Partage international no 245 – février 2009
Fin 2008, Evo Morales, le président bolivien, a lancé par Internet un appel à l’action pour sauver la planète du mode de vie destructif qui est le nôtre.
« L’état déplorable dans lequel elle se trouve est lié à la crise socio-écologique d’aujourd’hui, dit-il, il est urgent d’y remédier.
Sœurs et frères, notre mère la terre est malade. […] Le réchauffement global génère des changements climatiques soudains : recul des glaciers et de la banquise, montée du niveau des mers, envahissement par l’eau des zones côtières (où réside environ 60 % de la population mondiale), augmentation du processus de désertification et diminution des sources d’eau douce, fréquence plus grande des catastrophes naturelles dont sont victimes les peuples de la terre, disparition de certaines espèces animales ou végétales, et diffusion de maladies dans des zones qui en étaient encore exemptes, en sont des exemples frappants. […]
La concurrence et la recherche de profits sans limites sont en train de détruire la planète. […] C’est le capitalisme qui est source des déséquilibres et des inégalités dans le monde. Il engendre le luxe, l’ostentation et le gâchis pour un petit nombre, tandis que des millions de personnes meurent de faim. Entre les mains du capitalisme, tout devient denrée commerciale : l’eau, le sol, le génome humain, les cultures ancestrales, la justice, l’éthique, la mort… la vie elle-même. Tout, absolument tout, peut être acheté, vendu, soumis au capitalisme. Même le changement climatique devient matière à commerce. […]
Le changement climatique a placé l’humanité devant un grand choix : poursuivre dans la voie du capitalisme et de la mort, ou entamer en douceur le chemin de l’harmonie avec la nature et le respect de la vie.
Les ressources pour palier à cette menace sont mal réparties. La plupart sont destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre et, dans un degré moindre, à réduire les effets du changement climatique. La majorité va aux pays qui ont le plus contaminé les autres, et non à ceux qui ont le mieux préservé leur environnement. Près de 80 % des projets du Mécanisme de développement propre (MDP) sont concentrés dans quatre pays émergents. En même temps, les transferts de technologie et le financement d’un développement propre et durable dans les pays du Sud sont restés lettre morte. L’humanité est capable de sauver la Terre si nous retrouvons les principes de solidarité, de complémentarité et d’harmonie avec la nature en contrepoint du règne de la compétition, du profit et de la consommation effrénée des ressources naturelles. »
Sources : www.zcommunications.org
Thématiques : environnement, politique
Rubrique : La voix de la raison (« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! »
Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012)
