L'article suivant est la transcription d'une conférence donnée par Benjamin Creme à San Francisco (Etats-Unis) et à Kerkrade (Pays-Bas), lors des rencontres internationales de méditation de transmission de l'été 1995.
En juin 1984, mon Maître écrivit pour Share International un article intitulé « le Fils de l'Homme », que vous trouverez reproduit à la fin de la partie 2/2 de l'article. Mon Maître parle de Maitreya comme du Christ, et nous entretient de la tâche future de Maitreya et des priorités qu'il s'est fixées comme objectifs. Il ne fait aucun doute que le Maître énumère ces priorités dans un ordre bien spécifique, s'attaquant d'abord aux points les plus importants. Je ne puis imaginer qu'il puisse en être autrement.
J'ai pensé qu'il serait utile de connaître ces priorités et de commencer à les appréhender de manière constructive, tant comme individu que comme groupe préparant la voie pour Maitreya. Préparer cette voie consiste, bien sûr, à préparer le monde. Il ne s'agit pas simplement d'avertir les gens de la présence de Maitreya, mais de savoir, du moins dans une certaine mesure, comment le monde devrait fonctionner.
On me demande souvent : « Que va-t-il se passer ? Que va-t-il nous arriver si nous acceptons l'idée que Maitreya se trouve dans le monde, qu'il est le Christ, et que des Maîtres viendront sur terre ? Quelle conséquence ce phénomène, l'extériorisation de la Hiérarchie, aura-t-il sur le monde ? » De toute évidence, cela nous affectera profondément, mais de quelle manière ? Il se peut que nous n'en ayons aucune idée, ou que nos idées à ce sujet soient plutôt fantaisistes.
Je crois que nous devrions étudier ce que mon Maître, qui connaît ces priorités, a écrit à ce propos. J'espère qu'à la fin de ce séminaire, nous comprendrons davantage ce qu'impliquent ces priorités. C'est vous qui allez construire le nouvel âge, principalement ces 20, 30 ou 40 prochaines années. Il vous appartient d'en faire ce que vous voulez, et vous pouvez aider Maitreya à réaliser ses priorités.
Cet article du Maître montre très clairement l'immensité de la tâche que Maitreya s'est donnée. Nous nous réjouissons de sa venue dans le monde, et pensons à ce qu'il nous apportera, aux bénéfices de sa présence : les sources curatives, les croix de lumière, l'expérience exaltante que procure à quiconque une rencontre avec lui, aussi brève soit-elle. Nous savons à quel point ceux qui l'ont rencontré ne peuvent l'oublier, même s'il était habillé en mendiant, et comment la simple vue de Maitreya ou de l'un des Maîtres suffit à faire se sentir mieux ceux qui en sont témoins : ils se sentent élevés, galvanisés et, s'ils croient à la réalité de ce contact, bénis et pleins de gratitude.
Mais la tâche de Maitreya est incontestablement une tâche extraordinaire. Notre Terre abrite maintenant entre cinq milliards et demi et six milliards d'individus, dont un cinquième vit dans une incroyable misère, des millions d'êtres humains mourant de faim. D'autres, qui possèdent déjà une part suffisante du gâteau mondial, se battent âprement pour en obtenir davantage encore. Comment Maitreya peut-il harmoniser toutes ces différentes aspirations, entre ceux qui veulent toujours plus de richesse, d'influence, de pouvoir, et ceux qui sont exploités par ces derniers, et cherchent seulement à se nourrir, à se protéger des intempéries et, peut-on l'espérer, à envoyer leurs enfants à l'école ? Comment parvenir à concilier des niveaux d'aspiration aussi différents, et comment Maitreya peut-il nous y aider ?
La véritable nature du Christ
Je suis particulièrement frappé par le fait que la plupart des chrétiens ne savent pas grand-chose du Christ. Plus que quiconque, ils devraient connaître la nature du Christ. Ils en ont, bien sûr, une certaine idée, mais elle est si vague, et apparemment si éloignée de la vérité, qu'on peut s'interroger sur leur réaction lorsqu'ils verront Maitreya à la télévision, lorsqu'il viendra dans leur pays et qu'ils pourront l'approcher.
Ils le considèrent généralement comme un Dieu tout-puissant, venu punir les méchants et récompenser les justes. C'est là sans doute une des principales raisons pour lesquelles la plupart des chrétiens attendent le Christ à la fin du monde : ils espèrent ne plus être dans les parages à ce moment là ! Ils craignent même leur propre Christ. Ils ont peur de Dieu, peur du châtiment ; ils se sentent indignes. Ils savent que, d'une manière ou d'une autre, ils ont fait preuve de méchanceté, même si celle-ci n'était pas bien grave. Sans doute réalisent-ils qu'ils sont parfois désagréables et brutaux ; parfois malfaisants. Ils éprouvent un profond sentiment de culpabilité, édifié et renforcé au cours des siècles par une Eglise forte, influente et cruelle. Ce sentiment réduira probablement leur capacité à reconnaître le Christ pour ce qu'il est et à réagir correctement envers lui lorsqu'il se révélera au monde. Je suis certain que si j'étais un chrétien intégriste, je serais terrifié à la simple idée que le Christ puisse être présent sur terre !
