Partage international no 29 – février 1991
“Les conflits existant entre les gouvernements et les mouvements de guérilla à travers le monde vont commencer à décroître. Les personnes concernées se rendront à la table des négociations.” (Partage international, novembre 1988)
Afghanistan — Déclarant que les conditions d'un règlement politique étaient favorables, le président Najibullah a annoncé qu'il avait rencontré les chefs de la guérilla afghane. Cette rencontre constitue un premier pas vers l'établissement de la paix dans ce pays qui a connu 12 ans de guerre civile.
Angola — En Angola, le chef du principal groupe de rebelles a annoncé la signature d'un accord provisoire avec le gouvernement pro-soviétique du pays, afin de mettre un terme aux 15 années de guerre civile régnant en Angola. Jonas Savimbi, le chef du groupe rebelle Unita, soutenu par les Etats-Unis, a déclaré que les deux parties avaient convenu d'une date pour la tenue d'élections libres et de ce fait qu'un accord de cessez-le-feu avait été signé.
Ethiopie — Le gouvernement éthiopien a accepté que le port de Massawa, aux mains des rebelles, soit utilisé pour acheminer les secours des Nations Unies à destination du nord de l'Ethiopie, ravagé par la sécheresse et la guerre. Un fonctionnaire américain a déclaré au New York Times que cette décision était “un signe que le gouvernement est sérieux dans sa recherche d'un règlement négocié.”
Mozambique — Selon un article du Christian Science Monitor, un accord de paix entre les négociateurs du gouvernement et de la guérilla, qui se rencontrent à Rome, est “en vue”. A travers une nouvelle constitution nationale garantissant des élections démocratiques, la liberté de la presse et l'indépendance du pouvoir judiciaire, bon nombre des revendications politiques des rebelles ont été satisfaites.
Colombie — Un ancien groupe de guérilla a remporté la majorité des sièges lors d'une élection nationale désignant les délégués à la convention constitutionnelle. Trente pour cent des électeurs ont voté pour le groupe M-19, qui avait déposé les armes en mars dernier. Trois autres groupes de guérilla ont cessé leur combat armé et ont obtenu deux sièges chacun à la convention. Une autre organisation de guérilla a accepté de déposer ses armes et de retourner à la vie civile en échange d'un pardon du gouvernement.
Thématiques : politique
Rubrique : Faits et prévisions
