Partage international no 69 – mai 1994
Cher Monsieur,
Le 20 novembre 1993, j’ai vécu une expérience incroyable, mais ce n’est qu’après avoir lu le dernier numéro de Share International que j’ai pensé : « Peut-être que d’autres aimeraient en entendre parler. »
Je suis allée seule, ce samedi-là, à un congrès sur les ovnis. J’ai assisté à quelques conférences, puis à une discussion concernant les fameux cercles trouvés dans les champs de céréales. Je me suis assise au milieu de la salle. Les chaises derrière moi étaient toutes inoccupées et la pièce était sombre, mais il ne faisait pas complètement noir étant donné que le conférencier projetait de grandes diapositives sur un écran géant.
Durant la conférence, j’ai entendu derrière moi le bruit des pas de quelqu’un qui entrait et s’asseyait. Comme les autres, je me suis retournée. Un homme était assis deux rangs derrière moi et peut-être deux ou trois sièges à ma droite. Les autres chaises de la rangée était inoccupées. L’homme était très grand et portait un costume gris clair qui lui allait parfaitement. Les revers de sa veste étaient quelque peu démodés. Sa chemise blanche finement plissée semblait être en lin, le col était très étroit (comme si un autre col pouvait être ajouté). Son visage était de forme allongée, le front bien modelé, le nez long et droit. Ses cheveux étaient courts et de deux nuances de gris différents. Son cou était long et ses pommettes saillantes.
Son allure générale était très élégante. Il n’avait pas un gramme de graisse en trop. Je l’ai vu dans un camaïeu de gris, sans aucune autre couleur à part celle de ses yeux qui étaient d’un vert émeraude intense (quelque peu mouchetés de bleu). Il semblait regarder l’écran géant au-delà de moi (ou plutôt à travers moi).
Il émettait la vibration d’une âme noble, compréhensive et d’une grande ouverture d’esprit, le tout mêlé à un paisible sentiment d’amour et de sagesse, comme un parfum d’encens dans une grande cathédrale (je ne sentais rien) ou comme le doux clapotis des vagues sur un rivage tranquille noyé dans le crépuscule. Puis je l’oubliai complètement.
Environ dix minutes plus tard, j’ai soudain été saisie du désir irrésistible de le regarder à nouveau. Il était toujours là, semblant toujours regarder l’écran à travers moi. Je l’ai observé attentivement quelques instants puis je me suis détournée pour suivre à nouveau la conférence. Et je l’oubliai.
A la fin de la conférence, j’ai repensé à lui. Puis l’éclairage étant revenu dans la salle, je me suis levée pour voir qui il était. Mais il n’était plus là. J’ai pensé qu’il venait de partir. Je suis sortie dans le hall qui était très animé. Aucun homme aux yeux émeraude. Tout semblait normal. Je restais légèrement perplexe parce qu’un homme de cette envergure ne pouvait passer inaperçu. Il aurait aussi bien pu présider la réunion d’un conseil d’administration, qu’assister aux courses d’Ascot, en restant toujours remarquable et à l’aise. Puis, à nouveau, je l’oubliai complètement.
Le lendemain, en me réveillant, j’ai réalisé qu’il ne s’agissait pas d’un homme « réel » et pourtant, à ce moment là, je n’avais pas douté un seul instant qu’il était bien réel et physiquement présent. Je me suis rendue compte qu’il ne dégageait pas cette « chaleur » émise par l’aura d’une « personne vivante » et qu’il était enveloppé dans sa propre lumière paisible, sans être affecté par les formes changeantes émanant du projecteur.
J’ai pensé que, durant la conférence de la veille, j’avais vu un fantôme ! Cela fait maintenant 25 ans que je vois des « esprits », mais j’ai toujours su déceler la différence. Il n’était certainement pas un fantôme au sens littéral. Il semblait être parfaitement réel. Mais ce que je ne saurais probablement jamais, c’est qui il était (à moins qu’un livre ne me tombe sur la tête et s’ouvre sur sa photo). Peut-être était-ce un Maître ?
Etudiant Alice Bailey depuis des années, je sais que les Maîtres n’apparaîtront pas pour me dire (à moi ou à quiconque) que je suis une chic fille. Je ne me suis jamais attendue à voir un Maître avant le jour de Déclaration.
Mais au fil des jours, cette image continue à revenir à ma mémoire, en s’intensifiant d’une façon très subtile. Je me souviens qu’il avait de longues mains aux ongles longs et parfaitement soignés — comme celles d’un pianiste ou d’un artiste. J’ai conscience qu’on ne peut pas normalement relever de tels détails chez quelqu’un qui se trouve à deux rangs derrière vous dans une pièce obscure. Et ses magnifiques yeux couleur émeraude ! Il pouvait être français, égyptien, anglais… il pouvait appartenir à n’importe quelle nationalité.
Pourriez-vous m’en dire plus sur son identité ? Je ne sais vraiment pas qui il peut bien être. Je sais seulement qu’il était extraordinaire et que s’il avait un tant soit peu intensifié sa vibration, je l’aurais suivi n’importe où. Et cependant je continue à l’oublier complètement. Qui est cet homme aux yeux émeraudes ? Une dernière chose : nous sommes allés à une conférence de Benjamin Creme le 13 novembre, à New York, et l’adombrement était extraordinaire. Tout ce qui est arrivé a été déclenché par Benjamin Creme.
S. C. G., Staten Island, New York, E.-U.
[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que « l'homme aux yeux émeraudes » était une « projection » de Maitreya, qui était à Londres à ce moment-là.]
Etats-Unis
Date des faits : 20 novembre 1993
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