En réalité, le Christ est tellement différent de l'idée qu'ils s'en font qu'il n'y a rien à craindre. Et pourtant, des millions de chrétiens s'attendent avec terreur à le voir un jour arriver à Jérusalem, sur un nuage, et croient que son retour pourrait bien être proche. Ils considèrent les troubles au Moyen-Orient comme des signes. Ils se disent : « c'est l'Armageddon ; cela signifie que le Christ arrive. » Lorsqu'ils m'entendent parler de Maitreya, ils disent : « C'est l'Antéchrist ; cela signifie que le Christ est proche. »
Tout semble désigner notre époque comme celle où le Christ pourrait venir dans le monde. L'attente de l'Armageddon ajoute à l'angoisse déjà présente. Mais même sans la crainte de l'Armageddon, la seule perspective d'être confronté à « Dieu » lui-même – même sous une forme humaine – que les gens s'imaginent, paré d'une aura de pouvoir, sous les traits d'un juge avide de distribuer des punitions ou des récompenses – est en soi bien assez terrifiante. Ignorant tout de la loi de la vie et de l'évolution, de la loi de l'action et de la réaction, et de celle de la renaissance, ils s'attendent seulement à être punis pour leur moindre soit-disant « péché ». Ils se jugent eux-mêmes si sévèrement, que l'idée de la venue du Christ n'évoque en eux rien d'autre qu'une attente négative.
Le Maître résume cette attitude d'une manière sobre, qui nous incite presque à sourire : « Il est profondément regrettable qu'une vision aussi déformée du Christ ait ainsi pénétré la conscience humaine. » Il en est pourtant ainsi. Partout dans le monde, l'idée qu'on se fait de l'Instructeur, qu'on l'appelle le Christ, le Bouddha, l'Imam Mahdi, le Messie ou Krishna, est altérée par ces concepts erronés quant à sa nature. Les religions l'ont présenté comme un Dieu tout-puissant venu pour juger ; et si Dieu juge, il découvrira les fautes, et s'il y a eu faute, il y aura inévitablement châtiment.
Il sera très difficile de dissiper cette croyance répandue en Occident. Lorsque je brosse le tableau d'un monde transformé, vivant en harmonie, sinon dans une totale sérénité, partageant les ressources, cohabitant dans la paix, je me heurte sans cesse à cette croyance intégriste en un Dieu ayant les traits d'un Jéhovah coléreux et vengeur. Jésus, par contre, apparaît sous un jour plutôt sentimental, comme un être aimable, dépourvu d'humour, bienveillant, un saint qui, à la fin de sa vie, connût des ennuis avec les Romains.
La tâche prioritaire que Maitreya s'est fixée est « d'établir parmi nous la réalité de Dieu ». Qu'est-ce que le Maître entend par là ? Comment Maitreya, ou qui que ce soit d'autre, d'ailleurs, peut-il établir parmi nous la réalité de Dieu ? De toute évidence, c'est ce que les groupes religieux ont tenté de faire depuis des milliers d'années. Les hindous, les bouddhistes, les musulmans, les chrétiens, les jaïns, et probablement surtout les juifs, se sont efforcés de nous inculquer la réalité de Dieu. Il semblerait qu'ils n'y soient que trop bien parvenus, au point que, pour des millions de personnes, la vie est devenue un jeu de cache-cache avec Dieu. Ils savent que, de là-haut, Dieu surveille tout ce qu'ils font, et ils tentent de se dissimuler à ses yeux. Constamment, ils pensent : « Je sais que Dieu est là, mais il ne peut sûrement pas tout voir » ; et c'est ainsi que nous laissons notre main droite ignorer ce que fait la gauche. Si notre main droite sait ce que fait la gauche, Dieu le sait aussi. Si Dieu le sait, Dieu sait aussi ce qui va nous arriver. Le problème, pour la plupart des gens, provient de leur conception complètement erronée de Dieu, d'un Dieu courroucé qui châtie les pécheurs et les vauriens. Nés dans le péché, il est inévitable que nous péchions ; nous devons donc être punis, et Dieu s'en charge avec plaisir.
La réalité de Dieu
« Pour établir parmi nous la réalité de Dieu, il est venu. »
Maitreya n'avait pas besoin de venir pour perpétuer une telle notion de Dieu. Sa venue doit alors servir à implanter une autre notion, plus proche de la vérité. Maitreya va mettre en lumière l'aspect spirituel de la vie. Au cœur de chaque individu, de chaque aspect de la création, réside une dimension spirituelle, un but spirituel, qui se manifeste à travers tout ce dont nous pouvons devenir conscients. En réalité, nous n'appréhendons la création que d'une manière très fragmentée, mais si nous la considérons comme l'expression extérieure d'un grand dessein spirituel, qui lui permet de se manifester (et de disparaître), de croître, de se développer, de relier un aspect à un autre et de créer ainsi des nations, des systèmes solaires, des galaxies, il est alors possible d'imaginer que Dieu est extraordinairement puissant.
Dans la Bible chrétienne, Dieu est appelé « un feu dévorant ». Le feu est, bien sûr, de l'énergie. Je pense que Maitreya parlera de la réalité de Dieu comme d'une multiplicité de forces créatrices qui constituent cette Vie que nous appelons Dieu. En fait, il n'existe qu'une seule Vie, qui anime tout le cosmos, lui donnant son expression et imprégnant tous les aspects de la création. Cette Vie unique, que nous appelons Dieu, s'exprime au moyen d'une myriade de forces et de formes, et la conscience de Dieu, la connaissance de la nature de Dieu, nous est révélée à mesure que nous ouvrons notre conscience, et ainsi notre sensibilité, aux diverses forces qui, ensemble, forment Dieu.
Au centre de la galaxie se trouve un Etre possédant cette conscience à un niveau galactique, tellement supérieur à celui d'un système solaire, qu'il est impossible à quiconque de s'en faire la moindre idée. Le Logos de notre système solaire, par exemple, est conscient d'une variété infinie de forces, d'un ensemble extraordinaire de différents feux harmonisés, qui, par leurs interactions, créent les plans extérieurs physique, astral et mental – toutes les formes visibles sur le plan physique, toutes les formes éthériques, invisibles à la plupart – exécutant ainsi le plan d'une Entité encore plus grande que lui. Nous pouvons considérer que le Logos planétaire réalise le plan du Logos solaire, et que le Logos solaire réalise le plan du Logos galactique, « Celui dont rien ne peut être dit », non parce qu'il serait irrévérencieux de parler de cet Etre, mais parce qu'il n'y a rien que nous puissions en dire, rien que nous puissions valablement imaginer de cet Etre qui est au centre de notre galaxie.
