Le monde se tient prêt à recevoir plus de lumière

Un livre de benjamin Creme : Le Grand Retour - Lumière et vie nouvelles pour l’humanité

Partage international no 304décembre 2013

par Carmen Font

Le fait que Maitreya et les Maîtres soient en train de s’extérioriser dans le monde est une grande nouvelle. Que cela constitue pour certains une surprise qui tombe à point nommé, ou pour d’autres la conséquence logique de l’état de l’humanité, c’est une vérité simple qui peut être acceptée par tout un chacun, sans distinction d’âge ou de catégorie sociale. La simplicité de l’événement n’implique pas pour autant que le processus d’Emergence soit aisé. Il arrive que, dans leur désir ardent d’un changement majeur, des auditeurs de Benjamin Creme de par le monde demandent pourquoi Maitreya et les Maîtres « tardent tant » à se déclarer publiquement. Bien que Benjamin Creme, dans ses conférences comme dans la revue Partage international, ait expliqué le caractère graduel du processus d’Emergence – comme en témoigne la série d’apparitions de Maitreya à la télévision depuis 2010 –, les gens n’en demeurent pas moins impatients et curieux quant à la date du Jour de Déclaration. « Qu’attendent donc Maitreya et les Maîtres ? Le monde est en train de s’effondrer, nous avons besoin d’eux ! »

Correctement utilisé, ce sens aigu de l’urgence peut nous pousser à l’action et nous faire participer activement à la diffusion de l’annonce de la réapparition de Maitreya. D’un autre côté, ce genre de commentaire révèle souvent un manque de compréhension de la complexité de l’événement. Comment une notion si immédiate et si facile à comprendre peut-elle être en même temps aussi complexe ? Les Maîtres sont omniscients et omniprésents ; ils savent que nous sommes dans le besoin, ils sont conscients de notre souffrance et de notre frustration devant l’incapacité qui est la nôtre de procéder aux changements nécessaires dans les différents domaines de la vie. D’où la sempiternelle question : « Combien de temps allons-nous pouvoir supporter cette situation ? »

La réponse à cette question et à beaucoup d’autres relatives au processus d’émergence de Maitreya nous est donnée dans Le Grand Retour. Cet ouvrage de Benjamin Creme – le dernier d’une série de quatre livres consacrés à la description complète et détaillée de la mission de Maitreya – est un vrai trésor. Composé de trois parties : L’avenir de l’humanité, Le grand retour et La venue de la nouvelle lumière, il présente des transcriptions de conférences de Benjamin Creme ainsi qu’une importante sélection des questions et réponses qui en découlent. La composition même du livre est significative : après une description des Maîtres et du « pourquoi » de leur retour public dans le monde, la deuxième partie, Le grand retour, informe sur la façon dont le Jour de Déclaration se déroulera ; enfin, dans le troisième mouvement de cette merveilleuse symphonie d’événements, nous apprenons ce qui se passera après le jour où le monde entier verra et reconnaîtra Maitreya et les Maîtres pour ce qu’ils sont : les inlassables champions de l’humanité.

L’Evolution supérieure

Le Jour de Déclaration est à coup sûr une apothéose pour nous, mais il ne l’est pas moins pour les Maîtres. Comme l’écrit Benjamin Creme, les Maîtres « reviennent en activité sur le plan physique en formation de groupe, de manière à remettre en action leur propre expression de vie pour se préparer à un sentier d’évolution supérieure » (p. 16). Si invincibles et tout-puissants que les Maîtres soient par rapport à nous, la Hiérarchie elle-même est engagée dans un processus d’évolution en tant que centre d’énergie de cette Planète. Ces voies de l’évolution supérieure sont pour nous hors de portée, mais il est important de ne jamais perdre de vue cet aspect des choses, car cela nous aide à comprendre que les Maîtres ne manipulent pas comme bon leur semble les lois gouvernant le sentier de l’évolution. Ils agissent en réponse au besoin d’aide de l’humanité et à l’invocation qui émane d’elle. Le fait qu’ils mettent en œuvre la loi de cause à effet et acceptent pleinement notre libre arbitre n’est pas un acte de cruauté de leur part, mais au contraire un témoignage de confiance et de respect à l’égard de l’humanité. Tout manque de confiance, tout découragement en raison de la durée apparente du processus menant Maitreya au Jour de Déclaration est le signe d’un défaut de connexion entre leur mission et la tâche qui est la nôtre. Au lieu de se considérer comme partie prenante dans le processus de transformation du monde tel qu’ils l’ont connu jusqu’à aujourd’hui, beaucoup se plaignent, arguant que les Maîtres ne tiennent pas leur promesse et que le monde ne sera jamais sauvé. Mais nos actions et décisions sont liées à celles des Maîtres. Lorsque nous foulons le sentier du service, ils se rapprochent de nous. Lorsque nous avançons vers le partage, ils nous proposent de merveilleuses opportunités. Si la Hiérarchie a décidé de revenir aujourd’hui dans le monde, c’est parce que nous sommes prêts pour cet événement. Nous devons être fiers et honteux en même temps : fiers de mériter leur assistance, honteux de l’état calamiteux de notre monde. Cette manipulation précautionneuse des paires d’opposés dans le cadre des limites du plan nécessite davantage qu’une simple approche. Elle exige un grand rapprochement pour permettre ce Grand Retour.

