Partage international no 322 – juin 2015
Lorsque le pape François a rencontré 7 000 enfants des écoles primaires de Rome, le 11 mai 2015, dans la salle d’audience Nervi au Vatican, il a déclaré : « Il ne peut y avoir de paix sans justice », et il a demandé aux enfants de répéter trois fois cette phrase à haute voix. L’audience des enfants avec le pape avait été organisée par Fabbrica della Pace, une fondation œuvrant à l’instauration de la paix.
Selon l’agence de presse italienne AGI, le pape François a parlé de ce qu’il appelle « l’industrie de la mort », l’industrie de l’armement derrière toute guerre.
Voici un extrait de son discours aux enfants : « Beaucoup de gens puissants ne veulent pas la paix parce qu’ils vivent de la guerre. C’est grave. Certaines personnes puissantes gagnent leur vie en fabriquant des armes et en les vendant à un pays qui les utilisera contre un autre pays. » Le commerce des armes est « l’industrie de la mort, la cupidité qui nous nuit, le désir d’avoir plus d’argent ».
Le système économique tourne autour de l’argent et non autour des hommes, des femmes. […] Donc, on mène la guerre pour défendre l’argent. C’est la raison pour laquelle certaines personnes ne veulent pas de la paix : ils font plus d’argent avec la guerre, mais si on gagne de l’argent avec la guerre, on y perd la vie, la santé, l’éducation.
La paix doit être construite jour après jour et même si, un jour dans l’avenir, nous pourrons dire qu’il n’y aura finalement plus de guerres, la paix sera construite jour après jour parce que la paix n’est pas un produit industriel mais artisanal : elle est construite jour après jour grâce à notre amour mutuel et nos relations étroites. Et dans ce savoir-faire, le respect des personnes vient toujours en tête de liste. La paix, avant tout, est l’absence de guerre, mais c’est aussi la joie, qui jour après jour conduit à la justice, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’enfants malades et en difficulté : agir ainsi, c’est faire la paix ; il faut agir et non rester immobile. Il s’agit de travailler pour donner à chacun la solution à ses problèmes. C’est ainsi que l’on forge la paix. Et la religion constitue une aide, en ce qu’elle nous fait marcher dans la présence de Dieu ; elle nous aide à travers les Commandements, les Béatitudes, et surtout le commandement commun à toutes les croyances : tu aimeras ton prochain comme toi-même. C’est cela qui nous aide tous à faire la paix. »