Je pense que Maitreya, lorsqu'il parlera de Dieu et confirmera la réalité de Dieu dans le monde, le fera plus ou moins en ces termes : Dieu vu en tant qu'énergie, que feu, dans son aspect relationnel et, bien entendu, dans son rapport fondamental avec tous les êtres humains. C'est merveilleux. A mesure que nous élargissons notre conscience, nous pouvons de mieux en mieux comprendre la nature de ce que nous appelons Dieu. Lorsque nous avons la connaissance, l'intuition, le sentiment de ce dont il s'agit, et que ce n'est plus simplement une idée mais une expérience réelle, alors nous pouvons acquérir la maîtrise de ces énergies et nous unir de plus en plus à la nature de Dieu.
Les Maîtres sont des manifestations divines, des Fils de Dieu. Devenir un Maître, c'est élargir sa conscience jusqu'à inclure ce que nous appelons les niveaux spirituels. Cela donne, à qui atteint ce niveau, la conscience des énergies de Dieu et l'accès au Mental de Dieu – dans notre cas, en qualité de terriens, l'accès au mental du Logos de notre planète, mais pour un Maître qui a dépassé ce stade, un accès de plus en plus grand au mental du Logos solaire. Il existe, sur le Soleil, des Etres dont la conscience est assez vaste pour inclure des aspects de Celui dont rien ne peut être dit. Si nous tentions de spéculer sur la nature de cet Etre, nous ne ferions que la déformer.
Le Royaume de Dieu
Etablir parmi nous la réalité de Dieu signifie également établir parmi nous le Royaume de Dieu. Le Royaume de Dieu est la Hiérarchie spirituelle ou ésotérique, dont Maitreya est le chef, le « grand patron ». Par leur seule présence, Maitreya et les Maîtres démontrent la réalité du Royaume de Dieu. Lorsque Maitreya s'adressera aux chrétiens, je pense qu'il parlera de la Hiérarchie, son Ashram, comme étant le Royaume de Dieu. Lorsqu'il enseignera dans d'autres parties du monde, il emploiera d'autres termes pour désigner le Royaume de Dieu. Par le processus des premières initiations, des hommes et des femmes ordinaires trouveront leur chemin vers l'Ashram du Christ, la Hiérarchie spirituelle, et entreront ainsi dans le Royaume de Dieu. Maitreya présentera ouvertement cette notion au monde – pas nécessairement dès le premier jour, mais il est très probable qu'il la mentionnera brièvement le jour de Déclaration.
« Pour recréer les Mystères divins, il est ici. »
Les Mystères divins sont les mystères de l'initiation. Dans un lointain passé, les Mystères étaient présentés en divers points du monde, dans des écoles, ou des centres de formation pour les initiés, qui entraient alors un par un dans le Royaume de Dieu. Ces centres seront de nouveau ouverts, réinstaurés, certains aux endroits mêmes où ils se trouvaient dans les temps anciens. D'autres seront construits pour la première fois dans des pays relativement nouveaux. Les candidats à l'initiation iront à ces Ecoles de Mystères. Le Plan prévoit que, d'ici la fin de cette ère, les trois cinquièmes de l'humanité auront rejoint le Royaume de Dieu. Ils seront intégrés à la Hiérarchie spirituelle, en ayant reçu au moins la première initiation. Ceux qui sont actuellement des initiés du premier degré recevront la deuxième, puis la troisième initiation.
Les candidats iront dans ces écoles pour apprendre, et les anciens mystères de l'initiation deviendront l'objectif conscient d'une grande partie de l'humanité. Il peut sembler extraordinaire de penser cela aujourd'hui, mais le temps viendra, au cours des 2 000 prochaines années, où, au lieu de rechercher simplement un diplôme universitaire, une maîtrise ou un doctorat, les gens se fixeront pour but l'initiation, et chercheront en toute conscience à passer par le processus initiatique. C'est extraordinaire de penser que probablement trois à quatre milliards d'individus s'engageront consciemment sur cette voie. Naturellement, nombre de personnes actuellement engagées dans ce processus n'ont jamais entendu parler d'ésotérisme, et ignorent qu'un phénomène tel que l'initiation existe, car cette dernière se produit durant le sommeil, hors du corps. Si vous pensez qu'au cours des 2 500 prochaines années, les ashrams intérieurs des Maîtres, où l'enseignement se dispense actuellement pendant le sommeil, existeront aussi sur le plan physique extérieur, vous aurez une idée de l'importance des transformations que connaîtra l'humanité.
Les gens seront informés de l'existence de l'initiation, laquelle deviendra le but de la vie de la majorité des êtres humains. Cela modifiera considérablement les objectifs habituellement poursuivis, tels que celui de s'offrir une maison ou une plus grosse voiture, et d'obtenir davantage de vacances. Grâce à la présence des Maîtres, nous assisterons à une transformation de la conscience telle, qu'il est difficile de l'imaginer.
Apprendre à aimer
« Pour apprendre aux hommes comment aimer, et aimer encore, il est parmi nous. Pour établir la fraternité de l'homme, il foule de nouveau le sol de la Terre. »
Ce sera la tâche la plus difficile de Maitreya. S'il parvient à apprendre aux hommes à aimer, il aura alors établi la fraternité humaine, car c'est ce manque ou cette absence totale d'expression de l'amour qui empêche l'instauration de la fraternité entre les hommes. L'amour est difficile ; nous le savons tous, il est difficile d'aimer. Certains trouvent cela facile ; mais même ces derniers, pour qui il est naturel d'aimer, se durcissent lorsqu'ils rencontrent une résistance à cet amour ; le courant d'amour s'interrompt alors. Il est facile d'aimer lorsqu'on ne rencontre aucune résistance. Mais si quelqu'un que nous aimons fait quelque chose que nous n'aimons pas, il nous est alors difficile de continuer à l'aimer. Autrement dit, notre amour est réactif, même s'il s'agit tout de même d'une forme d'amour.