La préparation de l’émergence de Maitreya

Peu importe que nous connaissions ou non tous les détails de l’émergence de Maitreya tels que Benjamin Creme les a décrits dans ses autres textes et conférences. La lecture de L’avenir de l’humanité – première partie du Grand Retour – nous donne un nouvel aperçu du genre de tâche que la Hiérarchie doit accomplir avant de s’adresser ouvertement à nous. On y trouve une description détaillée non seulement de ce qui se produira au Jour de Déclaration (pp. 61-67), mais aussi du travail de préparation de cet événement : rencontres avec Maitreya et les Maîtres, apparitions de Maitreya aux groupes religieux (p. 80), attitude juste des disciples et du public à l’égard de l’émergence de Maitreya (p. 83). Dans le même temps, cet événement représente la victoire de l’humanité sur les injustices générées par notre système économique actuel et la marchandisation. B. Creme analyse les effets des forces du marché sur la façon dont nous gérons les affaires mondiales et met en évidence la manière dont ces énergies de destruction seront transformées, tant du point de vue ésotérique qu’exotérique : « Lorsque les forces du marché seront reconnues comme les agents destructeurs qu’elles sont en réalité – parce qu’elles profitent à une petite minorité aux dépens du plus grand nombre – et lorsque la marchandisation sera reconnue comme le moyen par lequel la destructivité des forces du marché agit, alors l’énergie qui s’y exprime sera transformée. Il y aura reconstruction » (p. 99). A ce propos, B. Creme ajoute que la loi d’action et de réaction, qui est la loi sous-jacente au travail de l’Esprit de paix et d’équilibre [l’Avatar cosmique qui adombre Maitreya], « recréera, à partir de ce pouvoir destructeur, son opposé, et ce, exactement dans les mêmes proportions. Cette transformation est déjà en train de se produire » (p. 99). Dans ce rapprochement entre les Maîtres et l’humanité, le partage est essentiel. Les dernières pages de la première partie du Grand Retour sont consacrées aux différents aspects du partage (pp. 107-110) ; en quoi il consiste, et comment il est mené à bien pour résoudre les difficultés politiques, sociales et environnementales.

La deuxième partie de l’ouvrage porte sur un long commentaire de Benjamin Creme sur le retour et l’extériorisation de la Hiérarchie. C’est là que le lecteur prend conscience du degré de complexité de cet événement fondamental, qui est tout à la fois inévitable et flexible par nature. Les implications de la phrase : « Depuis plus de cinq cents ans, les Maîtres savaient que, tôt ou tard, ils devraient revenir » (p. 148) prennent une signification nouvelle quand nous lisons, par exemple, la description des sept sentiers de l’Evolution supérieure (pp. 149-155) ou « la façon dont travaillent les Maîtres » (pp. 178-182). B. Creme nous rappelle l’humilité des Maîtres, qui est une qualité divine en cela que son expression majeure est l’absence de soi ou ego. « L’humilité est ce qui reste lorsqu’il n’y a plus ni orgueil ni amour de soi. C’est un état naturel, pas quelque chose qui s’acquiert. On acquiert l’arrogance, la suffisance et des mirages de toutes sortes, mais on ne peut acquérir l’humilité. Tout ce qu’on peut acquérir, c’est une attitude humble, qui est quelque chose de tout à fait différent » (p. 178). Lorsque Maitreya sera ouvertement parmi nous, nous serons stupéfaits de son humilité, car il nous traitera en égaux.

