Partage international no 50 – octobre 1992
« L’environnement deviendra la priorité ‘numéro un’ dans le monde entier. » (Partage international juin 1989)
Satellites espions — Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les Etats-Unis ont consacré plus de 100 milliards de dollars à l’espionnage industriel et militaire. Dérivé involontaire de cet espionnage, quantité de données importantes ont été recueillies sur l’évolution de la situation de l’environnement mondial durant les 45 dernières années. Le Pentagone et la CIA sont actuellement en train d’estimer la valeur scientifique de ces renseignements d’archives. Les données recueillies par les satellites militaires surpassent en précision celles des satellites civils tel que Landsat. Des images satellites de haute-résolution pourraient aider à trouver l’origine de certains phénomènes tels les changements climatiques en Afrique, le réchauffement supposé des océans par les gaz provoquant l’effet de serre et les bouleversements de la forêt dans le monde. « Les contribuables américains ont investi beaucoup d’argent dans ce savoir-faire, » explique un savant, « nul besoin… de réinventer la roue. » Le défi présent consiste à établir une communication entre la communauté scientifique et les services de renseignements, et à convaincre ces derniers que la livraison de données jusque là « secrètes » ne mettra pas en péril la sécurité des Etats-Unis. (Source : US News and World Report)
Programme d’assistance pour la protection de la couche d’ozone — Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) projette de procurer à 22 pays en voie de développement, une assistance technique pour le remplacement et l’élimination progressive des chlorofluorocarbones (CFC) et autres substances détruisant la couche d’ozone.
Le financement de ce projet sera assuré par un fond multilatéral provisoire, mis en place par le Protocole de Montréal sur la protection de la couche d’ozone qui vise à indemniser les pays en voie de développement pour les frais techniques et financiers occasionnés par la mise en œuvre de produits ou de procédés de substitution inoffensifs pour la couche d’ozone. Le Protocole, ratifié par 75 pays, prévoit l’élimination de toutes les substances nuisibles à la couche d’ozone d’ici l’an 2.000.
Le PNUD aidera les 22 pays à éliminer les substances détruisant la couche d’ozone dans les aérosols, les climatiseurs, les réfrigérateurs, les mousses en polyuréthanne et les solvants. Le programme pour la Chine, important producteur et utilisateur de ces substances, constitue un point clef pour l’élimination des produits chimiques nuisibles. L’Egypte se verra assistée dans la préparation de trois projets d’investissements : l’élimination des substances détruisant la couche d’ozone dans la production de mousse, l’utilisation de substances inoffensives dans la fabrication de plastique, et le recyclage et la destruction des CFC dans l’industrie du froid. (Source : Development Forum)
C’est l’affaire des enfants — L’intérêt des enfants pour les problèmes liés à l’environnement commence à influencer le marché. Pour gagner la sympathie des jeunes défenseurs de l’environnement, des entreprises utilisent des produits recyclés, s’allient à des groupes pour la défense de l’environnement et essayent de comprendre les enfants comme jamais auparavant. A New York, les enfants lui ont écrit en si grand nombre en lui demandant de sauvegarder les arbres, qu’un éditeur de bandes dessinées imprime dorénavant ses magazines sur du papier recyclés. Une entreprise de fabrication de jouets a créé un nouveau poste : celui de vice-président des affaires de l’environnement. Dans ses attributions, il aura à effectuer des contrôles sur l’emballage, les produits et les projets, afin de s’assurer de leur conformité aux standards fixés pour la protection de l’environnement. Il existe également un projet visant à apprendre aux enfants à devenir de bons consommateurs respectueux de l’environnement. Le porte-parole d’une société explique : « Les enfants nous disent qu’ils désirent certaines choses. Nous sommes convaincus que réussir en affaires et se sentir concernés par les problèmes liés à l’environnement est parfaitement compatible. » (Source : San Antonio Light, USA)
La montre en révolution — Nicolas Hayek, le magnat de la montre suisse en plastique, espère pouvoir bientôt introduire sur le marché un nouveau produit respectueux de l’environnement. A l’occasion du sommet de Rio, il a fabriqué un nouveau modèle entièrement conçu en matière synthétique, biodégradable et fonctionnant sans pile. Grâce à la vente de cette montre, Hayek espère pouvoir faire don de 5 à 10 millions de dollars au Fond des Nations Unies pour l’Environnement.
Aujourd’hui, les usines Hayek produisent de grandes quantités de plastique pour la fabrication de montres, de lunettes de soleil et de combinés téléphoniques. Pour ces produits aussi, Hayek est à la recherche de matériaux synthétiques biodégradables. Il y 10 ans, Hayek a sauvé de la ruine l’industrie horlogère suisse en lançant sur le marché les montres Swatch, particulièrement bon marché. A présent, il apporte également son soutien au développement de l’automobile verte, dans un projet commun avec les producteurs allemands de Volkswagen. (Source : Die Stern, Allemagne)
Une solution pour les déchets — La ville suédoise d’Upsala semble avoir trouvé une solution à ses problèmes de déchets : les ordures, converties en chaleur dans des incinérateurs à combustion propre, fournissent environ un tiers des besoins de la ville en combustible. Le papier et les matériaux d’emballage en particulier, dont la destruction constitue un problème pour les gouvernements et les industries de nombreux pays, procurent beaucoup de chaleur. Deux tonnes de papier peuvent remplacer une tonne de mazout. Alors que la ville d’Upsala se chauffait au mazout à hauteur de 92 pour cent en 1998, la consommation s’est réduite aujourd’hui à 5 pour cent en raison de l’utilisation du bois. L’attention portée à la conservation des forêts empêche toutefois la déforestation en Suède. Même si elle se trouve parmi les plus grands pays exportateurs de bois du monde, la Suède a vu ses réserves doubler au cours des cent dernières années. (Source : Geo, Allemagne)
Un projet commun — Une entreprise de service public de Nouvelle Angleterre et une société forestière de Malaisie vont collaborer à un projet commun en vue de réduire les émissions produisant l’effet de serre, tout en veillant à la sauvegarde de la forêt. L’entreprise de service public a l’intention de former les forestiers malais à ouvrir des chemins pour le transport du bois en veillant à la préservation de la forêt, au lieu de saccager de grandes superficies pour atteindre le faible pourcentage de bois effectivement exploité. Ce projet est le premier effort concret d’une entreprise de service public des Etats-Unis pour réduire ses propres émissions de dioxyde de carbone — ou de « compenser » de telles émissions en aidant à les réduire dans un autre endroit. Les entreprises de service public sont responsables pour environ un tiers des émissions de dioxyde de carbone aux Etats-Unis.
Thématiques : environnement
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)
