Partage international no 339 – novembre 2016
par Gerard Aartsen
La campagne de désinformation délibérée que les gouvernements et les autorités militaires ont orchestrée dans les années 1950 pour semer la confusion et répandre la peur des extraterrestres a non seulement retardé de quelques dizaines d’années la reconnaissance par le public et les médias de la réalité de la présence des visiteurs de l’espace sur Terre, mais elle a aussi encouragé l’apparition des plus extravagantes théories de la conspiration. Les contactés ont été ridiculisés, et les messages d’espoir qu’ils transmettent à l’humanité ont été le plus souvent dénaturés et reçus avec mépris, conduisant beaucoup de gens à penser qu’un plan était prévu pour sauver les habitants de la Terre et que nous n’avions rien d’autre à faire qu’attendre.
Pourtant, une lecture attentive des documents publiés par les contactés montre qu’ils ont clairement annoncé les crises que nous connaissons aujourd’hui en précisant que leur résolution nécessiterait un engagement total de notre part.
Par exemple, après des années de contact étroit avec des visiteurs d’autres planètes, George Adamski a écrit : « Une société saine et prospère ne sera possible que si nous savons apporter une solution au problème crucial de la pauvreté extrême dans un monde d’abondance, qui engendre maladie, crime et autres maux bien connus… » D’autres contactés, comme Daniel Fry, Orfeo Angelucci, Truman Bethurum, Buck Nelson et Dino Kraspedon ont tous fait des déclarations semblables dès le début des années 1950.
Si l’on regarde l’état du monde actuel, on ne peut s’empêcher de penser que les paroles d’Adamski ont été prophétiques : « Une frange importante de la population vit aujourd’hui dans des conditions déplorables du fait de la confusion, de l’insécurité et des divisions actuelles, qui engendrent la peur, la misère et la haine. » Alors que nous ressentons intuitivement que l’espèce humaine est une grande famille, une race unique, notre idéal d’individualisme – un concept relativement nouveau à l’échelle de l’évolution humaine – nous pousse à vivre dans l’égoïsme et la compétition, à tel point que nous avons créé un monde dans lequel les 80 individus les plus riches possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. Selon l’ONG Oxfam, 99 % de la richesse globale est entre les mains de 1 % de l’humanité, et un milliard d’individus vivent encore avec 1 euro par jour.
Pourtant, en 1965, le contacté hollandais Stefan Denaerde (pseudonyme de l’homme d’affaires Adrian Beers) a reçu des visiteurs de l’espace le message suivant : « La culture d’une société se mesure à sa capacité à prendre soin de ses membres les moins favorisés, les malades, les handicapés, les vieux et les pauvres, c’est-à-dire à exprimer collectivement notre générosité. » Dans la même veine, l’auteur chilien Enrique Barrios, contacté en 1985 et à qui il fut demandé d’écrire un livre qui ressemblerait à un conte pour enfants, nous dit : « Si une civilisation atteint un haut niveau scientifique sans être capable d’exprimer la bonté, elle se détruira, bien avant de pouvoir émigrer vers d’autres planètes. »
Nous sommes tellement déconnectés de notre nature profonde et du but de la Vie qu’il ne faut pas s’étonner que nous ayons perdu tout contact avec les habitants d’autres planètes, dans l’isolement où nous nous sommes plongés. C’est la raison pour laquelle quand S. Denaerde demanda à ses contacts une aide d’ordre technologique pour résoudre les problèmes du monde, il lui fut répondu : « La dernière chose dont vous ayez besoin, c’est de technologie ; elle ne ferait qu’élargir davantage le fossé entre votre développement intellectuel et votre développement social qui est toujours proche de zéro. Continuez à vous amuser avec vos sondes martiennes, pendant que la moitié de la population vit dans la misère. La seule information dont vous ayez besoin relève du domaine social. »
Pourtant, au lieu d’exprimer l’unité de l’espèce humaine, par exemple en mettant en pratique les recommandations que la Commission Brandt a publiées dans son rapport de 1980 visant à réduire les disparités économiques entre le Nord et le Sud1, les pays occidentaux se sont engagés dans un processus de libération croissante des forces du marché en éliminant tous les obstacles et les règlementations qui protégeaient les consommateurs. Ils ont vendu les services publics à de grandes entreprises privées, dont l’objectif est avant tout le profit : électricité, transports, services postaux, soins de santé, logement et même l’approvisionnement en eau potable. Il ne fait aucun doute que si nous continuons à favoriser les intérêts privés, ceux-ci n’hésiteront pas pour en tirer le maximum de profit en usant de toute leur puissance pour influencer l’opinion à travers les médias et en pesant sur les pouvoirs exécutif et judiciaire. Et ce, aux dépens de la plus grande partie de la société. Le résultat est clair : le fossé entre riches et pauvres qui définissait le Nord et le Sud durant la plus grande partie du 20e siècle, se retrouve aujourd’hui au sein de chaque nation. Des peuples entiers émigrent en quête d’une vie meilleure, à la recherche d’emplois que nous considérons indignes de nous, sans la moindre protection sociale, en l’absence totale de normes de sécurité et pour des salaires de misère. Aucun mur, aucune loi, aucun accord international ne pourra faire obstacle à ces mouvements de population. Ces gens sont nos frères et nos sœurs et ils ne font qu’exprimer leur droit à une vie digne.