Cet amour est très différent de celui d'un Maître. Si nous aimions à la façon d'un Maître, nous serions des Maîtres. Nous ne sommes pas des Maîtres car nous ne manifestons pas leur amour total, sans restriction, inconditionnel. La nature d'un Maître est d'aimer, et la nature de Maitreya est d'aimer en tant que Seigneur de l'Amour. Il incarne l'Amour de Dieu, le principe christique. L'Amour, en tant qu'aspect de Dieu, est personnifié sur terre par un homme. Cela constitue pour Maitreya un extraordinaire accomplissement. Ainsi que le dit le Maître : « Que le Christ ait manifesté cette divinité dans sa plénitude est ce qui fait sa gloire, et nous pouvons nous incliner devant un tel accomplissement. Qu'un tel accomplissement soit rare est, bien sûr, également indiscutable. » Combien de Christs, combien de Bouddhas ont-ils été engendrés dans notre système solaire ? Il existe des planètes plus évoluées que la nôtre, qui n'ont pourtant pas encore engendré un Christ. La naissance d'un Christ est un accomplissement extraordinaire, d'une grande rareté, sur notre planète comme sur toute autre.
La nature de l'Amour de Dieu est telle, que l'incarner à un niveau planétaire constitue l'un des plus grands accomplissements possibles. Nous sommes capables d'exprimer de l'affection, un amour réactif, et d'aimer ceux qui nous aiment, mais aimer d'un amour total, constant, et sans attente de réciprocité, constituerait un accomplissement majeur pour l'humanité. Ce sera l'une des tâches principales du Christ : démontrer la nature de l'amour divin, dans son sens véritable, comme étant l'énergie qu'il incarne. Il le fait par l'exemple et par le nourrissement spirituel de notre être, et il le fait avec plaisir.
En imprégnant le cœur de l'homme du principe christique, il nous enseigne, que nous en soyons conscients ou non, que nous soyons capables d'y répondre ou non, non seulement la nature de Dieu et la nature de l'Amour, mais également l'aptitude à aimer. Plus l'énergie du principe christique est active en nous, plus nous sommes capables d'aimer.
L'amour est une force puissante, active, magnétique, qui maintient ensemble tous les éléments fragmentés du cosmos, et sans laquelle tout se disloquerait. Sans cette force d'attraction magnétique que nous appelons amour, notre système solaire et les galaxies disparaîtraient.
En incarnant cette énergie dans son propre être, Maitreya la fait régner dans le monde. Il est si pur, si évolué, qu'il est parvenu à ce rare accomplissement qu'est l'incarnation du principe christique à un niveau planétaire. Cela constitue un accomplissement majeur parmi les planètes de notre système solaire. Maitreya est plus élevé et plus vénérable que nous ne pouvons probablement l'imaginer. Même si au fond de notre cœur nous croyons en sa valeur et en son niveau, il est impossible à quiconque se trouvant à un niveau inférieur de comprendre ce que représente réellement un tel niveau. En libérant le principe christique, Maitreya apporte à l'humanité la capacité d'aimer. Par le pouvoir de cet amour, il galvanise l'humanité à transformer le monde. Il y travaille déjà dans les coulisses, et s'y consacrera ouvertement dès qu'il révélera sa présence au monde.
L'amour est une force active, qui transforme. Un amour qui ne passe pas à l'acte n'en est pas véritablement un. L'amour en action est l'essence de l'amour. Le pouvoir de Maitreya réside en sa capacité d'aimer le monde et tout ce qu'il contient. Le désir, au plus profond du cœur de celui qui a cette capacité, est de tout unifier. Il contemple le monde et voit 5,6 milliards d'individus qui souffrent, qui luttent, qui entrent en compétition ; il voit toutes les actions, certaines positives, d'autres profondément négatives. Il voit tout cela, et son désir ardent, son envie la plus profonde, le besoin pressant de son cœur spirituel, est de tout réunir, de tout unifier. Il est une Vie planétaire. Il a pénétré dans la conscience du Logos à un très haut niveau ; il a deux niveaux supplémentaires de conscience cosmique ; et étant adombré par l'Esprit de Paix et l'Avatar de Synthèse, partageant la conscience du Bouddha, Maitreya possède une conscience s'étendant au-delà de toute imagination. Il n'y a jamais eu d'Avatar mieux préparé pour sa tâche que Maitreya. Et un tel Avatar ne s'est jamais avéré aussi nécessaire. Mais notre monde est devenu si complexe, si divisé, tellement saturé tant par le bien que par le mal, par le positif que par le négatif, que toutes ces forces doivent être réconciliées. Tel est son but, tel est l'ardent désir du cœur du Christ de restaurer l'unité, d'utiliser ses pouvoirs, son intuition, pour manifester dans le monde sa nature qui est amour. Il nous apprend ainsi à aimer et, comme le dit le Maître, « à aimer encore ». Aimer encore ne signifie pas aimer de façon habituelle, réactive, mais aimer totalement, inconditionnellement, comme le font les Maîtres. C'est ainsi que naîtra la fraternité humaine.
Rétablir la paix
Mais il faut plus que cela. Considérons les étapes menant à l'établissement de la fraternité dans le monde. Tout d'abord, il faut rétablir la paix. Sans paix, le monde ne peut exister. La première priorité de Maitreya est la création d'une paix véritable dans le monde : l'humanité doit renoncer à la guerre et à la compétition, génératrice de guerre. Cette paix ne sera possible que lorsque tous les peuples verront leurs besoins fondamentaux satisfaits.
