Partage international no 423 – novembre 2023
Les civils en Israël et dans les territoires palestiniens occupés sont plongés dans une angoisse extrême. Je crains que le pire ne soit encore à venir. En Israël, les familles sont sous le choc de l’horreur de l’attentat du samedi 7 octobre. Plus d’un millier de personnes ont été tuées et beaucoup d’autres ont été blessées. Plus de 100 personnes sont retenues en captivité. A Gaza, des familles ont été bombardées alors qu’elles se dirigeaient vers le sud sur des routes encombrées et endommagées, à la suite d’un ordre d’évacuation qui a laissé des centaines de milliers de personnes en détresse, mais sans nulle part où aller.
Près de 2 000 personnes ont été tuées et de nombreuses autres ont été blessées. Il n’y a ni électricité, ni eau, ni carburant. Les réserves de nourriture s’amenuisent dangereusement. Les hôpitaux, submergés de patients, manquent de médicaments. Les morgues débordent. Les maisons, les écoles, les abris, les centres de santé et les lieux de culte sont soumis à des bombardements intenses. Des quartiers résidentiels entiers ont été rasés. Des travailleurs humanitaires ont été tués. La situation humanitaire à Gaza, déjà critique, devient rapidement intenable.
En Cisjordanie, la violence s’accroît, avec une augmentation du nombre de morts et de blessés parmi les civils. Les familles sont confrontées à des restrictions de circulation de plus en plus sévères. Le risque de voir le conflit s’étendre au Liban constitue une préoccupation majeure.
Les actions et la rhétorique des parties au cours des derniers jours sont extrêmement alarmantes et inacceptables. Même les guerres ont des règles, et ces règles doivent être respectées, à tout moment et par toutes les parties.
Les civils et les infrastructures civiles, y compris les travailleurs et les ressources humanitaires, doivent être protégés.
Les civils doivent être autorisés à partir vers des zones plus sûres. Qu’ils se déplacent ou qu’ils restent, il faut veiller en permanence à les épargner.
Les fournitures et les services essentiels ainsi que l’accès humanitaire sans restriction doivent être autorisés.
Toute personne détenue doit être traitée avec humanité. Tous les otages doivent être libérés.
Tous les pays influents doivent exercer leur pouvoir pour faire respecter les règles de la guerre et éviter toute nouvelle escalade et tout débordement.
La semaine écoulée a été un test pour l’humanité, et l’humanité est en train d’échouer.
Israël, Palestine
Sources : Martin Griffiths, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires (Ocha) de l’Onu.
Thématiques :
Rubrique : La voix de la raison (« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! »
Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012)