Ce n’est pas pour rien que les visiteurs qui contactèrent Daniel Fry en 1950, lui dirent : « A moins que vous ne trouviez le moyen de stimuler la conscience spirituelle et les sciences sociales sur votre planète, le moment viendra où votre obsession pour le matériel causera votre perte et la fin de votre civilisation. » Alors que les politiciens de tous bords s’efforcent de faire la différence entre les « vrais » réfugiés et les réfugiés « économiques », ceux qu’ils appellent les « opportunistes », il n’est pas inutile de rappeler que la Déclaration universelle des droits de l’homme, ratifiée par les Nations unies en 1948, ne fait aucune distinction entre l’oppression politique, religieuse, sociale ou économique. Selon l’article 25, repris très justement par la revue Partage international chaque mois, « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. »
Il est clair que nous, l’humanité, savons ce que nous avons à faire. Mais voilà quarante ans que nous dépossédons nos gouvernements de leur mission régulatrice selon la théorie du « moins de gouvernement » laissant la société à la merci des forces du marché, et ce, même lorsque des socialistes sont au pouvoir. Mais au lieu de nous donner plus de liberté, les forces du marché, qui prospèrent grâce à la compétition et la cupidité, mettent les gens en concurrence pour trouver du travail à tout prix et à n’importe quel niveau de salaire, ce qui oblige souvent à prendre plusieurs emplois pour joindre simplement les deux bouts, mais empêche de profiter de temps libre pour se relaxer. Quant à se consacrer à son développement personnel et à son épanouissement, ce n’est même pas envisageable.
Nous sommes ainsi prisonniers d’un système qui nous réduit à l’état de « serviteurs » de l’économie dans un système grossièrement biaisé où les politiciens justifient sans cesse de nouvelles mesures d’austérité « pour stimuler l’économie ». A l’opposé, comme le dit S. Denaerde : « Le système économique utilisé par un grand nombre de races intelligentes, ne s’intéresse pas à l’argent, aux possessions, ou au concept de paiement. Le but d’un tel système est de libérer le peuple des contingences matérielles » et il accorde « une place prépondérante aux secteurs du logement, de l’alimentation et du transport. »
Cet exemple, et beaucoup d’autres que les Frères de l’espace nous ont donnés, nous montre que pour créer une paix durable et assurer notre survie, il nous faut créer des relations justes entre les hommes à travers un effort international de coopération pour partager les ressources du monde, en premier lieu la nourriture. Il n’existe pas d’alternative si nous voulons mettre fin à l’isolement cosmique que nous nous sommes imposé et pour réunir les conditions qui nous permettront de rétablir le contact avec les visiteurs de l’espace.
Cet effort nécessite une véritable expansion de conscience de la part d’un nombre suffisant d’êtres humains au moment où nos systèmes s’effondrent, où nos structures se désagrègent et où le temps est venu de faire le choix crucial de la justice et de la liberté pour tous, sous l’inspiration de Maitreya, l’Instructeur planétaire, et des Maîtres de Sagesse.
Le contact de Daniel Fry a déjà souligné dans les années 1950 – et ce fut corroboré par plusieurs autres contactés – ce qu’il faut précisément pour construire ce nouveau monde qui assurera la survie de la race humaine et le progrès de sa civilisation : « Tout effort dans cette direction ne pourra être couronné de succès qu’en replaçant entre les mains du peuple les rênes de son destin… »
Cet article est basé sur des extraits du dernier livre de l’auteur, Priorités pour une planète en transition – Le dossier des gens de l’espace en faveur de la justice et la liberté.
1 – Commission Brandt : Nord-Sud – Un Programme de survie.
