le règne de Suharto a pris fin en mai 1998, à la suite de vastes mouvements de contestation anti-gouvernementaux provoqués par la plus grave crise économique qu’ait connue l’Indonésie depuis plusieurs décennies. La majorité des revendications du mouvement dirigé par les étudiants portaient sur des réformes politiques et économiques. Ces décisions du Parlement ouvrent la voie aux élections parlementaires du mois de juin et à l’élection présidentielle ultérieure. « Nous voulons réitérer la promesse du gouvernement d’organiser une élection juste et ouverte, quel qu’en soit le prix », a déclaré Syarwan Hamid, général de corps d’armée et ministre de l’Intérieur. Le président B.J. Habibie, successeur de Suharto, a promis au pays que le scrutin parlementaire, le plus libre depuis 1955, sera démocratique. Cependant, certains critiques soulignent que les changements se contentent de rogner le puissant pouvoir politique de l’armée, au lieu de l’abolir.

Indonésie
Sources : CNN, Associated Press, Reuters
Thématiques : politique
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)