La plupart des guerres sont des guerres de conquêtes. Vous voyez quelque chose dont vous avez envie, et vous le prenez. Si vous devez faire la guerre pour l'obtenir, alors vous faites la guerre. Ce fut le cas en Bosnie. Les aventuriers serbes saisirent l'opportunité d'utiliser l'aspiration naturelle du peuple serbe à retrouver son identité nationale, pour créer une Serbie plus grande, assouvissant ainsi leurs ambitions personnelles. Tant qu'il ne sera pas mis fin à la souffrance et au désespoir des peuples, et à l'infériorité de leur situation, en d'autres termes tant que le monde en voie de développement ne pourra manger, grandir, et vivre une vie décente, il ne pourra y avoir de paix dans le monde. Et la première condition à l'établissement de la paix dans le monde est le partage des ressources mondiales.
L'instauration de ce système de partage sera probablement la condition la plus facile à réaliser. Il est difficile d'apprendre aux hommes à aimer ; il est difficile de faire régner la fraternité humaine ; mais il est aisé de partager les ressources mondiales : c'est une question de distribution, rien de plus. Les ressources existent, la science et la technologie aussi ; personne n'est obligé de s'en passer. Cela signifie que l'humanité doit accepter un certain degré d'unité, qui fera apparaître comme une vérité normale et évidente que la seule voie vers la paix réside dans le partage des ressources mondiales.
Dès lors, tout le monde se sentira mieux ; les peuples des pays du tiers monde, bien sûr, mais aussi ceux des pays développés, dont la santé et la conscience ne s'en porteront que mieux, et qui se sentiront beaucoup moins coupables. Les crimes et la toxicomanie diminueront. Les villes deviendront beaucoup plus saines et plus agréables à vivre, et délivrées de la menace des agressions et des meurtres. Le partage est une priorité, parce que si nous ne le réalisons pas, nous détruirons le monde. Les tensions sont si fortes de nos jours, les aventuriers démagogues si enclins à mobiliser les aspirations et les forces nationalistes, les armes si faciles à obtenir des pays développés et de plus en plus sophistiquées et puissantes, qu'il devient de plus en plus difficile et dangereux de circonscrire la moindre petite guerre.
C'est ce que les Nations unies ont constaté en Bosnie, à la suite de trois ans et demi d'indifférence, et de leur manque de volonté politique face à ce qui s'imposait de faire : réunir assez d'argent afin de créer une force militaire suffisamment puissante pour qu'une armée de l'ONU se rende en Bosnie mettre fin aux activités d'aventuriers comme Milosevic et Karadzic. En intervenant dès le début, l'ONU aurait pu empêcher que s'amplifie la guerre en Bosnie. Malgré d'énormes difficultés, un premier pas vers la paix est en voie d'être réalisé. Il faut une volonté politique pour instaurer une véritable force de l'ONU, avec une armée, des avions, des généraux, animée du désir de mettre un terme à ce genre de guerre. Les Maîtres croient en la paix. Personne ne peut expliquer le rôle de la paix aussi bien qu'un Maître. Mais les Maîtres sont réalistes. Ils savent que seule une force des Nations unies suffisamment armée aurait pu mettre fin au conflit et empêcher l'extermination de tant d'individus en Bosnie ainsi que le vol de leur pays par les Serbes.
La culpabilité et la peur
« L'élimination de la culpabilité et de la peur, la purification du cœur et de l'esprit des hommes. »
Les enseignements de toutes les communautés religieuses ont été si faux, si déformés depuis des siècles, que des multitudes d'individus vivent dans un sentiment de culpabilité et de peur. Deux mille ans d'enseignement chrétien et, avant cela, des milliers d'années d'enseignements juif, hindou et bouddhiste ont rempli l'humanité de peur, de superstition et de culpabilité. Il ne se trouve presque personne aujourd'hui dans le monde qui ne soit atteint de cette maladie. Tout le monde est sujet à la peur.
La culpabilité résulte de la peur, elle est inculquée au moyen de la peur. Si l'on vous enseigne que Dieu surveille chacun de vos gestes, que pratiquement tout ce que vous faites depuis le berceau jusqu'à la mort est mal, vous ne pouvez échapper à la peur et à la culpabilité. « Ne fais pas ceci. Ne fais pas cela. Ceci n'est pas bien ; les enfants sages ne font pas cela. Les bons enfants chrétiens croient à ceci, ne croient pas à cela. Les bons enfants hindous font ceci, ne font pas cela, ne croient pas à cela. Dieu te punira si tu fais ceci, ou si tu ne crois pas cela. »
L'imposition d'idéologies et de croyances crée automatiquement l'attente de la punition qui accompagne ces croyances. C'est ainsi, qu'à travers les siècles, toutes les communautés religieuses ont exercé un contrôle sur l'esprit de leurs fidèles. C'est une méthode séculaire, et elle fonctionne toujours. C'est d'ailleurs pourquoi elle est séculaire : elle s'est toujours avérée particulièrement fiable. Cela signifie qu'il existe toujours un groupe de personnes qui domine les autres groupes. Que cette domination soit intellectuelle, financière ou politique, ces groupes dominent toujours, exploitant la position inférieure d'autres groupes. L'histoire de la chrétienté européenne est, à elle seule, une histoire d'une incroyable cruauté, fondée sur la peur, l'imposition dogmatique d'idées, le manque de liberté, la dépendance financière, et la pauvreté.
