Partage international no 207 – novembre 2005
Cher Monsieur,
Le dimanche 2 octobre 2005, je passai une journée ensoleillée et venteuse à me promener dans Kew Gardens. Sur le chemin du retour, je commençai à ressasser les difficultés enracinées dans mes erreurs passées, et ma bonne humeur s’évanouit.
Soudain un jeune Noir, qui marchait beaucoup plus vite que moi, me dépassa en chantant. Il était vêtu d’orange de la tête aux pieds : un bonnet de laine orange foncé, une veste de la couleur orange vif d’une ceinture de sauvetage, un énorme sac à dos orange et des chaussures vernies d’un orange immaculé et brillant. Mais ce qui brillait le plus c’était son pantalon très ample : de soie ou de nylon d’un orange lumineux, avec de grandes poches rebondies et des fermetures éclair. Ce pantalon flottait dans le vent comme de gigantesques drapeaux de prière. Ce jeune homme brillait tellement que, par contraste, tout le reste paraissait monochrome.
Immédiatement l’idée de Maitreya me traversa l’esprit – mais toute personne à l’allure inhabituelle n’est pas nécessairement Maitreya, me dis-je. Un swami ? sûrement pas, beaucoup trop branché.
Il me laissa rapidement derrière lui et s’éloigna comme une flamme au-dessus de la couronne du Kew Bridge. Mais son éclat et son élan m’avaient remonté le moral, et je me surpris à penser que l’orange est la couleur du feu, de la renonciation, et que les swamis renoncent au passé pour entreprendre une vie nouvelle. L’idée que je devrais cesser de me torturer avec le passé et vivre le présent s’empara de moi.
A la rapidité où il allait, le jeune homme aurait dû être hors de vue, mais en quittant le pont, je vis qu’en fait il n’était pas si loin. Il s’arrêta au grand croisement. Il y avait beaucoup de monde, mais les passants ne faisaient pas attention à lui, et lui-même les ignorait. J’avais le sentiment qu’il m’attendait, et qu’il allait me parler.
Je ne m’étais pas trompée. Lorsque j’arrivai au croisement, il me demanda s’il y avait une station de métro dans les environs. « Il y en a une là-bas », dis-je, lui montrant Kew Bridge Station qui se trouvait à seulement 50 m de là. Il éclata de rire, me tapa joyeusement sur le bras en disant : « Alors c’est très bien ! » – une expression que j’utilise souvent. Agé d’à peine trente ans, il avait un visage ouvert, rayonnant, un soupçon de barbe et des yeux rieurs et pénétrants qui me réchauffaient le cœur. Je lui dis qu’il y avait une autre station de métro un peu plus loin, et il me répondit que du moment qu’il savait où se trouvait la première, tout allait pour le mieux. A ce moment là, les feux changèrent de couleur. « Prenez soin de vous ! », dit-il.« Vous aussi »,répondis-je et je traversai le croisement pour me diriger vers l’arrêt du bus.
Il me suivait lentement, s’arrêtant pour contempler des affiches posées sur une boutique fermée, faisant de la publicité pour un concert rock. « Les Derniers jours », annonçaient-elles, ce qui me fit penser à nouveau à Maitreya. En arrivant près de l’arrêt du bus, le jeune homme regardait droit devant lui et je pensais qu’il ne me remarquerait pas sous l’abri, mais, en passant devant, il tourna son regard éclatant vers moi et me fit un large sourire, comme s’il avait toujours su que j’étais là. La dernière image que j’eus de lui fut celle de son dos orange pendant qu’il descendait les marches de la station.
Ce jeune homme plein de vie était-il Maitreya ?
J. G., Londres, G.-B.
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « jeune homme » était effectivement Maitreya. Il n'était visible que pour notre correspondante.]
Royaume Uni
Date des faits : 2 octobre 2005
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
