Partage international no 117 – mai 1998
Douze ans après le cruel assassinat de sa fille agée de dix-neuf ans, Aba Day est arrivée à vaincre son ressentiment en écrivant à son assassin, Douglas Mickey, condamné à mort et incarcéré à la prison de San Quentin, en Californie, et en lui exprimant son pardon. Pendant des années, Mme Gayle a vécu tourmentée par ce crime avant de s’intéresser au bouddhisme, à la métaphysique et de lire l’ouvrage [de Marianne Williamson] A Course in Miracles (un Cours sur les miracles). L’effet de sa démarche émut profondément Douglas Mickey qui répondit en qualifiant sa lettre de « plus beau cadeau fait par un humain à son semblable ». Ils se rencontrèrent peu de temps après et elle devint militante politique. A présent, elle rend régulièrement visite à sept détenus en attente d’être exécutés et a rejoint l’association « Familles de victimes d’assassinats pour la réconciliation », forte de 400 membres opposés à la peine de mort. Elle pense que le pardon est un moyen de préservation de soi-même. Elle a refusé de rester dans la colère et l’amertume, état que beaucoup de parents de victimes d’assassinats ne dépassent jamais et qui détruit leur santé et ruine leur vie.
Décrivant l’instant où elle posta sa lettre à D. Mickey, elle a déclaré : « Dès que j’ai entendu le déclic de la boîte aux lettres, toute la colère, la rage, l’horreur, ont instantanément disparu. Je fus remplie d’un incroyable sentiment d’amour et de paix que je n’avais jamais ressenti depuis des années. Je me trouvais dans un état de grâce. J’eus la guérison dont j’avais besoin. »
Lieu : Saint Quentin, Etats-Unis
Sources : The Guardian, G.-B.
Thématiques : spiritualité
Rubrique : Tendances (Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.)