Ces divers totalitarismes commencent à s'effriter, mais ils ont fonctionné pendant des milliers d'années. Sous le joug du totalitarisme politique, des milliers de gens sont maintenus sous surveillance, forcés de se soumettre, et privés de tout libre arbitre. De nos jours, le totalitarisme économique impose une servitude semblable à d'innombrables millions d'êtres. Un milliard deux cents millions de personnes vivent officiellement dans une pauvreté absolue. Même aux Etats-Unis, 33 millions d'individus, dont un enfant sur quatre, vivent dans la pauvreté.
Cette habileté à exploiter s'exprime, en termes religieux, à travers l'esprit et le cœur des gens ; en termes économiques, au niveau physique ; en termes politiques, par l'exercice d'un pouvoir sur l'activité des gens. Toutes ces tyrannies doivent disparaître, et commencent d'ailleurs déjà à disparaître.
L'un des plus grands bénéfices conférés à l'humanité par les nouvelles énergies de Maitreya, par sa présence, par le retour de la Hiérarchie, est la prise de conscience croissante, par l'humanité, de ce qu'elle doit faire, ainsi que l'accroissement de l'activité du Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde, que ses membres soient connus ou non. Tout cela indique que la fin de la tyrannie approche. La venue de Maitreya dans le monde portera un coup fatal à la tyrannie et y mettra un terme. L'établissement d'une paix véritable exige la disparition de toute forme de tyrannie : politique, économique, religieuse et sociale. C'est ce qui se produira, graduellement, et nous libérera de la culpabilité et de la peur.
Les groupes religieux ont présenté l'image d'un Dieu tout-puissant, vindicatif, coléreux, ressemblant à Jéhovah, exigeant un œil pour un œil, une dent pour une dent, brandissant un grand bâton pour punir quiconque fait autre chose que ce qui est prescrit par les prêtres ou les dirigeants politiques, par le roi ou les émissaires du roi. Ces tyrannies ont littéralement maintenu l'humanité en esclavage durant des millions d'années. Aucune période de notre histoire n'a été exempte de ces tyrannies. L'histoire du monde est l'histoire de la tyrannie, de l'exploitation, du totalitarisme, sous une forme ou une autre. Tout cela va disparaître et délivrer l'humanité de sa peur et de sa culpabilité.
Les êtres humains vont s'éveiller progressivement à l'idée, présentée par Maitreya et les Maîtres, et par ceux à travers lesquels ils travaillent, que l'humanité est fondamentalement saine, que nous sommes des êtres spirituels, qu'il n'y a rien de mauvais en nous. Il ne sert à rien d'être rongé par la culpabilité ou la peur. Nous ne serons pas punis si nous ne croyons pas ce que nous racontent les prêtres. Qui sont les prêtres pour décider de ce que les gens doivent croire ? Les prêtres se trompent presque toujours. Ils se sont profondément trompés, il y a deux mille ans en Palestine, lorsqu'ils se sont débarrassés du meilleur d'entre eux, Jésus, le Messie, qui, disent-ils aujourd'hui, est une merveille, un don remarquable fait au monde, le seul et unique Fils de Dieu. Il a été mis à mort. Les prêtres ne pouvaient supporter la présence même de Jésus, ni ses idées sur la liberté et la divinité de l'homme et sur la présence d'une âme à l'intérieur de chaque corps humain. Les prêtres de cette époque acceptaient mal les idées prônées par Jésus, que l'on devrait s'aimer les uns les autres, cesser de se battre, cesser d'encourager la séparativité et la cupidité. C'est pourquoi ils se débarrassèrent de lui. Maitreya éliminera la culpabilité et la peur. C'est ce que signifie « la purification du cœur et de l'esprit des hommes ».
Les lois de la vie et de l'amour
« L'éducation de l'humanité selon les lois de la vie et de l'amour. »
Les lois de la vie sont peu nombreuses, mais très puissantes. Personne n'y attache beaucoup d'importance, d'où les problèmes que nous connaissons. La loi primordiale de la vie est la loi de cause et d'effet ; elle gouverne toute vie sur cette planète. L'expression : « œil pour œil, dent pour dent », qui la traduit habituellement, est tout à fait inappropriée. Jésus a pourtant exprimé cette loi très simplement : « Tu récolteras ce que tu auras semé. » C'est si simple, que les gens l'ont oublié ou ne le comprennent pas. Quoi que vous ayez semé, vous le récolterez. Si vous semez du blé, vous récoltez du blé. Si vous semez de l'avoine, vous récoltez de l'avoine. Si vous semez du mauvais blé, votre récolte sera mauvaise. Nous sommes tous des semeurs. Chacune de nos pensées, chacune de nos actions sont des graines que nous semons. Elles produisent des causes. Les effets issus de ces causes construisent notre vie. Par ce processus permanent et commun nous créons notre vie et celle de l'humanité.
Faisant tous partie de la race humaine, nous sommes tous responsables de ce qui se passe dans le monde, de ce qui se passe au sein de la race humaine ou de son fait. Nous créons tous des formes-pensées. Ces formes-pensées sont réelles. Chaque fois que nous avons une idée destructrice, nous détruisons un peu de notre système. L'état de notre planète dépend de l'état de nos pensées. Si l'avidité, l'égoïsme, la destruction sature nos pensées, c'est ce que nous allons créer. Lorsqu'un nombre suffisant de personnes ont de telles pensées, et c'est le cas, alors les problèmes surgissent dans le monde. Chacun de nous y participe. Nous ne vivons pas dans une sorte de vide où tout demeurerait à l'intérieur du cercle infranchissable de notre moi. Ce serait plus facile si nous pouvions garder pour nous nos pensées et nos actions destructrices. Ainsi, nous récolterions directement ce que nous avons semé. Malheureusement, il en va tout autrement. Nos pensées se dispersent dans toutes les directions. Elles entrent dans le plan astral, produisant le mirage astral. Elles pénètrent dans les plans mentaux, créant ou détruisant sur ces plans. Nous détruisons, et parfois créons, constamment. Multipliez ce processus par cinq milliards et demi, soit le nombre d'êtres incarnés en ce moment, et vous verrez la puissance que représente cette capacité de penser que possède l'humanité.