Dans la suite de cette seconde partie sont donnés des renseignements précieux sur le « Jésus historique » et ses relations avec Maitreya, ainsi que des détails complémentaires sur le Maître qui fut Marie, la mère de Jésus. « Pour les Maîtres, l’Extériorisation ne se limite pas à une apparition en public avec saluts amicaux à la foule. Il s’agit de l’extériorisation des ashrams intérieurs sur le plan physique extérieur » (p. 200). La tâche de préparation de la voie à l’émergence du Christ est alors (presque) terminée.

La lumière et l’âme

Il restera, écrit Benjamin Creme, à « donner une interprétation du travail des Maîtres, à expliquer les raisons de leur retour et de leur relation particulière avec l’humanité » (p. 213). Dans la troisième partie de l’ouvrage, La venue de la nouvelle lumière, il ajoute que l’une des tâches les plus importantes est et restera d’» éclairer » le public présent et à venir. A cette fin, il fait un commentaire substantiel et détaillé sur l’article de son Maître « Que la lumière soit », dans lequel il est question de la nature de la lumière – telle qu’elle peut être présentée d’un point de vue scientifique – et de sa signification ésotérique. Lors du processus d’imprégnation, « l’âme apporte de la Lumière de Dieu en provenance de la Triade spirituelle, du Soi, de l’Etre spirituel qui se reflète à travers elle, et elle transmet cette lumière à la personnalité » (p. 224). Lorsque nous commençons à servir, nous apportons davantage de lumière à notre personnalité, ce qui a des répercussions personnelles et globales, car, pour l’âme, le but du processus d’incarnation est la spiritualisation de la matière sur cette planète. Il existe une lumière intérieure et une lumière extérieure : « Il y a la lumière des particules atomiques du cerveau lui-même. Puis la lumière du corps éthérique, la contrepartie éthérique du cerveau. Il y a également la lumière de l’âme, qui est généralement perçue comme un soleil éclatant dans la tête » (p. 248). Les interactions entre ces différentes formes de lumière, si elles sont correctement gérées, agissent sur la densité de la matière. Il nous arrive cependant parfois de mésuser de cette lumière qui traverse tous les plans, y compris le plan astral-émotionnel. B. Creme précise qu’» il y a aujourd’hui une intensification de la lumière astrale-émotionnelle planétaire et une descente de cette lumière jusqu’au plan physique » (p. 253). Même si ce phénomène a un effet secondaire positif tel que la prise de conscience de l’humanité de la vie après la mort et des plans subtils de la matière, il est d’une importance capitale que l’humanité commence à passer de la polarisation émotionnelle à la polarisation mentale. Cela ne se fait pas du jour au lendemain, mais l’émergence de Maitreya et des Maîtres accélérera la reconnaissance de la lumière de l’âme (en tant que désir de servir), ce qui aidera à dissiper les miasmes astraux. Selon les paroles du Maître : « Le monde se tient prêt à recevoir plus de lumière. Partout, les hommes ont soif d’une nouvelle connaissance d’eux-mêmes et de Dieu » (p. 258). Cette connaissance, qui n’est pas seulement intellectuelle mais pratique, entraînera une amélioration de la santé et de l’aptitude au bonheur. Les lecteurs auront le plaisir de constater que l’avant-dernier titre de chapitre du livre est « Le bonheur ». Cela résume merveilleusement la nature essentielle du Grand Retour, qui est l’expression de la vraie nature de l’humanité dans la plénitude de son potentiel. Il s’agit, selon les mots de Benjamin Creme, d’une sorte de « secret intérieur » (p. 295) qui, une fois pleinement intériorisé, met fin à tout questionnement.

Benjamin Creme. Le Grand Retour : Lumière et vie nouvelles pour l’humanité. Partage Publication, deuxième édition, 2008.

Auteur : Carmen Font, professeur d’université et correspondante Share International. Elle réside en Espagne.
Thématiques : sagesse éternelle, spiritualité, émergence
Rubrique : Compte rendu de lecture ()