Nous sommes les Fils du mental. Nous pensons. C'est ce qui nous différencie du règne animal, et est à l'origine de la création du règne humain. Tôt ou tard l'humanité réalisera qu'elle ne se trouve pas au sommet de l'échelle, mais qu'elle constitue un règne intermédiaire entre le règne animal et le Royaume de Dieu, ou Royaume spirituel. Par le processus de l'initiation, nous progressons et pénétrons dans ce royaume. Un aspect de chacun de nous est déjà membre de ce royaume et y vit : l'âme humaine. Un jour, cependant, cette expérience deviendra totalement consciente, l'âme imprégnant de sa conscience de manière si puissante son reflet, que l'individu pourra effectivement agir comme membre de ce royaume.
Il existe actuellement peu d'individus qui comprennent le fonctionnement de la loi de cause et d'effet. Peu vivent comme s'ils le comprenaient. La plupart des gens (au sein de ces groupes) ont lu les livres d'Alice Bailey ou les enseignements théosophiques, et ils acceptent cette loi, mais tant que nous ne la mettrons pas en pratique dans notre vie en tant que réalité de chaque instant, nous continuerons à créer le désordre.
Nous devons comprendre l'absolue nécessité de l'innocuité. Aussitôt que nous comprenons cette loi dans son sens le plus profond ; aussitôt que nous en prenons vraiment conscience, par une révélation au fond de notre cœur, de notre esprit, et pas simplement en tant qu'idée dont nous saisissons la justice ; aussitôt qu'elle devient une expérience réelle dans notre vie, nous cessons de créer le désordre, nous cessons de créer ce déséquilibre provoqué par l'action destructrice.
Le mieux que nous puissions faire, tous ensemble, pour y parvenir, est d'exprimer la bonne volonté. Maitreya mettra l'accent sur la nécessité de la bonne volonté dans toutes nos relations. La bonne volonté est l'aspect inférieur de l'énergie d'amour, et peut être exprimée par la masse de l'humanité. Aimer, dans le vrai sens du terme, est très difficile. L'expression de la bonne volonté constitue le prochain pas que l'humanité accomplira sur le chemin de l'évolution, et contribuera à établir de justes relations humaines.
La bonne volonté est à notre portée. C'est un niveau de l'énergie d'amour que l'humanité ne devrait pas avoir trop de peine à exprimer. En fait, des individus par millions éprouvent effectivement de la bonne volonté, et en font preuve. Cela ne consiste pas simplement à être aimable, tolérant ou courtois ; toutes ces attitudes ne sont que le résultat de la bonne volonté. La bonne volonté est une force active ; c'est l'aspect volonté allié à l'aspect amour. Lorsque l'aspect amour donne forme à l'aspect volonté, vous obtenez la bonne volonté. Si vous considérez que le mot « bon » signifie amour, et « volonté », intention, vous obtenez bonne intention, intention aimante. Cette intention aimante doit imprégner notre vie et créer des relations humaines justes. Des relations humaines justes nous libéreront de la culpabilité et de la peur, conduiront au partage des ressources dans le monde, et apporteront la paix. L'établissement de relations humaines justes constitue une priorité pour l'humanité, et Maitreya en fera l'une de ses principales préoccupations. Les lois de l'amour exigent de justes relations. Les lois de la vie exigent une pensée juste, une action juste. Lorsque l'action juste, la pensée juste et la bonne volonté se trouvent combinées, vous obtenez le genre de société libre, tolérante, inoffensive que nous devrions rechercher. L'innocuité doit guider tous nos actes, et cela est difficile. C'est difficile d'être inoffensif. Ce dont je parle n'est pas une chose facile et qui se manifestera d'elle-même après le jour de Déclaration. Lorsque les gens s'ouvriront à Maitreya cependant, lorsqu'ils le reconnaîtront vraiment et s'ouvriront à son énergie, à ses conseils, à ses principes, à sa vision, ils comprendront la nécessité de l'innocuité.
Il est facile de paraître inoffensif, mais l'être réellement est très difficile. Tout le monde est égoïste. Tout le monde veut agir à sa guise, et désire voir se réaliser ses quatre volontés. Si les gens sont suffisamment tenaces, intolérants et avides, ils s'obstinent jusqu'à ce qu'ils réussissent. Certaines personnes sont tout sauf inoffensives, qu'elles sourient aimablement ou non.
« Les lois de la vie et de l'amour »
Honnêteté du mental, sincérité de l'esprit et détachement. Ce sont les trois moyens qui conduiront à l'expression correcte des lois de la vie et de l'amour. Le détachement nous libère des mirages dont j'ai parlé : la peur, la culpabilité, les manifestations tortueuses de l'avidité, ainsi que de leur masque, l'hypocrisie souriante du monde.
L'éducation et la conscience
« Une introduction aux Mystères »
Maitreya abordera, même le jour de Déclaration, les mystères de l'initiation. Il parlera, même si ce n'est que brièvement, du retour des Maîtres dans le monde, et fera un lien entre son retour et la réouverture des anciennes écoles de mystères. Ce qu'il en dira exactement, je l'ignore, mais il y fera sûrement allusion, en introduisant la notion des mystères au moment opportun. Les mystères de l'initiation demeurent des mystères jusqu'à ce que vous soyez initiés. Nombreux sont ceux qui aiment les mystères, et entourent de mystère le concept de l'initiation. Par ailleurs, nombreux sont aussi ceux qui détestent et craignent les mystères. Le mystère signifie qu'il existe quelque chose qu'ils ne connaissent pas, ne comprennent pas.
Les gens possèdent une conscience limitée, et une énergie restreinte pour élargir leur conscience. Ils sont mal éduqués, et la vie elle-même est difficile et limitative. C'est un des problèmes auxquels est confronté Maitreya. Le mental de la plupart des gens est assez étroit, plutôt fermé, et pouvant difficilement assimiler de nouvelles choses. Ainsi, les transformations doivent nécessairement suivre un rythme plus lent que ce que beaucoup souhaiteraient. Il est difficile d'ouvrir rapidement la conscience de l'humanité, car le mental de beaucoup de gens cesse de se développer lorsqu'ils atteignent l'âge de 25 ans. La plupart s'en tiennent au niveau de l'expérience, de la compréhension et de la connaissance acquises pendant leur enfance, leur adolescence et leur vie de jeunes adultes. Lorsqu'ils ont choisi un métier, ils ne se préoccupent guère de l'expansion de leur conscience, mais plutôt de leur capacité à rivaliser dans le monde, ce qui est très différent. Ils utilisent leur cerveau dans une guerre d'usure manipulatrice avec tout leur entourage : dans leur travail, leur profession, quel que soit le domaine où ils évoluent. Ils sont sans cesse en compétition, et quel que soit le degré de conscience qu'ils démontrent, il s'agit toujours d'une conscience cérébrale, qu'ils utilisent pour obtenir et garder le contrôle dans toute situation de compétition où ils se retrouvent. Je généralise bien sûr, et peut-être que j'exagère, mais tel est généralement le cas partout dans le monde.
Malheureusement, aujourd'hui, l'essentiel de la vie est régi par la compétition, et c'est pourquoi notre société est si mercantile. Selon Maitreya, cependant, le mercantilisme touche à sa fin. Le plus tôt sera le mieux. L'effondrement de notre système économique actuel y mettra fin, et la compétition sera remplacée par la coopération. Le concept même de coopération commence à libérer la conscience. Lorsque les gens commencent à penser en terme de coopération, ils se mettent à lire davantage, à étudier des enseignements qu'ils n'avaient jamais étudiés auparavant. Leur esprit s'ouvre pour recevoir ces nouveaux enseignements. La masse de l'humanité est trop fatiguée, trop surmenée, trop limitée dans son expérience de la vie et sa capacité de créer, pour avoir la moindre chance d'élargir sa conscience. Des millions de personnes n'ont jamais ouvert un livre, de toute leur vie. Des millions de gens n'ont jamais développé leur conscience au-delà de ce qu'elle était dans l'enfance. Vous pouvez donc comprendre la tâche d'éducation qui attend l'humanité. Maitreya s'efforcera de développer la conscience humaine à un rythme qui permettra aux changements de se produire très rapidement, aussi rapidement qu'il sera possible. Mais, inévitablement, certains de ces changements seront retardés, tant que l'humanité ne parviendra pas à en comprendre la nécessité.
La distribution des ressources sera par contre relativement facile. Elle pourrait se réaliser dès demain, par l'intermédiaire d'un organisme des Nations unies qui soit acceptable par tous. De toutes les choses à réaliser, celle-ci est la plus facile et la plus urgente, et établira la justice et la paix. Une fois que la justice et la paix régneront, le reste s'ensuivra progressivement.
Il est difficile de saisir toute la portée de ces concepts. Vues sous ce jour, les lois de la vie et de l'amour sont des notions très difficiles à saisir. Maitreya est expert dans l'art de rendre clair ce qui est complexe. C'est pourquoi il est un instructeur mondial. Lorsque vous le verrez, vous trouverez un instructeur dont la simplicité plaît aux hommes. Maitreya peut énoncer la vérité la plus profonde de la manière la plus simple, qui touche le cœur et l'entendement – et de ce fait l'intuition – de l'homme moyen. C'est exactement ce qu'il fait actuellement, fréquemment, dans la communauté asiatique de Londres. De nombreuses personnes, souvent peu éduquées, s'éveillent à son enseignement. Cette communauté asiatique comprend nombre d'individus brillants, intelligents et instruits, mais la grande majorité de ses membres sont venus en Grande -Bretagne pour mieux gagner leur vie. Ils s'occupent de commerce, et seule leur origine hindoue ou musulmane les rattache aux idées exprimées par Maitreya. Néanmoins, ils trouvent son discours très éclairant.
Je connais un homme qui a rencontré Maitreya et qui a pu l'écouter à maintes reprises. Il me dit toujours, en toute franchise : « Vous, M. Creme, vous utilisez beaucoup de mots. » Cet homme ne comprend jamais ce que j'ai à dire. Il me demande ce que Maitreya a voulu dire, mais il ne comprend jamais mes réponses ; il écoute à peine. « Mais avec Maitreya, ajoute-t-il, il n'est pas vraiment nécessaire d'écouter. Sa manière de parler est telle, que vous êtes touché intérieurement. » Votre conscience se trouve automatiquement ouverte. Vous croyez ce que vous entendez parce que vous percevez que c'est vrai. Imaginez un tel enseignement, ainsi prodigué à travers le monde aux gens les plus simples. Ces derniers prendront graduellement contact avec les idées de Maitreya, qu'ils absorberont presque subliminalement, comme s'ils étaient subconsciemment transformés. Leur conscience, par la voie du cœur, s'ouvrira de plus en plus à la réalité, à l'aspiration. Ainsi, ils seront éduqués très rapidement, d'une façon directe et nouvelle.
(voir la suite partie 2/2)
Auteur : Benjamin Creme, (1922-2016) : artiste et ésotériste britannique, ancien rédacteur en chef de Share International. Son contact télépathique avec un Maître de Sagesse lui permettait de recevoir les informations les plus récentes concernant l’émergence du Christ et de s’exprimer sur les enseignements de la Sagesse éternelle.
Thématiques : sagesse éternelle, émergence
Rubrique : Dossier ()
